Billet d’humeur, non seulement bien écrit mais absolument délicieux, frais, une observation pratiquée par un enthomologiste de terrain. J’y ai été, moi aussi, il y a vingt cinq ans et me suis promis de ne plus y remettre les pieds. Promesse tenue sans regret aucun. Par contre, avec l’avènement du lobby gay ,n’y manquerait-il pas une crêperie Charlus ? Dans une venelle à l’écart, un trou perdu, en quelque sorte...
Accessoirement un avatar de la bande "Courtrajmé". Des fils de pour lesquels il ne semblerait pas y avoir de problèmes de production, ni de distribution. Et pour cause. Le premier long-métrage d’un apparenté au groupe, Sheytan, oeuvre de l’incontournable et inoubliable Kim Chapiron, est sorti il y a deux ou trois ans et ce fut une crotte de souriceau que Canal+ et Mathieu Kassowitz (l’acteur protagoniste) tentèrent de nous faire passer pour une gigantesque bouse d’éléphant mâle, en déployant un tam-tam démesuré. Las, personne ne sera dupe et ce qui était annoncé comme la rupture définitive d’avec la ringardise contemporaine, finira, vite fait, au placard à navets. Ici s’avance démasqué un deuxième héros, lequel n’est rien de moins que le fils de Costa-Gavras et vient nous pondre un truc hyper violent, façon clip-vérité, ressucée de tout ce qui se fait depuis longtemps chez les Angles et les Saxons. A part le lien commercial évident avec des fringues importables garanties o% boloss, on a l’impression de voir s’ébattre un jeune homme habitant correctement, lequel, geste suprême de modernitude et de révolte, chie dans l’ascenseur pour ensuite l’annoncer à ses copains esbaudis. Mais pauvre con, c’est l’ascenseur que tu empruntes tous les jours !
Halte là, mécréant , impudique et blasphème ! Ce n’est ni hallel, encore moins casher et vous offensez les minorités visibles en proposant vos recettes imprêgnées de mépris des préceptes divins et accessoirement de sauce et autres jus délicieux. Heuu, ceci dit, si point hallel et point casher ça risque d’être carrément bon à manger...
Disons que Karajan fut deux fois nazi : la première fois il s’inscrivit au parti en expédiant son bulletin par la poste, puis, n’ayant pas confiance ou de peur que le courrier s’égare, il se déplaça personnellement. Résultat, il était titulaire de deux cartes (!). C’est de l’anecdote et musicalement j’avoue que l’on s’en fout. Par contre c’est Furtwängler que l’on couvrit d’opprobre en le traitant de nazi, tout au long de sa carrière d’après guerre. Il me semble, qu’en fait ,ce dernier ne fut jamais inscrit à une quelconque organisation politique. Comme quoi...
Karajan n’est pas le seul a avoir créé un "sound" perceptible dès le premier accord, Sölti aussi et quelques autres, sans vouloir en beurrer une tartine. La culture étant comme la confiture...
La démocratie demeure un concept philosophique et comme tel absolument théorique. Les urnes donnèrent raison à Adolf Hitler, était-ce démocratiquement ? Oui, si l’on ne tient pas compte des pressions, des nervis et du racket qui l’ont, en amont, amené au pouvoir. En Italie, pays aussi civilisé que le nôtre, Berlusconi détient 80% des moyens de communication, avec une telle puissance de feu et de coercition, rien ne peut lui résister. Pourtant il vient d’être élu démocratiquement, selon une vision de la démocratie acceptée de tous. Idem en ce qui concerne notre président, redevable de son mandat au lobbyng des industriels prépondérants. Inutile d’user plus de salive, ces constats sont connus universellement et majoritairement acquis. Sinon je me souviens d’une phrase glânée dans les "Rois maudits", peut-être l’unique idée intelligente sortie de la plume de Druon et que je cite de mémoire : Souverain absolu se revendiquant placé par Dieu au rang suprême, ou président démocratiquement élu, il y a eu, dans l’Histoire et la somme des chefs, une même proportion de gens honnêtes que de crétins.