Mon pauvre foufouille, tu n’aurais jamais pu devenir riche toi. Car pour devenir riche mon ami, il faut le vouloir. Ce n’est pas le hasard qui fait que certains deviennent riches ou ministres ou président de la république. Ils le deviennent parce qu’ils en ont envie plus que tout et qu’ils cherchent à y arriver par tous les moyens. Celui qui n’a jamais cherché à devenir riche ne risque pas de le devenir pas par hasard ou alors seulement par le hasard du loto et auquel cas, la question est de savoir combien de temps il le restera, s’il ne sait pas protéger son capital de la rapacité de ses semblables...
Alors selon vous, parce que Mélenchon a le soutien d’un million d’électeurs, il serait mieux fondé que les rédacteurs en chef des journaux pour décider du traitement de l’information...
Eh bien c’est du joli !
Sarkozy avait donc également d’après vous toute légitimité pour imposer ses vues aux rédactions des chaines de télé et de journaux puisque que ses idées avaient été approuvées par plus de 53% des électeurs... C’est bien ainsi que vous voyez les choses ?!
Cette uniformité de l’information dont vous parlez est le fait du pouvoir politique. Les grands médias français sont tous la propriété de groupes qui vivent principalement de marchés publics. Aussi, quand le Président lui-même ou dans une moindre mesure, un président potentiel comme DSK ou Aubry appelle le patron d’un journal ou d’une chaîne pour se plaindre du traitement de l’information, eh bien on lui obéit car l’on se dit qu’un jour, cet homme ou cette femme pourrait bien être président et faire payer à l’actionnaire sa mauvaise volonté. Le traitement de l’information par nos médias est donc constamment le reflet des équilibres politiques entre les deux partis de pouvoir que sont le PS et l’UMP. Les Mélenchon et les Le pen ne contrôlent pas la machine et en sont bien souvent les victimes quand ils agacent un peu trop l’UMP et le PS.
Tout le problème vient à mon sens du fait que les chaînes de télé ne sont pas nées comme aux USA de la volonté d’entrepreneurs privés mais d’une volonté politique. Les politiciens ont ensuite vendu les chaînes à des groupes privés qui avaient leurs faveurs (ceux qu’ils pouvaient contrôler par l’intermédiaire des marchés publics), permettant ainsi à ces entreprises de bâtir des empires de la communication entièrement soumis au pouvoir politique qui les nourrit.
Ne jouez pas les hypocrites ! Vous avez vu et entendu comme moi Mélenchon insulter les journalistes parce que l’un d’eux ne lui posait pas les questions auxquelles ce monsieur avait envie de répondre. Mélenchon s’estime en droit de dire aux journalistes quels sujets ils doivent évoquer avec lui afin qu’il puisse leur répondre à son avantage !
Mais on est où là en Chine ?!!! C’est du concentré de sarkozysme, ça !!
Imaginez un instant que Sarkozy ou Fillon n’hésitent plus à se comporter de la sorte dès que les journalistes ne leur posent pas les bonnes questions, celles auxquelles il plaît à ces messieurs de répondre ?