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À propos...

À propos…

 

De Pervers et Narcisse.

 

Voilà que j’entame une entreprise ardue et hasardeuse : ma vision, et mon vécu, personnelle sur le harcèlement moral, et dans celle-ci que des faits que je n’ai jamais lus, ou peu, en tout cas jamais développés. Je vais tâcher de ne pas trahir l’intimité des uns ou des autres, et toute la hardiesse est là !

D’abord j’avais lu « Malaise dans le travail » de Marie-France Hirigoyen ; cela ne me concernait pas et je l’avais lu avec juste un petit bout de mon cerveau ; néanmoins cela m’avait mis la puce à l’oreille, peut-être y avait-il là quelque chose qui n’était pas seulement imputable à moi. Un an plus tard, j’ai lu son livre sur le harcèlement moral, et, après beaucoup de pages insignifiantes pour moi, tout à la fin elle fait le portrait robot du « pervers » et de sa « victime », c’était tellement juste que la chose fut posée ; j’étais loin d’être sortie de l’auberge mais mon premier réflexe fut de dire ça à tout le monde, puis, me ravisant, m’avisant de l’inanité de ce projet, je n’en dis rien. Ce que j’en ai lu depuis m’a toujours paru émanation d’un cerveau gauche déconnecté du réel et je n’arrive pas à comprendre la motivation des « chercheurs ».

Je n’arrive pas à comprendre non plus comment on peut baser ses études sur des « pervers »en HP, vu que la plupart d’entre eux n’ont aucune remise en question, qu’ils circulent dans une société dans laquelle ils se trouvent bien, avec une multitude de gens qui les trouvent formidables.

En introduction, je voudrais dire que les mots utilisés pour ce genre de relation, ne me conviennent pas du tout. Certes « narcissique » est incontournable mais il est là dans une dimension tellement unique et totale qu’il défie le narcissisme que l’on rencontre chaque jour chez bon nombre de nos contemporains. Mais soit, il est néanmoins juste ; « harcèlement » en revanche me gêne et je vais tout de suite expliquer pourquoi. Quant au concept de bourreau/victime, si j’en comprends bien la raison, je m’insurge contre cette définition qui se veut universelle et définitive, puisque, en matière de psyché, il y a forcément complémentarité, une relation se fait à deux, aussi, comment démêler le pile et la face d’une même pièce ?

C’est du bout des doigts que je vais employer « pervers », parce que je n’ai rien pour le remplacer, mais je ne parlerai pas de « harcèlement ».

Le « pervers » ne cherche pas une proie, il la rencontre inopinément ; cette proie est une personne qui, par son regard sur lui, par la réponse qu’elle donne au jeu qu’il veut mener, le déstabilise et le menace, et dont il se défend. Il le fait avec ses maigres moyens, mais ils ont beau être maigres, ils sont puissants. En face de lui, il a quelqu’un d’ignorant, innocent, naïf, qui ne connaît, donc ne repère pas la dangerosité de la situation ; il est menaçant à son corps défendant, en totale ignorance du danger qu’il représente. Et c’est mutuel ! C’est là que réside probablement tout le drame qui peut perdurer, que l’on appelle, plus ou moins justement, « emprise ». Il ne s’agit absolument pas de l’emprise d’un gourou sur un adepte d’une secte, parce que le regard sur l’autre, sur le « pervers » est toujours clairvoyant ; le « pervers » n’embarque pas l’autre comme un « passif » dans son univers, jusqu’à le perdre ; c’est une guerre qui se déclenche dans laquelle les armes du pervers sont écrasantes, tandis que la bonne foi, le bon sens de l’autre sont des coups d’épée dans l’eau qui le perdront.

À ce moment-là, il se passe quelque chose avec l’entourage du « couple » extrêmement important. Il y a plusieurs cas de figure, en général une hiérarchie, le « pervers » était situé au-dessus de l’autre, toujours. L’environnement humain, figurants ou spectateurs de l’histoire, donne toujours raison au « pervers ». Et c’est cette solitude, cette incompréhension, cette sidération même qui est le nœud du drame, je dirai, de l’exposé plutôt que victime. La folie qui menace et qui finit par emporter celui-ci,( c’est un neutre, pas un masculin parce que les deux sexes peuvent être exposés même si ce sont le plus souvent des femmes) tient à ce seul fait : ceux qui font partie de la scène sont partie prenante, et les extérieurs à elle, ne comprenant pas la gravité d’une situation que l’exposé n’arrive de toutes façons pas à décrire (comme si chaque essai de preuve ou d’exemple s’écrasait dans une vase de non-lieux) ont rarement d’aide à apporter, sauf un soutien affectif, en cas de harcèlement au travail. Aussi, le pouvoir laissé au « pervers » est le fait d’humains alentour, qui ne voient rien, et de toutes façons s’en foutent. La solitude gagne, de plus en plus douloureuse, et la folie, de fait, s’y greffe, puisque « l’exposé » n’a plus de repère, plus de sol sous ses pieds.

Je vous fais grâce des douleurs extrêmes que l’on peut vivre en pareille circonstance ; pour ma part six ans sans y avoir mis de mot, et six ans après avoir pu nommer « la chose ».

Le déchirure finale fut un éclatement physique et psychique, inscrit dans mon corps au point que quelques années plus tard un ostéopathe y a vu la marque qu’il a interprétée comme une crise d’épilepsie. La douleur éprouvée au moment de cette crise est indescriptible.

 

Les personnages.

 

Les deux cas que je connais d’assez près, hors le mien, concernent un maire vis à vis de sa secrétaire de mairie ; celle-ci ayant gardé l’appui dans sa famille, est passée de procès en procès, a eu quelques années de congés maladie et une psychothérapie payée. Malgré ces aides, elle a morflé, et s’est concocté un cancer quelques années plus tard.

Le deuxième, c’est un supérieur hiérarchique dans une structure de formation dépendant du rectorat ; le « pervers », après moult démarches et « preuves », a été muté. Dans ce cas, la psychothérapie a été aux frais de « l’exposée ». Mais elle a morflé, elle est morte quelques années plus tard d’un cancer.

Dans mon cas, c’est de mon propre chef que je suis allée voir une psychanalyste, malheureusement lacanienne, et si je reconnais n’avoir pas su « exposer mon cas », sa réponse fut fatale : « vous devriez essayer de gagner votre vie en faisant du rattrapage scolaire » ; ma tentative s’est arrêtée là, au bout de quelques séances.

Se démerder toute seule, ça me poursuit, mais je vous fais, là aussi, grâce de toute mon histoire.

Donc, les personnages :

Moi d’abord, et vite fait : une HPI/HPE, rebelle. Ceux qui, par hasard, me liraient et se trouveraient dans ce cas, savent que cela n’est pas une définition de vantardise arrogante, mais bien l’aveu d’une vie de merde remplie de souffrances, aussi s’il me parvenait de la part du moindre commentateur, des lazzis, des attaques comme j’ai l’habitude d’en recevoir, je ne serais plus capable de revenir.

Un HPI/HPE n’a pas d’ego, au sens commun du terme ; il ne ramène rien à soi mais s’oublie toujours pour l’Autre ( avec une majuscule car il ne s’agit pas toujours d’un individu) ; le « pervers » au contraire n’a que ça, « moi », il ramène tout, toujours à lui, de quoi que ce soit qu’il parle. Voilà donc, d’emblée, un couple parfait dans sa complémentarité ! Seulement, le pervers ne sait pas, n’analyse pas qu’il est ainsi, et si l’autre fait cette rencontre avant d’avoir pris conscience de sa spécificité, le jeu est pipé dès le départ.

Lui est un homme du pays, un éleveur qui n’a pas laissé l’once d’une spiritualité ou d’une intellectualité encombrer son esprit ; ce n’est pas pour cette raison qu’il manque d’intelligence, celle-ci étant attention, réception, mémoire, tout ce dont il a besoin pour traverser le monde en roi. Avec ce petit plus qu’il ne l’affiche pas, ne fanfaronne pas, parle fort quand il exerce son autorité, mais bas dans les lieux publics. Comme il sait à peine lire et écrire, - il a passé son enfance à avoir peur, ce qui n’aide pas la capacité d’apprendre, mais, en plus, il avait une institutrice particulièrement incompétente, c’est de notoriété publique- il sait demander de l’aide sans passer pour un con ; c’est un séducteur qui sait tourner les choses pour obtenir à peu près tout ce qu’il veut ou dont il a besoin. Il a une mémoire phénoménale, des situations, des lieux et des visages et se montre en cela épatant. Je suppose que les autres « pervers » possèdent et montrent ce type ( ou autres) de qualités car, s’ils ont eu droit à une instruction correcte, ils se trouvent toujours à un échelon de la hiérarchie où il y a des inférieurs. Lui était maître en son royaume, qu’il avait construit de ses mains. Quant à son histoire, je pense ne rien trahir en disant qu’il est le cadet de quatre fils d’un père dont la violence était légendaire. L’aîné s’en est sorti, si on peut appeler ça comme ça, en s’autorisant la haine du père, les deux suivant ont vécu leur mort intérieure comme ils ont pu, le premier assez mal en trouvant une femme que je qualifierais, pour faire court, de perverse narcissique, et a fini par se suicider ; le second en rétrécissant son espace à sa famille dont sa femme qui savait se défendre et lui lançait : « dis, tu ne vas pas faire avec moi comme ton père avec ta mère ! » à l’occasion ; il est resté très introverti et grincheux. Le cadet, en épousant le père, l’adulant et l’imitant pour se construire. Il est un enfant brisé, et a construit par dessus, par imitation, toute une série d’attitudes et de mots, pour paraître et être apprécié, à défaut d’être. C’est pourquoi il s’arrange pour ne pas fréquenter les mêmes gens très longtemps, ne pas leur laisser le temps de le démasquer ; quand il sent le moment venu, il devient détestable, et les gens s’en vont. Si je me suis incrustée, ce n’était pas pour lui mais pour son métier, ce mode de vie, les bêtes ; j’avais la vista, et l’habitude d’exceller dans ce qui me passionnait, je devenais menaçante oh combien, et m’évertuais à le rassurer : je ne voulais rien lui prendre, j’ai horreur du monde, des projecteurs et ne cherchais sûrement pas une reconnaissance là !! C’est pourquoi j’ai tout à fait pris conscience de ma participation active dans cette « relation ». Mais j’ai compris qu’il s’agit du même ordre de chose dans les autres cas.

Je sais beaucoup de choses sur cette famille, par l’aîné, qui était marqué du sceau du père, mais très fin, et qui lisait beaucoup. C’est par lui que je sais, quelque chose que je livre et qui est indiscret mais qui peut intéresser ceux qui sont impliqués, de quelque manière, dans ce sujet. On m’a dit : il a failli mourir juste après sa naissance ; vue la santé du bonhomme et aucune explication à ça, mon extrapolation fut immédiate : la mère a voulu le tuer. Il faut comprendre qu’il était le quatrième, et qu’elle subissait, oh combien, aussi la violence du bonhomme. Mais cela ne l’a pas empêchée de l’aimer ; et cela n’est que mon interprétation. J’en connais une autre qui a voulu se jeter dans le puits quand elle s’est sue enceinte pour la troisième fois, et ce bébé devint l’enfant qu’elle a le plus choyé !Il faut dire que celui-ci avait failli mourir dès la naissance et qu’il a fallu l’audace du médecin de service pour lui faire une transfusion par la fontanelle, ce qui était quasi une première à l’époque. J’ai pensé que ce n’était pas un hasard, à cause de l’embryon la mère voulait mourir, l’embryon à maturité a voulu mourir. Mais la mère l’a sauvé.

Ceci étant posé, avant de mettre un nom sur ce que je vivais, j’avais compris, et le lui avais dit, qu’il me faisait vivre ce que son père lui avait fait vivre. Dans la fratrie, il n’y a que l’aîné qui dénonçait le père ; les autres n’en parlaient jamais, et le cadet l’encensait.

Et quand je dis « mettre un nom », je n’arrive pas encore à le trouver. Il est peut-être des épreuves initiatiques qu’il nous est donné de vivre, faire perdre une course éperdue à la recherche d’une place normale, normalement confortable, acceptée dans une société donnée, mais peut-être et surtout, en ce qui me concerne, vivre ma passion. L’apothéose d’un échec fatal pour comprendre que la vie normale n’est pas faite pour soi. C’est en tout cas la leçon que j’en ai tirée après des années où je sentais la mort imminente puisque je ne savais plus vivre, des années où j’ai vaguement fonctionné en ayant perdu le goût de tout et, surtout, mon don avec les chevaux. Ils moururent les uns après les autres laissant un vide comme un abîme que je ne me sentais pas capable de remonter. Je crois qu’aujourd’hui j’accepte juste de vivre au fond, pensant que c’est quand même une vie, et comme le royaume des hommes ne me sied guère, je me complais à user mon énergie renaissante dans celui de la campagne, des chevaux, un qui me reste, et deux nouveaux, et dans le labeur. Mon objectif, mon but, est de retrouver ma parfaite osmose avec mes équins. Quand on a tout perdu, le peu qui reste est un trésor, et je ne dis pas cela la larme à l’œil, je suis sûre d’être dans le vrai.

Lui n’a plus de royaume, il n’est plus roi, il donne des coups de mains à des gens bien, donne des airs de fête pour ceux qui veulent, change de logis tous les six mois, erre. Je ne crois pas qu’il trouvera où se poser. Il a calmé une ère de paranoïa qui l’a fait tout vendre, jusqu’au moindre souvenir, et craint la vieillesse qui vient. Mais lui qui n’a jamais vu un médecin, n’a jamais pris le moindre cachet, se porte comme un charme, quasi la même puissance et la même énergie, on se demande ce qui le fera tomber. Peut-être ne plus trouver de miroir.

Il est des vies qui paraissent paranormales aux autres normaux, mais quand on plonge dans la psyché, tout est acceptable, nous ne sommes rien, quasi tous logés à la même enseigne. Nous avons un mince espace de libre-arbitre quelles que soient les données au départ. Certes, l’amour façonne des êtres sains, aptes à faire face sans tricherie, et son manque, des jongleurs qui semblent défier la vie. Oui, tout est acceptable car tout existe et il est inconcevable de ne pas admettre l’existant. J’ai passé des années à écouter, à entendre les autres, et j’ai vu peu de cas sans anomalies.

En ce qui concerne mon histoire, j’ai mis des années à l’écrire ; je l’ai envoyée à un éditeur. Un des lecteurs de la maison m’a répondu et m’a fait des critiques, fort justes. Je les ai prises au sérieux, et j’ai tout recommencé. Un ou deux ans plus tard, je lui ai renvoyé l’ouvrage, en le nommant, à cette maison d’édition. Il m’a été renvoyé par retour de courrier sans avoir été ouvert : il n’y travaillait plus.

Pendant longtemps, j’ai pensé qu’être éditée était le summum, pour quelqu’un comme moi c’eut été une reconnaissance, une mise à niveau. Et puis, la vie se vivant, j’ai complètement changé, je n’en ai plus rien à faire mais ça ne m’empêchera pas d’écrire, j’ai mille choses qui me taraudent et qui sont mûres à être déposées.

Le monde des hommes n’est plus pour moi, dieu sait que j’en ai rêvé et que toutes mes actions étaient mues dans ce but !!


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1340 réactions à cet article    


  • JL JL 19 mars 11:25

    Bonjour alinea,
     
    votre témoignage est respectable, émouvant et riche d’enseignements.
     
     Je suppose que vous vous attendez à des commentaires ?
     
    Vous écrivez : ’’ Il le fait avec ses maigres moyens, mais ils ont beau être maigres, ils sont puissant.’’ Je dirais, non pas puissants mais redoutables.
     
     ’’le « pervers » était situé au-dessus de l’autre, toujours.’’ Si c’est ce que j’en comprends, je ne suis pas d’accord.
     
     ’’ je suis allée voir une psychanalyste, malheureusement lacanienne’’ . A mon avis, Lacan avait du génie, mais était probablement un piètre thérapeute. Les Lacaniens ...
     
     ’’La douleur éprouvée au moment de cette crise est indescriptible.’’ Pouriez vous nous en dire plus ? Diriez vous que c’était une douleur effroyable ? Qui durait ? Qui dure toujours ?
     
     
     Vous dites être « HPI/HPE ». Je suppose que c’est une classification caractérologique ?
     
     Ceci dit, je vous encourage à écrire : « les mots pour le dire » sont la meilleure thérapie. Un jour viendra peut-être où vous serez éditée.


    • alinea alinea 19 mars 15:47

      @JL
      Non, pas redoutables, la preuve c’est qu’ils piègent facilement ; mais puissants,oui, parce qu’ils gagnent toujours. Mais je comprends le « redoutable » dont vous parlez, seulement, on ne peut redouter que le connu !
      À ma connaissance, la balayeuse, la secrétaire, la femme de ménage n’ont que peu de chance de « harceler » le patron.
      Dans les relations de couple,c’est autre chose, mais, en théorie, pas de hiérarchie a priori.
      Non, pas une douleur effroyable, une dislocation totale de l’être, comme pulvérisé. Mais rien à voir avec celle de l’éclatement de l’appendice, vécue aussi, et dont on dit que c’est une des plus fortes connues. Je n’en sais rien, bien sûr !!
      Oui, une catégorie de potentiel.
      J’écris tout le temps et depuis très longtemps !! je le conseille aussi très souvent.
      Merci JL


    • JL JL 19 mars 15:57

      @alinea
       
       je fais une différence entre redoutable et redouté : il est bien des maux redoutables que seuls ceux qui en ont été victimes redoutent.
       
       Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par : ’’ils piègent facilement’’.


    • alinea alinea 19 mars 16:07

      @JL
      Des attitudes qui semblent anodines et, s’emmêlant et perdurant, piègent, sans qu’il y ait eu la moindre méfiance au premier abord.
      Si quelque qu’un vous aborde en vous crachant dessus,ou au contraire , très sirupeux, il y a méfiance ; c’est pas normal. Si quelqu’un semble normal, pas de méfiance, puis piège.


    • Saint Rata de l'himalaya Ratatouille 23 avril 20:58

      @alinea
       bonjours,plus de nouvelles de toi ?
      j’espère que tu va bien, ou pas trop mal .
      j’espère que c’est juste ton pc qui foutu
      bisous


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 avril 21:06

      @Ratatouille

      Bonsoir J’y ai pensé aussi . Grosses bises à toi Alinéa.


    • alinea alinea 23 avril 21:44

      @Aita Pea Pea
      ...................................................................... ...................................................................... ...................................................................... ............... vous m’allez droit au cœur, merci à tous les deux ; j’espère que vous allez bien aussi, mais c’est trop déshumanisé maintenant pour moi tout ça.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 avril 22:45

      @alinea

      Bonsoir Alinéa . Je n’ai pas trop suivi le fil de votre dernier article mais sentait bien le jeu des egos qui s’y jouait. Vous êtes en dehors de cela...revenez nous avez vos passions . Bises .Aita.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 avril 22:48

      @Aita Pea Pea

      A bientôt bien sur ...


    • Gollum Gollum 28 avril 10:33

      @alinea


      Heureux de voir qu’il n’y a rien de bien grave apparemment.. smiley

      Un petit coup de blues que je comprends parfaitement. smiley

      Cordialement.



    • cevennevive cevennevive 30 avril 13:13

      @alinea,


      Je me faisais du souci moi aussi... Je comprends ton silence et ton quant à soi, mais si nous abandonnons ce site au « n’importe quoi », il va nous manquer !

      Reviens quand tu le sentiras, mais reviens. Bises.

    • nono le simplet nono le simplet 10 mai 06:54

      @alinea
      un petit bonjour amical moi aussi ...
      je ne viens plus souvent non plus ...



      • alinea alinea 19 mars 11:34

        @Kent

        Je lirai votre lien ; mais juste : le pervers narcissique n’a pas de douleur,il s’est anesthésié définitivement ! peut-être une mémoire sourde qui réagi encore...


      • Saint Rata de l'himalaya Ratatouille 19 mars 11:54

         pas trop technique ,les vidéos du

        Dr François CHABAUD

        beaucoup de chose sur la perversion narcissique.

        https://www.youtube.com/channel/UCorf_hlXH31UOQJkkRW9SJw/feed


        • JC_Lavau JC_Lavau 19 mars 12:48

          Illisible et incompréhensible.

          L’écriture, ça n’est pas la psychothérapie.
          Ça a d’autres règles, distinctes.

          • Cadoudal Cadoudal 19 mars 13:56

            Bonjour Alinéa, bon courage à vous, faites gaffe aux beaux parleurs...

            Pour rester dans mon registre de déplorable au cœur sec..

            « Le monde des hommes n’est plus pour moi, dieu sait que j’en ai rêvé et que toutes mes actions étaient mues dans ce but !! »

            « l’équin d’abord » ?


            • velosolex velosolex 19 mars 14:11

              On ne se retrouve jamais dans les mots de la clinique, car cela est souvent confiscatoire de notre existence. Une forme de réduction insupportable. Où est la poésie bordel ?...Il nous semblait que les fées et les monstres avaient une autre allure, sous d’autres adjectifs que ceux d’hystériques, de paranos, de pervers et d’hallucinés. Rendez nous notre peau d’âne, que nous nous cachions dessous. Laissez nous courir dans la forêt, éperdus, à la recherche de la maison des sept nains. 

              Chaque histoire est unique, comme chaque chat, chaton, si mignon, qui joue avec une souris. Mais le réel est têtu ! Il y a bien pourtant une nature du pervers comme il y a une nature du chat. 
              Comment arriver à se passer des chats ?  
              Ils ne sont pas toujours comme cela. Et puis leur fourrure est si belle. Un être est multiforme, et nos inclinaisons sont compliquées. 
              Seules nos expériences nous guident, parfois. Et nous font éviter les coups de griffe. Petite bête qui ne cherche qu’à jouer.
              Ecrire est une sorte d’auto analyse, qui laisse une trace, qui nous fait du bien. Vouloir publier est une autre affaire. Elle nous met dans un état d’attente de nouveau au monde ! C’est à dire qu’elle nous fait passer de la satisfaction à la souffrance. Et à quoi bon, en effet, de se battre pour finir comme Romain Gary, qui chercha dans un double fond, le fantôme qui continuait à exister en lui. 
              Cultivons notre jardin, comme disait Voltaire qui écrivait, et avait du bon sens. 
              Mais je préfère Rousseau quand même. A cause de ses mémoires. 

              • Saint Rata de l'himalaya Ratatouille 19 mars 15:01

                @velosolex
                A propose des mots, tu appel comment en langage poétique « un vilebrequin ».
                Toute les disciplines ont leurs vocabulaire,la psycho,la philo c’est pire.
                c’est chiant ,mais comment nommer un nouveau concepts... ? 


              • velosolex velosolex 19 mars 18:45

                @Ratatouille
                Le villebrequin ?...Sûrement que les chemins de la connaissance y sont autant que dans un carburateur !


              • Saint Rata de l'himalaya Ratatouille 19 mars 19:22

                @velosolex
                sympatrique philosophe ,il faudrait une étude ADN des travailleurs
                manuels (qui le sont depuis plusieurs générations,laboureur,horloger etc..) et faire des statistiques aussi sur les aptitudes de leurs descendances.Des recherches socio- psychologique seraient intéressantes aussi .un éventail de surprise à mon avis,j’y ajouterai bien une autre discipline,mais bon l’on verra cela plus tard .
                au boulot ...... smiley


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 mars 20:11

                @velosolex Bonsoir.bouquin intéressant. Et faut être philosophe pour travailler sur une Norton des 70 ’... Covadonga va me tomber dessus lol


              • velosolex velosolex 19 mars 22:33

                @Aita Pea Pea
                A défaut de remonter l’homme, on démontera avec avantage un moteur

                . Celui ci n’a pas d’état d’âme et n’est jamais en panne des sens. 

              • Foncez Alinéa. Je vous ai lue. Et vos maux sont inscrits dans les circuits de mon coeur. Je raconte aussi mon histoire pour une autre raison. Mes nombreuses bizarreries et synchronicités,... dans mes rencontres. Passionnée par le thème du Double, des doublons, et de la doublure. D’ailleurs, la mélusine en tissu est une doublure. Taverne parle de palindrome. 


                • marmor 19 mars 14:20

                  Alinéa, vous en dites trop ou pas assez, et comment tirer une analyse générale d’un cas particulier, qui, obligatoirement, biaise le sujet.


                  • alinea alinea 19 mars 15:30

                    @marmor
                    Je ne tire pas une analyse, j’ai dit que j’exposais des faits que je n’avais jamais lus dans les ouvrages de spécialistes.
                    On ne peut pas tout dire par incapacité réelle tellement chaque individu est complexe, aussi par manque de place, et en ce qui me concerne parce que je ne veux pas replonger là-dedans ; mais nous avons eu des échanges à ce sujet sur l’article du pauvre siatom qui n’en demandait pas tant, et ce que j’ai dit là, je ne pouvais pas l’écrire en commentaire.
                    J’essaie de souligner en tout cas que le pervers a une histoire, qu’on ne lit jamais, qu’il n’est pas le « Malin » mais un pauvre gosse détruit.


                  • Self con troll Self con troll 19 mars 14:24

                    Cet homme a réussi à figer votre intelligence en une cloison de verre sous laquelle votre féminité reste exposée mais inaccessible. Derrière laquelle, après avoir cherché vainement à vous séduire sous l’aspect d’une licorne, de pégase, ou de l’âne catalan, nous nous réveillons mouches éphémères qui ont raté le coche.

                    Si les équins nous fascinent, c’est qu’ils sont prêts à partager nos folies.

                    Memoria


                    • alinea alinea 19 mars 15:32

                      @Self con troll
                      Non ! les équins ne supportent pas notre folie,ils nous boudent ou nous chassent, c’est bien pourquoi je veux guérir pour retrouver mon lien, sans tache ni bémol, avec eux !


                    • Self con troll Self con troll 20 mars 11:51

                      @alinea
                      Un jour que je battais la campagne à la recherche d’un cheval pour ma fille, un vieux monsieur m’a présenté un joli palomino, me disant qu’il avait sauvé la vie de la personne handicapée à qui il l’avait prêté. C’était émouvant, et plein de sincérité. Ces marchands de chevaux sont des témoins d’un temps ancien où les relations étaient directes, où les mots portaient un ressenti facile à partager.

                      Vous ne relevez pas la première partie de mon message, quand il suffirait de me dire que vous avez fait le tour des dragueurs de supermarché, et n’attendez rien des dragueurs virtuels.

                      Perso, le lien avec les chevaux sert à m’évader. A me transposer dans leur vision des choses faite de réflexes et de remise en cause permanente de la hiérarchie. Ce sont des moments précieux d’apaisement ; s’ils sont partagés, les équins sont des médiateurs. Mais les interrogations profondes reviennent vers la nature humaine.


                    • JL JL 20 mars 12:14

                      @Self con troll
                       
                       équithérapie


                    • alinea alinea 20 mars 13:52

                      @JL
                      Absolument ; quand j’étais gamine, j’ai « fait » du cheval par hasard ; le cheval exige de nous que l’on soit calmes et maîtres de nous-même, alors il nous fait confiance et on peut faire ce qu’on veut avec lui ; bon, de là à l’utiliser comme j’ai vu sur la photo, ça ne me plaît pas, j’aime trop les chevaux et pas assez les humains sans doute !


                    • Self con troll Self con troll 20 mars 23:22

                      @alinea
                      Curieux que vous déclariez chercher la fusion avec les équins. A mes yeux, notre psychologie humaine est tellement plus complexe qu’après des instants partagés avec l’un d’eux, on se lasse de ces échanges frais mais simples. C’est un peu comme s’il nous demandait : surprends-moi ! Et on se retrouve face à soi-même.

                      Vous dites de votre ex-patron C’est pourquoi il s’arrange pour ne pas fréquenter les mêmes gens très longtemps, ne pas leur laisser le temps de le démasquer ; quand il sent le moment venu, il devient détestable, et les gens s’en vont.

                      Et moi je me demande s’il ne vous aurait pas transmis cette superficialité, puisqu’à vous côtoyer sur ce site j’ai toujours eu l’impression (et je l’ai exprimé d’une façon ou d’une autre) que le contact avec vous se perd quand on s’approche trop.

                      Comme si de la relation sans retour que vous avez maintenue avec lui vous aviez conclu : plus jamais !


                    • @alinea
                      Chat échaudé craint MEME l’eau froide. Raison pour laquelle, je pense qu’il est préférable malgré tout d’aller au devant de nos peurs plutôt que de choisir le retrait foetal (EZN) dans une aire d’apparente sécurité. Certes, après un trauma, pendant un certain temps il est préférable de prendre du recul, de rêver, de dormir, de se retrouver. Mais ne plus rien oser, c’est aussi donner raison à celui qui vous a plus ou moins gravement détruite. Lire l’histoire de Martin Gray que j’ai eu l’occasion de le rencontrer. Il n’est pas dans le déni de ce qui lui est arrivé. Mais ne se plaçait non plus dans le rôle « victimaire ». Ce que Freud désignait par : névrose de destinée. La psychanalyse est d’ailleurs pleinement justifiée quand une personne a tendance a reproduire chaque fois le même schéma relationnel et d’échec affectif. J’évite le mot professionnel car celui-ci est trop lié au contexte politique.


                    • alinea alinea 24 mars 13:15

                      @Self con troll
                      Non, pas du tout ; c’est juste que sur un site,on arrive vite au bout des possibles, et je n’aime pas tourner en rond.
                      Ce que l’on est ne peut pas se hasarder longtemps dans les mots, et quand on n’a que les mots,
                      on voit vite poindre les ambiguïtés qu’on ne peut pas lever avec ce qui les a provoquées !


                    • alinea alinea 24 mars 13:16

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      De quoi parlez-vous Mélusine ? Quel conseil me donnez-vous donc ?


                    • @alinea


                      Alinéa. Tout dépend de votre personnalité, votre histoire. En astrologie : la force de votre saturne ou principe de réalité. Si vous êtes bien structurée, que vous en avez les moyens et que vous avez un bon psychanalyste dans dans votre secteur géographique : la psychanlyse (ou thérapie psychanalytique) est encore la meilleure voie. A bruxelles, je pourrais vous conseilller... La base : quelqu’un qui respecte le cadre, les horaires, semble à l’aise avec son propre inconscient (le contraire de psycho-rigide) et respectueux de l’autre. Surtout : qui vous met directement en garde (tout en intervenant pas de manière réelle) quand vous rencontrez un PN. Même par un simple : hum hum sceptique,....Et surtout : lisez avant des livres pour savoir ce que vous voulez EXACTEMENT. En 1988 après un deuil tragique et à la croisée des chemins, j’ai aussi rencontré un PN... j’ai beaucoup appris sur le sujet et n’ai jamais poursuivi le bonhomme (sachant que d’autres femmes allaient souffrir,..). Indirectement, il m’a permis de comprendre le pourquoi de cette rencontre et je me suis ainsi consacrée comme Phillippe Vergnes et Hirigoyen à approfondir le sujet. Le psy que je voyais en même (Freud aurait parlé de transfert parallèle) m’a même dit en sortant de sa neutralité : a ma question : mais alors le monde est moche ? il m’a dit : TEXTO« , sortez dans la rue et vous croiserez au moins un pervers sur deux personnes. Je lui ai dit : merci. Toutes mes illusions sur le monde de contes de fée de mon enfance sont tombées. Et je vous assure que l’on vit très bien avec la perte de celles-ci. Cela ne m’empêche pas encore de parfois prendre des »vessies" pour des lanternes. Mais, j’ai appris à contouner et aussi à aider les autres,...

                    • alinea alinea 24 mars 14:09

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      Vous ne lisez pas le fil ; j’ai donné des réponses à ce que vous dîtes là ; dans l’article aussi.
                      j’ai « fait » une psychanalyse à vingt ans mais elle ne m’a pas mise en garde contre les pervers.
                      ce que j’ai lu m’a autorisée à être et accepter d’être ce que je suis mais mes expériences initiatiques sont vécues.
                      Qui sait si je n’en ai pas loupé de bonnes et si je n’ai pas été épargnées d’autres mauvaises.
                      On ne fait jamais deux fois la même expérience, sauf quand on est long à la comprenette et que les différences d’aspect nous trompent. Mais vient toujours le moment où l’on finit par comprendre.
                      Par ailleurs, je ne risque pas de retomber sur un pervers !! Pas besoin d’un psy pour ça !
                      Dénoncer le pervers à qui ? Pourquoi ? Une relation se fait toujours à deux... oui oui, je rabâche !
                      Mon pervers n’a pas eu d’autre victime que moi, et n’en aura plus, c’est certain. Il continuera sa ronde de prédateur qui se lasse plus vite que l’autre !


                    • @alinea


                      J’avoue ne pas avoir lu tous les fils,....Dans l’état actuel de la société, la psychanalyse dite classique. (le pattient allongé qui raconte tout ce qui lui passe par la tête et le psy interprétant de temps en temps en établissant le lien avec l’histoire de votre vie, vos rêves ou autres est de moins en moins pratiquée (ce qui ne signifie pas qu’elle soit mauvaise). Une rêgle de la psychanalyse classique consistant à ne rien entreprendre durant la psychanalyse (la rêgle est bonne). Mais le climat actuel étant très diiférent et sous hautes tensions politique ou autre, les thérapeutes même si cela les dérangent, sont amenès à moins bien faire leur travail,... Thérapies brèves, aides ponctuelles. Alors, pour le problème de la perversion narcissiques, il y a les blogs, les lectures et surtout, la capacité comme le Baron de Mûnchhausen de se prendre soi-même par la peau du cou pour éviter les écueils. 

                    • Self con troll Self con troll 24 mars 15:26

                      @alinea
                      Et bien, il faut croire à voir le nombre de commentaires que nous sommes nombreux à considérer que c’est de « ce que vous êtes » qu’il s’agit de trouver, et que nous croyons aux mots pour y arriver.

                      La drague dont j’ai parlé est la croyance dans la possibilité d’une relation, dites-moi


                    • alinea alinea 24 mars 16:37

                      @Self con troll
                      la drague ? Elle est tout à fait animale, et, normalement, si on a affaire à quelqu’un de sain, elle est ciblée vers qui le cible.
                      Je suis fort heureusement pas au centre de ces échanges qui sont riches de réflexions antérieures et de références.
                      Mais on voit comment ceux qui ont compris, restent néanmoins dans l’optique de convaincre ; ce qui est foutrement paradoxal !

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