On est invités aux salons du livre que l’on mérite et nul ne vous obligeait à vous fourvoyer dans cette galère annoncée. Il en va de même en ce qui concerne l’art plastique. Certains exposent au MOMA et d’autres à la MJC de Saint Dié des Vosges et, malgré les critiques que l’on peut porter, ceux qui exposent au MOMA sont, la plupart du temps, nettement plus intéressants que ceux qui exposent à Saint Dié. Vos romans sentent-ils la pisse, voire destinés à un public de mouches coprophyles ? On serait tentés de le croire, surtout en parution chez un éditeur à l’intitulé qui porte au plagiat. Quant à moi, je calquerai wesson en ce qui concerne la lecture de vos oeuvres.
L’Italie, pizza, pasta et mandoline. Vous en êtes toujours à ce stade ? Vous vivez sur quelle planète ? Il faut sortir, lire des livres (les trucs en papier, sans images, avec plein de pages dedans), vous renseigner auprès de sources sérieuses, ce qui exclut forcément Gala et Voici. Imaginez maintenant une définition de la France calquée sur votre modèle "Le Pays du camembert, du saucisson en cochon et des parfums qui coûtent cher". Réducteur, indeed, mais passons, à la rigueur on s’en fout, le problème demeure ailleurs et dans ce cas spécifique le lavage de cerveau que les Marques ont opéré depuis une bonne trentaine d’années. Avant il y avait la religion : ceci est Mon corps, ceci est Mon sang. Dans nos sociétés de nantis il suffisait de subtiliser progressivement le concept, le vider de toute spiritualité pour le remplacer par un autre corps, mais "griffé". Les pauvres, eux, restent toujours attachés à le religion, jusqu’au jour où ils pourront s’acheter de la Marque, de là le raccourci : Nike, Prada ou Vuitton nous sauveront de l’intégrisme. C’est pour rire, mais pas trop, parce que l’intégrisme des marques ne vaut pas mieux que celui des fous de Dieu et s’il n’y a pas encore de kamikazes qui se font sauter au nom de la chemise Lacoste, les Marques nous baisent bien en nous imposant des comportements aberrants, tout autant que les religions.
Je n’ai pas besoin que vous m’envoyiez votre salive, votre photo me suffira et contre 1000 Euros je vous dirai si vous êtes de race Noire...
J’avais aussi remarqué la pub avec son lien. Pathétique.
Les Arabes n’ont absolument pas emprunté les chiffres aux Phéniciens, mais aux Hindous, lesquels, parallèlement avec les Mayas, ont trouvé le concept génial du zero. Voir "Histoire universelle des Chiffres" de Georges Ifrah, collection Bouquins
L’article est pile et je me sens parfaitement en phase avec Sysiphe et Micmac, j’avoue que, moi aussi, je sursature...Ceci dit, ce matin, j’ai capté une bribe de conversation entre deux ménagères de plus de cinquante ans qui revenaient du marché. " Vous vous rendez compte ?! et elle est même pas française"..."Oui, je sais pas ce qu’elle est, elle habite au Vénézuéla". Rassurez vous, le vieux fonds de xénophobie, de recroquevillement et d’inculture demeure plus que jamais tonitruant de vitalité, alors les Arabes à guantanamo, les Nègres qui se noient en mer Rouge et autres pauvres types que l’on renvoie pour qu’ils crèvent du cancer dans leur case, ce n’est pas demain la veille qu’ils risquent de déclencher un iota d’émotion. Ceux là ne sont ni beaux, ni intelligents, ni intéressants s’ils ne portent pas le treillis de manière aussi seyante que le porte Ingrid. Enfin, pour terminer dans le consensus mou : vive Ingrid et je suis content qu’elle ait été libérée !