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Xtf17

Xtf17

Docteur en sciences et ingénieur chimiste spécialisé dans les substances végétales. Intérêts : musicien, aquariophilie, potager, astronomie, ski, tennis, lectures (Lordon, Todd, Arendt, Michéa, Marzano, Huxley, Orwell, Sun Tzu, Baudrillard, La Boetie, Tolkien, Rowling...) et @si, LesJours, Canard Enchaîné, LeMondeDiplo, Hors-Série...

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2010
  • Modérateur depuis le 16/04/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Xtf17 Xtf17 2 juillet 2014 11:01

    Bonjour Lisa SION 2 et merci, c’est ce qui m’a motivé pour le remettre à l’écrit à mon tour et lui (re)donner une part de sa force. Vous avez raison, rien qu’à voir le démarrage du débat ici.



  • Xtf17 Xtf17 2 juillet 2014 10:59

    Merci. Excellents corolaires, c’est en effet le point central (ou final ?) de la réflexion, particulièrement difficile à dépasser.



  • Xtf17 Xtf17 1er juillet 2014 21:29

    C’est ce qu’a largement démontré Spinoza (les formes de connaissance adéquates ou inadéquates), et redémontré plus récemment par le célèbre neurobiologiste Antonio Damasio : on sait aujourd’hui que Descartes avait tord sur le fonctionnement de l’âme humaine.
    Le célèbre neurobiologiste Antonio Damasio l’a montré dans ses études et a publié le magnifique ouvrage « L’Erreur de Descartes - la raison des émotions » en 1995.
    Quelques années après il enfonce le clou en publiant cette fois-ci « Spinoza avait raison : joie et tristesse, le cerveau des émotions ».

    L’homme, n’est pas guidé par autre chose que le désir qui le fait tendre naturellement vers ce qui lui parait bon pour lui. Il est donc, par là même, nécessairement confronté à une infinité de causes extérieures qui vont tantôt empêcher son effort, tantôt le permettre. Spinoza (Éthique IV, Prop. 4) renverse une conception commune du désir selon laquelle l’homme appète une chose parce qu’il la juge bonne : « ce qui fonde l’effort, le vouloir, l’appétit, le désir, ce n’est pas qu’on ait jugé qu’une chose est bonne ; mais, au contraire, on juge qu’une chose est bonne par cela même qu’on y tend par l’effort, le vouloir, l’appétit, le désir. » (Éthique III, Prop. 9, scolie).

    Ce qui est premier chez Spinoza, et ce que n’a pas compris Descartes qui a souhaité élargir sa méthode, c’est l’idée et le désir, la conscience, elle, n’apportant rien à l’appétit. La conscience ne sera pas, comme chez Descartes, l’expression de la volonté infinie de l’homme, mais une simple réflexion (pouvant être adéquate mais ne l’étant pas le plus souvent) de l’idée sur elle-même. Le cartésianisme ne s’applique bien qu’aux sciences exactes. Point barre.

    Pour aller un cran plus loin : le conatus joue un rôle fondamental dans la théorie des affects chez Spinoza. Le désir est l’un des trois affects primaires avec la joie et la tristesse. Lorsque l’effort, ou appétit, sera un succès, l’individu passera à une plus grande puissance, ou perfection, et sera dit affecté d’un sentiment de joie ; au contraire, si son effort est empêché ou contrarié, il passera d’une plus grande à une moindre perfection et sera dit affecté d’un sentiment de tristesse. Toute la théorie spinoziste des affects sera ainsi construite sur le principe d’un passage continuel d’une moindre perfection à une plus grande, et vice versa, selon le succès ou l’échec du conatus (effort / élan), déterminé lui-même par ses rencontres (avec les modes finis extérieurs) et les affections du corps en résultant.

    Pas étonnant que le monde ne soit pas géré de manière rationnelle...



  • Xtf17 Xtf17 28 juin 2014 08:59

    Juste merci, très bel article.



  • Xtf17 Xtf17 2 juin 2014 15:42

    Ou pas, comme M. Jourdain et la prose !
    La dialectique, comme méthode de discussion, de raisonnement, de questionnement, je la voie comme simplement une honnêteté intellectuelle dans un dialogue fouillé. Une empathie en découle. Donc pas du tout l’abomination « thèse » « antithèse » « synthèse » qui trompe tous nos bacheliers en leur faisant croire que tous les points de vue se valent, relativisme abrutissant.
    Je n’y connais moi non plus pas grand chose, mais ai eu l’occasion de m’y frotter un peu via « Gorgias » de Platon ; assez facile d’accès et délectable.

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