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Espérantiste, aristotélicien, catholique, libéral néo-conservateur
 
« Le socialisme ne produit rien, il se borne à dissiper ce qu’à créé la société fondée sur la propriété privée des moyens de production. Étant donné qu’il ne peut pas y avoir d’organisation socialiste de la société, toute étape dans la voie du socialisme aboutit à la destruction de l’ordre existant. » (Ludwig Von Mises)

 
« L'argent public finit toujours dans des poches privées. » (Pascal Salin)
 
« Là où la politique avance, la liberté recule. » (Salin)
 
« La tentation de la répartition est typique de la société fermée » (Salin)
 
« La justice sociale, c'est de la jalousie, plus de la rhétorique. » (Thomas Sowell)
 
« La vie politique française est rythmée par un consensus flou, non pas sur des principes, mais sur les idées à la mode, lancées ou tout au moins relancées par les grands de la pensée creuse. C'est la victoire du pragmatisme intellectuel, c'est-à-dire en réalité du refus de penser, puisqu'une pensée sans principes n'est plus une pensée. » (Salin)
 
« La banque centrale est une des plus grosses associations de faux monnayeurs de l'Histoire de l'Humanité. » (Daniel Tourre)

« La social-démocratie est une sorte d'armistice dans la guerre civile des intérêts organisés. Elle traduit la domination du pragmatisme et du scepticisme et pour cette raison même, elle ne peut pas annoncer la fin de l'idéologie. » (Salin)

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  • Premier article le 04/06/2011
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  • Wàng 6 février 2012 18:25

    D’accord, avec la liberté à contractualiser librement les relations d’échange service/argent pour tous ceux qui ne créent pas leur propre activité économique, et vu sous cet angle de contrat on peut estimer que leur création consiste à vendre leur savoir/service, c’est ça ?

    En fait, la caractéristique d’un acte créateur de valeur, c’est l’échange libre. Pour un économiste néo-classique, l’échange est neutre, car ce qui est échangé a la même valeur nominale (baguette de 3,30 francs contre 3,30 francs). L’échange libre est pourtant créateur de valeur subjective, c’est une proposition qui est toujours vraie, car dans le cas contraire, les protagonistes n’échangeraient pas. On préfère ce qu’on peut obtenir par l’échange, cela procure une satisfaction supplémentaire. Comme le temps est un bien rare et qu’on ne peut pas tout faire, pour arriver à leurs fins (qui ne sont pas quantifiables : ça peut être l’avidité, mais aussi la famille, la spiritualité, l’art, l’amitié, la contemplation), les individus ont intérêt à se spécialiser dans le domaine où ils sont relativement le plus doué, on peut le démontrer facilement.

    Refuser l’a priorisme méthodologique autrichien conduit à une conception mécanique et matérialiste de l’économie, qui devient alors formelle et déconnectée des réalités humaines.

    Chacun, d’accord, est respectable dans ses aspirations, ses compétences, etc. Mais que devient celui qui, un jour, suite à un accident, est privé d’un bras, d’une jambe indispensables à l’exercice de ses aspirations, voire se retrouve tétraplégique ou souffre de dysfonctionnements psychiques tels qu’il ne peut pas participer de ce mouvement créatif ? Doit-il s’en remettre à la charité individuelle, c’est-à-dire être dépossédé de droits neutres au sens où ils sont les mêmes pour tous, basiquement vivre et prospérer, dépossédé parce qu’il devra oeuvrer à plaire à cette charité individuelle, à ce choix charitable (ou pas) ?

    Je comprends pas trop la question : personne n’est dépossédé de ses droits. Le droit à la vie n’est pas un droit positif sur autrui, sur la nature ou sur la société, c’est le droit d’être protégé contre des agresseurs. Les gens font ce qu’ils veulent avec ce qui leur appartient, ils peuvent en jouir, l’échanger librement, en faire don. Les structures spontanées, les associations caritatives, les religions, les corps intermédiaires, les familles, les entreprises (comme les assurances) existent toujours. En tant que libéral classique et non anarchiste, je ne suis pas dogmatique, il est évident que la priorité en France n’est pas du tout de couper les aide pour ceux qui ne sont pas capable de « participer à un mouvement créatif ».

    Et lorsque les erreurs sont des fautes avec des conséquences en chaîne sur d’autres droits à la vie et à la liberté des diverses aspirations, qui assume et jusqu’à quel point ?

    Je suis pas juriste. smiley Assumer veut dire prendre sur soi les conséquences de ses décisions (je peux investir et perdre mon capital), et réparer les torts causés à autrui. Parfois il y a effectivement des conséquences en chaîne, d’ailleurs les juges ont inventé certains principes pour répondre à des problèmes spécifiques, comme le principe de prescription. Il faudrait que vous précisiez à quoi vous pensez.

    Le droit du premier occupant de la forêt amazonienne est-il le droit premier ? Son économie, ses aspirations, son organisation de production et de consommation priment donc sur le nouvel arrivé exploitant le bois à échelle industrielle ?

    En fait c’est pas sûr. smiley Pascal Salin pense que oui, en fait, il n’est pas certain que des peuples nomades de chasseurs cueilleurs aient des droits de propriété sur leur territoire de chasse. Sur leur tente, leurs outils et leurs habitats provisoires, oui. S’ils ont des maisons et qu’ils cultivent des champs, oui. Si vous prenez les coboilles aux Etats-Unis durant la conquête de l’ouest, c’est différent : le bien rare n’était pas l’espace, celui-ci paraissait infini, mais le bétail. Donc ce dernier était marqué au fer rouge, ce qui signifie que les coboilles ont pensé que ça valait le coup de définir un droit de propriété sur le bétail mais pas sur la terre. Quand le fil barbelé a été inventé à la fin du XIXème siècle et que la population s’accroissait, le coût de définition d’un droit de propriété sur la terre a paru acceptable et on a délimité des clôtures. Mais tout ça s’est fait de façon spontannée !

    Il y a toujours un arbitrage qui se fait entre la nécessité d’une information, et le coût nécessaire pour l’obtenir, c’est pour ça qu’une réglementation étatique a posteriori est toujours arbitraire et obsolète, en plus d’être un gaspillage de ressources.

    Pour en revenir à la forêt amazonienne, le drame comme je l’ai dit est que les entreprises qui l’exploitent ne sont pas vraiment propriétaires. Je vais revenir aussi sur un autre point : imaginons qu’il y ait conflit d’intérêt entre un projet d’intérêt national et des propriétaires (par exemple : les habitants de la forêt et un barrage électrique). Dans le cas actuel, on ferait un calcul coût bénéfice et on exproprierait les gens contre compensation, en disant que l’intérêt général a prévalu, ce qui est inconcevable pour un autrichien. Il est strictement impossible de connaitre les préférences individuelles et de dire que l’une (le barrage) compense le désagrément causé par l’autre (l’expropriation), tout simplement parce que ce n’est pas une relation d’échange libre, mais une relation contrainte. Les habitants de la forêt peuvent parfaitement accepter une indemnisation ou autre chose, ou bien refuser s’ils estiment que la valeur de leur habitat dépasse tout ce qu’ils peuvent recevoir en échange, dans ce cas le barrage ne se fera pas ; c’est la seule vision en cohérence avec le Droit.

    Qui va déterminer ce qui relève du droit à la santé et du droit à l’éducation, les deux fondements offrant à chacun, dans la perspective libérale, le droit de vivre tel qu’en lui-même ?

    Le droit à la santé ou à l’éducation ne sont pas du tout les fondements du droits, ce sont des droits positifs, des droits créances (droits sur la société). Un droit créance implique un empiètement sur les droits des autres.

    Ce qu’on peut dire, déjà, c’est que ce n’est pas parce que certaines personnes sont pauvres qu’elles doivent être privées de leur liberté de choix. Les monopoles tels que la sécurité sociale ou l’Education nationale sont injustifiables dans tous les cas. Simplement, il faut déjà distinguer, ne pas mélanger ce qui relève de la redistribution ; et le reste (santé, retraite, éducation). Ca peut se faire par exemple via un système de chèque éducation.



  • Wàng 5 février 2012 22:35

    Lol, l’auteur qui se conduit en petit censeur en écartant les opinions différentes de la sienne, argumentées mais gênantes sur Pinochet !



  • Wàng 5 février 2012 22:12

    Guy Millière est un néoconservateur qui n’a de libéral que le titre, étant donné qu’il l’abandonne dès qu’il s’agit de politique étrangère.

    Sinon heuresement que Wang est là pour rééquilibrer le débat.

    Merci, même si je ne suis pas d’accord avec vous sur Millière, C’est un très grand penseur et très complet, peut être le meilleur spécialiste en France du conservatisme américain et de la géopolitique. Je crois que c’est un authentique libéral classique, il fréquente les milieux libéraux français depuis 30 ans (Salin, Némo, Garello, Aron, Revel ...), et il a écrit entre autres un livre remarquable sur la mondialisation.

    La politique étrangère est considérée comme relevant du domaine régalien dans l’optique du Contrat lockéen,après tout on peut être libéral sans forcément partager la vision de la politique étrangère des libertariens ou des anarcho-capitalistes. Les néo-conservateurs font même mieux que ça car ils s’appuient sur un des plus grands penseurs du droit naturel, Léo Strauss.



  • Wàng 5 février 2012 22:06

    J’ai lu Bastiat ! ...Sa pétition du lobby des Fabricants de Chandelles, Bougies, Lampes, Chandeliers, Réverbères, Mouchettes, Éteignoirs, et des Producteurs de Suif, Huile, Résine, Alcool, et généralement de tout ce qui concerne l’Éclairage, ... est une pépite de bêtise ! Qu’on en juge  :

    Extrait : "Frédéric Bastiat, libéral conséquent qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps avait pressenti le principe économique de notre modernité néo-libérale ...

    Je ne crois pas du tout que vous ayez lu Bastiat, votre lien et votre citation renvoie vers de la pure propagande parfaitement grotesque.



  • Wàng 5 février 2012 22:01

    Mais j’ai répondu à votre place : les droits de propriété qui protègent les lobbies mortifères de five Bigs : Big Pharma, Big Chema, Big Biotechna, Big Agribiz, Big Medica Big Pharma, Big

    Sont de fait, des droits de propriétés illégitimes au regard du droit naturel.

    Je pige pas du tout où vous voulez en venir. Sache d’abord que pour moi le libéralisme n’est pas un dogme. Et puis je ne suis pas juge pour décider où les droits sont violés. Sans entreprises, on vivrait encore au moyen âge, en particulier sans médicaments et sans techniques d’agronomie moderne, l’espérance de vie ne dépasserait pas 45 ans.

    Comme je le disais, ici n’est pas le lieu pour incriminer tel ou tel sans plus d’éléments ; juste quelques éléments : contrairement à ce que croyait Marx avec le Grand Capital, il n’y a jamais de problèmes de monopoles privés. Des entreprises ont le droit de s’entendre entre elles (ce que font les salariés via les syndicats) pour s’arranger un bon prix, à condition que la liberté d’entrer sur le marché et de casser le cartel existe. Si la concurrence a des difficultés à émerger, c’est souvent à cause de la complexité délirante de la réglementation en vigueur et du manque de liberté économique.

    S’il y a de la pollution qui peut être prouvée, le droit doit jouer : les victimes peuvent s’organiser pour attaquer en justice l’entreprise en question. Dans ce cas des droits de propriété seront définis à condition que ça en vale la peine, ce qui n’est pas toujours le cas. Une entreprise, dans un pays civilisé et capitaliste, aura intérêt à communiquer correctement pour que les actionnaires suivent. Parfois il y a aussi un problème d’incitation lié, comme je l’ai dit, à une mauvaise définition des droits de propriété : c’est le cas des concessions étatiques accordées à des multinationales. Commes elles n’ont pas le droit de céder ce qu’elles exploitent, elles sont incitées à épuiser les ressources. Dans ce cas il suffit de restaurer la responsabilité grâce à la propriété.

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