Je comprends que vous ayez raté le concours de professeur, d’autant plus s’il y avait du latin au programme. Educum humanum est ne veut strictement rien dire, en tous cas en latin. A la rigueur « Educare, humanum est » ce que l’on pourrait traduire par « C’est humain d’éduquer ». Mais peut être que je fais fausse route et qu’il s’agit d’anglais SMS, dans ce cas précis « Ed u cum ». Traduction : Edouard, tu jouis.
Joli article, subtil, à des années lumière de la polémique facile, creuse et spectaculaire de la cannonière à bon mots de gros calibre. Ces salves que l’on tire à l’instar de feux d’artifices, pour épater un public le plus large possible. Je me souviens du tout premier livre de Sollers (Le jardin des Plantes ?), copie servile de nouveau roman, au tic de langage et à la virgule près. Un pastiche involontaire qui me fit douter du talent réel de l’auteur, et, comme il faut se méfier de la première impression, étant en général la bonne, j’en suis resté là. J’ai bien écorné d’autres oeuvrettes de l’écrivain, histoire de voir si je m’étais trompé et ce fut non, décidément et malheureusement. Je garde en mémoire un après-midi d’été une dizaine d’années en arrière, Sollers se trouvait à la terrasse de la Closerie des Lilas, à un guéridon du mien, cerné par un manipule de thuriféraires et au centre de l’attention, telle une rose, il y avait une jeune étudiante, tout à fait jolie, à laquelle le maître destinait une cour tonitruante, gesticulante, débordante de citations. Scène pathétique. Que de cuistrerie, de maladresse, de pusillanimité, dans le sens littéraire de animus pusilli, âme de petit garçon...J’ai fini mon verre et me suis levé, j’avais un rendez-vous, ou plus plus prosaïquement j’étais gêné par cette pantomime tragicomique de babouin habitué aux applaudissements des ilotes peuplant les plateaux télé. A partir de ce jour je demeurai convaincu que Sollers avait dû tout inventer.
On l’avait oubliée depuis belle lurette, la Teissier. Elle aura tout de même réussi à couvrir de grotesque et de honte l’université française. Quant à l’astrologie et ses foutaises on en ricanerait bien, au même titre que la divination par marc de café interposé, malheureusement la spécialité draine, dans notre Pays, autant d’argent que le budget de l’Education Nationale.
La vous vous mettez le doigt dans l’oeil bien au delà de l’homoplate : le budget pub pour les armes est assez kolossal. Il joue, du reste, sur les mêmes cordes que pour les bagnoles. T’auras le fût le plus long, mec, le missile à tête fouineuse qui ressemble à ta grosse tebi, le PM dont les balles giclent plus gras et plus loin...
Et toutes les bourdes qui vont avec : au moins trois marques de voitures ont illustré avec des réquiem leur publicité à la télévision. Celui de Mozart, de Verdi et de Fauré. C’est vrai qu’en fond sonore ça fait important et emphatique et que ça suppose provoquer des émotions profondes. Vous me direz, c’est le but recherché par les compositeurs. Les pubards, ignares, puisque leur culture musicale n’excède pas Céline Dion, vendent, inconsciemment, à un public aussi peu cultivé qu’eux-mêmes, des cercueils ambulants, ou des corbillards, si vous préférez.