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Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
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Derniers commentaires



  • Tzecoatl Tzecoatl 8 avril 2008 19:08

    "Mais le risque pris n’est pas nécessairement le même."

    Si le risque n’est pas le même, le taux (du moins si l’actuaire fait bien son travail) non plus, quel que soit le prêteur.

    "C’est clair. Mais c’était la M3 en 2007. La M3 représente une part négligeable de la monnaie en circulation, et si ça se trouve elle continue à augmenter alors que nous sommes en déflation vertigineuse. Cet article passe sous silence une grande caractéristique de cette crise, qui vient bien des banques, mais n’est pas liée à un de leurs privilèges, c’est que la masse monétaire est sans doute aujourd’hui constituée en majeure partie de produits dérivés. Et ça n’a rien à voir avec ce qui est dit ici."

    Effectivement, les alter-mondialistes (Harribey, qui n’est pas forcément de mauvaise foi, les chiffres de la BCE le démontrent) dénoncent également que l’accroissement de la masse monétaire va pour M3, donc les placements financiers (lesquels ? M3 ne le dit pas). Quoiqu’il en soit, cette tendance à la concentration monétaire dans les produits financiers peut signifier deux choses :

    - soit le capital ex-nihilo (que je ne confonds plus avec le vrai capital) exige de plus en plus d’exploitation du travail ;

    - soit l’afflux d’argent reste dans les cercles financiers préalablementsans réelle création de valeur (avec des risques de réajustement, tels la crise américaine) : c’est une sorte de consanguinité banquiers/financiers.

    Je pense qu’il s’agit un peu des deux.

    Nos points de vue ne sont pas si éloignés que cela

     



  • Tzecoatl Tzecoatl 7 avril 2008 20:22

    "Ce qui est neutre si les richesses ont augmenté de 5%."

    Non, ce n’est pas neutre, cela signifie que le banquier s’accapare toute la richesse créé.

    Lorsque les taux d’intérêts sont de 5% et que la croissance est de 2%, c’est bien la finance qui s’accapare plus que de richesse créé. Heureusement qu’il existe l’inflation (dans le sens augmentation des prix), qui permet d’équilibrer le diktat.

    ’’ Le taux d’intérêt inclut aussi une part de risque (de non-recouvrement). C’est ce que les banques avaient un peu perdu de vue ces derniers temps"

    Le taux d’intérêt d’un épargnant, d’un financier également. Il n’y a pas de raison de justifier plus que de mesure les pratiques bancaires.

    Par ailleurs, ce n’est pas avec une croissance de 11% de la masse monétaire européenne de l’an que l’on peut encenser le système actuel. Evidemment, cette forte croissance monétaire ne l’est plus tellement que cela face à celle du dollar, et nos exportateurs n’ont pas à subir plus que de raisonnable les problèmes de change.

    Concernant l’honnêteté, je suis évidemment d’accord, cependant je suis encore plus d’accord avec Frédéric Lordon quand il affirme que de la régulation, un système peut régler des soucis d’honnêteté, en évitant de prêter le flanc à tout moment.

     

     



  • Tzecoatl Tzecoatl 7 avril 2008 19:24

    L’argumentation de R Verhille ne tient que par le bout de ficelle suivant :

    - il tente de nous faire passer le système monétaire actuel pour celui des années 50.



  • Tzecoatl Tzecoatl 7 avril 2008 19:23

    "Je ne suis pas convaincu par cet article. Soit l’on se limite à une forme de troc, auquel cas la croissance est impossible pour raison monétaire, soit l’on accepte que la monnaie soit une dette sur l’avenir"

    Un TINA à la Forest Ent ? Désolé, mais une monnaie n’est pas forcément d’endettement. Nous avons vécu pendant des millénaires avec des monnaies marchandises (métaux), il existe les monnaies fondantes, les monnaies valeur-travail (Ithaca hours), etc.

    Ce que veut dénonce l’article, c’est la dépendance vis-à-vis de la monnaie que l’on nous cache.

    Il y a deux personnes au monde : un banquier et un producteur.

    Le producteur emprunte 1 euro au banquier, qui a le seul droit d’émission, et lui réclame un taux de 5%, et bien, au bout d’un an, le producteur devra réemprunter, au moins 5 centimes d’euros.

    Bref, il est impossible de se passer d’un tel fournisseur.

    D’autre part, l’intérêt n’est légitime que lorsque le propriétaire d’un bien (en l’occurence des fonds propres pour la banque) est rémunéré alors qu’il ne peut jouir de ce bien. Or la réserve fractionnaire permet de multiplier le prêt jusqu’à 12 fois les fonds propres, et de multiplier par 12 les intérêts.

    Soit l’on autorise aux banques de prêter 12 fois ce qu’elles possèdent, et on divise le taux d’intérêt qu’elles pratiquent par 12, soit on interdit aux banques la réserve fractionnaire et elles peuvent réclamer un intérêt complet.

    Dites-moi en vertu de quel principe de saine concurrence un banquier toucherait 12 fois les intérêts sur ses fonds propres et un financier 1 seule fois ? C’est indéfendable.

    "La question me semble plutôt en pratique : comment faire en sorte que la quantité de crédit émise n’augmente pas beaucoup plus vite que les richesses produites ?"

    Il faudrait pour cela deux conditions :

    - les taux d’intérêts ne sont pas supérieurs à la croissance (car les taux d’intérêts font augmenter la masse monétaire en monnaie d’endettement, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire) ;

    - il n’y est pas plus de capital créé (+ intérêts) que de capital détruit (c’est relativement impronable).

    Pour ma part, l’auteur de l’article a raison :

    - l’émetteur de monnaie qui jouit de ce privilège n’a pas à percevoir d’intérêts dessus (sauf fonds propres exigés) ;

    - celui qui prête le capital qu’il a acquis a le droit par contre de réclamer des intérêts.

     

     



  • Tzecoatl Tzecoatl 4 avril 2008 21:59

    @L’auteur :

    La crise actuelle (dont la mèche était des banquiers qui ne s’inquiétaient du remboursement de l’emprunt, avec des taux de 13% au bout de 2 ans), ne méritait pas une analyse de si haute volée.

    Ou, si vous préférez, je trouve votre article un peu trop neutre moralement.

    Il me semble que le surcroît de libéralisme américain (déréglementation) doit se payer d’une plus grande intégrité là où la réglementation (française par exemple) pare aux plus grands abus. Or, l’on constate (mais c’est inhérent) que mettre le système financier au risque (ou bon vouloir) de la morale est générateur de crises.

     

     

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