avec des périodes, des dates, des tournants tranchés, soudains,
on dirait un phrasé.
d’expérience de guerre du liban, je n’ai gardé sur trente ans de tonnes de métal
que deux cailloux minuscules mais précieux, parfois :
-d’abord que la tuerie disparaît AVEC la manie de jouer partout au backgamon dans les rues, le feu se dissipe avec son ottoman, qui aurait donc traversé son 20e sous cape frenchie,
-deuxième enseignement : quand une révolution - ou ce qui la singe - se met en place, des couleurs réapparaissent, rendant tout contact, même bref, avec la penderie et les choix du jour réellement problématiques, surtout à l’étape où les couleurs se sont distribuées, et qu’il ne reste que l’arc-en-ciel pour en sortir gaiment, sinon des gris ou des teintes terreuses, informes, en bordure de cirque.
puis lorsqu’avec la couleur vient une forme quelconque, une gestalt minimale, on devrait penser qu’on circule dans une zone à la limite du discours, vraiment, physiquement à la limite des mots, d’où les vastes tentatives de récups ça et là, c’est si facile, une couleur...
oui, pour l’instant.
car la couleur est sensuelle, et non sans suite.
donc quand on a atteint l’étape où ça parle sur couleur et gestalt ; on est où ?
une étape genre nourrisson ? sans doute.
ce que ça raconte sur la suite :
c’est que cette entrée de plain-pied dans le moins verbal possible du discours,
témoignant d’une saturation absolue de ce dernier,
rend compte d’un dysfonctionnement médiatique majeur,
tellement énorme en fait qu’il n’est plus visible, situable, pensable,
& c’est une grande joie de voir presque, de loin, la machine qui
dans son écroulement, très silencieux, s’appuyant sur les hommes,
finit par leur faire monter le sang à la tête,
et quoi de plus contagieux ?
phrygien, oui, et tellement plus ancien encore que phrygien, la grosse tête.
désormais il n’y a pas des bonnets, on annonce : des têtes à tue-tête,
et encore un signe que cela se lève si tranquille aussi sur la terre même
où l’on soulevait le plus dur de ce monde, jusqu’à l’indécence.
le préservatif pour bonnet rouge n’a pas encore été inventé,
il est pour dans quelques heures, mais le problème, grave problème,
c’est les jaunes, les bleus les oranges................. & les pastèques aussi.
bon d’abord, quand même, sirius l’étoile la plus brillante, 8.2 années-lumière, canis major, 23e degré du cancer, sirius et les dogons, le renard blanc... seule étoile nommée ds le coran, tenue pour la porte par les grecs, face au pôle arcturus qui est plus en « maturation », citée dans les Argonautiques comme malheur pour les troupeaux, préside à la rencontre de jason et médée qui tremblent quand elle lui montre le poison, sirius star of the states par excellence, etc. on lui attribue adonis et l’incarnation forte, mais bon... délires.
bref, sur le diabolique, c’est un mien concept foireux pour tenter de répondre à un vrai Mystère de la bêtise : son organisation, son épidémiologie, sa résistance crasse, ses paupières sur des kilomètres etc.
je reviendrais plus loin peut-être répondre, car je ne vous cacherais pas que depuis que vous avez décidé de réveiller volt ici, il se trouve que soudain, par ailleurs, c’est une déferlante de femmes et de phones et d’animaux de toutes sortes qui sonnent sans arrêt depuis des jours, j’assiste à cette scène hallucinante et rocambolesque en curieux tout de même intéressé, et ne manquant pas d’être intrigué par cette sorcellerie du jour.
oui j’étais un peu comme l’homme de loi face à votre tentative Alinea, comme souvent, un titre hypervaste, mais elle est folle, mais non, elle finit par boucler sinon par bien tracer les grandes lignes, quitte à déborder ailleurs.
et donc y’a quelques formules aussi :
« le fond de notre communauté est devenu bête » - ici, oui et non, je considère que c’est surtout la forme (le fond a toujours été bête).
« la bêtise est bruyante sinon ça ne serait rien » - sublime intuition, tout est là, parce que ça fonctionne en boucle : bêtise donne bruit qui renforce bêtise, etc.
« on cède toujours devant la bêtise parce qu’il n’y a rien d’autre à faire » - désespérant mais vrai, elle est conçue pour, elle ne comprend qu’en binaire, son grand effort est d’oubli, c’est un cancer bruyant du silence en fait.
« j’ai constaté que la bêtise était entièrement liée à la vie en groupe » - merci, quoi de plus clair, c’est un pan de psycho qui s’ouvre : comment ça se transmet, cette glu si bien mercurisée que seules des puissances comme l’amour fou pourraient l’égaler en vitesse et efficacité - et encore ..
quand on est une Victime de la bêtise, ambiante comme on dit si bien, alors on se retrouve à un carrefour : devoir la penser jusqu’à en arriver au point, désespérant, de la concevoir comme une fonction vitale... sinon ouvertement diabolique.
mais mieux encore : découvrir que par le vaste exercice de détachement auquel elle peut et doit forcer, rien n’est perdu sinon que s’ouvre une autre dimension du monde qui se desquame de la bêtise, et là c’est une grande jouissance, au-delà même du souci de répondre - d’où vos étoiles finales sans doute.
j’ajouterais un dernier point : la bêtise a sommeil, très sommeil, elle veut la mort après démangeaison, mais elle peut se révéler très futée (d’où mes hypothèses diaboliques) car elle s’attaque d’abord à la musique, fut-elle musique réelle, ou musique des êtres, ou même et surtout des lieux.
& : la bêtise a deux buts très réels : tristesse et colère.
enfin question ciel, les copines parlent aux copines :
lorsque jupiter sur la porte sirius sera réactivé en trigone par saturne, alors les us & poutine seront de nouveau sur le devant de la scène, sarco sera parmi nous, et la france n’en pourra plus de ne plus pouvoir.