Financer sa dette par création monétaire était possible autrefois quand on avait une forte croissance économique, c’est-à-dire jusque dans les années 70. Mais aujourd’hui avec notre ridicule taux de croissance, ce serait l’hyperinflation assurée. Il n’existe pas de solution miracle pour continuer de vivre au-dessus de nos moyens car on ne peut pas faire des dettes à l’infini sans jamais en assumer aucune conséquence. Tout cela n’est qu’une arnaque intellectuelle !
Sisyphe a écrit : « Vous avez lu, par hasard, entre autres, le programme du Front de Gauche ? »
A quoi pensiez-vous que je faisais allusion en parlant d’arnaques économiques ?
La crise est planétaire et elle ne disparaîtra pas avant que ce qui cloche sur cette planète cesse de clocher. Or ce qui cloche, ce sont des peuples occidentaux qui ne travaillent pas assez et vivent au-dessus de leurs moyens. La crise s’arrêtera donc quand les peuples occidentaux finiront par admettre qu’ils ne sont plus aussi riches qu’autrefois et doivent vivre et travailler comme des gens plus modestes. Vous pouvez voter pour le front de gauche et démondialiser à tout va, ce sera en pure perte, car vous ne ferez que hâter votre déclin. Ça fait longtemps que certains nous annoncent le naufrage. Jusqu’à présent ça a toujours été de la blague, sauf qu’aujourd’hui, c’est pour de vrai ! Or vous êtes une troisième classe, mon pauvre...
Si j’avais l’âme d’un infâme profiteur, j’aurais au contraire tout à gagner à ce que les arnaques économiques de votre front de gauche soient mise en œuvre car la ruine de ce pays auxquelles celles-ci contribueraient inévitablement ferait ensuite plus sûrement mes affaires que les vôtres. Vous êtes protégé des vents féroces du marché parce que votre pays est encore riche. Mais dès lors que ce ne serait plus le cas, dès lors que serait écroulé par la faute d’une troupe de communiste, le dernier mur de la grande puissance économique française, il n’y aurait plus rien pour vous protéger de la férocité des lois du marché.
Je ne suis pas sourd à la détresse de mes semblables ! En ces temps difficiles, l’effort de solidarité doit être plus intense que jamais. Mais il faut bien voir que ce qui jette ces gens dans la rue, c’est la crise or contre la crise, nous sommes impuissants. Tout ce que nous pouvons faire c’est nous rassembler et nous soutenir mutuellement en attendant la fin de la tempête. S’indigner est une perte de temps, l’expression la plus tragique et inutile du désespoir. Les Grecs hurlent et brûlent leur pays en ce moment même, mais qu’en tireront-ils ? Ça ne changera rien à leur vie, ça risque même de la compliquer davantage.