Informaticien, impliqué depuis 1995 à titre personnel puis professionnel dans le logiciel libre, j’ai la même approche de la société : transparence, dialogue.
L’entraîneur de l’équipe de France ne mérite pas ces critiques, mais le futur Secrétaire d’état, lui, les mérite.
Il y a de très bonnes choses apportées par Laporte à l’équipe de France : moins de fautes, moins d’indiscipline. Mais il n’a pas pour autant plus de rugby, la preuve.
De la à transposer en politique économique, il n’y a qu’un pas... que je ne veux franchir. Nettoyons les fautes, pénalisons les fautifs, montrons-les du doigt !
En fait je verrais plutôt Laporte au budget ou à l’industrie finalement...
Les gens « font leurs heures » avec, selon vous, une implication insuffisante ? Peut-être la motivation l’est-elle tout autant... Dans mon métier, franchir la manche me permettrait de probablement tripler mon salaire (avec certes des conditions assez différentes), les Patrons (auto proclamés Entrepreneurs pour éviter que « CNPF » ne se fasse qualifier par le reste de l’Europe de "Conseil National des Pleureurs Français comme ce fut le cas par le passé) ne jouent aujourd’hui que le rôle d’aide-commis à l’actionnaire, et non de moteur de l’Economie, de Créateur qu’ils ont dans le reste du monde.
Au vu de nos industriels, plus engagés envers leurs actionnaires qu’envers leurs collaborateurs ou leurs clients comme on le constate trop souvent, il faut être motivé pour s’impliquer. Relancer cette motivation casserait la « machine à morosité » Française, mais il faut envisager de revenir à une répartition du bénéfice entre employés et actionnaires à l’image de ce qu’elle était pendant les 30 glorieuses, 60% - 40%, et non 50% - 50% comme c’est le cas aujourd’hui. C’est celà revaloriser le travail.
Effectivement, cet article est écrit par quelqu’un qui connait la création d’entreprise... en théorie. En pratique, cela fait plusieurs années de suite que les budgets d’aide à la création d’entreprise dans les 2 conseils généraux les plus prisés d’Ile-de-France sont épuisés en mai-juin. Ajoutons à cela qu’une banque Française ne prête qu’en decà de 0,000001% de risque et voilà les vrais obstacles.
En théorie libérale, une des justifications de l’intérêt des prêts, c’est la prise de risque. Quand il n’y a pas de risque, quid du taux d’intérêt ???
Oui, le coût des parlementaires est négligeable dans le budget de l’Etat. Non, il ne faut pas pour autant l’oublier. Parce qu’il a valeur d’exemple, parce qu’il constitue un moteur psychologique important, et parce qu’il est fait par des personnes responsables. Oui, c’est un peu 3 fois le même argument, mais il le vaut bien.
Cela n’indique en rien qu’il faille oublier les autres coûts publics, parmi lesquels les régimes spéciaux des fonctionnaires (militaires par exemple).
Il a gagné quelques conforts supplémenataires au passage. Le Président touche effectivement une indemnité moindre que les ministres et députés mais est nourri par la Ville de Paris, logé, blanchi, voituré, conduit, protégé, et conserve certains de ses privilèges à vie.