En fait je pense qu’il y a une certaine « honte » de l’état lamentable de l’offre légale, qui fait que l’on n’« ose pas » prendre l’approche « contre les centres », avec en plus le fait que l’offre légale se développe actuellement autour de quelques géants du web.
Mais cela ne fait qu’accentuer le deadlock actuel (et renforcer toutes les fausses légendes).
Amusant, toujours les mêmes remarques, et the pirates bay ça n’est pas un centre ? Les forums de trackers ne sont pas des centres ? Analysez ce que vous faites quand vous piratez, et vous verrez que pour l’aspect catalogue et recherche, il y a toujours des centres, oh plus ou moins si vous voulez, mais le piratage zero n’a aucune importance. Par contre si lutte anti piratage « contre les centres » et non flicage utilisateur cela marcherait bien sûr très bien, il n’y a qu’à d’ailleurs voir les cris d’orfraies « à la censure » quand on parle de bloquer ces centres ...
Et pour info les VPNs ou proxys si bloquages IPs des centres par FAIs et telcos en général, ça ne marche pas non plus (enfin si un bloquage entre le VPN et le centre).
Je connais la technique, et de fait l’hypocrisie à ce sujet est vraiment assez délirante.
Hadopi (enfin la
réponse graduée orientée utilisateur, conservée dans la nouvelle organisation)
était et est bien sûr une niaiserie et depuis le départ, en faisant les choses
exactement à l’envers de ce qui est faisable et juste : http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/piratage-hadopi-etc/ C’est à dire oublier un peu les hypocrisies et
mensonges geekesques typiques « p2p ya pas de centres », et se rappeler
que s’en prendre aux centres, cela veut aussi dire possibilité de se foutre
entièrement des flux utilisateurs, tout en sachant que le piratage zéro n’a
absolument aucune importance.
Le vrai gratuit décidé par les auteurs très bien bien
évidemment.
Quant à la licence globale (ou autre approche taxe) ça
se résume à : 1) Prélèvement uniforme indépendant des contenus
écoutés/consultés/lus, etc Ensuite pour la redistribution soit : a) mesures d’audience et de consultations précises :
approche nécessairement la plus Orwellienne possible (pour éviter les
consultations simulées par exemple) ou b) revenus des taxes redistribués sous forme de
« subventions à la création », c’est à dire mise en place du ministère
omnipotent de la culture gardien du bien et du bon goût. Sans parler de praticité de la mise en place. http://iiscn.wordpress.com/2011/07/03/licence-globale/
Ce qu’il faut c’est quelque chose comme : http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-nume
rique-draft/ C’est à dire comprendre que pour qu’il y ait un
environnement atawad (any time any where any device), ne se résumant pas à deux
ou trois monstres « verticaux », et garantissant la confidentialité des
bibliothèques personnelles, ce qu’il manque avant tout est un nouveau rôle, et
organisations associées. Nouveau rôle et organisations, par ailleurs exactement
les mêmes que celles nécessaire dans le contexte « net identity » : http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
Note : on va sans peut-être me dire que c’est du spam.
Mais il n’en reste pas moins que dans toute cette affaire, il y a des
« légendes techniciennes » tout simplement FAUSSES, mais qui semble-t-il
restent considérées comme des hypothèses de départ dans la considération
de l’ensemble, légendes du genre « p2p ya pas de centres ». Cela est tout simplement faux, et encore une fois : - si lutte anti piratage, ça doit être vers les centres et non utilisateurs finaux - ça marcherait « très bien », moins cher, et de toute manière le piratage zéro n’a strictement aucune importance
- en attendant l’offre légale reste lamentable, trop chère, droguée à
l’abonnement et données personnelles, s’organisant autour de deux ou
trois monstres - d’où le « deadlock » actuel
Oui d’accord sur le fait que la tendance à dire « c’est une opportunité » peut être considérée comme une forme d’échappatoire, mais enfin on peut aussi faire passer l’information sans vouloir être ultra alarmiste, et l’important est aussi ici surtout de faire passer l’information à mon avis.
Et au sujet de « (et restera surement) le pétrole », effectivement le pétrole restera de fait le pétrole avec les « qualités associées », et d’autre part le pic pétrolier est le maximum de débit, de flux, et non le fait qu’il n’y en ait plus.
Bon article, notre époque a ceci d’hallucinant qu’une si ce n’est la raison majeure de la crise actuelle : le fait que nous sommes actuellement à/autour du pic mondial de production (la date précise n’a aucune importance, et est passée par capita depuis longtemps), est quasiment absente des médias, voir soumise à l’omerta.
Sinon à propos de :
"En fait, ce qui pousse à croire que les réserves de pétroles augmentent
est dû essentiellement à l’augmentation du taux de récupération.«
De fait les réserves baissent et depuis un moment.
Et si des publications de l’AIE ou autres montrent qu’elles montent, c’est beaucoup plus du au principe consistant à »inscrire comme réserve« des choses connues depuis longtemps, mais que l’on n’avait pas encore inscrit, et aussi à l’aspect »politique« de certains chiffres de réserves.
Le premier graphique est celui de l’article »the end of cheap oil« paru en 1998 de Campbell et Laherrère, le deuxième la mise à jour en 2009 de Laherrère, article complet »backdating is the key" ci dessous : http://aspofrance.viabloga.com/files/JL_ASPO2011.pdf
Et ci-dessous une tribune/appel parue en 2012 (avant les élections) au sujet du pic pétrolier, et signée entre autres par Yves Cochet, Pierre René Bauquis, Yves Mathieu, Jean-Marc Jancovici, Jean Laherrère, Philippe Labat :
Les élections sont passées, mais le sujet est bien évidemment toujours et de plus en plus d’actualité, appel toujours ouverte à signatures (3800+ à ce jour).