Jonathan Swift a merveilleusement tourné en dérision le principe moral utilitariste dans son pamphlet paru en 1729 : « Modeste proposition sur les enfants pauvres ».
« (…) il existe des personnes abusées depuis l’enfance qui sont restées soumises à leurs bourreaux à l’âge adulte. Dira-t-on que ces personnes sont consentantes alors qu’elles ont été manipulées très jeunes ? »
Concernant les abus sexuels commis contre des victimes mineures, le délai de prescription court désormais à partir de l’âge de la majorité.
Donc, même si ces personnes abusées durant leur enfance devenaient « consentantes » après leur majorité, on ne peut considérer qu’elles l’étaient avant l’âge de 15 ans.
Cela répond indirectement à votre question, en ce sens que le consentement actuel n’abolit pas le crime passé, qui demeure punissable (tant qu’il n’est pas prescrit).
On peut aisément supposer que l’intérêt du fond anticopie vert ajouté soit justement une précaution en vue d’empêcher d’éventuelles falsifications du cliché de ce document, à l’instar de la photo qui fait l’objet de l’article : sans quoi il serait dérisoirement facile pour n’importe quel manipulateur en herbe de diffuser (notamment sur Internet) une version truquée de l’acte de naissance...
Comme on parle de « terrorisme intellectuel », étant donné le niveau d’énormité désormais atteint par la propagande relayée par les médias de masse, ne pourrait-on qualifier ces manoeuvres d’intoxication de l’opinion de TERRORISME INFORMATIF ?