Bonne question. Etant donné le déni formulé plus bas à ce sujet, dans un post interminable (à l’enflure égotique démesurée, plus soufflé aux courants d’airs qu’une meringue :- ), il valait la peine de se documenter un peu sur le web : c’est chose faite.
« Il ne faut pas confondre le racisme de peur visant celui qu’on ne connaît pas, et le racisme de rejet dirigé contre celui dont on ne veut plus supporter le voisinage. »
Ne vous inquiétez pas, on commence à connaître votre manière de racisme ordinaire. Celui dont on ne peut plus supporter le voisinage est au pire un voisin pénible ; généraliser cet aspect à ses origines en rejetant par amalgame la communauté dont il est issu, pour être une démarche intellectuelle (?) assez répandue, n’en fait pas une pensée rationnellement fondée.
« La communautarisation est la conséquence logique et inéluctable de la « diversité » »
Affirmation gratuite. La diversité démographique est une conséquence naturelle dans un pays historiquement et géographiquement exposé à des mouvements de populations variés. En revanche, la communautarisation est surtout le fruit d’une politique, d’un certain mode d’urbanisme, et plus généralement de la sélection de fait par l’argent.
« Ca devrait donner à réfléchir aux chantres de l’universalisme républicain., s’ils veulent vraiment sortir de l’escalade des affrontements qui est d’ores et déjà engagée. » De quoi parlez-vous ?
« Tous les progrès réalisés au cours du xxe siècle ont été bénéfiques pour l’homme, mais la plupart ont été détournés pour en faire des trucs merdiques. De l’énergie atomique au robots dont parle l’auteur, ces inventions sauvent des vies tous les jours et nous donnent un avantage certain sur nos générations passées. »
Qu’est-ce qui permet au juste de distinguer un soi-disant « progrès » de son « détournement » ? Dans les faits, la recherche nucléaire et la robotique ont été développées d’abord à des fins militaires, puis ensuite utilisées dans le domaine civil.
Et concernant l’énergie nucléaire, le « progrès » demeure très discutable : notre « chance » est que les « interlocuteurs » qui pâtiront de la radio-activité des déchets ne sont pas encore nés : pas sûr que les générations futures considèrent le désastre programmé comme un avantage. Notre malchance, c’est que toute recherche sur les énergies alternatives ait été censurée durant 50 ans : l’électricité pourrait être produite autrement. De plus, je ne vois pas bien en quoi cette invention sauve aujourd’hui des vies.
« Le marché est d’une certaine façon un guide. Si c’est utile les gens l’achétent, le produit est viable. Si il ne l’est pas personne ne l’achéte et on en parles plus. » « Viable commercialement » n’est pas synonyme d’ « utile ». Pourtant des tas de choses inutiles sont vendues et achetées tous les jours. C’est même une part prépondérante du marché. Des tas de produits viennent seulement répondre à des besoins artificiellement créés : susciter des besoins est d’ailleurs une des bases de la stratégie marketing...
« Parce que finalement tous les comités de bio-éthique truc-éthique et merde-éthique ca ne sert qu’à payer des grabataires minables. » Jugement péremptoire à 2 balles (avec un mépris évident de l’âge).
« Si vous avez l’impression qu’un gadget chasse l’autre c’est que le progrès est très rapide (...) » Ou bien c’est juste que vous êtes à fond formaté dans cette manière de penser de l’éphémère consumériste.
« Si les ingénieurs remplacent les sorciers, il n’y a en soit rien de mal. La société conserve ses sorciers. » Ce n’est pas une question de bien ou mal. Le statut de « sorcier » est compatible avec une société qui ne se fonde pas sur la Raison. Or le paradoxe est que de facto, les tenants de la technoscience (comme de la médecine, d’ailleurs), sous prétexte d’être détenteurs de la rationalité scientifique, investissent ce rôle social d’autorité de référence dans le registre de l’irrationnel.
Le fait que cela détruise les rapports sociaux de l’ancienne société et les remplace par des nouveaux est un fait. Une nouvelle société stable va se batir dessus." Sauf que la société actuelle paraît bien loin de la stabilité...
« La recherche du progrès et de la connaissance est en train de remplacer la recherche du paradis et de la spiritualité. Les ingénieurs en sont le clergé. Les marchands en sont la noblesse. Et tout le reste est à reconstruire... »
Vous semblez donc approuver un modèle social basé sur une noblesse et un clergé, grand bien vous fasse... Le paradigme qui associe nécessairement l’idée de « progrès » au savoir (plutôt qu’à la connaissance) est lui-même amené à être dépassé. Dans une perspective éthique, il s’agirait de mener la recherche du savoir scientifique à son terme dans un domaine donné avant d’envisager l’éventuel « progrès » qui pourrait en découler (sauf à risquer des catastrophes) ; or, sous la pression du marché, le système actuel fonctionne exactement à l’inverse. Dès qu’une découverte permet d’envisager un profit, on cherche à l’exploiter, sans même savoir si on maîtrise les conséquences de son utilisation (je vous passe les exemples de préjudices commis envers l’humain ou son environnement, nombreux depuis plus d’un siècle).
« Walden me semble encore être un de ces hypocrites favorables à la liberté des femmes musulmanes de se balader en « tenue islamique », mais on aimerait bien savoir quels contacts il a avec elles ou il est prêt à avoir avec elles (...) » Encore merci, m’sieur Léon ! Eh bien, vous qui revendiquez (= haut) la discrétion de l’intimité, vous voudriez maintenant que je dévoile la mienne ? Un minimum de cohérence, SVP !
« A moins que les contacts de Walden se limitent à employer Fatima, sa femme de ménage, dont on peut parier qu’il la virera le jour où elle se pointera dans cette tenue... » Non, dans mon milieu on n’emploie pas de domestiques...
« Dites-nous un peu jusqu’où irait votre respect de la laïcité... » Il est total, comme pour le respect de la loi en général. Sans enthousiasme lorsque la loi apparaît inutilement contraignante, mais d’autant plus volontiers lorsque, libérale, elle favorise le respect de l’autre tel qu’il est, meilleure garantie de la qualité du« vivre-ensemble ».
D’autres questions, m’sieur l’inspecteur ? Non ? Ben moi, je voulais vous dire quelque chose : votre regard me fait peur.