ensuite franchement, ces histoires de « masse critique »...
faites la part du jeu des medias :
sur des millions de Français musulmans complètement parfaitement intégrés, quelques milliers d’idiotes du village en gros plan pour gâcher la photo ?
bon certes, grandes erreurs dans les politiques de l’immigration, et beaucoup doivent vraiment prendre un bon billet d’avion, c’est clair, pour des raisons, de culture, voire économiques, ou autres, mais faut pas jeter l’enfant avec l’eau du bain, sinon dehors les franco-ritals, les franco-spanish, basta les bretons ? où irait-on...
d’abord présenter l’idéo-langue comme une déformation, c’est correct historiquement, mais par delà la reine victoria, nous irions jusqu’à gorgias...
ensuite dire qu’il est un langage du mensonge, c’est poser l’existence d’un « langage vrai ou du vrai », rien n’est moins sûr...
enfin, s’en tenir au radeau d’une langue-mère, d’une richesse certaine de la langue, pourquoi pas... le seul gros problème c’est qu’on ne la croise plus chez les moins de quarante ans.
vous ne semblez pas mesurer une alimentation réciproque :
- plus la déculutration et le décervelage et l’appauvrissement langagier touche les jeunes, plus le mensonge en « haut-lieu » devient une formalité des plus faciles ;
- plus on « ment » facilement dans les hautes sphères (ce qui est tout l’exercice), plus le formattage en bas suit son cours.
idem pour votre polarisation droite-gauche...
certes, c’est plus d’un siècle.
mais la chine n’est-ce pas, la chine partout,
vous et moi déjà made in china, sans le savoir, avec tous nos guillemets.
or l’inculture, encore :
à nouveau, allez vers les moins de quarante ou trente ans...
qu’ont-ils, en matière de gauche, textes et histoire, de comparable au bagage des générations précédentes ?
néant, des miettes, des bribes.
la culture de gauche telle qu’elle était répandue et comprise a quasiment disparu,
ce n’est donc pas en fonction d’elle que se polariserait un combat à venir.
bel article mais il n’empêche que Philouie et Constant ont raison dans leurs critiques.
D’abord parce que ce qui est rapporté par Constant est historiquement avéré ; ensuite parce que la critique de Philouie aussi :
vous cherchez à identifier un mal, vous tombez sur un symptôme, la crise entre autres économique de l’occident ne saurait trouver toute sa réponse dans quelques agités en djellaba.
et en cela vous jouez le jeu des islamistes...
souvenez-vous de 75 à beyrouth :
d’abord plein de manifs, les profs, et tous les autres, bref gros pur débat droite/gauche, puis les palestos branchés sur la gauche, puis polarisation chrétiens-musulmans, et enfin invasions diverses, le tour est joué...
pourtant au début c’est pur droite-gauche, avec réclamations mélenchonesques de changement de système, rien de plus.
vous ne répondrez pas aux défis actuels de l’Occident et qui lui sont propres en nous avançant deux ou trois coupables mal rasés, c’est grotesque, quelque soit votre habileté discursive.
et parlons-en tiens...
au beau milieu, vous présentez le modèle iranien assez correctement : la vraie révolution du khomeynisme a bien consisté à dire « nous ne pouvons plus d’un iota séparer le religieux et le politique sinon nous finirons moisissants dans des bibliothèques sur des étagères, nos livres sont vivants, etc. »
parfait.
puis vous revenez ici pour dire : le mususlman de la rue il est à côté, il pige pas, pas responsable tout ça...
mais !
y’a les associations... aaaah ! enfin nous tenons un coupable et il sera, lui, responsable de merah et tutti frutti.
qui les a élues ces associations ? personne, simples réunions.
buts politiques ? certains oui.
comment les déjouer ? ben justement en les débranchant des problèmes propres à l’occident, sinon vous jouez leur jeu, comme un blessé sur un champ de bataille qui voit sa blessure infestée de parasites et qui dit ah... voyez l’ennemi ?
non.
votre paradoxe c’est de dire à la fois :
ils sont à côté de la plaque, mais déjà responsables de tout.
comme si un discours de ce pauvre Qardawi pouvait soulever la France comme une Syrie, ou même des musulmans de France.
calmons-nous, il est risible.
et tout imam de France du même acabit ou style ne devient « autre que risible » que
pour des raisons
de misère économique.
Point.
que l’islam soit beau ou moche, qu’il se mêle de tout et de rien,
le droit à la France est aussi de l’ignorer superbement, d’abord.
soyez-lui infidèle et indifférente Frida, faites-le cocu, vous verrez, grande joie.