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Xtf17

Xtf17

Docteur en sciences et ingénieur chimiste spécialisé dans les substances végétales. Intérêts : musicien, aquariophilie, potager, astronomie, ski, tennis, lectures (Lordon, Todd, Arendt, Michéa, Marzano, Huxley, Orwell, Sun Tzu, Baudrillard, La Boetie, Tolkien, Rowling...) et @si, LesJours, Canard Enchaîné, LeMondeDiplo, Hors-Série...

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2010
  • Modérateur depuis le 16/04/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Xtf17 Xtf17 9 octobre 2012 20:37

    Sauf qu’il reste à valider le spin de la « particule » découverte avant d’être certain qu’il s’agit du Boson de Higgs. L’an prochain peut-être (j’espère).



  • Xtf17 Xtf17 8 octobre 2012 18:17

    Bref, tout est bon pour rendre la « ressource humaine » encore plus rentable, tant qu’à faire sous des habits « humanistes ». Qui est dûpe ? L’auteur en tout cas.



  • Xtf17 Xtf17 8 octobre 2012 17:52

    Michel Foucault parlait du ‘’corps disciplinaire’’, soumis, assujetti pour obéir. Aujourd’hui, dans le travail, c’est la psyché qui devient force utile, soumise et assujettie. Le management transforme l’énergie libidinale en énergie rentable. Il transforme l’angoisse, le plaisir, le stress en forces de travail, productives.
    Les symptômes liés au monde du travail se sont donc déplacés. Aujourd’hui, le symptôme principal est internalisé : c’est le stress.

    Dans les années 70, primait la contradiction suivante : les salariés adhéraient aux objectifs de l’entreprise, mais les refusaient comme travailleurs. Aujourd’hui, cette contradiction s’est transformée en paradoxe. Le salarié ne change pas de casquette pour s’opposer à l’entreprise. Le salarié s’oppose à lui-même. Car l’entreprise lui donne à la fois des ordres tout en lui proposant des tickets psy, un coach, un séminaire, pour apprendre à gérer son stress, à mieux vivre son travail. Implicitement, ce discours signifie que c’est le salarié qui se vit comme responsable de son malaise, qu’il n’a qu’à effectuer un travail sur lui, et que ça l’aidera à supporter la situation. Ce discours permet de faire l’impasse sur les transformations des organisations, du management, des relations, et le stress qu’elles génèrent. Et le salarié, face à cette injonction paradoxale, ne comprend plus ce qui lui est demandé.
    Il se retrouve dans une plainte permanente, car c’est le seul moyen qu’il lui reste pour s’exprimer : il ne peut plus critiquer le management, il ne peut s’en prendre qu’à lui, et son travail n’a plus de sens pour lui.
    Pour différentes raisons. Il peut simplement ne plus rien comprendre au but de son activité. Il peut aussi ne pas être d’accord avec ce qui lui est demandé. Enfin, il peut estimer être évalué avec des outils qui n’ont pas de sens pour, qui ne mesurent pas sa performance d’après lui, par rapport à des critères qui ne correspondent pas à la réalité du travail. Et ça le rend fou.

    Prenez l’exemple des entretiens d’évaluation. Le salarié doit toujours avoir des résultats au-delà des attentes. Il doit faire mieux que mieux. L’idéal, l’excellence, c’est-à-dire ce qui est hors du commun, devient la norme. On parle aujourd’hui d’ ‘’excellence durable’’. Alors, forcément, certains cadres se dopent. On leur demande du ‘’zéro défaut’’, de la ‘’qualité totale’’, de faire plus avec moins… Ca n’a plus de sens.

    Et ce n’est pas en réunissant les salariés en séminaires pour parler du stress que ça va les aider. C’est en leur donnant les outils théoriques et pratiques qui leur permettent de comprendre ce qu’il se passe : le décalage entre les objectifs et les moyens, etc. Il faut permettre aux travailleurs d’être des sujets, de donner du sens à leurs symptômes pour ne plus les subir. Il faut discuter des conflits vécus, pour le comprendre, et envisager les transformations des organisations nécessaires.
    Il y a une vraie bataille idéologique derrière ce thème du stress au travail. D’ailleurs, il vaudrait mieux parler de ‘’violence’’ que de ‘’souffrance’’ au travail : cela permettrait de passer du discours de la victime à celui du contestataire.



  • Xtf17 Xtf17 5 octobre 2012 20:33

    Merci à l’auteur pour cette intéressante thèse sur la réintroduction de l’amour de soi dans l’« idéal socialiste », si tant est qu’il faille en effet parler d’« idéal »...
    Là où je sèche un peu c’est que l’« amour de soi » s’étend automatiquement à nos côtés sombres en chacun de nous, et qui nécessitent aussi d’être « aimés » d’une certaine manière, sous peine de finir bipolaire. Attention, je dis « aimés », mais je ne dis pas « laissés s’exprimer ». C’est là où notre raison peut (et devrait ?) prendre le pas sur nos passions notamment funestes, tout en acceptant que ces « passions tristes » existent dans nos têtes. Qui n’a jamais eu envie de trucider son voisin ? Cela ne signifie pas qu’il le fera.
    Bref cette thèse de l’amour de soi s’étend très loin dans l’analyse, l’acceptation et l’incorporation de toutes les facettes de la psychologie humaine. Ce chemin sera pourtant nécessaire pour aboutir à ce socialisme du contrat social dont vous parlez.



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