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Tao David

Tao David

Enseignant Educateur

Dr en Philosophie politique et juridique .
Citoyen intéressé et engagé dans la défense de la Res publica.

Tableau de bord

  • Premier article le 25/09/2006
  • Modérateur depuis le 17/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Tao David Tao David 26 octobre 2010 12:39

    Cher Mevoungou Michel,

    je prends enfin le temps de réagir à vos messages. Tout d’abord, bonjour.
    Je ne sais pas au juste si vous faites du deuxième, troisième ou même du quatrième
    degré. Si c’est le cas, c’est très fort !

    A moins que vous ne m’ayez pris au sérieux ? Ce qui me paraît tout de même impossible. Sauf bien sûr si vous ne m’avez pas lu jusqu’au bout.

    Effectivement, je pense, moi, comme Winston Churchill, que « la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres ». Qu’est-ce que cela veut dire en termes claires. Que finalement malgré ses défauts et inconvénients éventuels, la démocratie surclasse tous les autres systèmes de gouvernements des hommes déjà expérimentés dans histoire. Le système qui lui serait supérieur n’est pas encore inventé.

    Vous dites que vous êtes camerounais. Mais si le contraire de la démocratie, la dictature et autres régimes autocratiques étaient la panacée, le Cameroun, dirigé d’une main de fer par Paul Bia, depuis des décennies, serait un havre de paix.

    L’Afrique dans son ensemble, serait un continent paradisiaque, n’est-ce pas ? Elle est le continent effectivement de l’autocratie et de la dictature depuis cinquante ans.

    Or c’est le continent du non développement économique, de la pauvreté, des guerres de pouvoir, de l’irrespect de l’homme. En terme d’autocratie, Sarkozy y serait un simple apprentis. Même s’il n’est pas mal dans son genre, en tant qu’il est en train de transformer une nation, naguère encore institutrice des peuples du monde, un pays de pleutres, de suiveurs résignés. C’est en cela qu’il est fort dangereux.

    Voici ce que je voulais vous dire, hors du registre faussement humoristique de mon article.

    Bien à vous.

     Tao David.

      


     
     


  • Tao David Tao David 10 octobre 2010 10:21

    Cher Denidid,

    merci pour le compliment. Comme vous-même, je tire une certaine jouissance à la construction d’un texte. Ce n’est pas toujours une réussite malheureusement... mais quand c’est le cas c’est plaisant. Même s’il faut dire que c’est en général quand même le fond qui m’importe le plus. C’est votre cas aussi, j’ai compris en allant lire votre dernier article. Article que je ne trouve aucunement laborieux, soit dit en passant.

     L’analyse est incisive et le portrait du personnage implacable.

    La différence entre les deux articles réside dans leur registre. Pourtant leur préoccupation sont voisine. Le votre est un réquisitoire implacable contre un personnage on ne peu plus nocif pour notre pays ; dans mon article, je prends le parti d’en rire, de rire d’une situation grave. Je crois cependant que le but est le même : participer à nous ouvrir les yeux sur cette politique pathologique et mettre le doigt sur les graves enjeux de l’élection de 2012.

    Pour finir, je dois dire, comme vous, que je suis très étonné du silence de, comme vous dites justement, des thuriféraires face à mon article ; face au votre aussi d’ailleurs, puisque j’ai aussi lu les commentaires. Ont-ils cru que je faisais un vrai éloge de leur maître ? Non, je ne le crois pas !
     
    Se sentent-ils pris à revers ? C’est jusqu’à preuve de contraire mon avis. Ou bien préparent-ils justement leur riposte ? C’est peut-être la vraie raison de ce silence assourdissant.

    En attendant cette riposte salutaire, je vous dis à bientôt.

     Tao David.
     
     



  • Tao David Tao David 10 octobre 2010 09:59

    C’est encore plus grave à y regarder de près. Si on compte ceux qui ont voté avec les pieds,
    ceux qui n’ont pas toute leur tête et qui ont voté par suggestion. Le compte n’y est pas. D’ailleurs, ceux qui se plaisent à répéter qu’il a été élu par 53% des Français, qu’il a reçu le mandat du peuple, se gardent bien de lui suggérer justement de vérifier sa popularité auprès de la nation
    en organisant, une fois au moins dans ce mandat, un référendum. Il aurait pu le faire sur le mini traité européen, ou le faire maintenant sur les retraites.

    Bien sûr qu’il ne le fera pas. Lui et ses partisans voient en notre peuple un simple moyen de profiter du pouvoir et non comme la fin de toute action politique. Il n’y a qu’à voir comment Sarkozy a mis, depuis son élection, notre Loi fondamentale entre parenthèse. Il fait loi par sa seule parole. Dans quel Etat vivons-nous ?
     L’auteur.



  • Tao David Tao David 10 octobre 2010 09:03


    Cher Nometon,

    désolé de n’avoir pas pu répondre rapidement à votre question. Week-end et vie de famille obligent.

    Cette citation est un morceau de dialogue entre Mazarin et Colbert au temps du jeune Roi Louis XIV qu’un Mazarin vieillissant avait entrepris de former aux affaires de l’Etat.

    Dialogue que restitue la pièce de théâtre d’ Antoine RAULT (Le Diable rouge) jouée par Claude Rich, Geneviève Casile... à partir de 2008.

    En copie, ici, Le post qui m’a inspiré la citation : "

    Le cardinal Mazarin au chevet du Président Sarkozy

    01/02/2010 à 15h50 - mis à jour le 01/02/2010 à 16h04 | 1458 vues | 0 réactions


    C’est la trouvaille d’un internaute ce jour, d’un texte trouvé dans « Le Diable rouge » et qui correspond si bien à ce que nous vivons socialement, nous, le bas peuple, qu’il est intéressant de le livrer à la connaissance du lecteur ; comme quoi, même pour le Trésorier de la République, « c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs plats ». A l’heure ou certains experts voient en Nicolas Sarkozy Bonaparte (du temps où Dominique de Villepin écrivait sur Napoléon), pas une seule comparaison avec Mazarin. C’est chose réparée. Voici donc l’extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous Louis XIV :

     

    « Colbert  : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou ?

    Mazarin  : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat ? L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

    Colbert  : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

    Mazarin : On en crée d’autres.

    Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

    Mazarin : Oui, c’est impossible.

    Colbert : Alors, les riches ?

    Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

    Colbert : Alors, comment fait-on ?

    Mazarin  : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser ? C’est un réservoir inépuisable » (Extrait du « Diable Rouge ») 

     

    Notons-le au passage, la nouvelle taxe sortie du Grenelle de l’environnement contre la pollution visuelle, qui va mettre au portefeuille tous les commerces ayant enseigne commerciale, n’est pas plus stupide que l’impôt que Louis XVI imposa aux portes et aux fenêtres des maisons juste avant la Révolution Française…

     

    Et s’il s’agit de savoir quelle considération les grands de ce monde ou « les puissants » ont de nous, le bas peuple, gageons sur la plume acerbe du Marquis de Sade pour nous faire voir la réalité en face :

     

    « Vous voyez cette triste famille, nous dit la pauvresse ; il y a trois jours que je n’ai un morceau de pain à leur donner ; daignez, vous que l’on dit si riche, me mettre à même de soutenir leur triste vie. Oh ! Monseigneur, qui que vous soyez, connaissez-vous Monsieur de Saint-Fond ?

    - Oui, répondit le ministre.

    - Eh bien ! Vous voyez son ouvrage : il a fait enfermer mon mari ; il nous a pris le peu de bien dont nous jouissions ; tel est l’état cruel où il nous a réduits depuis plus d’un an...
    Et voilà, mes amis, le grand mérite que j’avais à cette scène ; c’est que tout en était exactement vrai : j’avais découvert ces tristes victimes de l’injustice et de la rapacité de Saint-Fond, et je les lui offrais réellement, pour réveiller sa méchanceté.

    - Ah, gueuse ! s’écria le ministre en fixant cette femme, oui, oui, je le connais, et tu dois bien me connaître aussi... Eh bien, qu’avez-vous à me reprocher ? J’ai fait enfermer votre époux innocent, cela est vrai ; j’ai mieux fait encore, car il n’existe plus... Vous m’avez échappé, je voulais vous traiter de même.

    - Quel mal avons-nous commis ?

    - Celui d’avoir un bien, à ma porte, que vous ne vouliez pas me vendre ; en vous accablant, je l’ai eu... Vous mourez de faim, que cela me fait-il ?

    - Et ces malheureux enfants ?

    - Il y en a dix millions de trop en France : c’est rendre service à la société que d’élaguer tout cela ; et les retournant avec son pied : La belle graine à recueillir ! » Plus loin :
    « Et pourquoi vivre quand on est pauvre, que la vie ne vous apporte rien ? Alors qu’il y en ait qui meurent, ou qu’on les tue, on sert au bien du pays… Nous, les gens riches sommes comme les dieux ; car nous vivons ici-bas et profitons des bienfaits de la vie comme eux. Comme les étoiles brillent dans le ciel noir, nous éclairons ce bas monde, rempli d’un peuple qui nous envie notre puissance et notre lumière ». (Marquis de Sade – Justine ou Les malheurs de la vertu – Juliette ou Les prospérités du vice)".


    Et merci pour le compliment.


     L’auteur.



  • Tao David Tao David 23 juin 2010 18:39
    Cher Henry Moreigne,vous avez une vision juste de l’état de délabrement moral des gens qui sont au sommet de notre pays. Les intellectuels ou à dire vrai des pseudos philosophes tels que Finkielkraut, inféodés aux idéologies d’un autre âge et au cynisme ambiant, sont justement les faire-valoir de parvenus politiques.

     Fidèle à son idéologie, tout cynique est dur et intraitable avec les pauvres et les faibles, compréhensible et doux pour les puissants et les forts. Tout ceci pour dire que ce type, qui a par ailleurs une production intellectuelle très intéressante et pertinente, n’honore pas la philosophie dans ses prises de paroles médiatique depuis quelques années déjà.
     Aveuglé par sa haine contre tous ces basanés français et par sa volonté de la pureté ethnique et culturelle de la France, il est dans une sorte de folie douce, qui s’aggrave d’année en année. Cela abolit, je crois, tout discernement chez lui.

     Comme Zemmour et toutes sortes de penseurs de cour gravitant autour de l’Élysée, depuis deux ans, ces prétendus intellectuels ont abdiqué de toutes responsabilités incombant habituellement à l’élite intellectuelle française et cela à toutes les époques : à savoir prendre des risques pour oser penser par eux-mêmes et défendre le Vrai et le Juste par delà les intérêts de classe.

    J’ai, moi aussi, écouté M. Finkielkraut, sur France Inter, chez Demoran. A la fin de l’émission, je me suis demandé, mais à quel titre a-t-il été invité, celui-là ? Sans doute, entre autres raisons, pour faire scandale. C’était réussi !!

    Bref, ce bruit permet opportunément de couvrir aussi les récentes affaires politico-financières.

     Je souscris donc à toute votre analyse, claire, nette et pertinente.

                    Tao David.

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