Vous avez parfaitement raison, mais c’est compter sans la ténacité de ces raccourcis si simples parce qu’ils nous permettent de rendre le monde plus manichéen et donc compréhensible.
Ce qui admettez-le est bien moins épuisant qu’une remise en question objective.
La critique est toujours plus difficile à encaisser quand elle touche juste. En l’occurrence M. AB , votre article est visiblement influencé par vos positions préalables que l’analyse de Noiriel tend à valider. Cette difficulté à en prendre du recul ne vous place pas en position de juger vous-même du statut d’intellectuel ou non d’un analyste comme Finkielkraut, indépendamment de ses positions, ce qui a tendance à décrédibiliser votre position générale.
La surenchère de vos réactions vient d’ailleurs confirmer ce ressenti.
Il y a par ailleurs dans votre article un certain nombre de postulats commodes, comme celui-ci... :
« Mais les Français ne savent pas que l’identité nationale a fait l’objet de luttes politiques et de définitions variables depuis 1789 »
...ou encore et toujours la présupposition (faite par Noiriel lui aussi) des tendances fascisantes du candidat Sarkozy lorsqu’il emploie l’expression, en raison de son utilisation préalable par le FN.
Noiriel s’étonne, dites-vous, du manque d’investigation sur l’emploi du terme d’identité nationale lors de son apparition en mars. Peut-être est-ce parce qu’une majorité de l’opinion ne partage pas sa vision tabouisante de l’expression, qui a servi de base à toute l’analyse qu’il en développe ?...
C’est amusant ce site où les articles informatifs se mêlent aux billets perso dignes de blogs familiaux.
Moi ce que je trouve très fort chez Sarkozy, c’est sa capacité à confiner ses détracteurs dans le genre de l’auteur dans un rôle d’extase critique vaguement scandalisée et incessante qui a atteint un tel niveau d’habitude que ça la rend inefficace.