A noter que la mention « ou même plus tôt quand il contracte mariage » est périmée de facto, puisque il faut désormais avoir 18 ans révolus pour pouvoir se marier, que l’on soit fille ou garçon.
« Depuis que la possibilité d’analyser l’ADN est venue démultiplier les moyens d’investigation, le viol est devenu, par construction, un crime signé, puisque le sperme du violeur est présent sur la victime. Quand, de surcroit, le violeur vit dans le même quartier que la victime, les cas de viols non élucidés sont incompréhensibles pour la citoyenne que je suis. Telles sont les réflexions que je me suis faiteS (...) »
Pour exprimer un raccourci aussi simpliste, vous avez vraisemblablement l’excuse de l’ignorance au sujet du viol en général (sur le plan criminalistique). Quant à moi, j’avoue tout ignorer de l’affaire en question, et ne pas m’y intéresser plus que n’importe quel autre fait divers. Mon propos sera seulement de réagir à votre introduction
Sans vouloir entrer profondément dans les détails, un viol ne laisse pas nécessairement de traces séminales. En effet, un viol peut être commis avec préservatif. Il peut aussi être perpétré manuellement avec des gants, voire en utilisant un objet (bâton, bouteille, etc.) Tout cela peut ne laisser aucune « signature ».
D’autre part, si l’on peut établir que « le violeur vit dans le même quartier », c’est vraisemblablement qu’on l’a d’abord identifié. Sinon, difficile de savoir où il habite effectivement ?
De plus il faut pouvoir établir qu’il y a effectivement eu viol. Pour cela, on se base notamment sur des examens médicaux. Si de tels examens ne s’avèrent pas concluants, il semble inopportun, voire inutile, de mener une investigation de type prélèvement d’ADN sur de tierces personnes... ce moyen technique n’étant opérant que pour effectuer un recoupement.
Bref, de pseudo évidences de seconde main permettent sans doute de se forger une opinion à peu de frais sur les compétences des uns et des autres. En revanche elles ne sauraient suffire à établir la vérité des faits.
L’article est intéressant par le problème qu’il soulève, mais il n’est pas certain que le concept de dette soit vraiment approprié pour qualifier le désastre environnemental issu de la surconsommation des pays riches. Il s’agit d’une analyse économiste qui reprend la grille de lecture issue de la gestion d’entreprise, système d’interprétention que l’on cherche abusivement à appliquer de manière hégémonique à l’ensemble des rapports sociaux - non sans ambition idéologiquement totalitaire de la part des fourbisseurs de théorie économiste.
Or c’est implicitement admettre le bien fondé du système économique actuel que de poser les choses en ces termes. Classiquement, une dette est contractée par un emprunt. Mais peut-on dire qu’à l’occasion de la colonisation des nations ont « emprunté » à d’autres les ressources naturelles qu’elles ont exploité ? Et qui reste débiteur de quoi dès lors que, comme il est justement observé, la domination financière a désormais succédé à la colonisation ?
Ce qui aujourd’hui doit être mis en question, c’est le principe même que des ressources naturelles, qui n’appartiennent par nature à personne et pourraient bénéficier à tous, qui constituent un patrimoine commun relevant de l’intérêt général, puissent être accaparés par des intérêts privés. C’est donc plus largement le paradigme selon lequel le bien commun puisse être aliéné par des entreprises privées, qui plus est irresponsables de leur gestion (comme on le voit avec la pollution du Golfe du Mexique), mettant gravement en péril l’équilibre écologique, qu’il convient à présent d’abroger.
Au delà de ces objections, je rejoins les conclusions de l’auteur sur la nécessité, d’une part d’annuler la dette du tiers-monde, mais pour des raisons simplement politiques, parce qu’elle constitue un racket immoral opéré par les banques occidentales sur des états financièrement vulnérables ; d’autre part de commencer un transfert systématique et gratuit des technologies propres, non pas pour des raisons de devoir de réparation, qui trouveront toujours des contempteurs du complexe de culpabilité occidental, mais au nom d’une indispensable solidarité humaine, pour préserver ce qui peut l’être encore de notre écosystème global, phénomène naturel au regard duquel les frontières nationales comme les titres de propriété ne recouvrent aucune espèce de réalité.
Les enfants qui ont le loisir de regarder la télé ont aussi des parents qui choisissent de les laisser regarder ces programmes. Même si c’est un choix passif, il n’en relève pas moins, au premier chef, de leur responsabilité pleine et entière.
Donc s’il existe la stratégie que vous dites, elle ne peut être efficace que grâce à la complaisance des parents qui n’assument pas leur rôle éducatif de premier plan.