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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Surya Surya 14 décembre 2016 13:21

    « Accès à l’enseignement supérieur en France : une démocratisation réelle mais de faible ampleur. » Valérie Albouy et Chloé Tavan. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 410, 2007
    A lire sur : www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/Ecostat410A.pdf



    « Faire en sorte que tous les enfants aient leur BAC et que la majorité d’entre eux décrochent un diplôme supérieur » 

    Ils ont appelé cela « démocratiser » l’enseignement. 

    C’est très bien de vouloir démocratiser l’enseignement, il ne faudrait pas en effet que l’accès à l’enseignement soit réservé aux fortunés, donc l’intention était bonne au départ, mais ce qu’ils ont oublié, c’est que l’enseignement, ce n’est pas uniquement l’enseignement général. 
    Le mépris français des métiers manuels et de l’enseignement technologique a toujours fait que si l’on n’a pas son bac, on est un raté. Catalogué dès le départ.

    Même si les choses ont un peu évolué, tant qu’il y aura cette mentalité en France, les choses ne changeront pas vraiment. 

    Il n’y a aucune honte à être dans l’enseignement technologique ni à faire plus tard un métier manuel. Chaque enfant devrait être orienté vers la filière dans laquelle il réussit le mieux, au lieu de vouloir que tout le monde ait l’air d’être un intellectuel, quitte à baisser le niveau pour atteindre cet objectif. 

    Dès élèves mal orientés, ce sont plus tard des adultes pas heureux. 

    Tout le monde devrait lire « Summerhill » d’Alexander Neill. 


  • Surya Surya 13 décembre 2016 19:42

    J’avais, il y a une quinzaine d’années, deux ou trois amies enseignantes avec qui j’ai fini par perdre contact, non pas que nous ne nous entendions plus, mais elles étaient trop prises 24 h /24 par leur boulot pour avoir encore la possibilité de passer du temps avec une non-enseignante. Par exemple je leur proposais des sorties, elle n’avaient pas le temps car elle bossaient en permanence, même le week-end, même durant leurs vacances. Et lorsqu’elles visitaient un musée, une expo, c’était pour préparer une sortie scolaire. Et ce n’était pas qu’une seule personne, toutes les trois étaient comme ça. 


    Et moi à l’époque j’avais du mal à comprendre le fait qu’elles ne sortent finalement jamais du cadre scolaire, qu’elles n’aient plus aucune vie pour elles-mêmes. Jusqu’au jour où l’une de ces amies a craqué et fait une dépression monumentale. 

    Plus tards, j’ai lu beaucoup de choses sur la question, des forums enseignants notamment, (je m’excuse ici auprès d’eux de les « espionner » comme ça sur leurs forums mais d’une part les messages sont visibles par tout le monde, et surtout je crois que tout le monde devrait les lire pour se rendre compte de ce qu’ils vivent au quotidien) et petit à petit j’ai compris que ce métier est si exigent que les enseignants doivent avoir l’esprit en alerte en permanence pour trouver de nouvelles idées, adapter et développer leur pédagogie, donc du coup ils ne sortent jamais du cadre de leur boulot, sans parler du fait qu’il leur faut préparer des heures et des heures de cours, jamais les mêmes sinon c’est mal vu de ressortir des vieux cours, corriger des copies, faire ceci, faire cela... Comme vous le dites, ce métier est exigeant ! Pas étonnant que les candidats se fassent rares.

    J’ai toujours trouvé incroyable qu’en plus de votre métier d’enseignant, qui est déjà si difficile en lui-même, vu qu’il faut avoir de très solides connaissances + des compétences pédagogiques + de l’autorité + les nerfs solides fasse à une bande de gamins à discipliner et qui n’ont pas toujours envie de se mettre au boulot, et ça fait déjà beaucoup, on vous demande en plus de tout ça de faire de la paperasserie administrative et de gérer des tonnes d’autres trucs qui n’ont rien à voir avec l’activité d’enseigner. Et visiblement on vous en demande de plus en plus !

    Je vais me renseigner sur le livre que vous avez indiqué. Merci beaucoup ! smiley






  • Surya Surya 13 décembre 2016 18:10

    Bonjour Rosemar,


    Je viens de voir sur Youtube le reportage dont vous parlez (https://www.youtube.com/watch?v=F1JauLUxkkA), et c’est ahurissant de voir que l’on recrute n’importe qui pour n’importe quelle matière. 

    Cependant, j’ai vu d’autres reportages dans le passé où l’on voyait, en caméra plus ou moins cachée, des profs se faire plus que chahuter dans des établissements scolaires qui semblaient de véritables cocottes minutes. 
    Finalement, on se demande pourquoi cet établissement là a du mal à recruter, car les élèves ont l’air plutôt sympas, certes ils bavardent un peu et le « prof » doit les reprendre, mais ils ont quand même l’air d’avoir envie de travailler et de comprendre ce qu’on leur enseigne. 

    Cela date de quand ce manque cruel d’enseignants ? On dirait que les choses empirent d’année en année dans le système éducatif. Avez-vous cette impression ?

    S’il est vrai que la situation empire d’année en année, quelle en est la cause au niveau institutionnel ? Là je ne parle pas de la discipline, des élèves difficiles, des milieux sociaux très défavorisés dont sont issus certains et qui les mettent en difficulté... mais de ce qui a fait que l’école, le collège et le lycée semblent couler à pic. Réformes inadéquates ? Programmes scolaires fantaisistes ? Conditions de travail des enseignants qui se dégradent ? Tout cela en même temps ?

    Je serais intéressée de lire un article écrit par un enseignant (vous ? auriez-vous le temps pour cela ?) faisant non pas un compte rendu ponctuel de la situation actuelle, comme une sorte de photo instantanée, de polaroïd, mais une analyse sur un certain nombre d’années des causes de la dégradation du système tout entier, et en particulier des conditions de travail des enseignants.

    Ca suppose que la personne qui écrira l’article (en ait le temps et l’envie, pour commencer !) enseigne depuis suffisamment d’années pour pouvoir prendre du recul et faire un compte rendu de toutes les réformes effectuées, des mesures prises qui ont eu des conséquences directes sur le travail des enseignants...

    Quand quelque chose se dégrade, c’est toujours très progressif, et c’est justement la raison pour laquelle on ne se rend que rarement compte du processus, et de la gravité de la situation. C’est (un peu) comme un môme qui grandit, les parents, qui le voient tous les jours, s’en rendent moins compte que la tante Machin qui le voit une fois par an et qui s’exclame quand il arrive : « qu’est-ce que tu as grandi ! »

    Mais peut-être un tel article cela a-t-il déjà été écrit ? Ou un livre ?




  • Surya Surya 8 décembre 2016 15:07

    @Duke77

    « Or, vous avez choisi de vivre dans un des pays les plus libéraux qui soit. Enfin, je ne trouve pas très logique que vous, qui avez fait le choix de vivre à l’étranger, de ne pas payer vos impôts comme nous, veniez ensuite déplorer les coupes budgétaires… »


    Ah bon, jj’ai fait le choix de venir vivre ici ? Ecoutez je vous remercie de me l’apprendre, car moi je croyais que mon « exil » était au départ involontaire, et que j’y avais été forcée, mon mari étant britannique et ayant perdu en 2011 son emploi en France (et 3 propositions de boulot en GB, le choix est vite fait...)

    Mais je vous fais toutes mes excuses car il est évident que vous connaissez ma vie mieux que moi même. 

    Les « expatriés-tous-des-exilés-fiscaux », encore une névrose agoravoxienne qui a du mal à se soigner...

    Cela dit, si mon départ a été forcé et ne s’est pas fait sans difficulté, maintenant je peux vous dire que je suis très contente d’être en GB car ici les gens sont charmants, polis, courtois, souriants... etc. 


  • Surya Surya 8 décembre 2016 09:36

    @Surya


    Le com ne s’est pas placé au bon endroit (ps à la rédaction si quelqu’un lit cela : je l’ai déposé à partir du profil de l’auteur à qui je répondais et non sur mon article lui même) donc je vais le reposter au bon endroit. 

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