Moi j’étais trop petit à l’époque pour goûter pleinement à cette substantifique moelle. Pensez donc ; jusqu’à une époque récente j’ai cru que les paroles d’Aline étaient « Et j’ai crié, crié, ARRIVE !, pour qu’elle revienne... » de plus je confondais Christophe et Hervé Villard. Nul.
Après avoir réduit la morale à sa plus simple expression, au nom de l’argent, le système ultracapitaliste est en train de faire sauter le verrou de l’éthique, dernier rempart qui nous différencie des animaux...
Sachant que le but, dans une société privée gèrant des mercenaires (et leur logistique collatérale) étant d’entretenir un marché, il est impératif que cette dernière (société privée), poussée par son actionnariat, mette en place des dirigeants politiques aptes à créér des guerres et ainsi augmenter capital et dividendes. Si la société privée en question ne peut (ou ne peut pas encore) déclarer de guerres en son nom, elle doit passer par un « courtier », ce « courtier » demeurant un Etat reconnu. C’est apparemment ce qui se passe avec le gouvernement Américain et Bush étant ce fameux « courtier », lequel, bien entendu, ne travaille pas gratuitement. J’ignore combien de temps l’Europe pourra résister à ce jeu dramatique et pervers, en tous cas je souhaite qu’elle n’y rentre jamais.
Article drole et bien écrit, je dirais même, décidément sain, réjouissant. Le nombre de commentaires négatifs qu’il récolte aurait plutôt tendance à me rassurer quant à sa pertinence. A toutes les lignes on retrouve le même terme : « élitiste », à croire qu’il s’agirait de la pire des injures ; ce n’est pourtant qu’une forme d’exigeance. Le génie de Besson consiste à toujours taper bas, à la limite supérieure du débile, histoire de fédérer une majorité, et par ce biais,obtenir un maximum d’entrées. J’ignore si c’est inné ou s’il travaille au moyen d’un « think tank » occulte. Les résultas demeurent incontestables, voire ébouriffants. Sauf que la sanction tombe sans équivoque quand le cinéaste veut sortir de son « enveloppe de vol » et qu’il imagine pouvoir jouer impunément sur le terrain d’un Garrel ou d’un Godard et cela donne Angel A, flop absolu car pathétique aux yeux des fameux élitistes et trop compliqué pour son propre public. A ce stade je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas le droit de voir en Besson un grossiste en légumes sans se faire vilipender et afin d’étayer mon propos je citerai le concept des mouches, relevé dans les mémoires de Winston Churchill : Il y a beaucoup plus de mouches que d’humains sur terre, au nom du fait d’affirmer qu’une majorité a toujours raison, devrions nous agir comme ces dernières ? Savez-vous ce qu’elles mangent ?
Merci d’avance pour les injures et les - !
Il y a soixante dix ans une Société culturellement et technologiquement très développée avait peaufiné un concept proche de celui prôné par nos ultralibéraux ; celui du travail qui rend libres. Le passage à la pratique ayant entraîné quelques déboires majeurs, il est aujourd’hui malséant de s’en référer. Malgré tout l’idée demeure bien ancrée dans le tréfond de la pensée de nos élites, seuls changent les termes pour l’exprimer. D’où ce dépoussiérage sémantique, sorte de vaseline à usage neuronal, accompagné d’une vague promesse intrinsèque de récompense matérielle,calquée sur le paradis, mais, contrairement à ce dernier, palpable en termes d’écrans plats vus dans le but d’un ultérieur abrutissement et de bagnoles, moyen drastique de crucifier l’individu à un crédit à la limite de ses moyens. A ce stade l’humain qui réfléchit serait en mesure de démonter,ou pire, refuser cette mécanique aliénante, d’où un besoin urgent et colossal de crétins pour submerger l’intelligence, non par de l’intelligence (forcément),mais par effet de masse. Rien de nouveau sous le soleil, le formatage de l’imbécile bien dressé(le fameux cerveau disponible de M. le Lay), se conjugue au quotidien, seul bémol, les élites autoproclamées et néanmoins dirigeantes, deviennent, par osmose, aussi con que ceux qu’elles prétendent asservir, victimes des mêmes aspirations (en plus cher) et, de ce fait, incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Les Médicis ne sont pas prêts de revenir et, en toute modestie, je me sens incapable de proposer une opinion, bonne ou mauvaise, encore moins une solution au problème.