Si pour beaucoup de domaines on peut déplorer une certaine intolérance, dans le cas présent, vus les conséquence que peuvent avoir le négationnisme du réchauffement climatique, il est normal de ne pas accepter un tel discours, surtout vu les faibles fondations sur lesquels il repose.
Oui, on peut déplorer un catastrophisme et une hystérie par rapport à certaines prédictions, et un film comme « Le jour d’après » est un bel exemple de n’importe quoi. Oui, on peut rester dubitatif sur le Nobel de la Paix attribué (en partie avec Gore). Mais de là à nier l’évidence que le climat se réchauffe et que nous devons nous attendre à des changement majeurs par rapport à ce que nous avons connu (lesquels changements étant toutefois très difficiles à prédire), il y a un fossé que l’auteur franchit, et ses commentaires qui suivent sont à la limite de la bêtise pure et simple. Difficile de ne pas être intélorant dans ces conditions.
Je ne suis pas toujours d’accord avec Tall, mais je le rejoins sur l’idée que ne pas avoir instauré le bilinguisme est une des causes (mais pas la seule) de la crise actuelle. Avec la nuance que les Wallons ne sont pas seuls responsables, mais aussi la bourgeoisie flamande (en particulier bruxelloise) tournée vers le français.
A la création de la Belgique, même les élites flamandes refusaient le Néerlandais, car rappelant trop les Pays-Bas, et la constitution était vague sur les langues :
Article 23
L’emploi des langues est facultatif en Belgique, il ne peut être réglé que par la loi et seulement pour les actes de L’autorité publique et pour les affaires judiciaires.
Pas impossible. En attendant, article intéressant, mais une remarque quand même. Le plat pays n’est pas la Belgique, mais la Flandre. Et quoi, nondidjû, c’est-y si plat l’Ardenne ???
Intéressant. Je ne suis pas très porté pour le parti Ecolo, néanmoins, je suis partisan de cette idée de circonscription fédérale, apte à remettre un peu de cohérence nationale.
Dire que la situation actuelle est loin d’être parfaite, je suis bien d’accord. Faut-il pour autant en arriver à la séparation pure et simple ? Est-ce la seule solution pour arrêter les dégâts ? Je ne pense pas (mais je peux me tromper...). Renégocier en profondeur la gestion politique, cela me paraît par contre nécessaire. La plus grosse erreur amha a été la suppression des partis nationaux, car dès lors, les partis ne s’adressent qu’à leur communauté respective sans vision nationale, et suivent les problèmes récurrents de formation d’un gouvernement fédéral, qui réapparaîtront aux prochaines élections fédérales si aucun changement ne survient, et un manque de synergie dans les décisions qui concernent l’ensemble du territoire. Une meilleure gradation des pouvoirs, à la canadienne (en disant cela, je sais que nombres d’indépendantistes québécois vont bondir), me semble être une voie à explorer, mais qui ne se fera pas en un jour. On pourrait même la lier à plus d’autonomie entre les régions (Flandres-Wallonie-Bruxelles). Mais il me paraît certain qu’aucune solution ne sera simple, ni exempte de risques.