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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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Derniers commentaires



  • Thierry LEITZ 16 février 2010 16:36

    Interessant en effet. Le liège est un matériaux sympa, léger et ignifugé qui mérite un peu plus de respect que de rester cantonné au simple bouchon à pinard...

    Dans les matériaux de construction, l’isolation ou les véhicules allégés, il a surement des applications pratiques et éco à découvrir.

    Faudra-t-il attendre que des sylviculteurs portugais soient à la rue pour y penser ? Sur que Boris n’en est pas...



  • Thierry LEITZ 16 février 2010 16:28

    Les sociétés sont le résultat d’un esprit dominant, celui-ci n’étant pas reluisant en terme de grandeur éthique, ce que vous nommez spiritualité, pas étonnant que les choses régressent.

    A l’heure où l’on a, plus que jamais, besoin d’égalité et de fraternité, de capacité à réduire sa propre aisance au profit d’autres pour apaiser tout le corps social on observe le repli sur soi et la peur.

    Cet article, assez réaliste hélas, est même de nature à encourager ces réflexes. 

    Ceux qui pronent le retour à l’impôt progressif, à la modestie de l’Etat, à la priorité sociale sur la compétition internationale, à la fin des dépenses militaires et au respect modeste de l’environnement, ceux là sont méprisés comme utopistes.

    Très bien. Le monde est mauvais de par l’oubli de ces choses, et donc, comme remède, allons franchement et plus loin dans l’erreur : la guerre.

    Dieu est du côté des utopistes. La justice passera les injustes aussi.



  • Thierry LEITZ 15 février 2010 20:08

    Terran,

    Revenez au fond : le coût d’une éventuelle électricité issue de la fusion (hypothèse très optimiste) serait tel que seuls les pays les plus riches, peut-être 10%, possédant à la fois les technologies et les compétences pourraient y accéder.

    Pour des prétentions du genre « énergie de demain » « énergie de l’humanité » avec des caricatures du genre,« l’énergie tirée de l’eau de mer », c’est moyen.

    Le bouquet renouvelable n’aspire pas de subventions publique de cet ordre. Si certaines voies sont peu efficaces, la plupart s’appuient sur du concret, avec des résultats encourageants et des réussites avérées, à l’inverses des tentatives sur la fusion, où, pour produire 1 Kw, je dois d’abord en injecter 1 000 000 dans une machine à 500 millions de $ !
    Or, un peu d’électricité, livrée régulièrement à un tarif modique contribue au développement sanitaire et intellectuel humain. Comme l’eau potable par ailleurs.

    Mais les délires futuristes hors de prix posent problème. L’argent public se raréfie, on le gaspille sans vergogne et cela nous mène tous à la faillite. Il y aurait tant à faire pour le bien de tous. Mais non, pas assez « exiting ». La coloniation de Mars, çà, çà a d’la geule".

    Que des politiciens véreux inspirés par des lobbys funestes fassent la promotion de ces folies, soit. Mais que les payeurs -à vie- (nous et nos enfants) applaudissent d’avance, c’est à vous faire désespérer de la sagesse humaine.



  • Thierry LEITZ 15 février 2010 18:47

    ITER est le type même du rêve Prométhéen : apprivoiser le feu des dieux pour l’apporter aux hommes. Si le mythe grec présente Prométhée en héros au service des hommes, on peut en douter concernant les ingénieurs, savants et hommes d’affaires qui vendent ITER aux politiques mais qui ont SURTOUT intérêt à sa réalisation ? Son succès n’a aucune importance pour eux ; c’est de l’argent public, il n’y a pas d’obligation de résultats, seulement de moyens, disproportionnés d’ailleurs avec les chances de réussite.

    AUCUNE entreprise mrivée ne prendrait un tel risque avec des fonds privés.

    ITER va s’installer dans le 13, val de durance à 20 kms au sud de Manosque au coisement du var 83 et du 04. C’est une zone très ensoleillée : plus de 300 jours de soleil par an. Autour d’immenses étendues de forêt séche, désertes et rocailleuse. De quoi implanter discrètement des milliers de m2 de panneaux PV dont le rendement progresse et les coûts chutent. Le soleil n’envoie pas de facture et il est plus durable qu’aucune centrale imaginée par l’homme. Pas de nuisances ni de risques, rentabilité immédiate en terme de production-vente. Cà, c’est du SUR.

    Le bouquet des ENR associé à la sobriété énergétique est la voie sage aux défis de l’énergie. Iter est le fruit de la mégalomanie et du refus de reconsidérer le système dans son ensemble. Même si -miracle- Iter et ses suites fonctionnaient, se serait à un coût tel que le Kw/h deviendrait une denrée de luxe réservée aux plus aisés vivant dans les pays les plus avancés. Soit pour 10% du peuple mondial.

    Mais j’oubliais, il suffit de tuer les 90% de pauvres en surnombre... Comme çà, on est tranquille.



  • Thierry LEITZ 15 février 2010 13:58

    J’ai posté sur Naturavos cet article en avril 2007. Trois ans après et beaucoup de terrassement et renforcement routiers, ITER reste un chantier coûteux aux résultats vagues repoussés dans un avenir lointain qui n’attendra pas ITER pour nous surprendre.

    « On parle beaucoup de l’EPR (European Pressurized Reactor) grâce au débat écologiste et récemment des actes militants de Greenpeace. Mais sur ITER, rien. C’est dommage pour au moins trois raisons :
    1. ITER est un projet extrêmement complexe et coûteux : 10 à 15 milliards € sur 10 ans au moins, la moitié à la charge de la FRANCE, pays hôte.
    2. ITER pour être »apprivoisé« durant 30 ans, ne produira pas de courant électrique, mais consommera l’équivalent de 2 réacteurs nucléaires.
    3. ITER n’a fait l’objet d’aucun débat public d’ampleur national en rapport avec l’ampleur de son coût pour le contribuable.
    Quelques rappels utiles :
    L’International Thermonuclear Experimental Reactor est né en 1985 de la volonté Gorbatchev de marquer la »détente« par une collaboration scientifique sur le défi de maitriser la fusion nucléaire.
    La fusion nucléaire, qui est à l’oeuvre au coeur des étoiles, donc dans notre bon vieux soleil, est une réaction atomique (H2 fusionne avec H3 pour former un Hélium4 +1 neutron rapide) libérant une énergie prodigieuse. On a pu en prendre la mesure lors des essais des bombes H (hydrogène).
    Pour amorcer la réaction de fusion, il faut susciter une chaleur de plusieurs millions de degrés ; les atomes légers d’hydrogène H2 et H3 soit le deutérium et le tritium qui sont des »variantes" (isotopes) de l’hydrogène H abondant dans le milieu naturel. H2 est plus rare, mais présent, H3 n’existe qu’en très haute atmosphère et il faut le produire en masse, ce qui est très délicat vu son extrême volatilité. De plus il disparaît vite (1/2 vie de 12,3 ans). Le tritium, nocif pour les être vivants, est l’ingrédient incontournable des bombes H ; du fait de sa faible durée, il faut le renouveler régulièrement au coeur des ogives.

    ITER ambitionne de reproduire la fusion en « éprouvette », dans un tunnel torique de 840 m3 garni d’aimants supraconducteurs permettant de « repousser » le plasma (le gaz en « fusion ») sur lui-même car aucune barrière matérielle ne résisterait aux 200 millions C° requis. C’est ce qu’on appelle le « confinement magnétique » du plasma. Dans le soleil ce confinement se fait par la gravité de l’astre immense, c’est le confinement gravitationnel, impossible à reproduire sur terre. L’autre moyen de confiner un plasma extrême est de l’entourer de supers-laser qui le bombardent simultanément : c’est le confinement inertiel, mais les volumes de plasmas sont faibles. Ces plasmas sont, outre leur chaleur extrême, terriblement difficiles à maintenir : des centaines de pages d’équations complexes décrivent les process de création et maintien du plasma.

    ITER doit permettre de maintenir un plasma d’un volume de 840 m3 pendant 400 secondes avec un rapport énergétique positif, (énergie consommée pour énergie produite) ce qui n’a été atteint à hauteur de 1,25 qu’une fois au Japon dans le JT60 en 1998, mais pendant 1/100è de secondes. Honnêtement, il faut reconnaître que les énergies nettes produites sont toujours très faibles et obtenues au prix d’efforts énergétiques et financiers colossaux. Et ces essais durent depuis près de 50 ans. Pourquoi une telle obstination dans une voie si peu prometteuse ?

    Je risquerais trois explications :

    1.Des sommes de financement public (internationaux) qui font fantasmer les élus locaux ainsi que les partenaires industriels du projet,

    2.Des arrières pensées militaires, car tous les pays dans ITER sont déjà des puissances atomiques et les recherches d’ITER pourraient leur servir...

    3.Des savants passionnés par le défi et le prestige lié à l’étiquetage de progrès absolu attaché ITER, « l’énergie de demain, propre illimité et presque gratuite » et particulièrement séduits par la vie douce et aisée à Cadarache, France.

    Les prix Nobel de physique, le Pr Koshiba (2002) et Pierre-Gilles de Gennes (France 1991) ont souligné les carences scientifiques et technologique du projet. Si on met ces dernières en relation avec son coût on ne peut qu’aboutir à son rejet comme projet d’avenir à valeur humaniste. On comprend aussi la médiocrité du débat public associé, présenté par des promoteurs du projet s’adressant à un public insuffisamment formé pour exercer un droit de critique pertinent.

    J’invite tous les lecteurs à s’informer sur ITER, dont les travaux de terrassement viennent juste de démarrer . Le plus couteux est devant nous. Je ne parle pas des risques d’accident car j’admets qu’ils sont limités : en effets, les physiciens et ingénieurs de haut niveau sont des gens instruits et très bien payés : ils ne risqueront pas leur (belle) vie pour la science.

    Les vrais dangers d’ITER sont plutôt 1/ dans le gaspillage de fonds publics tant utiles pour le bien public (latin res publica : la République) et déjà en manque vu l’énormité de la dette, et 2/ dans la promotion obstinée d’une société toute axée sur la consommation de bien et services, la croissance (des profits) et la supériorité nationaliste économique ou militaire, soit toutes choses qui contribuent à créer un monde affreux dans lequel j’ai honte d’envoyer mes enfants."


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