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Xtf17

Xtf17

Docteur en sciences et ingénieur chimiste spécialisé dans les substances végétales. Intérêts : musicien, aquariophilie, potager, astronomie, ski, tennis, lectures (Lordon, Todd, Arendt, Michéa, Marzano, Huxley, Orwell, Sun Tzu, Baudrillard, La Boetie, Tolkien, Rowling...) et @si, LesJours, Canard Enchaîné, LeMondeDiplo, Hors-Série...

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2010
  • Modérateur depuis le 16/04/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Xtf17 xtf17 14 avril 2010 18:54

    La définition atomique moderne avec des protons, des neutrons et des électrons ne date que de 1913 ! Ces notions n’existaient pas avant cela.
    Avant le 18e siècle reignaient les 4 éléments air, eau, terre feu.
    Lavoisier en 1775 énonce « rien ne se perd, rien se créé » en découvrant la conservation de la masse dans toute transformation chimique, ainsi que la décomposition des substances en éléments plus simples (par combustion, acidification, oxydation...).
    A partir du 18e siècle, les scientifiques raisonnent en termes de « particules », c’est la théorie des gaz et des liquides, sur le modèle des boules de billard.
    En 1811, Avogadro propose une méthode pour « peser » les atomes, et montre que les atomes connus ont tous une masse multiple de celle de l’hydrogène, définie à 1. En fait beaucoup d’approximations étaient présentes, mais en gros ça se tenait.
    Mendeleiev classa ensuite les particules ou éléments chimiques uniquement en fonction de leur masse et de leurs comportements chimiques similaires : il les mit en lignes et en colonnes, et obtient la première classification. La notion de nombre de protons est encore loin ! La masse des éléments est approximativement égale au nombres de protons, ce que l’on ne pouvait savoir à l’époque, et certains éléments était donc mal classés (à cause des virgules) et ont été reclassés plus tard.
    L’électron est découvert en 1897 : des particules chargées arrachées à la matière (comme l’électricité statique).
    Rutherford en 1911 montre que la matière est pleine de trous (en fait essentiellement vide) en bombardant une feuille d’or par des particules alpha qui ne dévient pas !
    Niels Bohr en 1913 propose le premier modèle basé sur un noyau de particules chargées positivement, les protons, équilibrés par les électrons qui tournent autour.
    La classification périodique prend sa forme actuelle à ce moment là.



  • Xtf17 xtf17 14 avril 2010 18:30

    Quelques précisions importantes car il me semble que bcp de choses sont confondues :

    Il faut raisonner en termes de chaîne d’énergie :
    énergie primaire -> transformation -> stockage (vecteur d’énergie) -> transport (énergie secondaire) -> utilisation finale.

    Une source d’énergie primaire est une forme d’énergie disponible dans la nature avant toute transformation (lumière, chaleur, objet naturellement en mouvement comme l’eau ou le vent,...). Si elle n’est pas utilisable directement, cette énergie primaire doit être transformée en une source d’énergie secondaire pour être mise en œuvre.

    La transformation cela peut être via : un four solaire, un panneau photovoltaïque, une éolienne, un moulin à vent, à eau, la photosynthèse des plantes, la digestion des animaux, la nucléosynthèse dans les étoiles...

    Le stockage est la partie qui nous intéresse, pour pouvoir disposer d’énergie en temps utile. Cela peut être : un objet chaud, un objet sous pression, un objet en hauteur, un objet chargé électriquement, de la matière organique (du sucre, du charbon, du pétrole, du bois...), des atomes radioactifs issus des étoiles (uranium...)

    L’énergie secondaire suit le déstockage, par exemple : l’électricité, la chaleur, la pression, le mouvement...

    Il est possible de consommer cette énergie secondaire (s’éclairer, se chauffer, se déplacer...), ou bien à nouveau de la stocker sous encore une autre forme.

    L’hydrogène est une forme de stockage, ce n’est pas une énergie. Aujourd’hui nos stockages les plus utilisés sont le pétrole, le charbon (issus de la photosynthèse des végétaux il y a plusieurs millions d’années), et l’uranium (issus de la synthèse des atomes dans les étoiles il y a plusieurs milliards d’années)

    On voit bien qu’il est urgent d’inventer un ou plusieurs autres formes de stockage, d’où l’intérêt très particulier de l’hydrogène ! Il existe bien les batteries, qui stockent une charge électrique, mais la densité énergétique est très faible.

    Voilà pourquoi l’hydrogène est à mon sens incontournable pour l’avenir, d’autant que nos réserves en pétrole, charbon, uranium se comptent tout au plus en dizaines d’années.

    Le but du jeu est de trouver la chaîne la plus efficace, car peu importe si l’on produit de l’hydrogène avec un faible rendement par électrolyse (transformation-> stockage), si l’électrolyse est réalisée par le soleil ou par des plantes



  • Xtf17 xtf17 10 avril 2010 22:24

    Bonsoir aux lecteurs et merci pour vos réactions.

    Je suis d’accord avec l’impression très « optimiste » que donne le ton de l’article, qui traduit en effet la filière hydrogène de « rêve ». J’aurai pu prendre un ton plus neutre, mais j’avais aussi envie sur ce thème de voir le bon côté des choses.

    Karash résume très bien cette pensée en écrivant que la recherche avance comme ça, sans rien promettre.
    Et en effet la filière hydrogène est très loin d’être viable en l’état actuel.

    Mais c’est aussi ça la beauté de la science à mon sens, qui est que comme rien n’existe de tel, tout est à inventer, et l’optimisme a donc sa place à côté du pragmatisme. Il faut voir aussi que rien ne se perd dans les résultats de recherche, et que même si cette filière ne voit pas le jour telle que je l’ai décrite, de tous les travaux émergent de toute façon toujours des choses concrètes.

    Le rêve ne sert qu’à tirer vers le haut en somme.

    Et comme la nuit est là, je vous souhaite de faire de beaux rêves !



  • Xtf17 xtf17 7 avril 2010 20:05

    Cet article du Figaro n’est que de la publicité déguisée pour les nouveaux transporteurs privés amenés à concurrencer la SNCF !!! Voyons : Un article dans le journal d’Etienne Mougeotte ancien vice-président de TF1, sur VeoliaTransport, dirigé par Cyrille du Peloux ancien DIrecteur Général adjoint de TF1.............Franchement.
    http://www.veolia-transport.com/fr/medias/communiques/peloux-veolia-transport.htm

    On commence à avoir l’habitude, les prix indiqués dans ce publi-communiqué ne sont que des prix d’appel pour Trenitalia, et des prix à l’étude pour Veolia ! Ils ne resteront pas à ce tarif et augmenterons bien vite à coup de +5% à +10% par an. On commence à connaitre la chanson (FT, EDF, GDF...).
    Par ailleurs la présentation de l’article est malhonnête puisqu’au lieu de reprendre in extenso la déclaration du Figaro « coûts d’exploitation 30% inférieurs à ceux de la SNCF » l’auteur préfère indiquer « coûts de la SNCF sont supérieurs de près de 45% à ceux de ses concurrents » : écrire +45% au lieu de -30% c’est bien plus impressionnant, et en plus c’est faux, puisque l’inverse de -30% c’est +42.8% !!! Si ça arrange pas du monde de présenter les choses biaisées et arrondies comme ça...

    Sinon juste pour parler sur les faits, les revendications CGT (issus de http://www.cheminotcgt.fr)

    « Pour l’ensemble des agents :

    • Une politique de l’emploi offensive avec l’arrêt du non remplacement des vacances de poste qui dégrade la qualité du service rendu aux usagers et détériore aussi les conditions de travail des cheminots et leurs possibilités de déroulement de carrière ;
    • L’arrêt de la spécialisation des établissements du périmètre de l’Exploitation sur une seule activité voire un seul produit ;
    • L’arrêt du transfert d’activités vers les filiales du groupe et la réinternalisation des charges de travail déjà transférées ;
    • Le respect des périmètres des métiers et du dictionnaire des filières.
    Pour les agents de la filière commerciale voyageur gare :
    • L’arrêt du management par objectifs qui génère du stress et de la tension entre agents, entre équipes et souvent des oppositions vis-à-vis de l’encadrement ;
    • La revalorisation de la prime de travail pour l’ensemble de la filière et l’atteinte le plus rapidement possible du montant équivalant au code prime 3 ;
    • La reconnaissance de la pénibilité des postes de travail dans les chantiers voyageurs notamment vente et escale.
    Pour les agents placés dans les EIC (ETABLISSEMENT INFRA CIRCULATION)  :
    • Le retour à une organisation transverse de la production et de la gestion des circulations ferroviaires. La création des EIC n’est pas imposée par les contraintes de non discrimination des entreprises ferroviaires, mais est une volonté politique de l’entreprise pour aller plus loin dans le cloisonnement de la SNCF ;
    • Une nouvelle revalorisation de la prime de travail pour prendre en compte l’intensification de la charge de travail sur le périmètre du GID et les effets des regroupements de postes de commande ;
    • La prise en compte du temps de passage des consignes à hauteur de 20 minutes entre l’agent prenant et l’agent cédant. Ce temps pourrait, soit être prévu avec un recouvrement dans le tableau de service qui permettrait en outre de programmer des pauses pour les opérateurs avec l’intervention d’un coupeur pour les postes en 3X8, soit être cumulé pour attribuer des repos compensateurs. »
    Ce qui n’engage qu’eux.
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