J’ai toujours trouvé surprenant l’existance de symboles et de mythes communs dans de nombreuses religions : par exemple le mythe du Déluge, que l’on retouve dans la plupart des religions indo-européennes (vous me direz qu’elles se sont toutes inspirées les unes des autres : peut-être) mais aussi chez les Amérindiens (et là, pas de contact a priori, ou alors plus ancien que l’époque de la création des religions...) !!
J’ai fini par trouver une explication dans les travaux de Carl Jung : les dieux sont des créations humaines nées, selon Jung, dans l’inconscient collectif des peuples. Pour lui, les religions qui ont "réussi" sont des amas de symboles partagés par un grand nombre d’individus. Les ressorts qui amènent au sens religieux sont les mêmes que certaines pathologies mentales, notamment la schizophrénie (en très gros, les "doubles" des schizophrènes sont toujours des archétypes et des symboles fortement ancrés dans l’inconscient collectif). En revanche, contrairement à la schizophrénie, elles sont perçues comme bénéfiques par leur rôle cathartique, permettant aux individus "d’évacuer" ces mythes parfois troublants (Oedipe pour ne citer dans des receptacles communément admis.
Ceci étant (sommairement) dit, il me semble donc que l’être humain est naturellement enclin à conceptualiser ses mythes, à les assembler dans une transcendance qui permet d’une part de les expliquer -même de façon purement subjective - et d’autre part d’éviter à l’individu de les affronter seul.
Vivre sans dieux me paraît donc être un voeu ... pieux )
Juste un petite provoc’ pour finir : sans dieux votre article et votre futur livre qui les contestent auraient-ils une audience ? (sur une note légère, pour paraphraser Coluche je dirais : "Dieux ? Branche leur doit tout !" )
Qu’ils soient de droite ou de gauche, les retraités sont donc tous pareils : craintifs et sans espoir... Vous étiez certainement parmi ceux qui craignaient une guerre civile dès le 8 mai 2007
Ne vous inquiétez pas, tout ce dont vous parlez s’achèvera en 2012, à moins que les retraités, encore une fois...
Sur le fond, votre comparaison avec Vichy est bien peu convaincante, et ne peut peut-être emporter l’adhésion que de personnes superficiellement informées, ou adeptes de racourcis (il y en a beaucoup, je vous le concède). D’autre part, vous employez et mélangez des termes chocs (comme eugénisme) dont on a l’impression que vous ne savez même pas ce qu’ils signfient, vous parlez de la vidéo surveillance en oubliant complètement que la décision de l’utiliser ou non revient aux Maires, vous parlez du fichage ADN utilisé à tort et à travers, mais qu’en savez—vous ? (mon ADN n’a jamais été, que je sache, prélevé par la Police, je ne connais personne pour qui ça a été le cas, même des gens passées récemment entre les mains de la Police, et vous ?)
Enfin, pour couronner le tout, vous faîtes preuve d’un angélisme béat (et de démagogie) quant aux étudiants qui "nous sauveraient d’un grand soir fasciste" : vous leur faîtes porter là une responsabilité lâche, qui risque plus de pourrir leur avenir déja compromis par les générations qui les ont précédés (comme la votre), que d’édifier un bien naïf monde de partage !
L’Histoire est bien un éternel recommencement, vous pensez sans doute être dans le camp des Résisitants, mais vous êtes tout au mieux dans celui des pacifistes naïfs de l’entre deux guerres !
Le déclin et la décadence contemporains que vous décrivez ne me semblent pas vraiment propres au capitalisme, mais plutôt au productivisme (l’économique pas l’artistique, bien sûr...), qui a été, est et sans doute sera, mis en place par divers systèmes politiques et économiques (par ex. l’économie soviétique était productiviste, sans être capitaliste. Le déclin de la société soviétique a d’ailleurs suivi certains des schémas que vous décrivez pour l’époque contemporaine - appartchiks hyper privilégiés et "prolétaires" misérables mécontents de cet état ...).
Selon moi, le déclin d’une civilisation ou, à échelle plus modeste, d’une société, est souvent précédé de l’abandon des transcendances qui l’ont cimentée : lorsque l’on cesse d’y croire - souvent parce que l’on constate qu’elle est fausse et/ou exploitée au profit de quelques uns -, le lien qui unit la société, avec ce qu’elle a de meilleur et de pire se déchire. (ex. le sytème féodal, dont la transcendance était Dieu et le sang du roi ; l’Union Soviétique, dont la transcendance était l’idée d’un monde meilleur, de partage ; Rome, dont la transcendance était la ville elle-même, ses armées invincibles consituées de citoyens romains faisant respecter la pax romana ; etc.).
Quelles sont les transcendances qui ont amené les sociétés occidentales là où elles en sont aujourd’hui ? Selon moi, il y en a 2 ou 3 majeures : le productivisme - et donc, à un moment ou à un autre l’argent -, la méritocratie/le savoir et la Nation (à la De Gaulle), horizon indépassable qui organise et légitime les 2 autres.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
1- L’idée gaulienne de la Nation est près du tombeau (si elle n’y est pas déja), on a commencé à l’y pousser pendant les années 60, sentant un peu la naphtaline.
2- Le productivisme était fort bien vécu pendant les 30 Glorieuses, où chacun pouvait espérer en toucher les fruits. Il était clair pour tout le monde que la croissance du PIB était bonne pour tous, il était donc juste et bon de tout faire pour la maintenir et l’accélerer - évidemment, certains en profitaient plus que d’autres, mais chacun constatait l’amélioration de son niveau de vie ce qui était bien suffisant.
Aujourd’hui, on a évidemment le sentiment de ne plus s’y retrouver... Cependant, je crains que l’argent n’ait pas fini sa carrière "d’être suprême" (j’y reviendrai)...
3- Les travaux de Bourdieu par exemple, mettent en évidence un biais dans la méritocratie à la française à cause de l’habitus, ce qui crée, toujours selon lui, une "noblesse d’Etat" : il ne dit pas que la méritocratie n’existe pas, mais qu’elle favorise les enfants de CSP qui connaissent bien les processus de sélection des élites - comme les CSP+ ou les profs, dont les enfants sont statistiquement sur représentés parmi la popluation des élèves des X, ENS, ENA, HEC.
Le savoir, quant à lui, a permis, grâce à l’assymétrie de l’information, à ses détenteurs d’asseoir leur pouvoir. Internet a réduit cette assymétrie, et les détenteurs du savoir perdent de leur pouvoir.
Tout ceci fait qu’on a le sentiment qu’il n’y a plus de source de pouvoir légitime (ou perçue comme telle).
Pour autant, ceci augure-t-il d’un véritable déclin de la société occidentale ? Je ne crois pas, car il reste toujours l’argent, qui est, tel que le présente Baudrillard, LE facteur de différentiation dans la société de consommation. Le productivisme d’ailleurs, n’est encore que très peu contesté - les seuls qui le remettent en cause sont les tenants de la décroissance... Nous sommes, et je le regrette, très très très loin d’avoir abandonné les actes de consommation, la fortune ou la pauvreté comme critère d’infamie ou de gloire !
Que faire ? Si je le savais, je n’écrirais pas sur Avox sous un pseudo, mais "précherais la bonne parole"
Par ailleurs, je pense que l’on peut expliquer beaucoup de choses avec ces idées - comme par ex. le retour en force des religions... mais c’est une autre histoire !
Un titre et une manchette très alléchante qui me laisser espérer un peu de fond original. Quelle déception : je pense que beaucoup de gens ici devraient faire soigner leur Sarkobsession. Quel que soit l’article que l’on lit sur Avox, il est question de lui (il faudra peut-être bientôt mettre un majuscule à Lui, comme on pouvait le faire pour Dieu et le Diable ), et surtout de tous les poncifs fantasmatiques à son propos.
Le sujet de l’humour en politique mérite à mon avis bien mieux que de s’attarder sur Sarko ...
Je me suis demandé pourquoi cette intervention précise de Guillon a fait autant de bruit et a suscité autant de critiques (elles aussi parfois de l’ordre du fantasme - comme l’accusation d’antisémitisme) par rapport à d’autres tout aussi hillarantes. A mon avis, tous ceux qui ont critiqué Guillon n’ont pas trop aimé qu’il utilise une histoire de fesses comme un angle d’attaque, un peu à l’anglo saxonne : il y a quelques années, personne ne parlait du cul des personnalités politiques (ou alors c’était dans le cadre d’un scandale - voir par ex. Claude Pompidou, et l’affaire Markovic), aujourd’hui on en rit, et demain ? Sommes-nous certains que le cul ne sera jamais utilisé comme une arme permettant d’écarter un rival politique ? Je crains que l’on s’oriente peu à peu vers une vision protestante des choses, càd qu’une personne qui ment à son conjoint peut demain mentir à la Nation, ce qui me paraît complètement absurde.
Je pense aussi d’ailleurs que la réaction de DSK est liée à cela : il ne vous aura pas échappé que le siège du FMI est à Washington, et qu’il est probablement soumis à ce genre de pression, et à ce type de procès (d’ailleurs il a bel et bien été "jugé" par un comité du FMI qui l’a blanchi (sans jeu de mot , moyennant avertissement). Peut-être espérait-il qu’en France au moins on lui foutrait la paix avec cette histoire sans intérêt ?
A ce titre il me semble que l’accusation de vulgarité ne tient pas 5 secondes, car des blagues ou des sketches vulgaires sur les personnalités politiques prolifèrent sans faire tout ce barouf.
Le déchaînement des loups, très peu pour moi, mais il faut avouer que vous vous tirez une balle dans le pied : votre article est un peu léger et pleurnichard !
Des défenseurs de l’UMP, il en faut (si si, car l’argument que l’UMP tient les medias ne tient pas 5 minutes : où avez-vous vu des exposés de fond dans les medias ?), mais encore faut-il le faire sur des bases un petit peu réflechies, et concrètes pour espérer avoir un débat avec quelques commentaires constructifs (même s’ils sont contre). Il vous faut faire cet effort d’autant plus que vous vous adressez ici à un public largement hostile à vos amis !
Il est certain que les caricatures et les fantasmes sont légion sur Internet, mais vous ne ferez pas bouger les lignes d’un iota si vous utilisez les mêmes ficelles (car, encore une fois, le public vous est hostile).
Par ailleurs, "faire la pleureuse" ne vous aidera pas plus (le faux compte Twitter par ex.).
Quant à votre dernier paragraphe (pour ne pas appeler ça une conclusion), on dirait les tournures de phrase de n’importe quel homme politique de droite ou de gauche...
Vous tenez un réel créneau, très difficile à tenir (celui du défenseur de l’UMP sur Avox) : vous ne pourrez espérer le faire de façon efficace que si vous êtes parfaitement factuel, non caricatural et, en temps utile, critique des décisions et des initiatives prises par vos amis (ils ne sont que des êtres humains, et ne peuvent pas avoir toujours raison !) ( et même ainsi, ayez conscience que ça sera dur )
Une façon qui me semblerait efficace et parfois peut-être intéressantes serait de reprendre les sujets politiques qui ont enflammé Avox et d’exercer une sorte de "droit de suite". Un exemple parmi d’autres possibles : la suppression de la pub sur France 2 après 20h, dont d’aucuns disaient en décembre que c’était un cadeau à TF1 et à Martin Bouygues. Que peut-on en dire aujourd’hui après 2 mois pleins ? Le cadeau est-il avéré ? Comment se portent les rentrées publicitaires de TF1, de M6 et des autres ? Comment se porte l’audience de F2 ? Une telle analyse ne serait que très préliminaire, mais peut-être déja porteuse d’enseignements (il vous faudra bien sûr être objectif : si accroissement des revenus de pub il y a, il faudra le dire et l’admettre !)