Que les frustrés de tous bords se ruent sur une nouvelle occasion de défoulement xénophobe, rien de bien nouveau sous le soleil de notre beau pays, même si on peut effectivement le déplorer.
Ce qui est consternant, c’est de constater le totale incompétence de ces ministres mobilisés comme une rédaction de tabloïd au sujet d’un si banal fait divers.
Si toutes les infractions REELLES commises chaque jour faisaient l’objet d’une telle attention gouvernementale !
En l’occurrence, tout part d’une contravention routière au motif tout à fait contestable, qui démontre l’arbitraire dont peuvent être capable certains agents dès qu’on leur confie un petit pouvoir.
Ensuite, la contrevenante ayant osé contester, le ministre de tutelle enfonce le clou en accusant de polygamie un citoyen qui n’aurait en fait contracté qu’un seul mariage, et la presse reprend l’info sans vérifier (là aussi, que d’incurie journalistique).
Un ministre responsable peut-il se permettre de porter des accusations publiques contre un administré ? Est-ce son rôle ? Et au cas très probable où il s’agisse de calomnie, ne relève-t-il pas d’une procédure judiciaire pour diffamation ?
Bravo pour cette analyse Réflexion pertinente et bien menée sur le devenir informatif d’Internet. A mon sens, le meilleur article de fond sur ce site depuis belle lurette !
« ... la divulgation des informations était la seule façon de faire cesser les crimes et débuts de crimes en cours (...) Sachant cela, les citoyens témoins des faits pouvaient-ils constater mais ne rien faire ? Qu’est-ce qui prévaut, la conscience ou la déontologie journalistique ?... »
C’est justement parce que ce qui prévaut est la conscience citoyenne que le principe de ces émissions semble problématique. Car si la préoccupation première de ces « citoyens-justiciers » (Les Infiltrés) est de dénoncer d’odieuses atteintes aux personnes, rien ne les oblige à transformer leur investigation en émission-spectacle.
Si les citoyens doivent effectivement, ayant constaté les faits, les dénoncer pour en témoigner, en revanche, rien n’oblige les mêmes, sous leur casquette d’enquêteurs, à réaliser une opération commerciale en rendant publique cette dénonciation.
C’est ce mélange des genres qui décrédibilise la démarche journalistique (dont les grands principes sont très justement repris plus bas dans d’autres posts). Car il s’agit au bout du compte de faire du spectacle télévisé sous prétexte de dénonciation « citoyenne ».
On prétend ici faire justice, mais c’est pour mieux profiter du ramdam et faire de l’audience autour de sujets scabreux. Cela est-il bien digne ?
Pour résumer et pour conclure, ce qui en l’occurence apparaît choquant, ce n’est certes pas la dénonciation des crimes, c’est la mise en scène de ces dénonciations sous couvert de journalisme.
Pour résumer et pour conclure, ce qui est choquant, ce n’est certes pas la dénonciation de crime, c’est la mise en scène de cette dénonciation sous couvert de journalisme.
« Quand un citoyen prend le chemin du commissariat pour dénoncer des actes de pédophilie qu’il a constatés, est-il un auxiliaire de justice ? »
Bien sûr que dans ce cas, un citoyen se fait auxiliaire de justice : et c’est tout à son honneur ! Qu’il soit loin, le temps où l’on préférait fermer les yeux et les oreilles sur ce genre de crimes.
Pour autant, la démarche de cette émission est infecte et décrédibilise l’enquête journalistique. Car il s’agit au bout du compte de faire du spectacle télévisé sous prétexte de dénonciation « citoyenne ».
Si ce journaliste avait vraiment une conscience citoyenne, rien ne l’obligeait à vendre telle quelle son émission après avoir dénoncé les auteurs d’abus sexuels. C’est ce mélange des genres qui sent très mauvais. On prétend faire justice, mais c’est pour mieux profiter du ramdam et faire de l’audience autour d’ un sujet scabreux. Cela est-il bien digne ?