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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 5 janvier 2009 14:56

    Bon article qui résume à la fois l’absence de volonté diplomatique internationale et le ridicule de cette intervention militaire.

    Sur le fond, on ne peut que partager l’avis exprimé ce matin par François Bayrou : cette guerre n’est pas gagnable, ni par un camp, ni par l’autre. Les populations de ce territoires (Israel et Palestine) sont tellement imbriquées et liées par des éléments culturels, géographiques, économiques, qu’elles sont condamnées à vivre ensemble. Toute violence ne fait que retarder une paix et un accord inévitable, et donc sacrifie la qualité de vie, voire la vie, de centaines, de milliers de personnes. La haine entretenue réciproquement par les deux camps ne se base sur aucun élément rationnel : il s’agit de luttes de pouvoir locales, auxquelles s’ajoutent l’intérêt de tous ceux qui soufflent sur les braises, que ce soit dans le monde arabe ou dans le monde occcidental.

    Il est inutile de remonter à la genèse de ce conflit, on se croirait dans une lutte carricaturale de clans corses. Chacun a du sang sur les mains.

    Cette intervention était-elle nécessaire ? Bien sûr que non. Elle ne fait qu’atiser la haine. Pourra t-elle affaiblir le Hamas ? Bien sûr que non : il aurait fallu pour cela en parallèle ouvrir les portes de la cisjordanie, évacuer les colonies illégales des colons, condamner les intégristes israeliens, bref donner un espoir d’alternative, une carrotte à côté du bâton. Au lieu de cela, tout est fait pour miner l’influence du Fatah... Et après l’on s’etonne que les palestiniens se réfugient dans l’extrémisme...

    Pour faire la paix dans une atmosphère de haine, il faut des hommes d’un courage exceptionnel, comme le furent Sadat ou Rabin, de Gaulle, Schumann et Adenauer en leur temps, et une pression internationale intense. Rien de tout cela n’existe actuellement. Alors en Palestine on élève les enfants dans la haine puisqu’il ny a pas d’espoir, et en Israel on n’envisage que le mur ou la colonisation...

    Si Europe et US se mettaient d’accord pour taper du poing sur la table, eux qui tiennent les cordons de la bourse d’Israel et de la Palestine, un tel conflit serait infinment plus difficile. Et leur poids est bien plus important maintenant, le prix du baril de pétrole étant redescendu à un niveau raisonnable, et donc l’influence des soutiens arabes au conflit diminuée. Mais on nage dans le flou total. Nicolas Sarkozy va torpiller les efforts Européens en soigant son ego, et les US sont aux abonnés absents.

    Quant aux courageux, israeliens ou palestiniens, mes occidentaux ne les ont jamais vraiment soutenus, et aujourd’hui moins qu’hier.

    Bref, une guerre inutile, qui gagne 10 années de violence supplémentaires pour les habitants de cette terre. Bravo tout le monde.



  • Voltaire Voltaire 18 décembre 2008 11:58

    Cher auteur,

    Sans vouloir défendre notre ministre à tout prix (j’ai été critique de nombreuses fois), il me semble qu’elle a souvent indiqué que la recherche devait être au service de la société, et non de l’économie, ce qui est bien sûr une différence appréciable. Il est souvent difficile pour le politique néophyte d’apprécier l’intérêt et l’importance de la quête de connaissances, c’est aussi politiquement moins vendeur. Mais d’après ce que j’en sais, notre ministre a une vision plus large que celle d’une simple rentabilité économique de la recherche, même si elle demeure principalement utilitariste.

    En ce qui concerne la présidence du CNRS, ma perception est celle d’un observateur extérieur à l’organisme, même si je m’occupe de politique scientifique. Il n’est donc pas étonnant que nos points de vue divergent un peu, mais nous aurons sans doute d’autres occasions d’en discuter.



  • Voltaire Voltaire 18 décembre 2008 09:27

    Cher Monsieur,

    Mon appréciation envers l’actuel ministre de la recherche concerne son action envers l’université, qui bien imparfaite, a le mérite d’exister. Son action envers la recherche proprement dite est assez réduite, si bien qu’elle ne mérite à mon avis guère de commentaire. La réforme proposée au sujet des instituts n’a pas pour origine ce ministère... qui a d’ailleurs reculé suffisamment sur ce dossier pour la rendre assez inoffensive.

    Je peux me tromper, mais il me semble que la révocation du Directeur Général auquel vous faites référence avait eu lieu sous un gouvernement précédent...

    Quant à la présidente du CNRS, je comprends fort bien votre réaction suite à sa proposition sur l’institut des sciences de la vie, qui efefctivement ne tenait pas debout, mais si l’on juge de façon plus globale, elle a su préserver l’essentiel malgré une pression politique non négligeable. Une opposition plus frontale eut résulté en son remplacement par une personalité plus docile, mais nous parlons là de politique, et non de politique scientifique.

    Pour le reste, je partage largement votre analyse. 



  • Voltaire Voltaire 17 décembre 2008 15:00

    L’article est bienvenu, car il illustre l’absurdité de vouloir à tout prix transférer certaine idéologie politique à des systèmes qui ne s’y prêtent pas.

    Entendons-nous :


    - J’ai plutôt un avis favorable lorsque le président de la république, quel qu’il soit, souhaite dynamiser notre administration publique par un système d’évaluation de ses performances. A ce titre, malgré toutes ses (nombreuses) imperfections, le système mis en place lors du quinquennat précédent sur la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) était un progrès par rapport à la culture précédente.


    - J’ai aussi une certaine admiration envers notre ministre actuel de la recherche et de l’enseignement supérieur, qui a, là aussi parfois imparfaitement, eu le courage de s’attaquer à des réformes nécessaires au niveau de l’université


    - Enfin, malgré tout ce que l’auteur à pu en écrire, je constate que l’actuelle présidente du CNRS a su mener sa barque malgré des temps agités pour maintenir à flots un CNRS souvent menacé.

    Mais, comme vous le faites remarquer, le discours du président de la république démontre une méconnaissance profonde de notre système de recherche et de son fonctionnement. Pire, car finalement peut-on reprocher au Président de ne pas tout connaitre de l’un des nombreux rouages du pays, ce discours suggère à la fois une attitude et une volonté mal placée de ses conseillers en la matière.

    Faut-il réformer le CNRS : sans aucun doute. Faut-il ouvrir davantage les comtés d’évaluation à des personnalités extérieures : c’est une évidence. Le CNRS est-il pour autant ce monstre archaïque et tellement inefficace qu’il mérite d’être jeté en pâture à l’opprobre nationale ? Vous avez justement démontré le ridicule de cette idée. Le CNRS demeure un instrument unique, aussi bien en termes de visibilité internationale que par la qualité de sa recherche. On peut, on doit l’améliorer, mais de là à le jeter aux orties...

    En réalité, les organismes de recherche français sont de bonne qualité. Ils doivent être réformé pour plus de souplesse, mais constituent un socle indispensable de notre système de recherche. A juste titre, le gouvernement avait souligné la nécessité d’améliorer la recherche universitaire. En aucun cas cela ne doit passer par la disparition de ce qui fonctionne... Et rappelons qu’aux États-Unis, de tels organismes existent bel et bien (DoE, NASA...).

     



  • Voltaire Voltaire 16 décembre 2008 16:41

    Il est un peu tôt pour se prononcer.

    Souhaitons simplement que nos média biens aimés fassent un peu mieux leur travail d’investigation cette fois, après le fiasco des "terroristes" de l’"ultragauche"....

    Mais tout cela ressemble furieusement à de la poudre de perlimpimpin...

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