35 ans, ingénieur Télécom de formation. Je suis consultant en solutions pour centres d'appels chez un grand intégrateur Européen.
Je suis également webmaster de http://www.paris-vientiane.fr
xbrossard
Déjà, si votre banque coule, ne croyez pas que vous pourrez vous abstenir de rembourser votre crédit : votre banque sera forcément prise en mains soit par un repreneur, soit par un liquidateur qui aura pour mission de récupérer tout l’argent qui est dû à la banque pour payer les créantiers. Et ne comptez pas sur le liquidateur pour vous oublier.
Ensuite, vous disposez d’un bien immobilier. Vous ne possédez donc pas rien contrairement à ce que vous dites. La valeur de ce bien dépend fortement du marché, de la loi de l’offre et de la demande (demande solvable). Une crise économique grave engendrera un effondrement de la solvabilité des ménages. Il y a donc de fortes chances que votre bien perde de sa valeur par rapport à son "plus haut" de 2006/2007. C’est vrai que ca ne vous changera pas la vie, car votre maison, vous l’habitez et si un jour vous la revendez moins cher, se sera pour en racheter une autre moins chere aussi... donc rien de dramatique... mais ca correspond malgré tout à une forme d’apauvrissement dans l’hypothèse d’un usage de cet argent ailleurs que dans l’immobilier, et à une tres mauvaise affaire pour vous si vous avez acheté récemment (lorsque les prix étaient au plus haut) : en patientant quelques années en location, vous auriez pu vous payer bien mieux pour le même prix.
Et surtout, mais ca a déjà été dit, le gros risque de la crise pour ceux qui ne possèdent rien c’est
1- de perdre leur emploi et de ne pas en retrouver avant longtemps (situation dramatique)
2- que, si la crise atteint un niveau très élevé, l’état se retrouve en situation de quasi-faillite (il est déjà tres tres lourdement endetté, et les dépenses sociales augmentent alors que ses revenus diminuent), et ne puisse plus assurer convenablement le financement des services de base dont vous bénéficiez (entretien des infrastructures, prestations sociales, système éducatif et santé...). Là, on ne parle plus de situation dramatique mais de cataclysme
Autre risque : le fait que les états se sur-endettent pour financer des plans de relance à l’efficacité douteuse (ils ne sont utiles qu’à tres court terme pour éviter un effondrement systémique du système financier) risque d’avoir une conséquence tres grave : une forte dévalorisation de nos monnaies (en fait d’abord et surtout le dollar US, mais aussi potentiellement l’euro par effet rebond). La conséquence immédiate serait une inflation très forte... mais attention, pas une inflation sympa comme dans les années 70/80 (hausse des prix mais aussi des salaires)... car là, ca serait de l’inflation sans croissance, donc sans hausse des salaires... de quoi massacrer le pouvoir d’achat de ceux qui ont la chance de ne pas avoir perdu leur travail.
Bref, vous voyez, riche, pauvres ou mi-riches, tout le monde doit craindre la crise... personne ne sait jusqu’où ca ira. Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle était inévitable et qu’elle est nécessaire pour purger certains excès des marchés (dans le domaine immobilier par exemple, où les prix des biens avaient atteint des niveaux sans commune mesure avec les fondamentaux économiques de nos pays... ca ne pouvait que péter et encore heureux car la plupart des nouveaux arrivants sur le marché en sont exclus ; et les rares qui arrivaient encore à acheter -je rappelle qu’il s’agit simplement de se loger- le faisaient dans des conditions de risques et d’efforts -durées d’emprunt, taux d’endettement- tout bonnement délirants). Le tout est de savoir jusqu’où ca va aller et quand ca va s’arreter. D’autre part, comme dans tout bouleversement de situation, certains s’en sortiront mieux que d’autres.... en ferez vous partie ? bien malin celui qui sait répondre car les systèmes économiques et financiers qui régissent largmeent notre monde sont devenus monstrueusement instables.
ok sur vos propositions concerant le mode de scrutin. On devrait aussi bien pouvoir voter "pour" un candidat que "contre" un autre.
Que pensez-vous de cette proposition (pour une présidentielle) :
"Limitation à 100 du nombre de signatures nécessaires pour se présenter au premier tour, afin de faciliter l’émergence de nombreux candidats, indépendants des partis (ou plusieurs candidats dans un même parti)
Premier tour = sélection de la liste des 10 ou 15 candidats retenus pour le second tour (chaque électeur donne la liste des 10 ou 15 candidats qu’il souhaite voir présents au second tour)
Deuxième tour : sélection du président par système de notation de chaque candidat par les électeurs : -20 (surtout pas celui là), -10 (je ne préfèrerais pas celui là), 0 (ça ne me gèrerais pas que ce soit lui, mais je ne le soutiens pas particulièrement), +10 (pourquoi pas, ce candidat est pas mal), +20 (Oui, voila celui que je souhaite le plus voire élu). Le candidat ayant la meilleure moyenne gagne.
Ce système permet au votant de pénaliser les candidats qu’il ne souhaite absolument pas voir élus, d’exprimer son insatisfaction éventuelle face au choix des candidats (abstention), d’exprimer son soutien à plusieurs candidats qui ne se départageraient pas suffisamment à ses yeux ou plus traditionnellement de soutenir fortement l’unique candidat que le satisfasse." ?
Bon par contre, pour votre idée de voter pour un programme et non un homme, je ne pense pas que ca soit tres réaliste : vous ne pouvez pas voter pour des lois qui ne sont pas encore rédigées.
Vous ne pouvez qu’accorder votre confiance en une personne qui fera son possible pour faire progresser les lois dans le sens qu’il vous aura présenté.
Alors, oui, c’est un défaut majeur de nos démocraties : le peuple est à la merci de tout habile démagogue pret à promettre n’importe quoi. Mais je ne vois pas comment vous pouriez obliger un élu à tenir ses promesses une fois élu... c’est matériellement impossible et ca obligerait à court circuiter tout débat démocratique (parlementaire...).
Quant à vos craintes vis à vis du vote électronique, je les comprend, mais c’est antinomique avec votre volonté de disposer de mode de scrutin évolué : la seule maniere réaliste de pouvoir les mettre en oeuvre, c’est justement d’automatiser les calculs de résultats... donc de passer par le vote électronique
"Nul n’est censé ignorer la loi" !
comment voulez-vous espérer respecter cette devise avec le système législatif actuel ?
Impossible d’espérer monter une entreprise en France en respectant à 100% la loi sans faire appel aux couteux services d’un expert juridique
Sur de nombreux sujets, les avocats ou juges ne sont eux même pas d’accord sur la bonnne facon d’interpréter et d’appliquer la loi tellement elle est devenue complexe.
Les lois et reglement divers , non contents de remplir des livres entiers, sont souvent écrits dans un langage juridique spécifique incompréhensible au non spécialiste.
Bref, les pauvres citoyens que nous sommes, même "éduqués", sont à des années lumière de "ne pas ignoer la loi"
Nous sommes soit-disant un pays de "liberté", mais la loi restreint nos libertés un peu plus chaque jour (pour le meilleur et pour le pire) !
Bref, une simplification est un doux reve... une belle utopie.