le très grave : que desproges ne soit plus possible ; jamais la morale n’est aussi rageuse et stupide, déchaînée, que lorqu’elle se détache (croit se détacher) de son vieux socle religieux. grave parce que ce ne sont pas quelques années ou décennies qui entrent dans l’ombre, mais des pans de siècles qui s’écroulent, le coeur même de la nation qui sombre, puisque même la fontaine n’est plus possible sinon en scolaire aseptisé, et villon vire debord.
le brulesque ? ne dites à personne que le plus excitant dans cette affaire NSA, c’est que non seulement y’a rien à écouter, rien, mais que le succès, fou, de cette affaire, tient au fait que chacun, soudain, y trouve du répondant - ma parole est côtée NSA, je suis digne d’archivage ! et bonjour le transfert...
belle évocation suivie de quelle précision que sur ce fil il soit parlé de céline et
proust, les deux extrêmes, l’asthmatique au souffle sans fin, face à l’océanique
en flamenco.
Quant à ces cuisses du tout début qui glissent, déjà dans
une lettre tardive (des tribades, vinteuil à venir..), dans une
lettre tardive de stendhal, mais de toujours ces tribades, Le sujet, fugitives
elles étaient, et désormais à cannes.
Y a-t-il eu refoulement de proust,
même céline parlant de ce prout, de l’arangon, du fœtus tartre, qu’ils soient
remerciés d’avoir œuvré à cette discrétion, il fallait taire sur l’impressionnisme - déjà
ces hurlements sur manet.
La recherche est une incantation et un aquarium surtout,
terrible photo, lumière comme personne n’osa de si cru, il aurait
discrètement dessiné 68, enfin discrètement, entendons-nous.
24 ans donc, étrange décision, tu ne fais plus rien d’autre,
un mois,
et à voix haute surtout, lentement attention tout,
en main, combien de billets d’avions, de tours du monde ?
mais qui se doute de perdre du temps sur marcel, d’abord,
pour tout gagner –
-donc tu as réussi à perdre
tout ce temps ! huit volumes ?
en regardant parfois des gosses dans une cour de récré s’acharner sur un insecte, ou sur un bouc émissaire choisi, cette spontanéité, cette insistance... on se dit que l’humanité, de partout, porte en elle une vaste histoire de l’exclusion ; on observe même cela dans certains groupes animaux.
il ne fait aucun doute que le racisme relève d’abord de la peur et de son concomittant qui est une sorte de réflexe grégaire.
les psys reconnaissent que l’angoisse de l’abandon est bien plus forte que l’angoisse de castration et qu’alors nous approchons des zones où c’est carrément l’annihilation et le démembrement qui deviennent représentables.
on remarque que l’exclusion raciste se base bien plus sur le « il n’est pas comme Nous », que sur le « il n’est pas comme Moi » - ça culmine en statistiques, même si ça couine au début en hormones.
Hélas, quand le touche-pipi prétend à la documentation, il s’enturbanne, se ray-ban s’il le faut et vire au dogmatique.
mais toujours ces gosses en récré, restons bien lucides.
les psys, américanisés d’urgence, comme reich par exemple, qui se sont intéressés de trop près à tout cela en plein maccarthysme, ont étrangement crevé en prison sous les maternages intensifs de Hoover ; ils constataient que tout cela justement relevait beaucoup du malbaisage généralisé ou personnalisé, dirons-nous hâtivement & pour rester bien flou.
il n’empêche qu’il faut enncore enregistrer les provocs en retour : le tchador en pleine ville occidentale est moins un retour aux racines de je dirais pas quoi, que plutôt de la provoc pure en vue d’aller chercher dans l’autre cet orifice qui réagira.
& toujours cette immonde récré...
religions, culcul et frousses de surfroissés.
menacer ? toujours sous la menace.
la menace ? toujours imaginaire.
l’imaginaire ? toujours « où est maman ? qui t’aimes le plus ? » rivalités...
on dirait que des adultes pris dans ce cercle ne sont que de savants mensonges.
une solution ? ouai... qui suis-je pour oser ?
mais déjà ce constat - central :
plus ça chôme plus ça raciste, c’est sûr, ça a le temps, trop le temps, trop !
face au manque de buts, la pulsion qui tourne court se saisira de tout.
quand l’autre devient l’objet de trop d’attentions, c’est que je suis devenu un étranger à moi-même.
merci pour ce texte, apparemment perso, mais qui ouvre les bonnes pistes.
mais alors tout le sens du mot citoyen est à revoir.
et qui a dit que la liberté serait possible sans responsabilité ?
qui a dit que l’irrespect systématique serait la preuve de bonne santé ?
mais vous dites « élistisme » !? et je vous cause « hygiène » de base et respiration.
on ne niera pas que l’auteur, comme tant d’autres, aura, oui, semé parfois le vent propre à récolter quelques tempêtes, mais attendez... c’est une question de goût, c’est sur cela que porte la bataille, là est l’enjeu, et vous voulez la clef ?
là est la France.
l’esprit, l’art de la conversation, l’intelligence.
jamais il n’a été question d’egos, sinon dans l’égalité.
mais il y a le style, et il décide de tout.
niveler par le bas et laisser faire, c’est du suicide pur.
et tiens... revenons à cet instant, à cette heure fatidique, où soi-disant la tête d’AV a décidé d’agir et de se manifester, ah l’heure était grandiose, fallait voir...
tout ce qu’ils ont trouvé de mieux à faire c’était de rayer le capitaine et gordon ?
mais quelle bande de génies ! quelle connaissance du site, je m’incline...
tout ça parce que un écart une fois par an ?
alors que d’autres, même pas une poignée, oeuvrant sous des dizaines de pseudos, ont déjà réussi à vider le site de sa substance ?
mais si l’on voulait sciemment venir à bout d’AV on ferait pas mieux, au point de soupçonner que c’est le but.
que dis-je plus haut à Constant ?
qu’on a l’impression qu’un animal accompli veille sur tout cela,
puis je cite une sourate, entre beurs on se comprend (14.24-29).
puis je dis que le fond de la cuvette, le plus infantile, réussit de la manière la plus régressive, sur des tas de papiers parcourables, à faire en sorte que tout le monde la ferme, ah elle est belle la citoyenneté...
jamais il n’a été question d’élitisme, il s’agit juste de prendre conscience que la langue est l’arme la plus nuisible qui soit, comme la fleur la plus inégalable.
considérer que tout peut se dire car on est libres n’est-ce pas, c’est être ignorant de toute liberté, au point de constituer un ennemi actif de toute France imaginable.
maintenant si les jeux SM sont appréciés, y’a des boîtes pour ça, très bien.
mais confondre l’orgie et la liberté, c’est faire grande oeuvre d’inculture.
l’enfer est toujours un usinage, une collaboration.