@Iris « M’enfin il serait peut être sain de passer à autre chose non ? Pourtant on m’a aussi bercé avec tout ça... »
Bien d’accord avec vous, mais ce n’est malheureusement pas à moi qu’il faut l’expliquer ! J’essaye juste de comprendre et d’expliquer la logique d’un système qui remonte à peu près aussi loin que le début du néolithique et de l’ère patriarcale à laquelle il a ouvert, ce qui n’implique pas pour autant que je la partage, ... et très loin s’en faut !
@rosemar « Ces mères russes qui ont perdu leurs fils et qui adhèrent au récit de Poutine... »
C’est moins au récit de Poutine qu’au patriotisme et à la grandeur de la tradition militaire russe qu’elles adhèrent !
Si le souvenir du nazisme s’estompe progressivement dans une Europe reconstruite par les dollars du plan Marshall et si les nationalismes y ont largement laissé place aux promesses de la construction €uropéenne, le souvenir du prix des 20 millions de victimes russes de la « Grande Guerre Patriotique » reste toujours extrêmement vif là-bas, et il n’y est une famille pour honorer le souvenir de quelque parent alors tombé.
« Il semble que Poutine ait sous évalué la résistance du peuple ukrainien... tout de même ! » Ben, du peuple je n’en sais rien, mais il semble que la consigne russe de minimiser les victimes civiles se heurte au fait que l’armée ukrainienne regroupe son équipement dans les agglomérations pour limiter le risque de frappes russes, et qu’au moins pour une part, elle utilise les civils comme boucliers humains. Tout indique que — sinon le peuple ukrainien réduit au rôle peu enviable de dindon de la farce — la stratégie occidentale privilégie la prolongation indéfinie du conflit à toute forme de paix négociée, sans quoi il ne l’alimenterait pas par la livraison exponentielle d’armements. Probablement que les autorités russes privilégiaient pour leur part une sortie honorable pour les deux parties via la négociation, et ne s’attendaient pas à de tels développements militaires, même s’il ne fait aucun doute que cette option avait aussi été envisagée.
Là, on entre apparemment de plain-pied dans la deuxième phase de l’« opération militaire spéciale », et je plains de tout mon cœur tout civil ou militaire destiné à se voirbroyé dans cet impitoyable hachoir à viande.
"Un tout jeune homme envoyé faire la guerre en Ukraine, envoyé à la mort,
par la décision d’un seul chef qui détient tous les pouvoirs : Vladimir
Poutine.«
Triste !
J’entends bien qu’outre le pathos de rigueur, essentiellement destiné à masquer la logique et les enjeux géostratégiques qui ont mené à cette guerre, la propagande occidentale personnalise le pouvoir russe en Vladimir Poutine qu’elle présente comme un tyran sanguinaire, omnipotent et peut-être fou, mais outre le fait qu’il est démocratiquement élu et continue à bénéficier d’un très large soutien populaire, il ne décide pas seul du destin de la Fédération de Russie !
Vous êtes ou avez été enseignante, tout de même ! Si c’est ainsi que l’on forme l’esprit critique de notre belle jeunesse, il y a tout lieu de concevoir quelques craintes pour l’avenir intellectuel de la France. Est ce trop vous demander qu’un tout petit peu vous renseigner sur les structures de pouvoir et de décision (Douma, gouvernement, état-major, ...) russes avant de reproduire et répéter absolument n’importe quelle sottise !
»Si nous avions voulu écraser réellement l’Ukraine, nous l’aurions fait.«
Cà tombe sous le sens ! Si, disposant d’une supériorité écrasante en hommes et en matériel, l’armée russe avait voulu »génocider« ou ne se préoccupait du sort des civils d’un peuple qu’elle considère comme frère, elle n’aurait pas mégoté, il ne resterait plus une ville debout et elle aurait avancé bien plus vite !
»Interrogée par un journaliste indépendant russe, une mère dont le fils a
survécu affirme qu’il y aurait une quarantaine de morts."
Ben oui ! Que des munitions aient explosé ou qu’un missile Neptune ukrainien ait frappé le Moskva (ce qui semble plus douteux !), il est aussi regrettable que normal qu’il y ait des victimes à déplorer. Mais l’équipage comptait 500 hommes, et d’après les rares clichés et la vidéo que les spécialistes n’ont pas manqué d’examiner, les canots de sauvetage ne sont plus sur le bateau et l’équipage en a donc bien été évacué.