Tout allait bien, jusqu’à la conclusion. Oui, le système de vente de « rien » sur internet est bien une chaine de ponzi. Et OUI, c’est scandaleux, et absolument pas comparable au casino. Au casino, tous les entrants savent que le gagnant prend une part des mises (le reste allant à l’organisateur (« banque »)) —ceci n’exonérant en rien les casinos des problèmes de dépendance qu’ils engendrent. Dans ponzi, tous les entrants CROIENT qu’ils vont gagner. Là est l’arnaque.
Non, les bourses ne sont pas qu’un système de ponzi. Elle s’appuient sur bien d’autres mécanismes autrement plus subtils et délétères (spéculation, manipulation de cours, délit d’initié, high frequency trading, sans même parler des fraudes sous toutes les formes).
Quant aux banques, le principe ne vaut guère mieux, mais ce n’est toujours pas ponzi. Un prêt est de l’argent dette, remboursé par de l’argent réel, et abondé par des intérêts constitués d’argent également réel.
@Aiane Non, les retraites n’ont rien à voir avec ponzi non plus. Les retraites, c’est de la redistribution d’une partie de la richesse créé par les actifs vers certains inactifs. Dans ponzi, les derniers entrants, encore prisonniers du système lorsque celui-ci s’écroule, sont les perdants. Dans le système de retraites, il n’y a pas de « perdant » ; soit il y a une production de richesse, et on la partage, soit il n’y en a pas, et il n’y a rien à partager, puisqu’il n’y a pas de participants. Si à l’âge de prétendre à la retraite, certains d’entre nous n’auront droit à rien, ce ne sera pas à cause de ponzi, ce sera à cause du néo-libéralisme et de l’alignement mondialisé sur le moins-disant social.
@auteur Oui, il faut dénoncer ces pratiques honteuses. Trop de nos concitoyens entretiennent leur bonne conscience en fermant les yeux pour que perdure dans leur imaginaire le mythe du Pays des Droits de l’Homme. Il y a quelques années, j’ai accompagné une amie (étudiante étrangère dans un institut extrêmement prestigieux) pour le renouvellement de sa carte de séjour : en découvrant la file, j’ai ressenti l’une des plus grandes hontes de mon existence...
@commentateurs moinseurs Quelle tristesse, quelle consternation ! Vous faites pitié. Comment peut-on à ce point faire preuve d’égoïsme et de manque de compassion ? Comment peut-on déverser de tels préjugés, en faisant l’apologie de la guerre, de l’autisme et de l’utopique race supérieure ? Ce qu’il vous faudrait, c’est une belle histoire d’amour entre vous ou l’un de vos chers proches, et l’un de ces visiteurs.
D’accord avec l’article, à une erreur (trop répandue !!) près. Si un contribuable déclare un revenu de 999_999€, l’impôt lui en réclame une partie —disons 449_999€, pour les 45% d’un contribuable qui ne pratique pas « l’optimisation fiscale » (ha-ha !). Il dispose donc de 550_000€. Si un autre contribuable avec les même pratiques déclare un revenu de 1_000_000€ et 4€, NON, l’impôt ne lui réclamera pas 750_003€, mais seulement 450_000€ pour la part sous le million, et 75% DE CE QUI DÉPASSE ce million —soit ici, 3€. Notre second contribuable a effectivement intérêt à avoir 5€ de revenus de plus que le premier : il dispose de 550_001€, et reste donc plus riche, avant comme après le passage du percepteur. Bref, c’est le même principe que le front de gauche, en moins radical (le plafond est à 1 million d’€ au lieu de 300_000€, et le taux est de 75% au lieu de 100%).
Aucune contradiction avec ce que je dis : pas d’étalage de vie privée (ils ne savent même pas qui a payé le voyage...). Le problème vient des conditions de sécurité lors de la rencontre. Il ne suffit pas d’avoir échangé des messages avec une ou plusieurs personnes pour avoir la certitude qu’elles sont inoffensives. (et au passage, je note une fois de plus l’utilisation de l’émotion dont est chargé l’article pour tenter d’oblitérer la réflexion ! (mais cela n’enlève rien à l’horreur de ce guet-apens : j’espère bien que ses auteurs seront duement jugés)) Si on fait le raccourci grossièrement épidermique que c’est facebook qui est en cause dans cette affaire, alors que penser d’e-bay, qui permettrait à n’importe quel tueur en série d’appâter ses victimes par exemple avec des bonnes affaires irrésistibles... ? Mieux : laisseriez-vous les clefs de chez vous à un professeur particulier inconnu rencontré via une affichette chez votre boulanger afin qu’il puisse donner un cour particulier à vos enfants en votre absence ? Sait-on jamais... vite ! fermons ces dangereux lieux de débauche que sont les boulangeries !
Toujours aussi impressionante, cette obsession de transformer ce qui est « nouveau » en épouvantail... Il faudrait peut-être arrêter de fonctionner à l’émotion, et se poser pour réfléchir un peu plus de 3,14 secondes. Facebook n’est pas plus dangereux qu’un mur de façade. Afficheriez-vous vos photos coquines sur votre porte d’entrée ? Les dates et lieu de vos prochaines vacances ? Votre numéro de carte bancaire ? Bon, et bien pour votre « mur facebook » (ou mieux : maintenant, on dit « ligne de temps » ), il suffit de faire peu ou prou les même raisonnements. Par ailleurs, on retrouve dans pratiquement toutes ces « critiques » des réseaux sociaux en général, et de facebook en particulier, ce paradoxe : n’importe qui peut y écrire n’importe quoi, et c’est un lieu à haut risque pour votre intimité. Et bien non ! Chaque profil n’est qu’une mise en scène ; une création ; un fantasme ; un avatar d’autant plus éloigné de la réalité que son marionettiste éprouve le besoin de dissimuler ses complexes. Donc les « informations » que l’on y trouve ne sont tout simplement pas fiables. Et donc big-brother ne peut s’appuyer dessus. Ces comparaisons entre les bases de données des réseaux sociaux et les fichiers policiers sont on ne peut plus superficielles : quelle force de police voudrait se baser sur des collections de n’importe quoi alimentées par n’importe qui ? Même en Grolandie, on ne s’y risquerait pas...