Ce manque d’originalité est une conséquence de la loi de 1986 qui impose aux radios des quotas de musiques françaises : 60% de musiques françaises dont 10% de nouvelles productions par heure en moyenne. Avec des quotas aussi exorbitants et stricts, tu imagines qu’il est impossible de faire explorer aux auditeurs la richesse des musiques du monde. Pour se garantir une audience raisonnable, les radios choisissent donc toutes de reprendre toujours les mêmes vieux titres français qui s’écoutent le mieux, accompagnés de quelques productions américaines et des 10% de nouvelles productions françaises généralement sans intérêt.
Bref, si tu veux entendre de bonnes radios avec des programmations variées et éclectiques, il faut écouter des stations étrangères. Les radio belges ne sont pas mal et puis grâce au Net, nous ne sommes plus contraints de nous limiter à ce que l’état nous autorise à entendre sur les ondes.
Cette pierre comme toutes celles qui forment ma maison sont à moi et s’il vous vient à l’idée de m’en chouraver une, je vous jure que ça va barder sérieusement pour vous... :->
Moi, ce pour quoi je paye, c’est pour un confort de vie qu’envieraient des milliards d’hommes et de femmes sur Terre : des hôpitaux avec des médecins compétents quand je suis malade ou que je me blesse, des écoles et des universités qui ont fait de moi un docteur et en feront de même, je l’espère, pour mes enfants. Je paye pour avoir de l’eau en abondance quand j’ai soif, de l’électricité pour m’éclairer le soir. Je paye pour m’asseoir devant mon écran de télé avec mon plateau repas bien garni. Je paye pour un réfrigérateur qui me fait de bonnes boissons bien fraîches en été et pour des radiateurs qui me tiennent chaud en hiver.
Mais je paye aussi pour permettre à certains de prendre leur retraite, de bénéficier d’allocations chômage et de remboursements de leurs frais médicaux. Je paye pour donner un RSA à ceux qui sont en grandes difficultés ou pour fournir des habitations à loyer modéré à ceux dont les revenus sont trop faibles. Je paye pour vivre dans une société solidaire et bienveillante qui, malgré ces nombreux défauts, m’offre un cadre de vie d’une rare qualité en ce monde.
Je paye pour vivre dans une société qui a fait le choix du capitalisme et de la démocratie et, s’il m’arrive parfois de penser que cette société devrait faire encore mieux, pour rien au monde je ne voudrais la quitter. Je n’ai d’ailleurs qu’à voir tous ces immigrés qui tentent chaque année de rejoindre mon pays à toute fin et quelques fois au péril de leur vie, pour réaliser combien ils sont nombreux sur Terre les hommes qui auraient aimé que leurs ancêtres fassent comme les nôtres (ou ceux des Japonnais), le choix du capitalisme et de la démocratie...
Et bien sûr, il ne vous viendrait pas à l’idée de vous demander pourquoi des hommes qui avaient rejeté l’économie de marché et se nourrissaient des saintes écritures marxistes ne se sont pas montrés plus doués que les capitalistes pour créé une société égalitaire idéale. Car au fond, si le capitalisme est la source de tous les maux, pourquoi les mêmes maux se répètent-ils alors même alors que le capitalisme n’est plus ? En vérité, les soviétiques ont appris à leur dépens ce que les capitalistes avaient découvert bien avant eux, c’est-à-dire que lorsque l’on donne la même somme d’argent à tout le monde quelle que soit la nature et la quantité de travail fourni, les hommes sont alors saisi d’une irrépressible propension à ne plus rien foutre. La seule façon de les ramener au boulot, c’est soit de leur offrir quelques avantages (et adieu l’égalitarisme) soit de leur promettre le fouet. La dictature stalinienne a fait l’un et l’autre avec succès pendant un demi siècle... Il a fallu attendre que Gorbatchev rétablisse les libertés politiques et remise donc le fouet au placard pour que la machine se grippe et s’effondre, minée par la crise économique (plus personne ne bossait, forcément !).
Comment peut-on appeler une société libre, démocratique et régit par un modèle économique collectiviste ? Car c’est précisément ce que Gorbatchev avait fait de son pays, juste avant que l’URSS ne s’écroule, rongé par la plus insoluble crise économique de son histoire. Vous ne voulez retenir de l’URSS que les années de la dictature collectiviste stalinienne. Vous oubliez à dessein que ce n’est pas la dictature stalinienne qui s’est effondrée en 91 puisque Gorbatchev y avait déjà mis fin lui-même. Ce qui s’est écroulé c’est une société démocratique régit par une économie collectiviste. Bref une société communiste quasiment idéale.
videmment, vous pourriez objecter que la société soviétique n’était pas aussi égalitaire que l’avait voulu Marx. C’est un fait ! Cependant, ne vous êtes-vous jamais demandé comment il se faisait que des Russes débarrassés de l’économie de marché et abreuvés depuis leur plus jeune âge des saintes écritures marxistes, n’aient pas mieux réussi que les capitalistes a susciter une société réellement égalitaire ? Si le capitalisme est source de tous les maux pourquoi les mêmes maux réapparaissent-ils spontanément alors même que l’Homme a abandonné les lois du marché ?...