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Euripide_320

Euripide_320

Professeur de géographie en Guyanne.
Sujet du monarque Macron Ier.
Aspirant rousseauïste.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/03/2013
  • Modérateur depuis le 15/07/2013
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Ses articles classés par : ordre chronologique









Derniers commentaires



  • Euripide_320 Vincent O 15 juillet 2013 16:19

    Je suis sincèrement désolé de la longueur de mon article...je l’ai déjà raccourci par rapport à l’original mais il reste confus et embrouillé par moments, je le regretted.

    Mais il me semble, Anaxandre, que vous ne m’avez pas bien compris : je n’identifie nulle part le capitalisme au nationalisme, du moins pas dans le monde où nous vivons aujourd’hui. à l’époque d’Hitler et de Mussolini, le « nationalisme » servait effectivement à promouvoir l’anticommunisme. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation du capitalisme, la nation devient un moyen de resister à son hégémonie.

    Michel Clouscard exprime très bien cela :

    « L’Etat a été l’instance superstructurale de la repression capitaliste. C’est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l’Etat-nation apu être le moyen l’oppression d’une classe par une autre autre, il deviant le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique. ».

    non 667 —> Le FN s’est très bien intégrée au système médiatique ; pourquoi crois-tu que Marine est invitee sans arrêt à la TV ? Après le PS et l’UMP, le FN est le troisième parti à obtenir le plus d’audience télévisée ! Je pense que lui taper dessus est stérile, le taxer de fascisme est ridicule, mais je n’en ferais certainement pas l’apologie...

     

    Quant aux collusions entre le fascisme et l’Eglise, elle était évidente (mais pas systématique !) à l’époque. Aujourd’hui, la religion est bien plus souvent un moyen de resister au capitalisme et de le critiquer (voyez la Théologie de la Libération prone par Chavez !) que d’en faire l’apologie.

    Sinon je viens de tomber sur cet article, passionnant :

    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-instrumentalisation-de-l-137761?pn=1000

     

    à l’origine, le mouvement antifascite remontait aux causes de la naissance d’une pensée fasciste chez certains inidividus, et en premier lieu : les inégalités sociales. Aujourd’hui, il a complètement déserté ce terrain...



  • Euripide_320 Vincent O 9 mars 2013 13:38

    schweizer—> Effectivement, le mondialisme favorise l’uniformisation des peuples derrière un même modèle culturel et politique ; il faut refuser cette uniformisation en proposant une unité autour de valeurs telles l’égalité et le respect de la dignité humaine, ce qui exclut que l’on divise les habitants entre Français et non-Français. C’est à peu près ce que Chavez cherche à faire en Amérique du Sud : une union de nations multiculturelles et cosmopolites mais unies autour d’un accord pour résister aux banques.


    La guerre froide ?! Oui, d’un côté il y avait les staliniens génocidaires, de l’autre les mondialistes génocidaires ; entre l’un et l’autre, il y avait ce qu’on a appelé les non alignés, si tu te rappelles de tes cours d’histoire de terminale. Parmi eux, un certain Charles de Gaulle, qu’on ne peut, je crois, qualifier de gauchiste. Si ? Bref, la mondialisation capitaliste était un projet de Reagan, Pinochet en était un pion, et le Pen a déclaré admirer ces personnalités ; maintenant, par contre, il se déclare contre le capitalisme américain, sans même se justifier ! Je crois que je n’ai jamais vu de revirement plus opportuniste et plus gonflé de la part d’un politique.

    Votre argumentation quant à l’indépendance des anciennes colonies est absolument ignobles. C’est nous qui les avons agressées, réduites en esclavages, qui avons massacré (six millions de morts au Congo !!) leurs peuples ; puis, ensuite, ils ont demandé l’indépendance et l’ont acquis de haute lutte, effectivement. Et vous considérez qu’on ne leur doit plus rien ? 
    Ils ont voulu l’indépendance, ils l’ont eue, ils doivent faire avec.

    Très bien, de votre point de vue, c’est comme si les métropoles avaient dit à leurs colonies : « parfait, après avoir détruit vos infrastructures économiques, pillé vos ressources les plus importantes, assassiné ce qui faisait la vitalité de votre population, nous acceptons votre demande, nous partons et vous laissons dans cet état ».
    C’est absurde, nous avons une dette envers tous ces pays ; ça ne nous coûte rien : il nous faudrait quelques milliards seulement pour annuler toutes les dettes que tous les pays africains nous doivent ; quelques autres milliards pour contribuer à un Fonds International de Solidarité (dans le programme du FdG) afin d’aider les pays d’Afrique à développer leurs systèmes de santé et d’éducation. Si seulement on arrêtait de payer notre dette envers les banques, qui nous coûte 50 milliards par an, nous pourrions largement réaliser ces projets.

    Vous dites qu’il y a infiniment d’autres priorités. 24.000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde, soit 10 millions en un an, soit un véritable génocide perpétré par la famine, et vous osez parler d’autres priorités ???
    Bien sûr qu’en France il y a aussi une misère noire, une grande pauvreté, un gouvernement oligarchique qui fait entrer la France dans la mondialisation capitaliste ; c’est pour ça qu’il faut augmenter le Smic à 1.700€, bloquer les prix des HLM, décréter une VIème République ! Vous me parlerez d’argent : où la trouve-t-on ? Chez les riches, ces fameux 1% de milliardaires et de millionnaires qui infestent la terre entière et captent pour eux seules de fruit de la sueur de milliards de travailleurs. En France, nous avons 2.6 millions de millionnaires : avec ça, nous pouvons à la fois régulariser tous nos sans-papiers, contribuer au développement des pays d’Afrique, et éradiquer la pauvreté le système oligarchique en France.
    Je me trompe ?


  • Euripide_320 Vincent O 9 mars 2013 01:04

    J-J R —> Vous devez ignorer jusqu’à l’orientation générale du programme du Front de Gauche pour affirmer une telle chose ! Avez-vous lu l’humain d’abord ? Vous êtes-vous renseigné sur les positions de Mélenchon à propos du protectionnisme ?

    Le FN est un pot-pourri populiste au sens le plus dépréciatif du terme, qui surfe sur les vagues de haines courantes, avec un discours anti-immagrationniste et anti-musulman (ne me dites pas que l’intégrisme muslman favorise le mondialisme ?!...). Mais expliquez-moi en quoi le programme du Front de Gauche est « mondialiste » ? Parce que c’est celui qu’a appliqué Chavez au Venezuela ! Je précise que je suis le plus anti-mondialiste qui puisse être. Et s’il y a quelque chose que je ne supporte pas, c’est de voir cette analogie faite entre le PSUV Chavez et le Pen, comme si un ex-parti reaganien qui parle sans arrêt d’immigration, d’Arabes et de criminalité pouvait être comparé avec un parti marxiste qui fonctionne sur une matrice de lutte des classes et d’unité du peuple (et des peuples) face aux banques.

    (En outre, avoir pour surnom J-J R et faire l’apologie des le Pen est (selon moi) contradictoire, ou alors vous avez mal interprété le contrat social ou le discours sur l’inégalité ; mais là n’est pas le sujet^^).

    Jacques Lemière : « certes il a fait du bien aux pauvres mais il a aussi appauvri son pays !!! ».
    Bravo ! Bravo pour cette phrase ; je vais vous poser une question : à quoi sert d’enrichir son pays si ce n’est pour que cela profite aux pauvres ?? Chavez n’a certes pas fait ce qui est le plus utile pour impulser une forte croissance à son pays ; mais il a réduit la pauvreté : à quoi sert de faire de la croissance, de la productivité, une fin en soi ??? C’est cet argument qui me fait hurler de rire à chaque fois avec les libéraux !
    wperrad—> Et alors ???? La productivité a chutée de 222% Et alors ??? La majorité du peuple a profité des politiques sociales de Chavez, c’est à dire qu’en produisant moins mais en répartissant mieux, le niveau de vie moyen a augmenté : n’est-ce pas la preuve incontestable de la réussite du socialisme, de la supériorité de l’impératif d’égalité à l’impératif de croissance ???
    Avant Chavez, on produisait plus de pétrole, mais 50% de la population vivait sous le seuil de pauvreté : à quoi sert de produire autant si la majorité des gens ne peut en profiter ???

    Dany Romantique—> Juste objection : Chavez a trahi sa propre constitution, et on peut lui reprocher une personnalisation excessive du pouvoir. Mais rappelez-vous du référendum révocatoire : le peuple aurait pu virer Chavez lorsqu’il a pris cette décision : il ne l’a pas fait !


  • Euripide_320 Vincent O 8 mars 2013 01:10

    J-J R —> Les soi-disant hommages des lepénistes à Chavez ne sont pas à prendre au sérieux : Chavez et le Pen ne sont pas sur une même longueur d’onde, il ne faut surtout pas être tenté par cette comparaison. Si vous voulez une preuve tangible, Chavez a comparé le candidat mondialiste Henrique Capriles à ... Jean Marie le Pen, qui voulait réduire l’immigration, en se faisant passer pour un socialiste, tout en restant capitaliste :



    Navré pour les soralistes, mais Chavez lui-même n’aime pas la dynastie le Pen, c’est le moins qu’on puisse dire.

    à ceux qui me reprochent d’avoir pris un parti pro-Chavez trop visible, j’essaye de faire un contrepoids par rapport à la majorité des « vérités » que l’on entend partout, sur toutes les chaînes de TV (France 2 encore, ce matin...) et sur la majorité des journaux.

    Merci aux messages d’encouragement.

    à ceux qui pensent que le modèle de Chavez n’est pas exportable parce qu’il s’appuie essentiellement sur le pétrole, ce n’est pas un argument : le Venezuela n’est pas un pays plus riche que les autres, seulement sa richesse nationale est le pétrole comme la notre est le tourisme, par exemple, ou celle des japonais les produits de luxe...il suffit de nationaliser les revenus privés (que ce soit le pétrole ou d’autres, peu importe) pour les redistribuer dans les services publics ; ce modèle est donc universalisable, contrairement à cet autre argument fréquemment repris dans les médias.

    Carl—> Bien sûr, la politique venezuélienne n’est pas sans tache ; et, à coup sûr, ce n’est pas la politique socialiste de Chavez qui a fait augmenter la compétitivité au Venezuela. Mais peut-être faudrait-il se poser cette question essentielle : la compétitivité est-elle une nécessité ? Car malgré la mauvaise compétitivité du pays, tu remarqueras qu’il a réduit la pauvreté en un temps record, et que le PSUV est resté au pouvoir par la volonté du peuple pendant quatorze ans. à l’inverse, tous les pays européens qui ont voulu jouer sur la compétitivité (la France d’Hollande, l’Allemagne de Merkel....) ont fait augmenter leur pauvreté. Coïncidence ? Je ne crois pas...


  • Euripide_320 Themistocle 7 mars 2013 01:01

    Spartacus, je tiens à répondre à cet argument, qui est majeur. NON, l’égalité n’est pas un but pour le communisme (je ne suis pas communiste, mais admetons), c’est un moyen de réduire la pauvreté ; vous jugez les pays selon leurs critères de production, Spartacus, mais imaginez le pays le plus productif au monde qui répartirait toutes les richesses produites entre les mains d’un seul homme : à qui cela profiterait-il ? Vous voyez bien qu’il faut un minimum d’égalité !

    Concernant le Venezuela :
    -1999 : 50% de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ; coefficient Gini de 49.
    -2013 : 24% de personnes vivant en dessous de ce seuil, coefficient Gini de 40.5
    En l’occurrence, l’égalité n’est pas une fin mais un moyen de réduire la pauvreté.

    à chaque fois qu’on a préconisé le modèle économique dont vous semblez faire l’apologie (libéralisme), la pauvreté a augmenté.
    -Angleterre de Thatcher : 8% de pauvres avant son arrivée au pouvoir ; 22% quand les conservateurs quittent l’Etat.
    -Chili : 48% de la population chilienne vit sous le seuil de pauvreté lorsque Pinochet quitte le pouvoir après quinze ans de libéralisme
    -Amérique latine dans l’ensemble, observez ce diagrame :

    C’est presque caricatural. Années 90 : grande période néolibérale, les gouvernements privatisent, s’endettent, font doubler leur croissance en même temps que leurs inégalités...la pauvreté est très forte. Années 2000 : premiers gouvernements de gauche en Amérique latine (Chavez, Lula), suivis par les autres en 2008 (Morales, Correa) : la pauvreté chute !
    Il n’y a pas de secret : la pauvreté diminue partout où les socialistes passent au pouvoir !
    Il ne s’agit pas de donner la même chose à tous, il s’agit seulement de donner à ceux qui ont le moins de quoi vivre dignement. C’est tout. Le jour où un gouvernement libéral réussira à faire ça, prévenez-moi.

    Quand à l’argument des dictatures communistes...lisez Marx : « l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes ; le régime communiste est un régime républicain ». Tout est dit. Staline et Mao étaient des capitalistes d’Etat.
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