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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 2 octobre 2008 11:12

    @ Roland Verhille

    "le Congrès a bien rejeté la plan Paulson visant à sauver les spéculateurs aux frais des gens"

    Attendez encore un peu, la messe n’est pas encore dite.

    Le plan repasse ce Vendredi avec des modifications mineures que l’on peut qualifier d’électoraliste (qui d’ailleurs font encore rajouter un peu plus à la douloureuse) mais le principal du plan initial est bien sauvegardé : c’est toujours un sauvetage quasi inconditionnel, en fait un chèque en blanc car il est toujours stipulé que le prix d’achat des créances foireuses est à la seule discrétion du trésor, sans possibilité de controle ni à priori, ni à postériori... les 700 milliards, c’est une estimation qui pourrait se révéler bien en deça de la réalité - sans que le contribuable n’y ai son mot à dire.

    rattraper les excès qui sont nés d’un défaut de contrôle par un plan qui organise son absence totale de contrôle, il y a là comme un qui dirait un petit problème ...




  • wesson wesson 2 octobre 2008 11:03

    @Roland Verhille,

    bonjour Monsieur Verhille,


    "Mais au moins pour la France, je l’ai aussi expliqué ici sur AV, ce qui m’a valu une brassée de quolibets, celui qui siphonne de très loin plus que tous les autres, c’est l’état avec ses prélèvements obligatoires. Mais comme c’est l’état, ceux nombreux qui en profitent reçoivent l’appui d’innombrables masochistes pour le sanctifier."

    Que l’état "siphonne" plus que tous les autres est une trivialité. Vous l’écrivez évidemment dans une acception négative, ce qui n’est pas nouveau dans le courant de votre pensée politique, que je crois être dominant.

    L’état prélève (pas mal) d’impôt, il faut à mon avis plus s’en féliciter que de le déplorer. Je parle ici des impôts direct, qui sont à mon avis la fiscalité la plus juste, car ils sont progressifs en fonction de votre revenu.

    Une entreprise, un actionnaire, lorsqu’il ponctionne de l’argent, va l’employer à son usage exclusif. L’état, qui n’est pas une entreprise et ne doit pas être géré comme telle, va utiliser cet argent pour le bien public.

    Pour prendre un exemple parlant, si vous avez une route goudronnée qui passe devant chez vous et qui vous permet de vous rendre à peu près partout, c’est parce que l’état l’as mis devant votre porte à l’aide des impôts de tous ...

    De plus, lorsque on regarde un peu l’histoire récente, dans les années 1970 le taux marginal d’impot était bien supérieur à maintenant (65% pour la tranche maximale, contre 40% maintenant), c’était pourtant au milieu d’une période de 30 ans de plein emploi, sans crise et avec 5% de croissance l’an. Et je ne suis pas certain que pendant cette période les capitalistes vivaient si mal que cela...


    Pour en revenir au sujet de la crise, son facteur primaire est le décrochage entre la masse monétaire réelle - provenant de bien matériels ou quantifiables, et la masse monétaire virtuelle, qui ne représentent que le papier sur lequel on a inscrit la somme. Peu importe qu’il s’agisse de crédits consenti à des personnes insolvables, l’argent correspondant a été créé ex-nihilo, et tand qu’il n’est pas remboursé, il reste virtuel. C’est la convertibilité de cet argent virtuel qui est mise à mal : il y en a tellement à convertir que les institutions n’ont plus assez d’argent réel pour faire correspondre à tout l’argent virtuel qu’elles ont créée.

    Ce qui permet de comprendre de suite les enjeux : soit on annule l’argent virtuel - en laissant les établissement financiers se casser la figure - soit on fabrique plus d’argent réel, ce qui de fait diminue d’autant sa valeur.




  • wesson wesson 2 octobre 2008 10:03

    Bonjour l’auteur,

    Merci pour votre article, le sujet est d’importance - est-ce que le contribuable doit raquer, ou est-ce que les banques doivent se démerder toute seule ?

    Je ne crois pas que l’on puisse me compter parmis les suppôts du capitalisme béat, néammoins je crois que ce coup ci on a pas le choix. Les banques doivent être sauvés.

    Je ne suis pas insensible à la colère qui est la votre, et que je partage tout à fait. Ce plan n’est rien de moins qu’une prise d’otage, fusil sur la tempe. Il consacre la victoire éclatante du capitalisme qui pendant quelques années à engrangé des marges colossales, et est sur le point de réussir à faire payer les dettes par le contribuable.

    Ceci étant dit, la perspective d’un effondrement généralisé des banques et de la finance internationale ne me réjouira pas plus de 15 minutes, et à la 16ème, je commencerai à déchanter. Laissons la finance s’effondrer et vous verrez les magasin et supermarchés vide sous 1 semaine, des émeutes voire pire un peu partout sous 1 mois. 

    C’est pourquoi, la mort dans l’âme, je suis convaincu que malgrès tout, il faudra sauver ces banques et effectuer cette injection massive de capital.

    Le tout réside dans les conditions qui seront posés pour effectuer ce renflouement. D’accord pour payer, mais on changes toutes les règles. fini la titrisation, fini les paradis fiscaux, fini la création de monnaie ex-nihilo. On remets tout à plat et on repense un système sur les bases de ce qui a pas si mal marché que cela, à savoir le système qui a été mis en place au sortir de la 2ème guerre mondiale, qui a assuré le plein emploi sans aucune crise et 5% de croissance annuelle pour l’ensemble des pays industrialisés pendant une bonne trentaine d’année.

    Mais bon, comme on le dit de votre coté de la mare : "when hell freezes over"



  • wesson wesson 1er octobre 2008 11:44

    Bonjour Denis,

    merci pour cet article et sincèrement content de pouvoir encore vous lire .

    Les banques sont des putes, hélas le monde n’a pas encore appris à s’en passer. Leur renflouement est (trois fois hélas) nécéssaire, il faut espérer qu’il se fera sous des conditions extrèmement restrictives.


    Pour commencer, en régulant de manière énergique les chambres de compensation que vous avez popularisé.



  • wesson wesson 1er octobre 2008 10:46

    Bonjour l’auteur,

    je trouve que cet article est brillant : Une analyse positive de l’action de Nicolas Sarkozy, voilà effectivement ce qui manque cruellement à la France et au journalisme citoyen !

    Ah, contrairement à votre titre, ceci n’était pas à prendre au premier degré !


    Sarkozy est intelligent ? Peut-être. Personnellement ,j’ai du mal à définir ce qu’est l’intelligence. Laissons cela aux polytechniciens et aux ingénieurs des ponts et chaussés qui ont su s’élever hors de la horde populassière pour calculer des choses comme le quotient intellectuel, et le mettre sur une échelle en kilosynapses par neurones au mètre cube de verbiage.

    C’est consternant de constater le mode de pensée de "l’élite" Française. Sarkozy n’est qu’une marionnette, portée au pouvoir par les médias, qui applique une politique ultralibérale, ultraréactionnaire et à la limite du racisme, tout en utilisant un discours de gauche que n’aurait renié ni Blum, ni Jaurès. En ce qui concerne la sincérité, elle est celle d’un requin qui déclare préférer le poireau vinaigrette.


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