@ Lord WTF,
Loin de moi l’idée de remettre en question vos
facultés de compréhension ni même de faire insulte à votre intelligence. Autant
les vôtres d’ailleurs que celle de quiconque, même si cette idée pouvait
paraître « incroyable » à certain.
J’attache beaucoup d’importance au sens des mots
et au sens des énoncés. Le problème, surtout avec les nouveaux moyens de communication,
c’est qu’ils ne permettent plus de resituer une information en contexte. Sans
son contexte, toute communication devient bruit et finit par
« engueulade ».
Or, la prise en compte du sens d’un mot en contexte
est la principale clef de communication permettant une bonne compréhension. En
vous indiquant quelques-unes de ces clefs (pas nombreuses, seulement deux) par
des liens vers des articles qui justement en parlent, je pensais vous situer le
contexte dans lequel j’écris mes articles. Mais visiblement, et comme me le
faisait très justement remarquer un intervenant en reprenant une citation qu’il
avait lue de Lacan : « Je suis
un traumatisé du malentendu. Comme je ne m’y fais pas, je me fatigue à le
dissoudre. Et du coup, je le nourris ».
Tel est donc mon paradoxe personnel que je n’ai
pas encore réussi à résoudre. Et d’ailleurs, peut-il l’être dans des échanges
sur forum.
Que disent en gros ces liens ? Que
contrairement à l’intention que vous me prêtez, je ne préjuge de rien, ni de
personne. Je me rends bien compte que c’est extrêmement difficile à admettre,
mais si vous avez la curiosité de lire les articles que j’ai pu citer dans mon
long commentaire principalement à votre attention et celui de Katherine, vous
saurez pourquoi et comment on peut très bien se passer de tout jugement.
Sur la
SG d’Alfred Korzybski, je ne l’ai cité que parce que votre
première intervention sur ce fil en parlait. C’est tout. Vous vous dîtes intéressé
par la linguistique, alors le lien que je vous ai donné au sujet de la SG devrait doublement vous intéresser
et je serais curieux de connaître votre opinion à ce sujet. Je rejoins
l’inventeur de cette théorie lorsqu’il déclare que c’est notre structure du
langage qui est à l’origine de tous nos maux, car au lieu d’unir il divise et
il ne répond plus aux exigences de notre société actuelle. Il est devenu moyen
de manipulation plutôt que vecteur de relation.
À ce titre, pour illustrer mon propos, j’ai pris
le cas d’une erreur d’interprétation que Tall a commise dans nos échanges sur
ce fil de discussion pour en dénoncer la structure et non pas pour lui porter
une attaque ad hominen à son encontre et vous embrigader dans une quelconque
vendetta. De mon point de vue, je n’ai aucun différent avec Tall, même s’il s’estime
blessé dans sa personne (ce que j’avais anticipé par avance). L’erreur que tout
un chacun peut commettre n’est en rien caractéristique d’un type de
personnalité bien précis, sauf si cette erreur a tendance à se reproduire
couramment et qu’elle brouille la communication avec son environnement in IRL.
Sur les forums, on s’en fout un peu… excepté que l’anonymat a tendance à
permettre de lever les inhibitions et d’exacerber les passions. Du coup, les
faces sombres de nos personnalités apparaissent bien plus facilement que dans
la vie réelle.
Sur votre première intervention, je ne puis
qu’approuver, c’était aussi le but de l’insertion du lien d’Edgar MORIN. Ceci
pour simplement vous signifiez que je suis bien informé de la problématique que
vous souleviez et que justement, je faisais très attention à ne pas y tomber.
Si vous lisez mon article sur les « experts », vous comprendrez que
l’on peut adopter des précautions pour éviter au maximum les pièges des biais
cognitifs que je dénonce dans mon commentaire précédent et que votre article,
très partial, venait à un moment opportun pour renforcer la conviction de
certains dans leurs erreurs d’interprétations.
Dès lors que faire ???
J’ai fait le choix de dénoncer l’erreur
d’interprétation de Tall au risque de heurter sa susceptibilité plutôt que de
me taire, pour la simple et bonne raison que l’on ne peut pas laisser croire l’exact
contraire de ce que prétend l’ouvrage cité. C’est comme cela que l’on construit
les rumeurs, même si c’est quelques explications ne permettront plus de
l’enrailler.
« Pour conclure, ravi que vous ayez noté que j’étais « ouvert »,
plutôt déçu que vous ayez préféré d’implicitement supposer que j’aurai quelque
peine à envisager polysémie conceptuelle, complexité des approches
pluridisciplinaires, etc. »
J’espère avoir levé le malentendu de
l’interprétation que vous avez fait de mes propos et qui a causé (le
malentendu) votre déception. Toutefois, si des choses n’étaient pas claires au
regard de mes intentions affichées, je vous saurais gré de bien vouloir me les
signifier afin de me donner la possibilité de corriger cette erreur.
Au plaisir de lire, ici ou ailleurs, les commentaires critiques d’un
sceptique. 