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  • slashbin 6 décembre 2007 19:40

    Les péquistes ne vous répondent pas quand vous les interrogez sur les francophones hors Québec. Et pour cause, pour beaucoup de péquistes, ils sont déjà perdus, et trop fédéralistes. Car ne soyons pas dupes, le projet de loi du PQ va au-delà de la seule défense du français, et s’inscrit dans la logique d’un Québec autonome, et si possible indépendant. Beaucoup ne votent PQ (et Bloc Québécois) que par le désir d’un pays, et tant pis pour les francophones hors Québec. Par conséquent, en parlant du projet de loi, vous ne pouvez mettre de côté la question indépendantiste. C’est particulièrement visible avec le projet de loi 196 visant à établir une constitution québécoise, et qui accompagne le projet de loi 195 sur l’identité québécoise.

    Il n’y a pas que les anglophones pour dire que le projet 195 n’a pas d’allure. Et beaucoup d’immigrants francophones sont contre l’idée de la citoyenneté québécoise. Beaucoup de québécois francophones le pensent aussi. Il y d’autres manières de promouvoir le français en Amérique du Nord.

    Quand au désir des allophones d’apprendre le français, pour beaucoup, je pense qu’il est réel, mais le Québec leur donne-t-il les moyens d’apprendre la langue dans de bonnes conditions ?

    P.S. : je vous laisse déviner où je vis et quel est mon statut smiley



  • slashbin 6 décembre 2007 19:40

    Les péquistes ne vous répondent pas quand vous les interrogez sur les francophones hors Québec. Et pour cause, pour beaucoup de péquistes, ils sont déjà perdus, et trop fédéralistes. Car ne soyons pas dupes, le projet de loi du PQ va au-delà de la seule défense du français, et s’inscrit dans la logique d’un Québec autonome, et si possible indépendant. Beaucoup ne votent PQ (et Bloc Québécois) que par le désir d’un pays, et tant pis pour les francophones hors Québec. Par conséquent, en parlant du projet de loi, vous ne pouvez mettre de côté la question indépendantiste. C’est particulièrement visible avec le projet de loi 196 visant à établir une constitution québécoise, et qui accompagne le projet de loi 195 sur l’identité québécoise.

    Il n’y a pas que les anglophones pour dire que le projet 195 n’a pas d’allure. Et beaucoup d’immigrants francophones sont contre l’idée de la citoyenneté québécoise. Beaucoup de québécois francophones le pensent aussi. Il y d’autres manières de promouvoir le français en Amérique du Nord.

    Quand au désir des allophones d’apprendre le français, pour beaucoup, je pense qu’il est réel, mais le Québec leur donne-t-il les moyens d’apprendre la langue dans de bonnes conditions ?

    P.S. : je vous laisse déviner où je vis et quel est mon statut smiley



  • slashbin 6 décembre 2007 15:20

    Ok, je suis menteur, manipulateur, raciste (mais je dénonce la conolisation africaine,... enfin bon, je cherche encore où j’en parlais...). Si cela vous chante de penser ainsi, grand bien vous fasse.

    Mais est-ce être raciste d’écrire que dans les chiffres sur la langue, on parle de langue maternelle, non de langue pratiquée ? A ce jeu-là, un immigrant français est compté, pas un immigrant marocain alors qu’une des raisons pour lesquels il choisira le Québec, non l’Alberta, est de pouvoir parler français. Mon seul but est d’illustrer un biais dans les statistiques en défaveur du français (il me semblait pourtant que la question ici, c’était la langue). Point. Après... ce n’est que de l’interprétation libre de votre part.

    Où ai-je dit que les Québécois n’avaient pas de droits sur leur Province ? Où ai-je nié le Québec ? Je dis simplement que le projet péquiste n’est pas une réponse au problème de la francophonie, et que ce problème ne concerne pas que le Québec. Parlez à un Acadien, et vous comprendrez la nuance. A ce jeu, votre paraphrase de De Gaulle est fausse, car Canada n’est pas Canada français, et le Québec n’est qu’une partie du Canada français. Et à mon sens, un Québec indépendant rencontrait plus de problèmes qu’actuellement. Mais apparemment, penser cela vous choque. Soit.

    Le problème de l’immigration n’est pas qu’économique, mais on n’émigre pas sans perspectives (les immigrants que je connais m’auraient-ils menti ?). Peut-être vivrait-on aussi bien avec la moitié de la population au Québec, mais ceci signifiera un baisse de la présence francophone en Amérique du Nord, ce qui est précisément l’objet de l’article de l’auteur. N’y a-t-il pas un problème de cohérence dans le discours ? D’autre part, l’immigration est prônée par tous les gouvernements au Canada face au déficit démographique (au Québec et ailleurs). Je n’ai même pas à me prononcer pour ou contre, juste à constater. Reste cependant la question de comment gérer cette immigration...

    De plus, l’auteur parle d’ouverture, puis critique les immigrés à Québec, Québec qui ne compte que 3,7% d’immigrés dans sa population (pour une moyenne nationale de 20%) (source : Le Soleil). Euh... Par ailleurs, le problème de la francophonie est bien plus présent à Montréal qu’à Québec... là il y a de quoi s’interroger. Mais sans doute n’y verrez-vous encore que de la mauvaise foi de ma part...



  • slashbin 5 décembre 2007 22:47

    Il fallait s’y attendre, suite aux derniers chiffres de statistiques Canada, les esprits s’échauffent et les craintes réapparaissent. Reste à les décrypter et à ne pas tomber dans les raccourcis péquistes faciles.

    Premier point. La chute est surtout traduite par l’utilisation de chiffres sur la langue maternelle. A ce jeu, le français ET l’anglais perdent du terrain. Au Québec, l’immigration nord-africaine pousse la francophonie, mais le français n’est pas la langue maternelle, d’où des chiffres plus alarmistes que la réalité du terrain. Là où je rejoins l’auteur, c’est que si au Québec, on veut inciter les gens à apprendre le français, il faut leur en donner les moyens, mais aussi voir l’intérêt pour eux à le faire. Cet intérêt ne se crée pas par décret, mais par le contexte économique et culturel. Or la situation économique du Québec n’est pas la meilleure au Canada, et ce n’est pas un projet d’identité québécoise qui réglera ce problème d’un coup de baguette magique. Guère surprenant que les provinces anglophones paient mieux. Ce n’est pas de la discrimination, jusque de la logique économique. Ni Harper, ni Charest n’y changeront rien, excepté dans le dernier cas en reconcentrant le travail sur le développements d’activités et non les perfusions diverses, notamment avec une fonction publique occupant un pourcentage de la population active bien plus grand qu’ailleurs. Ce qui explique aussi l’importance de la taxe provinciale, alors que la taxe fédérale est sur le point de baisser.

    De plus, peut-on imposer une identité par une loi ? L’identité n’est-elle pas la résultante des gens qui compose la population, et face a l’étendue du Québec, est-il raisonnable de parler d’identité québécoise ? On peut déjà rire des oppositions de principes entre Montréal et Québec, mais que dire du mode de vie sur l’Ile de Montréal face à Gaspé ? Sans parler de la question de citoyenneté québécoise... Un immigrant francophone vient au Québec pour la facilité de la langue et l’ouverture que le Québec représente en Amérique du Nord, et au Canada en particulier. Mais le Québec n’est qu’une province, il n’y a pas de sens à parler de citoyenneté, autre que la citoyenneté canadienne. Mais contrairement à ce que dit l’auteur, l’ouverture et le respect mutuel ne sont pas de mise, comme le prouvent de nombreuses dérives au sein de la commission sur les accomodements raisonnables. Le projet du PQ risque fort de décourager les candidats à l’immigration, et vu le problème de natalité que rencontre le Québec, à terme, un tel projet risque surtout à accélérer le déclin du français en Amérique du Nord.

    Et stoppons l’amalgame Canada, Québec et Canada français. Si on parle de pays, on parle du Canada. Le Québec n’est pas un pays, juste une province. S’il le devient, il cessera de bénéficier du système de péréquation et s’appauvrira. De là, l’immigration choisie organisée par le gouvernement québécois, et qui favorise fortement les francophones, risque fort de ralentir, car l’intérêt d’émigrer serait nettement moindre pour les candidats intéressants. Déjà dans la situation actuelle, on en voit pas mal quitter le Québec pour partir plus à l’ouest (bref du côté anglophone)... Un Québec indépendant signifierait aussi l’isolement des autres communautés francophones canadiennes, du côté d’Ottawa mais surtout au Nouveau Brunswick. Cet isolement risque d’accentuer le déclin du français dans ses régions et de là, l’affaiblissement du Québec, et donc une situation linguistique encore plus intenable.

    Alors avant de s’autocongratuler en parlant d’ouverture, certains Québécois feraient bien de stopper leur guerre de clochers (notamment en matière de laïcité... comme souligner par certains, il y a 2 générations à peine, on aurait pu alors mettre dans la "constitution" québécoise la prévalence de la religion catholique), et de réfléchir comment inciter les immigrants francophones à s’installer chez eux pour renforcer le poids de la langue française. Et voyons les choses en face : les structures d’accueil, l’allègement de certaines lourdeurs administratives, les perspectives économiques, la reconnaissance des diplômes (pourquoi par exemple un diplôme d’infirmier/ère européen est-il insuffisant pour exercer au Québec par exemple ?),... A eux aussi d’organiser plus de liens et d’échange avec les autres francophones canadiens. Le Canada français n’est pas réduit au Québec, et unis, les francophones pourraient mieux peser dans la balance. A eux aussi de revoir l’éducation en favorisant le bilinguisme anglais/français, en n’oubliant qu’un francophone bilingue aura toujours plus d’impact en réclamant des droits sur sa langue qu’un francophone unilingue.

    Vincent San Seb le sous-entend dans son commentaire. Le projet d’identité québécoise est perçu surtout comme un repli sur soi, de nature à décourager l’immigration, y compris francophone, pourtant nécessaire face au problème démographique bien présent, et renforcé par l’immigration dans les provinces anglophones. De même, le désir d’indépendance est un désir émotionnel, mais non viable, qui diviserait les francophones d’Amérique du Nord et ruinerait le Québec, rendant son assimilation d’autant plus facile pour les anglophones, car la suprématie économique et scientifique est souvent un, sinon l’élément majeure dans l’imposition d’une langue. C’est déjà le cas aujourd’hui, l’anglais est devenu un outil important dans nombre de profession, et le repli sur soi ne changera rien à ce constat.

    Le problème de la sauvegarde de la francophonie est un vrai problème, mais à plus d’un titre, je considère le projet péquiste comme une solution contre-productive.



  • slashbin 2 décembre 2007 01:17

    « Il se trouve seulement que Apple, meme en n’étant pas spécialise en logiciel, fait aussi bien sinon mieux que Micro$oft. »

    Peut-être simplement car Microsoft n’est pas spécialiste en logiciel non plus ;) Dans le monde de l’entreprise de haut niveau, ce n’est pas Microsoft que l’on trouve, comme en témoigne par exemple le partenariat entre SGI et SuSE (distribution Linux allemande).

    Apple a bien su exploiter le travail de la communauté du libre en basant Mac OS X sur Darwin. Sans être spécialiste, Apple utilise au final du travail de spécialiste.

    Quand à la communauté Linux, il vaudrait mieux parler de communauté Open Source, car au-delà de Linux, c’est un nouveau modèle de marché qui s’est ouvert, en particulier pour le logiciel (ce qui explique pourquoi Microsoft est plus en péril qu’Apple sur le long terme). Le renouveau pourrait venir de SUN, qui après avoir imposer Java et racheté Star Office, devenu depuis Open Office, développe Open Solaris. Pas encore au point, comme Linux à ses débuts (problèmes de drivers), mais prometteur, et construit sur une architecture Unix apparemment plus propre que Linux (sans trop vouloir affirmer ce point avec force cependant).

    Le probabilité que je me trompe est forte, mais mon avis est que le phénomène Linux ne sera à terme qu’une phase, majeure certes car grâce à lui le modèle open-source est devenu techniquement et économiquement réaliste, vers autre chose. Mon pari à long terme repose non sur Apple, mais Sun.

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