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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
  • Modérateur depuis le 23/02/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Surya Surya 17 août 2010 20:18

    Dans ce lien que vous indiquez, ainsi que dans celui ci, il est question de ce qui est peut être le plus étonnant chez les dauphins : l’existence de prénoms qu’ils se donnent ! On appelle cela la « signature sifflée ». Preuve qu’ils sont bel et bien une personne...



  • Surya Surya 17 août 2010 19:32

    Je ne savais pas que vous étiez à Paris quand vous étiez enfant. Je viens de lire votre beau texte « Je me souviens ». Ce texte, de part l’année où cela s’est déroulé, m’a fait penser aux 400 coups de François Truffaut, même si évidemment l’ambiance décrite n’était pas la même, surtout parce qu’il porte aussi sur la découverte du 7ème art, et sur les salles de quartier.

    Ainsi, vous avez également connu le plaisir de vous faufiler entre deux panneaux d’une palissade pour entrer dans un terrain d’aventures et de découvertes. smiley
    On jetait nos cartables dans un coin, et c’est drôle ce que peuvent devenir une vieille machine à laver désossée ou un tas de gravas dans la tête d’un môme.

    Quand j’avais sept ou huit ans, 71 ou 72, il existait je ne sais plus où (porte de Versailles peut être) un truc qui s’appelait le Salon de l’Enfance, c’était gigantesque et il y avait des centaines de stands avec des jeux, de l’escalade, des trucs à créer, des tas de trucs à faire. On y allait et une fois payée l’entrée, on était libres d’aller où on voulait et de faire tout ce qu’on voulait. Une année, on y a été avec ma classe, et ils y avait un stand sur le thème de la Lune, ils avaient reconstitué sur un grand espace le sol lunaire (c’était l’époque des missions Apollo, donc...). On se baladait et on jouait dessus. J’étais complètement partie dans mon truc, et quand je suis redescendue, j’étais super contente et j’ai dis à la maîtresse que c’était vraiment génial, j’étais vraiment heureuse car j’étais allée sur la Lune !! Je devais avoir l’air d’y croire vraiment, car elle m’a regardée bizarrement, et elle m’a dit, l’air très inquiète pour moi : mais enfin, ce n’est pas le vrai sol lunaire ! Je lui ai alors répondu, soudain très déçue, que je le savais bien, et qu’elle avait tout gâché. Je crois qu’en tant qu’enseignante, éducatrice en partie responsable de ce qui se passait dans nos têtes d’enfant, elle a dû considérer comme son devoir de me faire redescendre de mon petit nuage... smiley Je me demande si je me souviendrais de cette anecdote si elle avait réagi en entrant dans mon jeu.

    C’est vrai qu’on a adoré cette visite chez le boulanger. On y est restés depuis l’aube jusqu’à l’ouverture de la boutique, on a tout vu de la fabrication des pains et des viennoiseries. Le boulanger a été vraiment formidable de gentillesse et de patience avec nous, ça n’a pas dû être facile d’assurer normalement son travail avec une demi douzaine de gamins dans les pattes, qui le bombardaient de questions.

    A+  smiley



  • Surya Surya 16 août 2010 20:06

    Salut Fergus,

    Quel magnifique texte !! Cette façon que vous aviez de savoir observer la nature et d’être en harmonie avec elle lorsque vous étiez enfant me fait penser à ce court et très beau roman de Tchekov, « La Steppe » (1), où les très belles descriptions donnent également l’impression du temps qui s’écoule tranquillement, au rythme de la nature.

    Votre récit personnel est celui d’un enfant qui non seulement savait observer et aimer ce qui l’entoure, donc, mais qui savait aussi s’évader et rêver. C’est très poétique et plein de sensibilité. A peine terminé, j’ai eu envie de le relire. Il mériterait d’être plus long.
    Je suis également allée lire 1965, un dimanche au village, un texte que je n’avais pas lu lors de sa publication. Bonne idée de faire des liens vers vos autres textes.

    En tant que petite citadine, je n’ai pas pu vivre et ressentir la vie à la campagne et la nature comme vous avez eu la chance de pouvoir le faire. Les étés de mes huit à onze ans se sont déroulés en Auvergne, où j’avais remarqué également l’habitude des gens à parler très peu, mais aussi leur grande chaleur humaine une fois que le contact était établi avec eux. Les liens étaient souvent très forts, et on était au bord des larmes quand on repartait. Nous établissions ce contact avec les gens du pays par l’intermédiaire de leurs gamins, avec qui nous faisions connaissance, et ainsi nous avons pu un peu observer la vie dans les fermes, le travail qu’on y faisait, mais quand on est citadin, on ne ressent pas cela, on le découvre simplement, et on l’observe, mais c’est déjà pas mal.

    Je garde moi aussi des souvenirs fantastiques des vacances passées lors de mon enfance, mais je n’avais pas de famille sur place, ce qui change beaucoup la donne, et pour vous dire la vérité, nous étions avec les copines et copains de notre âge, rencontrés dans les villages, de sacrés garnements, peut être est-ce l’éducation des seventies qui a joué, je ne sais pas, mais nous n’étions pas du tout surveillés ni encadrés par des adultes, et si on aimait la nature, elle représentait surtout pour nous le lieu rêvé pour faire librement toutes les co... pardon, les bêtises possibles et imaginables.
    On passait la journée entière dehors, et une fois le dîner avalé, on ressortait parfois jusque tard dans la nuit avec comme projet, par exemple, une visite dans le cimetière du village à minuit tapantes pour se faire peur, jouer à Tarzan et Jane en se jetant, accrochés à une longue corde qu’on avait piquée dans une grange, du haut d’un arbre (on s’est fait sonner les cloches quand même pour la corde chapardée), la construction d’un camp d’indiens avec un totem qu’on peignait, des tipis, un foyer circulaire construit avec des pierres (on y faisait même du feu... !! ) ou, nettement plus intelligent, se lever à quatre heures du matin pour aller observer le travail du boulanger du village qui nous avait accueillis à bras ouvert, ou participer aux fouilles d’un archéologues de passage en l’aidant à creuser.

    Ca changeait de la vie en appartement dans Paris où le seul vrai terrain de jeu que j’ai connu (en dehors des squares, des quelques parcs toujours surveillés et des trottoirs du quartier pour la marelle, le patin à roulette etc...) était un terrain vague résultant de la démolition d’un immeuble, où je me suis bien marrée pendant un certain temps après l’école avec une copine, avant qu’ils ne reconstruisent.
     
    Mais le problème, c’est qu’on ne tenait pas en place. On ne savait pas écouter la nature, ni se fondre dans notre environnement. Je me souviens d’un pêcheur que nous avions accompagné (mais nous étions certes beaucoup plus jeunes) et qui n’a plus jamais voulu de nous car on avait fait fuir les poissons tellement on avait fait de bruit, parait-il smiley
    On n’arrivait tout simplement pas à rester là, à attendre patiemment, en silence.

    C’est ce que j’aime dans votre texte, cette impression qui s’en dégage que votre environnement était une partie de vous même, que vous saviez le comprendre et vivre à son rythme.

    Très bonne soirée à vous,

    (1) pour les personnes qui ne connaissent pas encore : voici le résumé du site evene.fr :
    Première grande oeuvre narrative de Tchekhov, ’La steppe’ raconte l’histoire d’un enfant, Iégorouchka, qui se rend à la ville pour y fréquenter l’école, sur une charrette faisant partie d’un convoi qui transporte des balles de coton et se déplace d’une localité à l’autre à travers la steppe. Tout le récit est fondé sur les paysages qui composent la steppe et les sensations qu’ils évoquent à l’enfant.



  • Surya Surya 10 août 2010 20:58

    L’ortograf ça prend tout jours dents l’à doux leurre !



  • Surya Surya 10 août 2010 20:45

    Bonsoir Fergus,

    Un superbe cent onzième article ! Je suis en train d’écouter les liens musicaux, ça fait du bien non seulement d’écouter de la belle musique, et en plus d’enrichir sa culture (encore assez mince en matière de musique classique).
    J’admire énormément les personnes qui sont capables d’écouter n’importe quel morceau classique et donner le nom du compositeur. J’ai encore pas mal de boulot avant d’en arriver là, mais sait-on jamais ? smiley
    Merci beaucoup et bonne soirée à vous !

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