• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Saï

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 143 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Saï 23 novembre 2007 14:26

    Heureusement, Super Donneur de Leçon est là pour distribuer les bons et les mauvais points à la vile plèbe qu’il observe avec la compassion qui le caractérise du haut de son piédestal.

    Le mépris de masse enrobé dans un humour gras de pilier de comptoir, tare indélébile de l’e-expression.



  • Saï 12 novembre 2007 16:49

    Pas mieux. J’avais lu le commentaire de Bahal et m’apprêtais à gribouiller une réponse dans ce style, mais puisque vous m’épargnez le travail je ne peux que me borner à relever.

    Il y a en école une légitimation de l’alcool en tant que mode de vie qui joue un rôle d’émulation sociale quand il ne s’agit pas carrément d’intégration. Ainsi j’ai moi aussi connu des mecs qui entamaient la journée à la Kro, d’autres qui se sont tués sur la route pour avoir trop profité pendant la soirée ou ont connu un coma éthylique dissuasif, et d’autres encore qui rentrés en première année fins comme des allumettes sont ressortis en ayant doublé de volume, des cheveux gris et deux cures de désintoxication au compteur.

    Alors le mythe des soirées murge bon enfant entre adulescents responsables, faudra repasser. Le constat du besoin de désinhibition ne fait que répondre à ceux d’affirmation sociale et de séduction. Mais tant qu’on est dans le système, difficile de se démarquer de la position majoritaire sous peine de voir son relativisme taxé de ringardisme dépassé.

    Et au passage les Britanniques me paraissent plus honnêtes que nous : les chiffres de l’alcool en France me paraissent largement sous-évalués, expérience terrain à l’appui...



  • Saï 12 novembre 2007 16:09

    Bonjour Christophe,

    Merci de votre intervention détaillée. Je vais commencer par clarifier un point : je ne vous vise pas personnellement en parlant de présupposition. Il s’agissait de mettre le doigt sur cette idée largement répandue qui a une nette tendance à fausser le débat social dans le pays, voire à servir de base à une bonne part de la contestation. Et à la colère de ceux qui en subissent les conséquences en se retrouvant pris en otage, au motif (totalement présupposé lui) que l’opinion est solidaire du mouvement social en dépit du prix qu’il lui coûte.

    « Relisez mon intervention, il y a reconnaissance de la responsabilité mutuelle de tous les acteurs. »

    Certes, seulement vous les renvoyez dos à dos et ce n’est pas mon cas. Les syndicats ont prévenu dès l’élection qu’ils pratiqueraient l’obstruction systématique de la politique gouvernementale et particulièrement en ce qui concerne ces réformes aussi nécessaires qu’attendues. Outre l’influence reconnue (et parfaitement assumée par ces derniers) de cette position dans le bras de fer actuel, l’étendue même de celui-ci témoigne de l’écart général entre les revendications syndicales et les mesures gouvernementales. En d’autres termes les prétentions des représentants ont simplement été jugées préalablement irréalistes malgré plusieurs consultations. On est ici dans une logique de troisième tour social, prévu de longue date, dont la connotation fortement idéologique a gravement plombé le débat pragmatique que requièrent ces ajustements sensibles.

    « Pas du tout. Ce que vous dites est exactement ce que les médias tendent à nous faire croire. Il faudrait avoir une expérience de la négociation, qu’elle soit sociale ou associative pour comprendre les rouages des négociations ; et surtout savoir s’informer sans aucun présupposé, sans être guidé par le moindre dogme. »

    C’était évidemment une image médiatique et exagérée de la réalité. Seulement c’est une impression globale dans le pays, qui est loin d’être infondée autant se l’avouer. Vous vous retranchez derrière la complexité des rouages de la négociation. En cela vous tenez le même discours que les organisations syndicales qui se retranchent en dernier recours derrière leur statut d’interlocuteur social et sa difficulté quand la grogne anti-blocage se fait trop forte.

    La négociation est une chose délicate, certes. J’ai passé du temps à l’apprendre moi aussi. Mais savoir la mener sans se laisser guider par le moindre dogme, dites-vous ? Sans présupposé ? Vous estimez sérieusement que c’est là l’approche d’organismes comme la CGT et FO ? Une neutralité totale et pragmatique, dénuée d’idéologie, dans l’intérêt des travailleurs ? Allons...

    C’est d’ailleurs toute l’origine du principe de consultation, par rapport à une vraie négociation. Ce gouvernement a été élu sur la base d’un programme économique en désaccord avec la répartition des ressources voulue par les syndicats. Ce qui rend une véritable négociation irréaliste.

    « Ce n’est pas exactement cela ! Le monde syndical se bat actuellement majoritairement pour freiner le recul incessant des fruits du travail dans le cadre de la répartition des richesses dégagées. C’est une tendance forte qui ne cesse pourtant de s’accentuer, jusqu’où ? »

    Mais c’est précisément là le problème : les syndicats ramènent toute discussion à cet angle d’approche. Or il ne faut pas tout mélanger. La réforme des régimes spéciaux est une mesure de financement (discutable, bien sûr) de l’assurance-retraite, alors qu’un véritable débat sur la répartition des richesses ne peut se faire qu’autour d’autres thèmes réellement appropriés, tels que les bénéfices de l’actionnariat par exemple. Une négociation où les interlocuteurs ne parlent pas de la même chose est nécessairement vouée à l’échec, bien que ce soit une vision très simplifiée du débat, je vous l’accorde.

    « Les cheminots comme chez EDF, ... font partie de cette majorité au pouvoir d’achat moyen ! De qui donc parlez-vous ? »

    Précisément de certaines catégories dont celle que vous citez. On en revient à ce postulat de base dans lequel il est inconcevable de demander encore des efforts à d’autres CSP que celles au pouvoir d’achat supérieur.

    « Vous croyez encore ce compte de fées ? Il n’existe aucune relation directe entre le taux d’investissement et la rentabilité au regard des garanties sociales. C’est le résultat d’une étude de l’OCDE. »

    Impeccable, dans ce cas le problème est résolu, il suffit de taxer davantage le capital puisqu’il n’existe aucun risque de le voir investi ailleurs... smiley

    De tout temps il a existé une concentration d’une grosse part des richesses entre les mains d’un petit pourcentage. C’est un constat faisable à l’échelle de l’humanité dont la modification n’est pas à la portée d’un gouvernement national. C’est aussi une situation qui, pour regrettable qu’elle soit en termes d’équilibre, permet l’investissement et la réalisation de projets ambitieux parce que cette concentration autorise un processus décisionnel efficace. Cet écart est donc appelé à durer, en France ou ailleurs. Et nos possibilités à échelle nationale sont seulement de le réduire suffisamment pour qu’un maximum de nos compatriotes y trouve son compte. En d’autres termes, envisager la répartition sociale sous l’angle d’une compensation systématique des besoins d’une majorité au pouvoir d’achat limité par un prélèvement sur le pourcentage le plus aisé est une douce utopie au niveau macro-économique. Qui sert pourtant, bien trop souvent, de fondement aux revendications, parce qu’il est légitime de faire valoir qu’en bossant deux fois plus que son voisin, on gagne deux fois moins que lui.

    Quand au bilan des réformes à venir qui aurait montré qu’elles ne vont qu’accentuer le problème et à la présentation d’une solution alternative plus équitable, beaucoup de Français attendent ces informations avec la plus grande impatience pour s’unir comme un seul homme derrière la paralysie syndicale au programme ce mois-ci.

    Enfin je vous rejoins sur les divergences d’intérêt lors d’une négociation et l’influence de celles-ci sur les blocages qui s’ensuivent lorsqu’aucun accord n’a pu être trouvé. Seulement, quand c’est tout un pays qui est pris en otage dans un bras-de-fer à la connotation clairement plus idéologique que pratique, ce n’est plus de la négociation, c’est à nouveau une minorité qui impose ses actions à la majorité. Sans en avoir la légitimité, à la différence d’un gouvernement démocratiquement élu sur la base d’un programme.

    Pour résumer je doute que les actions syndicales trouvent le même soutien de l’opinion qu’il y a douze ans. On aura bientôt la réponse.

    Cordialement



  • Saï 12 novembre 2007 13:14

    C’est encore une fois en partant de la présupposition systématique que les mouvements de grève ne trouvent une origine que dans la légitimité de braves travailleurs floués par des mesures élitistes, pondues par des bureaucrates aux aspirations capitalistes radicales, qu’on en arrive à des situations de blocage social telles que celle qui s’annonce.

    Vous est-il venu à l’esprit que l’échec de négociations avec les partenaires sociaux puisse être, partiellement au moins, imputable aux organisations syndicales ? Que le moindre retour sur tout acquis social soit d’avance et par définition voué à l’échec, au motif que si tout le monde s’accorde à dire que des réformes sont nécessaires, personne n’est disposé à entamer soi-même le moindre effort pour les rendre possibles ?

    La France des syndicats est une France où il est devenu inconcevable qu’une autre source financière que les fonds privés des plus riches vienne apporter une solution aux difficultés économiques du moment. Demander à une majorité au pouvoir d’achat moyen de se serrer la ceinture relève jusqu’ici de la science-fiction ; l’issue du bras de fer à venir nous dira si c’est toujours le cas.

    Seulement, s’il n’est d’autre solution, en termes d’harmonie sociale, que de condamner la minorité au fort pouvoir d’achat à payer pour les autres, ce sont les capitaux et les investissements qui fuiront pour créer l’emploi ailleurs. Il sera alors toujours temps de pleurer sur les acquis sociaux disparus faute de rentrées financières pour les maintenir. Au moins les syndicats auront gagné leur combat contre les riches. Quand à l’argent, lui, il n’a pas de frontière.



  • Saï 12 novembre 2007 12:23

    Bien d’accord, un vrai régal de style, d’humour et d’ironie. smiley On sent la griffe du polémiste qui au regard de la majorité des commentaires a d’ores et déjà atteint son but.

    Et s’il est un thème entre tous auquel il est difficile de s’attaquer en visant juste, c’est bien celui de la présupposition du soutien public aux légitimes revendications de nos exploités modernes.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/