J’ignore pourquoi vous vous énervez... J’ai essayé de débattre sans vous invéctiver, il me semble... Ai-je dit que ce que vous écriviez ne me touchais pas ? Seulement je n’ai pas compris la relation qu’il y avait entre ce que j’écris et la pendaison d’un chef d’état...
Je ne vais pas débattre de ce qui est secondaire ou pas sur le moment du fait historique du point de vue de l’histoire universelle, mais je veux bien vous donner raison sur ce point...
Enfin, quand vous écrivez :
"Alors pourquoi vous n’êtes pas d’accord avec moi quand je remets en cause l’ordre pourri qui ruine l’humanité depuis déjà trop longtemps ?
Tant que ceux qui gouvernent n’obéissent qu’à leur volonté, il n’y aura aucune résultante de vos vecteurs qui pointera son nez vers un processus universel !"
vous ne prenez pas en compte les déclarations récentes qui sont à l’origine de mon article et qui de mon point de vue constitue un fait nouveau et un pas dans la direction de ce que vous appelez de vos voeux. Que vous soyez sceptique, je le comprends, je le suis aussi, mais je veux laisser pour le moment le bénéfice du doute...
Ce que je comprends de ce que vous dîtes : « Le citoyen moutonne, il vote mal, parce qu’il est mal informé ou mal éduqué, alors organisons un moyen fiable de comprendre ses motivations pour mieux lui expliquer ce qui lui échappe »
Mais qui décide de la juste compréhension ? De la qualité d’un vote ? Votre proposition consisterait à alimenter tous les « spin doctors » de France et de Navarre, d’une information inestimable dont ils rêvent pour pouvoir orienter un discours dans le sens le plus favorable à un candidat ou pire au pouvoir en place. La transition de la démocratie à la démagogie en tant que système serait complète.
A titre personnel, on peut être déçu du résultat d’un vote, déçu par une opinion consensuelle contraire à l’idée qu’on se fait du bon sens, mais ne croyez-vous pas que ce soient les avatars nécessaires à une démocratie qui fonctionne ? Ne pensez-vous pas que vous entérinez par cette proposition un constat d’échec de la démocratie qui présuppose que le citoyen soit éclairé et jouisse du libre-arbitre ?
Je ne glorifie rien du tout... Je pose une question... (ou plusieurs) :
- La situation actuelle est-elle de type révolutionnaire ? Je le crois puisque l’équilibre des forces du monde est en mouvement et que son ampleur me paraît suffisante pour provoquer une rupture (ce qui ne veut pas dire porter un bonnet phrygien et décapiter tout ce qui passe...)
- Si la situation est de type révolutionnaire, les mouvements qui en découleront peuvent-ils avoir une portée universelle ? Je le crois dès lors que les états qui détiennent les pouvoirs sont prêts à le partager avec les pays émergents (qui représentent aujourd’hui la majorité de l’humanité).
- Quels seront les vecteurs de ce mouvement ? Je pense que ce sont les nations volontaires car les institutions internationales ne sont pas adaptées et ne jouissent d’aucune capacité fédératrice.
Maintenant, je ne suis pas dupe, et j’attends avec intérêt les actes qui suivront les paroles... Mais en attendant, je refuse de barbotter dans la dérision...
Enfin, de grâce, cher ami, dispensez-vous de spéculer sur mes habitudes et sur la position de mes pantoufles tandis que je prends la parole dans mon salon... Chacun doit répondre intimement sur les sacrifices qu’il est prêt à faire...
Vous vous égarez... J’ignore quel mot vous n’avez pas compris pour faire référence à Pol Pot... Quant aux associations que provoquent chez vous le mot révolution, elle relève d’une analyse pour laquelle je ne suis pas qualifié...
Enfin, si vous me permettez un commentaire... Russell... Russell... J’en ai soupé...