Bonjour je tenais à m’exprimer pour présenter à ceux qui ne le connaîtraient pas encore l’UPR.
Un parti qui depuis 2007 prône la sortie de l’UE de l’Otan et de l’euro. L’originalité de ce parti est de ne pas avoir changé de ligne directrice depuis le début. A la différence du FN qui change assez souvent de ligne directrice à ce sujet et MLP est élue au parlement européen depuis 10 ans sans jamais avoir fait aucune déclaration fracassante au sein de ce parlement. Je ne parle pas des autres mouvements qui sont pour une autre Europe, et ce depuis plus de 30 ans...
Il propose une coalition hors du clivage droite-gauche, pour y parvenir il s’inspire du programme du CNR. C’est à dire la coalition allant du parti communistes aux nationalistes anti-allemands, qui a réussi à s’organiser autour du Général de Gaulle et d’un programme acceptable par tous les participants. Ce programme a posé les bases d’une reconstruction après la seconde guerre mondiale. il est caractérisé par un retour à la démocratie en essayant de sortir des main-mises du capital (aujourd’hui les lobbies) sur la politique et les médias, une nationalisation des services essentiels à la nation et la mise en place du système de retraite et de sécurité sociale.
Pour être objectif le M’PEP et le PCRF ont le même programme (peut être plus ambitieux au niveau social mais aussi plus axé sur la seule composante gauche de la gauche de notre sociéte) mais ils ne sont pas présent à cette élection européenne.
@ tous Pourquoi l’UPR se présente aux élections européennes de 2014 (par M Asselineau) :
Comme le savent ceux qui nous suivent régulièrement, l’UPR
compte présenter – dans les 8 circonscriptions inter-régionales – des
listes aux élections européennes qui auront lieu le dimanche 25 mai
2014.
Depuis que nous avons rendu cette
information publique, lors de notre université d’automne de
Tours-Meslay, quelques cybermilitants ou quelques groupuscules, qui
agissent en sous-main pour le compte du Front National, de DLR ou du
Front de Gauche, ont fait mine de s’en étonner ou ont décidé de la
critiquer vertement.
À les entendre, puisque l’UPR condamne
la construction européenne et que le Parlement européen n’est qu’une
parodie de démocratie, notre mouvement devrait rester à l’écart de cette
consultation.
Bien entendu, ces « conseils d’amis » ne sont que des manœuvres politiciennes.
Manœuvres inspirées par l’inquiétude
sourde qui taraude de plus en plus ces partis leurres, médiatisés par le
système, devant la montée en puissance régulière et irrésistible de
l’UPR. Défiant les « lois de la gravité » médiatiques, notre mouvement
poursuit en effet son ascension quasi-exponentielle alors que, selon
tous les spécialistes de la politique et des médias, il était considéré
jusque là comme théoriquement impossible de parvenir à un tel résultat
si l’on est totalement blacklisté par les grands médias radios,
télévisés et presse.
Cependant, comme l’UPR joue toujours la
transparence vis-à-vis du public, il me semble utile d’expliquer aux
lecteurs de bonne foi les raisons qui ont amené le Conseil national de
notre mouvement à se décider en faveur d’une participation aux élections
européennes de 2014.
Notre participation à ces élections s’explique par 6 considérations puissantes :
1) parce que les règles du Conseil Supérieur de
l’Audiovisuel imposent à un mouvement politique de participer à des
élections s’il veut pouvoir avoir un accès facilité aux médias. Les
règles du CSA sont précises : l’instance chargée de faire prévaloir une
certaine équité dans l’accès aux médias prend en compte, dans son
appréciation, si un mouvement politique s’est ou non présenté à des
élections antérieures. C’est l’une des raisons importantes qui nous fut
opposée par le CSA, au début 2012, pour justifier son apathie devant
notre inexistence médiatique dans la campagne présidentielle. Nous ne
pourrions donc pas compter sur le (maigre) appui du CSA à l’élection
présidentielle de 2017 si l’UPR ne se présentait à aucune élection
nationale auparavant.
2) parce que les élections européennes sont les SEULES
élections nationales au cours desquelles les Français réfléchissent aux
enjeux européens. C’est-à-dire aux enjeux décisifs sur lesquels
se focalise l’UPR depuis sa création. On doit certes le regretter, mais
c’est un fait que la grande masse des électeurs se désintéresse des
enjeux européens aux autres élections, et tout spécialement aux
élections cantonales et municipales. En 2014, c’est évidemment lors des
européennes que les analyses et les propositions de l’UPR peuvent
recueillir des voix, ce n’est pas lors des élections municipales !
3) parce que les élections européennes sont aussi les seules
élections qui ont lieu en 1 seul tour, et à la proportionnelle
intégrale. Ce sont donc les seules élections qui peuvent
échapper au clivage droite-gauche et aux alliances politicardes de
premier et de second tour, genre de turpitudes dans lesquelles se vautre
DLR (qui multiplie les alliances avec l’UMP, l’UDI et le MoDem) mais
que refuse l’UPR.
4) parce que toute l’histoire électorale, en France et
ailleurs, prouve que l’on peut très bien participer aux consultations,
élections ou institutions d’un régime politique que l’on condamne et
dont on veut la chute.
Ainsi :
- Danton participa aux élections du
Tiers état aux États Généraux de 1789 dans le district parisien des
Cordeliers. Robespierre fut élu, le 26 avril 1789, par l’assemblée
électorale d’Artois, parmi les huit députés du Tiers aux États Généraux
de 1789. Cela n’empêcha ni l’un de l’autre de soutenir la chute de la
monarchie le 10 août 1792 et de devenir d’ardents républicains.
- créé au Congrès de Tours de 1920 par
une scission de la SFIO, le Parti Communiste français a participé
continuellement depuis lors aux élections, alors même qu’il dénonçait la
« démocratie bourgeoise » et que le programme officiel de PCF prônait
l’instauration de la « dictature du prolétariat », jusqu’à l’abandon de
cette notion lors de son 22e Congrès de 1976.
En d’autres termes, il faut utiliser toutes les possibilités de combattre un système politique, y compris celles qu’il propose.
N’est-ce pas d’ailleurs la
stratégie des européistes qui ont investi les élections nationales et
les rouages de l’État dans le seul but de détruire de l’intérieur la
République française ?
=> Puisque les européistes
participent aux élections nationales pour détruire de l’intérieur la
République française, l’UPR doit participer aux élections européennes
pour détruire de l’intérieur la prétendue « construction européenne ».
5) parce que l’exemple du Britannique Nigel Farage confirme avec éclat le point précédent.
Son parti – UKIP – a réussi une percée aux élections européennes de
2009 au Royaume-Uni, ce qui a prouvé que les élections européennes sont
les SEULES élections qui peuvent offrir une tribune et une notoriété
internationales à une force politique anti-européenne entièrement
nouvelle, dont le programme consiste à proposer aux électeurs de sortir
de l’UE.
Du reste, l’UPR a noté avec plaisir et
intérêt, lors du Colloque de l’EPAM à Athènes, que les autres partis en
Europe qui ressemblent à l’UPR ont également décidé – pour les mêmes
raisons que nous – de se présenter aux élections européennes de 2014 :
tel sera le cas de l’EPAM en Grèce, de l’IPU en Finlande et du Mouvement
pour le Bien Commun en Italie.
6) enfin, parce que, si l’UPR n’était pas présente aux
élections européennes de 2014, de nombreux électeurs qui ont envie de
voter contre la construction européenne seraient inévitablement tentés
de voter pour les partis leurres habituels, dont les programmes
« alter-européistes » et les positionnements extrémistes sont sciemment
médiatisés par l’oligarchie afin de pourrir tout débat de fond : FN,
DLR, FG, NPA, LO…
Je rappelle au passage que le FN a des
députés européens depuis… 30 ANS ! M. Le Pen est en effet député
européen depuis 30 ans (1984-2014), et, au cours de ce tiers de siècle,
il n’y a jamais pris la parole pour dire, ne serait-ce que le millième
des critiques de fond contre la construction européenne dont le député
britannique Nigel Farage et ses colistiers se sont fait une spécialité.
Idem pour M. Gollnisch qui est député européen depuis 25 ANS (1989 –
2014) et Mme Le Pen qui est députés européenne depuis 10 ANS (2004 –
2014).
Grâce au relais de ces interventions
régulières par Internet, M. Farage et ses colistiers ont profondément
fait évoluer la prise de conscience de centaines de milliers de
personnes à travers l’Europe sur la nocivité intrinsèque de la
construction européenne. M. Le Pen, M. Gollnisch et Mme Le Pen n’ont,
quant à eux, à peu près rien fait d’autre que… d’empocher en silence
leur paye de député européen !
Pour toutes ces raisons, l’échéance des
européennes de 2014 ne doit pas être manquée par l’UPR, et cela d’autant
plus que notre mouvement a suffisamment grandi pour pouvoir s’y
présenter.
Je rappelle qu’aux élections européennes
précédentes, en juin 2009, l’UPR ne comptait qu’une centaine
d’adhérents et ne pouvait donc pas envisager sérieusement de présenter
des listes. De façon logique et conséquente, nous avions alors appelé à
l’abstention, comme nous le faisons lorsque nous ne pouvons pas être
présents nous-mêmes à une élection.
Mais désormais, avec plus de 3700
adhérents au 19 décembre 2013, l’UPR compte 37 fois plus d’adhérents
qu’en 2009. Nous avons donc les moyens de nous présenter aux élections
européennes, et cela d’autant plus que, si les tendances se poursuivent,
l’UPR pourrait compter plus de 4500 adhérents au moment du scrutin, le
25 mai 2014.
En conclusion, si nos adhérents
et nos sympathisants souhaitent voter en masse pour l’UPR – et forcer
ainsi les médias à parler de nous et à nous ouvrir leurs antennes – il
est de la plus haute importance qu’ils vérifient tous s’ils sont bien
inscrits sur la liste électorale de leur commune de résidence.
@ taktak Il n’y a pas 7 priorités dans le programme de l’UPR mais 19, allant du rétablissement de la démocratie aux priorités sociales.
Par exemple dans le point 10 : favoriser la participation des travailleurs à la direction de l’économie.
Améliorer la répartition de la valeur créée dans l’entreprise. (Il n’y a pas de pourcentage chiffré, car cela dépendra de la décision des travailleurs associé à celle des entrepreneurs, sachant que le but est de redonner du pouvoir décisionnaire au travailleur.)
Dans le point 11 : garantir un niveau de rémunération et de logement décent : Financement de 80 000 logement sociaux par an. relèvement immédiat du SMIC brut à 1500 euros par an. Il faut rappeler que c’est un programme de 2011 où il était à 1365 euros brut. Bien sûr ce niveau sera réévalué pour 2017, en tenant compte des augmentations actuelles (1445 euros brut actuellement).
Dans le point 13 : garantir la santé pour tous arrêter le déremboursement des médicaments voulu par Bruxelles. Assurer un meilleur remboursement des frais de santé, notamment oculaire et dentaire.
Dans le point 14 : Assurer l’élévation et la sécurité du niveau de vie des agriculteurs et se soucier de la qualité des aliments. Assurer un niveau de revenu convenable aux agriculteurs. Assurer aux ménages une part du budget alimentation ne dépassant pas 15%. (personnellement je trouve cette partie très intéressante mais ne reprend que les parties « sociales » du programme).
Dans le point 15 : Établir une retraite permettant à tous de profiter dignement et pleinement de la vie.
Inscrire dans la Constitution le principe de la retraite par répartition et celui d’une retraite minimale pour assurer à chacun une existence convenable.
Réexaminer, de façon générale et complète,la question des retraites dans un cadre dégagé des instructions européennes.
Arrêt immédiat de l’augmentation du nombre d’annuités (plafonné à 41) et du report de l’âge légal.
Ce n’est pas un programme révolutionnaire, c’est un programme de rassemblement droite/gauche ou travailleur/employeur (c’est tout à fait conforme à l’esprit du CNR) . La politique menée par le 1er ministre qui sera soit de gauche soit de droite, sera déterminée par les municipales.
Personnellement j’ai signé l’appel pour la sortie de l’UE et un nouveau CNR. Mais je comprend que l’UPR n’appelle pas ses adhérents à signer cet appel. Il ne regroupe que des partis de gauche et exclue de fait la moitié de la population. Si c’était Thorez qui avait présidé au CNR et non De Gaulle, les partisans de droite et les entrepreneurs n’y aurait jamais participé.
Je concède que le PRCF est depuis sa création opposé à l’UE, l’OTAN et l’euro. Mais pour moi si je suis un sympathisant de cette voie (que je ne connais que depuis que j’ai connu Mr Asselineau), ce n’est pas le cas de tous les participants de l’UPR.
@ bleu A l’UPR nous ne somme pour un rassemblement provisoire, pour sortir de l’union européenne, de l’UE et de l’Otan. Des adhérents viennent de tous les partis, y compris l’extrême droite et l’extrême gauche (personnellement je suis plus proche de leur vision économique et sociale, mais ça ne m’a jamais empêché de discuter avec des amis FN de politique).
Mais je ne croie pas Marine Le Pen , lorsqu’elle dit que si elle est élue, elle fera un référendum pour savoir si l’on va sortir de l’UE. Le programme de l’UPR est plus simple si l’on est élu, application de l’article 50 et sortie unilatérale de l’UE, Otan et euro. De plus aux dernières élections présidentielles, elle avait dit la même chose, puis avait dit qu’elle renégocierait les traités. Finalement, dans la profession de foie, envoyée à tous les électeurs, il n’est jamais indiqué qu’elle fera un référendum.
Je vous invite donc à être très prudent et à lire attentivement la profession de foie envoyé par le FN avant les élections européennes. Ce serait bête de voter pour un parti qui ne représente pas vos valeurs.
L’UPR dénonce ces aspects dans ses analyses, mais c’est justement l’opportunité d’avoir une vitrine pour dénoncer l’UE en brisant le mur du silence des médias sur cette analyse. Si il y a 80% d’abstention, les politiques feront mine d’être affolés, mais ça ne changera rien. Comme en Croatie ou 80% d’abstention n’ont pas délégitimé ni annulé l’élection. A réfléchir...