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  • volt volt 29 décembre 2012 13:53

    la mise en jeu de la métaphore n’ira jamais jusqu’à remettre en question la transcendance divine, elle n’est pas question de décentrer des platitudes mais de maintenir le débat ouvert.


    la distinction que vous faites entre les trois monothéismes renvoie peut-être à cette remarque de maîstre en son Pape sur le fait qu’un texte sans une autorité pour linterpréter n’est rien, ainsi l’absence de pape en islam comme dans le monde juif, comme surtout dans le protestantisme, peut être perçue par certains comme un danger - mais malgré les dérives outre-atlantiques, voire de péninsule arabique, on peut ne pas y croire. 

    Quant à s’amuser à accuser sur textes les dérives violentes des humains, je considère que c’est naïveté, c’est prendre le bras pour responsable de la baffe. Voilà pourquoi montrer l’exemple de certaines manières selon lesquelles ces textes peuvent, et devraient, et ont été lus, c’est bien cela qui permet de prendre le recul nécessaire et d’aborder alors seulement le travail de l’historien en connaissance de causes.

    au 2e intervenant je dirais : ce n’est parce que l’intervention de monsieur reboul m’a semblé mériter toute l’attention nécessaire, sur une question précise en parallèle à mon analyse, que nous nous permettrons de croire que mon propos premier était décentré ou hors du débat.

    encore une fois les manoeuvres de pure rhétorique n’enlèveront rien à la précision détaillée et suivie de la lecture effectuée. Plutôt que de fuir une analyse détaillée mais hélas un peu fougueuse au goût du jour, il serait bien meilleur d’en tenir compte. Autrement libre à chacun ses naïvetés - le seul risque étant qu’il faut qu’il faut bien mesurer d’avance l’existence de purs wahhabismes athées.


  • volt volt 28 décembre 2012 22:59

    Alinea, 
    il n’y a pas de « comme », ça n’éclaire pas ; 
    un « retard à l’allumage » ça s’appelle du sommeil, 
    une « lenteur » aussi - 
    abrutissement de même, 
    idem pour « abattement », « convalescence », 
    voire même ce délai du « temps avant d’agir » ; 
    bref, le tableau clinique est complet, le diagnostic est bouclé.

    Quant à « une gauche qui n’est en rien révolutionnaire », c’est l’oxymoron de la grande illusion, et ce genre de contradiction n’est tenable qu’à poser cette outrage avoué de ce que vous appelez un « socialisme de bon sens » - 
    mais tout est lié : c’est seulement la pathologie hypnotique avérée détaillée précédemment qui permet ce genre d’anesthésie idéologique.

    Non « il ne s’agit pas de virer un malfrat du pouvoir », comme vous dites, parce que nul n’aurait justement le pouvoir de provoquer pareille épidémie caractérisée. 
    Ce pouvoir est donc ailleurs, et le malfrat est autre, toute une mafia. 
    Et le malfrat n’est pas viré, avec quoi deale-t-on sinon une sorte de « Sarco 0% fat » du « nicolight » ? 
    Le problème est donc ailleurs : 
    Ne pas confondre entre le symptôme qui révèle ou témoigne ou signale, et l’origine qui est entre vos mains en ce moment même : 
    Votre télé... commande. 

    Et tant que la Chose est en cours, vous ne pourrez pas nous leurrer, ni vous ni moi, sur le manque d’habitude, le « neuf » ou encore le « rien ne nous empêchera »...

    Le discours de méluche que vous citez s’achève bien sur les mots « notre gauche » ? 
    Il a donc changé de position, avant-propos de guerre ouverte ça s’appelle, déferlante pour bientôt, son objectif est autre, il a senti le vent tourner, les merdias vont donc mettre la gomme - mais une toute autre géographie est désormais en cours. Nous aviserons. 
    Seulement s’il a pris cette décision, si et seulement si... - la décision est grave, et lourde de conséquences - c’est pas que le flan qui va flancher... (cf. diagnostic supra).



  • volt volt 28 décembre 2012 22:01

    Maintenant sur la question particulière de Canaan il est encore deux points qui obligent à ouvrir - c’est vital selon la respiration même du texte comme corpus en totalité - qui obligent à ouvrir sur le métaphorique : 

    D’abord cette contradiction continue entre des moments où il est exigé la séparation totale, absolue et le massacre total de Canaan, par rapport à d’autres, notamment en Juges, où l’insistance est portée sur la cohabitation pacifique avec Canaan voire surtout le mélange (cf. aussi genèse 38 sur Juda, à part donc Zebulon).

    De plus, le propre de Canaan n’est-il pas avant tout de passer ses enfants au feu ? Or cela n’est-il pas le reproche numéro un dont sont accusés les souverains même d’Israël et de Juda au 2e livre des Rois ? 
    On voit donc bien que les délimitations vis-à-vis de Canaan ne sont pas très claires : 
    Il est à la fois le très lointain et le dehors, 
    ainsi que le très proche et le dedans...

    Que Flaubert en son pire Salambô - pourtant si éloquent - ait choisi de nous dessiner un haut fourneau, ne résout pas pour autant la question de savoir ce qu’il en est de cette affaire de « passer ses enfants au feu » ; mais peut-être que le verbe « cana’a » nous donne cette clef d’une exposition à une violence démesurée, ou encore l’Hymne homérique à Démeter qui nous met en scène un comportement clair de ce type. Doit-on pour autant abandonner la lecture selon la métaphore de cette Déesse Terre qui plonge l’enfant dans le feu pour le renforcer...


  • volt volt 28 décembre 2012 21:42

    Je n’ai jamais précisé que l’interprétation métaphorique devait nécessairement porter « sur le pire », je m’en tiens à la question particulière de Canaan, qui certes désigne un peuple au premier abord, mais surtout un principe : s’en tenir d’abord à l’épisode de Noé et ses fils, ensuite au coeur du Lévitique où les listes énumérées d’exactions dépassent le simple cadre d’un seul peuple porteur de tout cela, il s’agit bien d’un principe ; partout ailleurs, le verbe « Canna’a » - car c’est d’abord un verbe - c’est bien il « humilie », il « abaisse ». 

    En finir avec Canaan concerne donc d’abord un travail sur l’élimination de cela comme comportement, et jusqu’à la racine, et en cela, la fréquentation de certains forums fait qu’on y peut, sans y prendre garde, y plonger soi-même. A moi donc de travailler josuesquement sur mon résidu cananéen...

    Sur la question de savoir qui a le droit de dire ce qu’il en est de la métaphore et de son ampleur, il y a des générations entières qui traversent la tradition, et notamment les zoharistes, qui s’ils n’étaient tenus à réserve, se permettraient peut-être d’énoncer leur principe, si freudien au fond, que toute la succession patriarcale pourrait voire devrait être lisible sur le plan premier de l’événementialité intrapsychique. 

    En ce sens les goyyîm, et Canaan parmi d’autres, désigneraient une topique et une dynamique intra-individuelle, d’où d’ailleurs l’absence de traces archéologiquess notables ; la sortie d’Egypte ne relève-t-elle pas d’abord d’un triomphe du Verbe ? Ne savons-nous pas que le mot « mitsraïm » (egypte) avant même de désigner une lutte, en réfère au domaine intestinal, d’où cette lutte contre les eaux vers l’assèchement - ce qui n’est pas sans rejoindre toute une pensée de l’antiquité grecque notamment héraclitéenne sur la psyché comme tentée par l’eau, plongée dans l’humide, mais trouvant son salut selon le principe du sec flamboyant ? un peu encore comme dès genèse 1, un ces eaux qui se rassemblent en un lieu unique afin que la terre apparaisse ?

    Le paradoxe que vous cherchez à pointer entre métaphore et révélation transcendentale est justement ce qui est progressivement levé dans la tradition par la confrontation des interprétations, et cela en continu, aussi bien par les rabbins du zohar que par les talmudistes - travail ouvert, mais où la règle est le plus souvent justement que l’on s’en tient à la métaphore ; en tout cas, quel que soit le poids du « réel » on n’oublie jamais la présence de cette dernière.

    Considérer que le métaphorique est anti-religieux parce qu’il ouvre à la contradiction comme vous l’avancez, cela est possible, et même très défendable, mais c’est une claire sortie de la tradition hébraïque qui est spécifiquement fondée là-dessus ; il n’est pas une page du talmud voire du zohar ou autres, où l’on trouvera une position tranchée : toujours on nous proposera d’abord la contradiction ouverte. Toute autre abord de la judaïté relève de la greffe, de l’artifice, ou de la profonde méconnaissance du domaine.



  • volt volt 28 décembre 2012 16:35

    intéressant - surtout que vous auriez pu intituler « la misère de l’arnaque ».


    votre littérature pourrait passer pour révoltante aux yeux de certains, moi je la trouve très informative.
    il faut rester bien éveillé qu’à déployer cette logique, vous contez bien une « totalité de l’exclusion », à commencer par la vôtre.
    qui serait plus exclu, à relire owen, que le détenteur du meilleur sale air ?

    vous y touchez presque dans votre bel example nasa :

    « pour prendre un exemple emblématique : les photos de Mars, de Jupiter ou de la Lune, livrées gratuitement au monde entier par la NASA » - bonheur intense, immense de votre plume...
    Car nous sommes bien désormais très exactement à cette distance de la Terre.
    Tous.

    mais heureusement y’a la télé et ses « apparences actuelles », 
    ce Rien.

    les poètes, qui faisaient pas la manche, le disaient déjà :

    « Quant au monde, quand tu sortiras, que sera-t-il devenu ?

    En tout cas, rien des apparences actuelles. »

    Il a bien dit « en tout cas », Rien -
    c’est terrible.
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