Je reconnais que je n’avais pas forcément saisi le sens de votre première intervention ! Dans votre réponse, je vous trouve beaucoup plus mesuré, même je ne suis pas forcément d’accord sur tout. Je trouve qu’il y a une énorme différence entre un médecin et un économiste : la médecine est avant tout une science dure, difficilement contestable sur beaucoup de choses (mais son organisation est à revoir pour faire face par ex. à de lourdes évolutions démographiques - par ex. vieillissement de la population), en revanche l’économie ne l’est pas, et de plus elle porte en elle des choix politiques ! Sa pratique au niveau qui vous intéresse (ie. pouvoir du peuple sur l’éco.) nécessite tout de même une grande maîtrise des instruments qui permettent de faire des analyses correctes, puis d’en tirer les conclusions politiques idoines : malheureusement (j’emploie toutes les possibilités offertes pour accentuer ce mot, car je déplore amèrement ce qui suit) il me semble qu’aujourd’hui seuls les économistes (ou presque) se prêtent à cette ascèse intellectuelle... En somme, comme l’a dit récemment je-ne-sais-plus-qui les individus manquent de culture économique !
Quant à votre passage sur le surhumain, il me semble que l’être humain a toujours porté cela en soi, mais au cours des époques et des lieux "le grand espoir". Pour ma part,je parle plutôt de transcendance, car l’aspect surhumain n’a pas toujours été - loin de là - positif. Quelques exemples qui ont il me semble été des finalités, des sources de surhumanité : Dieu, le sang du roi, le service de l’Empire/du Royaume/de la Nation, le Savoir, et bien sûr le Dollar, qui est la "divinité" contemporaine la plus communément vénérée, à tous les niveaux de la société ! Il est en effet fondamental d’en changer !
Là où je ne suis pas totalement d’accord avec vous sur ce point, est que justement, ce changement ne peut que provenir du développement d’une idéologie forte, ayant réfléchi à l’ensemble des sujets qui font le lien social, la vie économique, etc. ! Tant qu’un cadre idéologique ne sera pas fixé, discuté, revu, et enfin accepté comme étant le bon par la société, il n’y AUCUNE chance d’observer un quelconque changement ! Alors, bien sûr la simple définition de ce cadre idéologique ne changera rien, encore faut-il le transformer, mais voyez par exemple ce qui s’est passé avec l’écologie : les premiers développements intellectuels autour de ce sujet datent aumoins des années 60, mais l’amorce de changement que l’on observe ne date que de quelques années !
Pour moi, une idée parmi d’autres pourrait être une modification des modes de"motivation" (incentive en anglais) des agents économiques. Aujourd’hui, chaque agent, quel que soit son niveau, n’obtient qu’une récompense (ou une punition) financière, qu’il cherche à maximiser. Mais il existe deux autres sources de motivation que l’on a totalement abandonné : les motivations sociales et morales. On n’utilise aujourd’hui les aspects sociaux et moraux que dans le cadre de punitions, pour mieux souligner leur absence (on parle des scandales sociaux voire moraux que représentent Total, la SG et tous leurs petits amis). Par contre, quand on parle d’une "entreprise qui marche", ou d’un "patron qui réussit", on a tout de suite à l’esprit : "combien ?" (ce qu’on met ensuite éventuellement en regard de mauvais comportements sociaux). Il me semble que ceci doit profondément changer ! Il faudrait que les entreprises et leurs dirigeants ne soient plus applaudis pour l’argent et les bénéfs qu’ils génèrent, car après tout c’est leur boulot, mais pour d’autres choses (comme une innovation technique, la participation à la restauration d’un bien du patrimoine, etc.). Aujourd’hui, nous considérons souvent ce type d’action comme suspecte, comme autant d’opérations de com’ : c’est sans doute vrai, mais l’investissement et le temps consenti est tout de même là, il faudrait s’en féliciter plus largement (et encore une fois, ne plus considérer l’argent comme une finalité, mais comme un moyen !!!)
Quant à la Révolution Française, votre lecture est contradictoire avec celle de tous les historiens (dont vous allez dire dans le délire parano qui vous caractérise qu’ils sont les instruments de la domination), mais aussi avec les faits : la Révolution a d’abord été faite par des bourgeois, aisés financièrement et dont on dirait aujourd’hui qu’ils faisaient partie des CSP+ (Danton, Robespierre et Barnave étaient tout avocats, Marat, médecin, etc.), mais aux pouvoirs limités par la noblesse et le clergé !
L’anti intellectualisme primaire qui ressort de votre commentaire, d’une part, n’a absolument rien à voir avec le sujet, et est en plus tellement exagéré qu’il en est ridicule ! Vous dénoncez les médecins, entre autres : à votre aise, mais lorsque vous serez vieux et malade, vous serez le premier à hurler à l’insuffisance de leur nombre pour soigner vos hémorroïdes !
Une différence majeure tout de même entre ce qui se passe au PS et à l’UMP est qu’au PS, on ne comprend vraiment pas pourquoi il y a tant d’engueulades et d’inimitiés (enfin, on ne le comprend que trop bien : ils veulent tous ête calife à la place du calife). A l’UMP, au moins sur ce cas précis, il s’agit de divergences de fond... (en ce qui concerne Betrand - Lefèbvre, ou Bertrand - Copé, ou Bertrand - Hortefeux, c’est du même tonneau qu’au PS, je vous le concède volontiers... d’ailleurs, je trouve très "amusant" de retrouver ce cher Bertrand dans toutes les querelles et à la tête du parti : diviser pour mieux régner, qu’on vous a dit !!!)
idée peut-être intéressante, mais qui ne tient pas debout du tout (et je passe les aspects symboliques et sociaux) :
la plupart des RMIstes sont sans-emploi : ainsi, pour les principaux concernés, il serait nécessaire quand même de créer une administration
vous dîtes que les salaires baisseraient, que cela ferait augmenter le bénéfice et du coup le montant perçu d’impôt sur les bénéfices, ce qui "n’affecte pas les flux financiers". Je ne suis pas complètement certain de comprendre ce point. Toutefois, j’ai l’impression que vous pensez que les rentrées fiscales supplémentaires comblerait le financement de votre idée : c’est sans doute faux ! D’abord parce que l’IS représente environ 1/3 du bénéfice avant impôt (et donc l’Etat ne récupèrerait sous forme d’IS qu’un tiers du RMI par salarié, et non un RMI plein). Par ailleurs, le montant des charges est calculé sur la base du salaire : si vous faîtes baisser les salaires, les charges perçues diminueraient ...