Ranjo n’a pas cessé d’évoquer une mystérieuse limite de 3V par mètre :
2 mars 2009 à 13H59 "limite de 3V/m" (...) il ne savent pas que 3V/m est inferieur a 61V/m
2 mars 2009 à 22H32 "3V/m peut etre depasse a plus de 100 metres". (...) les experts qui ne parlent que de la limite de 61V/m vous crachent à la figure, ils doivent etre licencié pour faute lourde .
3 mars 2009 à 12H50 "afin d’assurer la securité des utilisateur le niveau ne doit pas depasser 3V/m c’est ecrit dans les normes internationales" (...) ne parler que de limites de 41V/m a 61V/m et dissimuler celle a 3V/m permet de faire croire que les antennes relais sont sans risques)
etc avec des noms d’oiseaux...
D’où peut bien venir cette valeur de 3 V/m ?
Sources de l’affaire :
Les Echos N° 19760 du 27 septembre 2006 page 12
Mag Secure : http://www.mag-securs.com/spip.php?article5141
En 2006 un ingénieur a (selon lui) soulevé un scandale en comparant des valeurs d’expositions sanitaires du public pouvant aller jusqu’à 61 Volts par mètre avec la valeur de 3 Volts par mètre destinée à tester les matériels électroniques (Dont les stimulateurs cardiaques).
Problème, il s’agit là d’un amalgame de deux directives n’ayant aucun rapport entre elles.
- la 2004/108/CE sur la compatibilité électromagnétique des électroniques
- la 1999/519/CE sur l’exposition du public aux radiofréquences.
L’ingénieur en question a interprété la valeur de 3 V/m comme étant un maximum à ne pas dépasser dans l’environnement dans lequel peut se trouver des matériels éléctroniques, alors qu’il ne s’agit que d’une valeur de "test" que l’on soumet à des appareils électroniques dans une cage de Faraday pour être estampillés "CE", ca n’est pas du tout une limite maximale !
Ca n’empêche pas pour autant de s’inquieter des risques de dysfonctionnement des matériels tels que les pacemakers si on dépasse cette valeur de 3V/m ? Mais les réponses ne peuvent être que spécifiques du fait que le matériel l’est aussi. Il est impossible de réaliser des spécifications générales ayant une efficacité parfaite pour des milliers de cas particuliers. Et c’est pour ca que des conseils d’utilisations sont donnés spécifiquement :
Quotidien du médecin" du 26 nov 2000 :
"Hayes et Al ont étudiés 980 porteurs de Pacemaker et trouvé que des interférences n’existent que lorsque le Téléphone mobile est placé en regard du pacemaker (...) tenir le téléphone portable près de l’oreille ne provoque pas d’interférence.
http://www.theheart.org/article/568897.do
Marseille, France -Le risque d’interférencesentre les radiofréquences utilisées en téléphonie mobile, et les stimulateurs cardiaques, a été mis en évidence au milieu des années 1990, et confirmé en 1997 par une étude prospective nord-américaine montrant une incidence des interférences de 20% [1]. De cette époque date la recommandation faite aux patients implantés, de toujours maintenir une distance de sécurité d’au moins 10 cm entre leur téléphone et leur stimulateur. Depuis 1997, toutefois, la situation a changé. D’un côté, les standards de la téléphonie mobile ont évolué, de l’autre, les stimulateurs implantés à partir de 2000 sont systématiquement équipés d’un filtre électromagnétique, conçu pour éviter les interférences.
QUE CHOISIR N°465 décembre 2008 :
(...) si des ondes électromagnétiques sont émises trop près du pacemaker, il risque de les confondre avec l’activité cardiaque. Les cardiologues conseillent donc de ne jamais ranger son portable allumé
dans une poche sur la poitrine. Il convient aussi de ne pas stationner près des portiques antivol (...) gardant à l’esprit que l’éloignement de quelques dizaines de centimètres de l’appareil émetteur d’ondes est une mesure efficace.
JFC