Mouais, le jour où Finkiel se débarassera de son obsession viscérale comme quoi il n’existe de souffrance et d’intelligence qu’au sein d’une judaïcité victimisée, revancharde et recroquevillée sur elle-même, on l’écoutera d’une oreille certainement plus attentive. Pour l’instant on est contraints à l’usage (pénible) d’un tamis, lequel permettrait de séparer les scories (surabondantes) de la matière à proprement parler audible, voire digeste. Quant à Thélonious Monk ce n’est que pur diamant et le citer dans le débat c’est procurer beaucoup d’honneur injustifié au Finkiel dont il est question.
Ce qui devient complètement absurde et à l’encontre du but recherché, à savoir une vie de rêve, sans soucis, tout en jouissant de tous le plaisirs et privilèges qu’offre la richesse (bien ou mal acquise). La plupart des boss mafieux vivent terrés dans des bunkers et contemplent rarement la lumière du jour, vous pouvez imaginer à quoi leur servent les millions extorqués par le feu et le sang, s’ils ne peuvent pas même aller aux chiottes sans que deux gardes du corps en surveillent la porte... Supposez maintenant qu’il vous faille entretenir une meute de loups afin de piller et rançonner et, bien évidemment, vous protéger car vous ne vous serez pas fait que des amis. Non seulement ces animaux sentent carrément mauvais et vous avez à les fréquenter du matin au soir, mais en plus ils sont imprévisibles et vous risquez votre peau pour un pilon de dinde que l’un d’eux aurait maté dans votre assiette. Oui, répondrez-vous, mais je ne paye pas d’impôts ! A ma connaissance il n’y a que l’humain qui puisse atteindre ce degré de connerie...
Joli article, clair et bien écrit ; une bouffée d’air et, comme le répètent à l’envi nombre d’intervenants, une saine base de réflexion pour les partisans de l’ultra libéralisme sauvage et son corollaire, le démentèlement de l’Etat. Maintenant, en suivant jusqu’au bout les théories de ce funeste crétin de Friedman, imaginez que demain, au nom de la liberté, on abolisse le code de la route en pensant que tout va finir par s’autoréguler d’une manière "naturelle" sur un modèle Darwinien. Dans le mois qui suit seuls ceux qui auront les moyens de s’acheter et d’entretenir un char Leclerc pourront acceder au supermarché, ou accompagner les enfants à l’école, pour le restant des manants l’espérance de vie au seuil de leur porte variera de quelques jours à quelques minutes.
Préambule : il y a à peu près une dizaine d’années j’ai eu l’occasion de visiter la prison de Perpignan, laquelle venait d’être démantelée au profit d’un nouveau centre de détention flambant neuf. Il était alors question de réhabiliter le bâtiment, ancien couvent du XVIII siècle, pour créer un pole d’artisanat. J’ignore ce qu’il en est du projet à l’heure actuelle.
Tout était resté en place tel quel, y compris le mobilier et les affiches (dessins ou coupures de magazines) au murs et ce que j’y ai vu défie l’imagination ; en plein vingtième siècle, époque d’ordinateurs, de confort électronique, de satellites et au début d’Internet, le temps s’était arrêté à l’inquisition. Comme exemple de cellule Imaginez une crypte en pierre de taille, sortie d’une gravure de Piranese, noire, suintante, avec, pour seul éclairage naturel et apport d’air frais, un vasistas d’un mètre carré protégé par deux rangées de forts barreaux en sus d’un grillage, l’ensemble réduisant de moitié la surface utile du dispositif. A l’intérieur (20mètres carrés à tout casser), quatre châlits doubles en ferraille rouillée, dont les matelas, luisants de crasse, partaient en lambeaux. En guise de toilettes (sans chasse d’eau) on avait creusé un trou à même le sol et UNE ampoule nue de 40 Watts résumait l’éclairage artificiel. J’ai senti un malaise me monter à la gorge ; ce que je contemplais en vrai me renvoyait aux pires images d’Auschwitz. La cour de promenade, encaissée au fond d’une sorte de puits pierreux, avait la taille d’un F3 et le ciel vide comme unique point de vue. Tout le reste était à l’avenant. Je me suis pincé : c’était donc celà la Patrie des Lumières, de la Justice, du respect des Droits de l’Homme ? Et de quel droit se scandalisait-on en pointant du doigt les geôles turques (Midnight express) ou soviétiques ? Je n’ai rien à ajouter sinon que j’ai vu ceci il y a dix ans, pour tout dire, hier.