Que de biais ! Que d’omissions ! Que de comparaisons spécieuses !
Qu’il est beau, ce conseil d’administration idéal. Mais dans la vraie vie, le patron ici est administrateur là-bas. Ils se cooptent entre eux, et se jugent et se rémunèrent les uns les autres : 737 acteurs possèdent 80% de la valeur des entreprises mondiales (http://www.bastamag.net/article1719.html). Et dans ces conditions, le jeu est salement faussé ! En clair, le conseil d’administration fixe la rémunération du patron en toute conscience ? La belle affaire : le patron en question participe à la fixation de la rémunération de la plupart des administrateurs... Ils ont bien compris qu’ils ont tout intérêt à être indulgents avec... eux-même !
Effectivement, la raison d’être d’une entreprise est de faire du profit, et rien d’autre. Et c’est pour cette raison qu’elle est inhumaine, et qu’elle ne devrait pas avoir son mot à dire dans une quelconque décision pouvant influencer la société.
Alors la comparaison avec un propriétaire et sa maison... ça fait pschitt ! Le propriétaire de la maison ne l’a pas achetée pour faire du profit, mais pour y habiter. Cela n’a pas grand chose à voir. Quant à comparer les salariés à des mendiants... comme disait un colleur de mathématique : « l’indécence a des limites, mais je vois que pour votre usage personnel, vous les avez repoussées ! » Cerise sur le gâteau : encore heureux que la caissière ne soit rendue responsable de la baisse du CA, avec répercussion sur le salaire à la clef !
Un mot sur le passage suivant : la caricature scandaleusement généralisatrice de « M. Tout-le-monde », paresseux, stupide et sale... Merci ! Vous voulez une caricature de patron ? empestant le cigare, en train de faire des putts dans son bureau quand son agenda partagé indique « réunion », qui ne connait ni le prix de la baguette de pain ni celui du ticket de métro, ne sait pas faire une règle de 3 (ok, ça, je l’ai pris sur un ministre de l’éducation nationale), mais donnera de l’avancement à sa gentille assistante (si elle est vraiment gentille) ?
Et dernière arnaque (oui !) : comparer l’achat d’actions à un placement sur livret A. Et vous prétendez détenir le savoir (en tout cas suffisamment pour « vous permettre de faire un mini-cours » —Môôssieur est trop bon). L’actionnaire a un levier de pression sur sa propriété, via le conseil d’administration, pour exiger des rendements toujours plus himalayens. Alors que le pauvre bougre n’a aucune prise sur son misérable livret A. Donc, oui, on peut le dire : déposer quelques sous sur un livret A « n’a rien à voir avec les élites actionnaires. »
« Nos votes » ? Comme celui de mai 2005 sur lequel s’asseyent l’UMP et le PS depuis plus de 7 ans ? Ben voyons. Ces votes légitimeraient en théorie ces engagements. Mais en pratique, ces votes sont basés sur une désinformation d’une envergure et d’une efficacité dont ni les bolcheviks, ni Hitler, ni Pol Pot n’auraient osé rêver... Nos représentants sont illégitimes (ils ne tiennent pas parole ; ont-ils de l’honneur ?). Ces traités sont illégitimes. La gouvernance par des instances européennes non démocratiques (mais à l’origine de 80% de notre législation) est illégitime. Et la clef de voute de ce système : la dette, est illégitime.
@cocasse Mais tout à fait !! Au lieu de leur filer « gratuitement » le RSA, faisons-leur faire 2... pourquoi 2 ? CINQ jours de travail par semaine, pour qu’enfin puissent être effectuées toutes les tâches en suspens à la CAF, à Pôle Emploi et ailleurs. Et du coup, on pourrait leur donner un salaire, et en faire des fonctionnaires, puisqu’ils bosseraient pour l’état, c’est-à-dire pour nous tous. Enfin quelqu’un qui propose des solutions avec lesquelles je suis d’accord ! HOURRA !!
La dette est aussi illégitime qu’abyssale, et il ne faut pas la rembourser. On peut chinoiser, ergoter, auditer, trier pour distinguer le bon grain de l’ivraie, mais à la base, il faut poser qu’on ne rembourse pas.
En dehors de ça, même pas d’accord avec certaines constatations : la dette ne sert pas à faire peur aux peuples, mais à les asservir et à les spolier (sous prétexte de... remboursement, justement !).
Mais bizzarrement, partiellement d’accord sur la conclusion : il faut sortir de cette Europe de la mise en concurrence libre et non faussée des peuples, sous la tutelle d’une ploutocratie en antagonisme total à la fois avec tout processus démocratique et avec toute notion de liberté individuelle.
C’est tout simplement consternant. Vous confondez « output power » avec « rendement ». Il se pourrait que dans une soufflerie, avec un déplacement d’air forcé dans une conduite, votre hélice tourne plus vite avec la lentille, que sans. Même en admettant cela, à l’air libre, je doute que l’on gagne plus de quelques pourcents (ou dizaines de pourcents, on va pas chipoter) de puissance produite (et non de rendement !). Ce gain peut s’obtenir tout bêtement par exemple en augmentant la taille de l’éolienne, ou en en utilisant plusieurs. Qu’en est-il de la masse totale de l’ensemble ? De sa robustesse / vulnérabilité ? Les contraintes supplémentaires de construction pour ces lentilles sont-elles moindres que celles d’une augmentation de diamètre de l’hélice ? Ce qui freine le développement du renouvelable (en dehors des intérêts économiques délétères et autres lobbies méphitiques (comme on disait jadis, loin, loin d’ici)), ce n’est pas vraiment la question du rendement, mais celle de pouvoir compenser lorsque la source renouvelable traverse une période creuse (calme plat, nuages, nuit, etc). Les réservoirs d’eau et d’air comprimé, c’est bien, mais est-ce suffisant et pérenne ? (et là, pour le coup, la question du rendement devient fondamentale ! Combien faut-il fournir de mégawatts à la pompe quand il y a du vent pour stocker la matière dans le réservoir qui permettra de restituer 1MW à la sortie de la turbine quand il n’y en a pas ? 1,5MW ? 2MW ?)