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Accueil du site > Actualités > Economie > L’esprit de Munich

L’esprit de Munich

Depuis une vingtaine d’années, la finance a réussi à finaliser son contrôle de la planète grâce à une stratégie tous azimuts établie sur le long terme.

Cet article fait une synthèse des moyens employés par cette oligarchie maligne qui terrorise les décideurs politiques. Ces derniers, bien qu’ayant les moyens de reprendre le contrôle de la situation se retrouvent dans le même état d’esprit que leurs prédécesseurs de 1938 face à la puissante Allemagne nazie...

En 1938, alors que la France et l'Angleterre ont un traité d'alliance avec la Tchécoslovaquie, Hitler annonce qu'il annexera "quoi qu'il arrive" la région des Sudètes à majorité germanophone
Cette annonce équivaut alors à une déclaration de guerre entre l'Allemagne et les 2 alliés de la Tchécoslovaquie.
Toutefois, pour préserver la paix à tout prix, une conférence de la dernière chance est organisée en septembre 1938 à Munich sous la houlette de Mussolini.

Les accords de Munich
La France de Daladier et l'Angleterre de Chamberlain décident alors en violation de leur parole et de l'accord d'assistance au peuple Tchèque d'abandonner la région convoitée à Hitler.
Le 5 octobre 1938, le parlementaire Winston Churchill fit la déclaration suivante devant le parlement Anglais (les Communes) :
“Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre.”

Cette victoire diplomatique renforça fortement le prestige d'Hitler en Allemagne réduisant au silence ses derniers opposants et Churchill fut alors considéré par l'intelligentsia de l'époque comme un va-t-en-guerre.
L'histoire a aujourd'hui retenu les noms de Chamberlain et Daladier pour leur veulerie, leur lâcheté et la trahison de la parole donnée.

Septembre 1938 : le symbole de la lâcheté et de l'impuissance des états

 

PARTIE 1 : LA FINANCE EST EN POSITION DE DOMINATION MONDIALE

L'ennemi mondialisé
La finance dont la vocation initiale était d'être au service de la société a largement débordé cette fonction pour s'emballer et se mettre à son propre service.

Concrètement cette dernière est constituée d'un petit nombre d'individus regroupés en oligarchie internationale (*) autour de 4 axes :

1. Une croyance : "Tout absolument tout peut se voir attribuer une valeur marchande"
2. Un objectif unique : "Prendre l'argent partout où il se trouve quel qu'en soit le prix"
3. Une arme imparable : La Mondialisation
4. Une stratégie : "Contrôler la planète par le biais d'une pensée unique"

(*) La question que certains se posent est de savoir si cette oligarchie est ou pas organisée avec un objectif long terme précis.
Les faits ne semblent pas le démontrer d'une manière flagrante au vu des catastrophes financières auxquelles on assiste même si l'on note quelques indices suspects comme les réunions périodiques très discrètes des Bilderberg et autres groupes.

La guerre totale
En général, les guerres sont déclenchées pour s'approprier des ressources convoitées que possède le voisin :
. Expansion territoriale (Ex : Israël > Palestine)
. Appropriation des ressources naturelles (Ex : USA > Irak)

Partout où l'on peut définir une valeur marchande, la finance fait tout pour s'approprier cette dernière et sauf accident, sa puissance et son appétit se renforcent sans cesse.

La finance mène donc une guerre totale pour s'approprier les ressources :
- des citoyens
- des entreprises
- des états

Prise de contrôle des cerveaux
La prise de contrôle des cerveaux se fait grâce à l'établissement d'une pensée unique à travers la domination de l'école néolibérale depuis 30 ans. Le Keynésianisme a cédé la place à l'ultralibéralisme économique avec les croyances suivantes :
- Les intérêts particuliers sont prévalents
- L'intérêt général est la somme des intérêts particuliers
- Il faut entretenir la confiance des marchés (faire ce qu'ils demandent)
- Il faut de la croissance pour créer des emplois

Ces croyances sont relayées par les médias, enseignées dans les universités et ce discours reste le même malgré la preuve de son échec cuisant démontré par la crise en cours.
Les médias mainstream contrôlés par une poignée de grands groupes liés à la finance nous matraquent ad nauseam avec les mêmes formules clés :
"Si la la bourse augmente c'est bon pour l'emploi"
"Une inflation trop forte, c'est pas bon !"
"Il faut redonner confiance aux marchés"
etc

Les économistes qui s'opposent à cette doxa ont été muselés durant 30 ans.
On constate cependant que l'étau se desserre un peu depuis quelques mois avec des voix comme celles de Paul Jorion, Frederick Lordon, Jacques Sapir ou Joseph Stiglitz aux USA qui commencent à être relayées.
Car en effet, certains de ces derniers ont tout de même été les seuls à avoir annoncé la crise 2 ans avant qu'elle n'éclate.

Le salut dans la croissance : une contre-vérité
L'idée concernant la croissance qui est le meilleur moteur pour créer des emplois est irréaliste et mensongère :
1. Elle est irréaliste...
...car une croissance de 3% annuelle sur 1 siècle correspond à un coefficient multiplicateur de ...20 ! (1.03E100).
Dit autrement si on continuait sur cette lancée, dans 100 ans la planète subirait 20 fois plus de dégâts qu'aujourd'hui, sans compter que de nouveaux grands pays émergents (Chine, Inde...) sont à leur tour entrés dans la course au pillage des ressources.
Peut on réellement croire que l'on pourrait tirer 20 fois plus de ressources d'une planète déjà exsangue ?
2. Elle est mensongère...
... car les fruits de la croissance ne profitent aujourd'hui qu'à la finance grâce à l'arme des taux.

L'arme des taux
L'arme la plus utilisée par la finance pour contrôler ses victimes est celle des taux d'intérêts.
Si une entité qui use de flux financiers (Etat, entreprise, etc) n'a pas une politique qui induit la confiance des marchés, comprendre "dans l'intérêt de la finance" alors cette entité est dite mal gérée.
Si cette entité est décrétée comme étant mal gérée, les agences de notation vont abaisser leur note de confiance.
Or les taux d'intérêts accordés par les marchés sont directement liés aux notes attribuées par les agences, ils vont donc augmenter faisant peser sur l'entité un poids financier qui peut rapidement devenir insupportable.
Par ce biais, l'entreprise ou l'état est "invité" à maitriser ses dépenses, et notamment ses couts salariaux ou sociaux.

Prise de contrôle des entreprises
Toute entreprise contracte en permanence des prêts auprès des marchés pour se développer ou pour sa gestion courante.
En gros la valeur ajoutée créée par une entreprise est partagée entre :
- le patron
- les salariés
- les investisseurs

L'apparence
Les patron et les salariés négocient.
Si les salariés arrivent à obtenir des augmentations de salaire, le patron peut alors pour compenser augmenter ses prix l'année suivante.
Ce mécanisme bien connu est celui qui peut provoquer de l'inflation.

La réalité
Rappelons nous que l'inflation est l'érosion du capital, les investisseurs (prêteurs et actionnaires) n'en veulent donc à aucun prix.
Un indicateur appelé NAIRU a donc été imaginé pour contrôler l'inflation car cette dernière est inversement proportionnelle au taux de chômage.
La technique pour l'investisseur va consister faire pression sur le patron à travers l'augmentation de ses taux d'intérêts.
La conséquence est que le pourcentage prélevé par l'investisseur sur les gains de l'entreprise va mécaniquement augmenter.
La part restante réservée aux salaires, aux frais fixes incompressibles et au patron va arithmétiquement diminuer d'autant.
Si l'investisseur décide d'augmenter très fortement ses taux, le patron sera à l'extrême obligé de licencier des salariés pour assurer la survie de son entreprise.
Les salariés restants vont ensuite avoir peur de subir le même sort et ils se tiendront tranquilles en terme de salaire, l'inflation est alors maitrisée et l'investisseur s'est rempli les poches.
Il est dès lors clair qu'un taux de chômage minimum est nécessaire à une bonne maitrise de l'inflation car en période de plein emploi, les salariés sont en position de force pour revendiquer des hausses de salaires.

La conséquence est qu'avec une inflation même faible et avec une productivité maximisée, la part revenue au salarié sur les gains des entreprises s'est réduite au profit de celle des investisseurs.
La mondialisation est également un facteur très favorable à un nivellement par le bas des salaires.

Tout cela explique la baisse ou la stagnation des salaires dans les entreprises occidentales depuis 20 ans.

Il est remarquable de constater que les improductifs (parasites) ont réussi à phagocyter la plus grande partie de la valeur du travail de ceux qui produisent les richesses.
Ces improductifs ont encore fait plus fort en proposant de prêter aux salariés appauvris une partie de l'argent qu'ils leur ont détourné. Cet argent est une avance sur les futurs gains de ces salariés qui est effectuée moyennant finance à travers des taux d'intérêts !

Prise de contrôle des états
Les états étant les seules entités ayant la taille de s'opposer à elle, la finance a mis en place sur le long terme de nombreux mécanismes pour faire pression sur ces derniers.

Méthode de Clausewitz
Pour contrôler les états, la finance utilise le principe d'escalade des moyens offensifs héritée des techniques établies par Carl Von Clausewitz.
Les armes utilisée par la finance pour la prise de contrôle des états sont les suivantes :
- contrôle du monde politique par l'argent
- arme des taux d'intérêts
- FMI

Financement du monde politiques
Le financement des campagnes électorales est le premier moyen de mettre les partis politiques et les élus en position d'être redevables.
Une récente décision de la cour suprême américaine (sous contrôle Républicain) a récemment déplafonné les montants allouables aux campagnes électorales par les entreprises privées.
En clair, cela signifie qu'une barrière très importante vient d'être levée, un budget virtuellement illimité peut donc être alloué dans des opérations de dénigrement ou de soutien politique menés par les lobbies.
Cette mesure loin d'être anodine est passée inaperçue de ce coté de l'atlantique. Elle a fait dire le 1ier mai dernier au président Obama que le pouvoir qui lui est institutionnellement garanti n’est pas de taille vis-à-vis de celui dont disposent les lobbies financiers.

Armes financières d'attaques frontales
Nous avons comment l'arme des taux d'intérêts est utilisée pour attaquer les états. Si cette arme ne suffit pas, la finance dispose d'une force de frappe encore plus puissante à la mesure de la taille d'un état : le FMI.

Le FMI : Fonds Monétaire International
Lorsque le marché refuse de prêter de l'argent à un état pour cause de risques supposés trop élevés, le FMI est susceptible d'intervenir.
La mission officielle du FMI était à l'origine de lutter contre la pauvreté dans le monde.
Ce dernier propose alors des prêts à des taux très élevés dont les versements sont associés à des conditions drastiques dépendant de la situation du pays concerné.

Le FMI est une institution post Bretton Woods créée en 1944 sous contrôle américain. En effet, les USA disposent du droit de veto pour toute décision importante de cet organisme... !
Le fait que son directeur soit traditionnellement un Européen montre bien qu'il ne s'agit que d'un habillage car ce dernier est inféodé aux américains.

50 ans après sa création, le bilan du FMI est catastrophique avec une paupérisation de la majorité des populations soumises à ce dernier.
L'ex rapporteur de la FAO pour l'ONU Jean Ziegler a très bien dénoncé les agissements passés du FMI dans les pays du tiers monde.

Les conditions imposées par le FMI tournent en général autour de 2 exigences :
- privatisation des entreprises rentables, en particuliers celles qui exploitent les matières premières. Ces dernières sont alors rachetées par des entreprises transnationales.
- réductions des dépenses de l'état, sous entendu les dépenses sociales comme la santé, l'éducation ou la couverture chômage qui par nature ne sont pas rentables.

Les états qui ont commis l'erreur de faire appel au FMI se sont retrouvés dépouillés de leurs richesses et du contrôle de leur politique intérieure.
Dans certains cas, ces arrangements ont eu lieu dans des régimes dictatoriaux qui ont conduit en échange de la bienveillance des chefs d'état à leur enrichissement personnels.

Encore une fois, il y a d'un coté le discours et de l'autre coté les actes qui sont aux antipodes les uns des autres.

Les armes de contrôle globales : les banques centrales
La finance possède avec les banques centrales des armes de contrôles globales qui échappent à toute autorité des états .
Les plus connues sont la FED aux USA et la BCE en Europe qui déterminent la valeur des taux d'intérêts dits taux directeurs pour ces régions.
Ces taux servent à accélérer ou ralentir le crédit interbancaire, la politique décidée par les banques centrales sans aucun contrôle des peuples n'a qu'un objectif : contrôler l'inflation et assurer les taux les plus élevés possibles.

En cas de crise majeure, les banques centrales peuvent aussi se transformer en usines à billets en effectuant des prêts massifs aux grandes banques agréées qui sont en déroute.
Ces prêts à taux symboliques servent alors à refaire en cascade de nouveaux prêts de la part de ces même banques à des taux très supérieurs, par exemple ceux liés aux appréciations des agences de notation sur certains états très endettés.
Dans le cas de la Grèce, les banques se financent auprès de la BCE à des taux inférieurs à 1% pour lui prêter à leur tour à des taux compris entre 6 et 15% !
Grace à ce mécanisme, les banques refont leurs marges et renflouent leurs déficits dus à leurs erreurs passées et à des prises de risques trop importantes.

L'objectif étant de recommencer comme avant !

Le grand jeu de casino mondial
Recommencer comme avant signifie reprendre le grand jeu mondial de la finance sur les marchés en faisant porter les risques sur le dos des états et donc des populations.
C'est pour ce jeu que l'on a inventé le concept d'innovation financière !

L'innovation financière
L'"innovation financière" est une expression logomachique inventée par les spéculateurs pour jouer entre eux à la roulette mondiale en faisant prendre les risques par les autres.
Les produits financiers correspondants sont des objets souvent basés sur des concepts mathématiques très sophistiqués et qui ne servent strictement à rien sinon à créer des bulles financières qui finissent toujours par exploser.
Qui plus est l'introduction et l'utilisation de ces produits est complètement libre et incontrôlée.

Voici quelques exemples de produits financiers aujourd'hui médiatisés :
- Titrisation (revente à un tiers de créances ou du risque associé)
- CDS (spéculation sur un risque pris par un autre)
- LBO (Rachat d'une entreprise par emprunt en assurant son remboursement sur le dos de ses salariés)
- VAD (Spéculation à la baisse de la valeur)
- HFT (High Frequency Trading)

Le HFT est l'une des dernières innovation qui consiste grâce à des ordinateurs ultra rapides à lancer des ordres boursiers à hautes fréquences sans intervention humaine.
On considère que 60% des transactions mondiales passent aujourd'hui par ces systèmes. Le seul hic c'est que comme tout logiciel contient des erreurs (les fameux bugs), si l'un d'eux se met à dysfonctionner ou s'il rencontre l'un de ses pairs, il risque de faire exploser le système comme l'a montré le flash krach du 06 mai dernier qui n'a jamais été véritablement expliqué mais où ces algorithmes sont plus que soupçonnés.

Le cycle sans fin des bulles financières
La majeure partie des produits issus de l'ingénierie financière sont en gros construits pour être revendus en cascade avec des plus values basées sur la tromperie de l'acheteur.
Le résultat se traduit par une augmentation continue des indices boursiers appelées "bulles". Ces hausses sont de plus en plus indépendantes des performances des entreprises puisqu'il s'agit d'une stratégie purement spéculative.
Lorsque la hausse spéculative est brutalement stoppée par un krach, alors des cascades de faillites d'établissements financiers sont annoncées.
Cela se nomme une crise financière.
Les états se sentent obligés de couvrir les pertes des banques pour éviter la destruction totale du système économique induite par celle du système financier, on entend alors des expressions telles que TBTF (Too Big To Fail) !

L'innovation financière est donc l'art et la manière de gagner (et perdre) de l'argent entre 2 crises sans travailler !

PARTIE 2 : L'ESPRIT DE MUNICH

La crise de 2007/2008
La dernière catastrophe en date a eu lieu en 2007 où la finance s'est une nouvelle fois pris les pieds dans le tapis avec la crise des subprimes qui continue de provoquer des dégâts aujourd'hui.

La bonne nouvelle pour la finance est que les états (les citoyens) ont épongé les pertes car on les a convaincus qu'ils n'avaient pas d'autres choix.
La moins bonne nouvelle est la médiatisation générale de ses méthodes scélérates aux service d'objectifs enfin visibles de tous.
Les dégâts collatéraux tels que le chômage ou la mort induite de populations réduites à la misère (exigences politiques du FMI) ne la concernent pas.

En 2007, les principales banques auraient dû pratiquement toutes faire faillite comme toute entreprise dont le bilan est irrattrapable.
Les états déjà surendettés à cause des taux d'intérêts imposés par le marché ont alors emprunté encore plus pour éponger les déficits des banques, se retrouvant à leur tour en situation de quasi faillite même si cela n'a pas de sens légal pour un état.
Malgré ce sauvetage, les banques ont du jour au lendemain coupé les robinets du crédit aux entreprises (celui qui est utile) induisant alors la crise économique.
Cette crise à son tour a provoqué une forte augmentation du chômage estimée à environ 30 millions de personnes dans le monde.
Ce chômage a contraint les états à plus de dépenses de couverture et une diminution des recettes fiscales les forçant à augmenter leurs dettes par de nouveaux emprunts.
Aujourd'hui, le système se retrouve sous la forme d'une montagne de dettes, ces dettes sont largement supérieures à la capacité de création de richesse qui serait nécessaire pour les rembourser

L'impuissance des Européens
A Munich en 1938, la France et l'Angleterre ont abdiqué lâchement devant la puissance de l'Allemagne Hitlérienne, aujourd'hui, le comportement des chefs d'états Européens vis-à-vis de la finance est complètement similaire.
L'analyse de la crise est faite et les véritables causes sont connues. Les moyens d'une contre attaque contre la finance sont cependant identifiés comme nous le verrons plus loin.

Et à quoi assistons nous dans les faits ?

A une succession de sommets stériles comme les G8, G20 et tutti quanti. Aucune décision n'est prise car les lobbies avec leurs moyens colossaux veillent au grain.
Les seuls résultats de ces sommets sont des déclarations de pure rhétorique qui tentent maladroitement de dissimuler leur vacuité.

G20 2009 : le symbole de la lâcheté et de l'impuissance des états

En Europe, quelques opérations de diversion telles que les stress tests bidons de quelques grandes banques sont menées et des discussions sans fin sur des mesurettes à apporter sur les règles de gestion des banques dans le cadre de la réforme bancaire de Bâle 3.

La mesure phare en discussion consisterait à relever les fonds propres des banques de 2% à 7% d'ici .... 2019 !

Et le leitmotiv habituel reprend, à savoir comme le dit très bien Paul Jorion :
"...chacun n’a plus qu’une chose à dire : ce qui pourra « rendre confiance aux marchés », en d’autres termes : ce que les marchés lui enjoignent d’affirmer..."

USA : La Bérézina d'Obama : Financial overhaul
Aux Etats Unis, le président Obama associé à Paul Volker (Ex directeur de la FED) a semblé montrer une réelle volonté de réguler le système afin d'éviter au minimum une nouvelle crise qui lui serait cette fois fatale si bien sur on arrive déjà par miracle à sortir de celle ci.
Une loi de régulation, le "Financial overhaul" qui devait être une sorte de "Class Steagal Act light" a été proposé au sénat américain.
54 lobbies financiers et 300 Millions de dollars déboursés pour faire des pressions ont vidé cette loi de sa substance, il n'en reste plus que 2500 pages d'arguties truffées de failles rédigées par les banques.

La Hongrie : une poche de résistance
Nous avons avec la Hongrie une illustration parfaite de l'ingérence de la finance dans la politique des états.
En effet, ce pays a décidé de taxer les banques à hauteur de 650M€ pour réduire son déficit et refuse la politique d'austérité dictée par le FMI (Directeur : D Strauss Kahn - Socialiste).
En retour le FMI refuse de lui verser la dernière tranche du prêt négocié.
Le FMI est en tout état de cause égal à lui même, il met en avant de grands principes humanistes alors qu'il n'est en réalité que le bras armé des américains dans le dépeçage des états vulnérables.

PARTIE 3 : LES ARMES D'UNE CONTRE-ATTAQUE
Certains économistes indépendants ont cependant déjà réfléchi aux mesures à prendre dans la situation actuelle.
Les principes directeurs ci-dessous pourraient servir de base à l'établissement d'un plan d'action complet :
- interdiction des paris sur les variations de prix (Paul Jorion)
- interdire la spéculation sur les matières vitales (Nourriture, eau...)
- séparer les activités de marché des banques des activités commerciales ("Class Steagall Act like")
- renforcer les fonds propres des banques pour diminuer les risques, les ratios actuels entre les engagements et les fonds propres sont d'un ordre de grandeur de...100 ! (En vague discussion à BALE 3)
- casser le pouvoir monopolistique des agences de notations pour éviter les dérives et les erreurs passées, présentes et à venir
- lutter contre la dictature des taux d'intérêts qui sont l'arme n° 1 de l'ennemi
- autoriser les banques centrales à faire des prêts à taux nuls aux états
- et enfin, sortir de la globalisation qui est un échec démontré par les faits. Cela implique la sortie de l'illégitime Europe actuelle (Jaques Sapir)

CONCLUSION
Une concentration des richesses telle que celle à laquelle nous assistons est sans précédent dans l'histoire de l'humanité.
La finance est une bête féroce et affamée qui ne sera repue que lorsqu'elle aura avalé la planète entière.
Dès lors où elle aura tout détruit, elle se retrouvera à la tête d'un empire en ruine, car comme le cancer, la finance tue à petit feu l'organisme qu'elle parasite.
Comme en 1939, les états sont tétanisés par la puissance déployée en face d'eux, depuis 20 ans la dérégulation systématique a conduit le système financier dans un contexte de non droit total, une véritable anarchie financière.
Une bête féroce ne comprend qu'un seul langage : la force.
En 2007, l'animal était blessé à la suite du krach des subprimes et il fallait en profiter pour le museler.
C'est le contraire qui fut réalisé puisque les états ont soigné ses plaies.
Il est aujourd'hui beaucoup plus difficile de reprendre son contrôle car la bête a pour un temps repris des forces.
Il ne faut toutefois en aucun cas baisser les bras et poursuivre la lutte en imposant à travers la vox populi à nos représentants de prendre les armes contre cette maladie maligne qui s'est développée dans notre société.

Les mesures de contrôle à prendre contre la finance sont identifiées, Il reste à les imposer à cette dernière au besoin par la force sans avoir aucune crainte car...
...après tout, la finance combien de divisions ?

Liens
. Jacques Généreux sur France Info
(Merci pour le titre !)
. Comment les banques centrales triomphent de l'inflation (Jorion)
. Jacques Sapir : changer l'Europe, pour rompre avec la globalisation
. L'illégitime traité de Lisbonne
. Déclaration Winston Churchill
+ Hebdomadaire français Match du 29 septembre 1938, p. 4

Sur mon blog
. G20 - G Vain ?
. Le pouvoir exorbitant des agences de notation
. Le NAIRU ou pourquoi le chômage ne baissera jamais
. La spéculation attaque notre (R)UE
. Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance


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105 réactions à cet article    


  • eric 31 décembre 2010 10:53

    Esprit de Munich ? Oui certes, mais lequel ?

    Munich, 24 février 1920v

    Le programme du NSDAP

    Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei : extraits choisis

     

    7 - Nous demandons que l’État s’engage à procurer à tous les citoyens des moyens d’existence

    11 - Nous demandons la suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l’esclavage de l’intérêt.

    12 - Considérant les énormes sacrifices de sang et d’argent que toute guerre exige du peuple, l’enrichissement personnel par la guerre doit être stigmatisé comme un crime contre le peuple. Nous demandons donc la confiscation de tous les bénéfices de guerre, sans exception. 

    13 - Nous demandons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd’hui à des trusts.

    14 - Nous demandons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.

    15 - Nous demandons une augmentation substantielle des pensions des retraités.

    16 - Nous demandons la création et la protection d’une classe moyenne saine, la remise immédiate des grands magasins à l’administration communale et leur location, à bas prix ; aux petits commerçants. La priorité doit être accordée aux petits commerçants et industriels pour toutes les livraisons à l’État, aux Länder ou aux communes.

    20 - L’extension de notre infrastructure scolaire doit permettre à tous les Allemands bien doués et travailleurs l’accès à une éducation supérieure, et par là à des postes de direction. Les programmes de tous les établissements d’enseignement doivent être adaptés aux exigences de la vie pratique. L’esprit national doit être inculqué à l’école dès l’âge de raison (cours d’instruction civique). Nous demandons que l’État couvre les frais de l’instruction supérieure des enfants particulièrement doués de parents pauvres, quelle que soit la classe sociale ou la profession de ceux-ci.


    A noter : le au besoin par la force est plus précis que chez l’auteur...


    Questions : Hitlerisation des esprits ? Bonne questions, bonne réponses, mais mauvaise couleur politique ? Les extrêmes se rejoignent ?

     


    • Rivière 31 décembre 2010 13:44

      Ne pas mélanger n’importe comment les idées. Lisez « mein kampf », vous verrez comment Hitler méprise à fond la démocratie. Vous pourriez aussi citer Sarkosy, campagne présidentielle 2007, et le faire passer pour un adorable homme d’Etat...


    • eric 31 décembre 2010 13:45

      Moi aussi,
      Le fait de couvrir une vision du monde et un programme fachiste en accusant la terre entière de fachisme est un grand classique mais cela fait au moins depuis la chute du mur que cela ne marche plus du tout.
      Partisan de la liberté d’expression telle qu’elle existe dans l’exemplaire démocratie américaine, je ne saurai m’indigner de la publication ce ce type d’article fachiste, mais il me semble que nous devons au devoir de mémoire de rappeler que c’est du fachisme.
      D’ailleurs remplacez par travailleurs citoyens race germanique, et étranger par oligarques bourgeois ultra mondialises apatrides anglo saxons et vous pouvez reprendre les 25 points texto pratiquement sans rien changer, ni a l’analyse ni aux préconisations ni aux méthodes.


    • Morpheus Morpheus 31 décembre 2010 17:31

      « L’exemplaire démocratie américaine » écrit Eric.

      Ah, ah, ah, ...

      C’est sûr, oui.

      Exemplaire.

       smiley


    • simplesanstete 1er janvier 2011 19:36

      Le rêve américain, une DÉMAGOGIE EXEMPLAIRE FASCINANTE (sans S à la place du N) c’est la fusion de « l’état » où nations unis( des gangs envahisseurs, déjà) avec la finance et dieu, c’est écrit sur leurs biftons, une peste de plaisir/fantaisie très armés et virulente. Georges Clooney n’est pas membre à vie du CFR pour des prunes, il est tous les jours sur tous les écrans, la marchandise divine dont le siège divin se situe à Jérusalem comme par hasard.
      Les religions et la finance, voilà 2 paris fabuleux, y a beaucoup de parieurs dans ce grand casino.
      Voilà ce qu’est aujourd’hui l’esprit de Munich où plutôt de Tel Aviv et son processus de pet. CREDO ABSURDUM c’est très populaire et INTÉRESSANT, pas comme la révolution qui elle est bien finie, l’individuation est bien là. Faites vos jeux.


    • gimo 2 janvier 2011 00:56

       à l’auteur bon article 
      merci 

      « car les fruits de la croissance ne profitent aujourd’hui qu’à la finance »

      depuis toujours et toujours aux mêmes


    • rastapopulo rastapopulo 2 janvier 2011 14:19

      2 choses :

      1° les USA ont été historiquement franc-maçonne dans l’esprit des lumières, d’où les symboliques que je trouve baveuses mais qu’il s’explique historiquement. La vérité est que les pionniers du Massachusetts ont créé la première république à battre monnaie et à s’opposer frontalement et militairement à l’empire dominant de l’époque avec de l’industrie et du protectionisme. De cette expérience naîtra les théories économique de List qui donnerons les moyens à Lincoln de battre les britaniquse (esclavagiste) même si il le payera de sa vie et que Wall Street restera un point d’ancrage anglosaxon. Et alors les indiens d’amérique, pardon, mais ils se foutaient sur la gueule d’eux même et des président ont même accueilli des assassins notoires à la maison blanche en signe de réconciliation ! Tout ça pour ne pas exclure les massacres mais recadré le débat dans un monde amnésique sur l’anti-impérialisme historique des USA. Je ne défendrais par contre jamais ce que les USA sont devenu maintenant...

      2° Ce qui est rigolo, c’est d’oublier que le fascisme est de l’impérialisme. Rien avoir avec la nation. Le REICH allemand se retrouve avec Warburg. l’EMPEREUR Mussolini se retrouve avec Morgan.

      Conclusion : arrêtez de confondre empire et nation. L’Allemagne est historiquement impérialiste, tout comme les anglosaxons. Les USA... non, mais sont sous contrôle de la pensée anglosaxonne actuellement tout comme l’UE ! Ce « gentil privé vs. méchant état » est une abstraction de l’histoire. Comme si l’impérialisme n’avais jamais existé et que la nation n’était pas un progrès pour protéger les peuples de l’impérialisme !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • eric 3 janvier 2011 19:57

      A riviere, et le type qui ose écrire, on imposera ces mesures au besoin par la force, vous croyez qu’il pense quoi de la démocratie ?


    • Zevengeur Zevengeur 3 janvier 2011 21:36

      @eric

      Ces mesures de protection des intérêts de la population doivent faire l’objet d’un vote démocratique, ensuite si l’oligarchie financière refuse de les appliquer, alors le recours à la force est légitime.

      D’autres questions ?


    • Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 11:02

      « séparer les activités de marché des banques des activités commerciales ( »Class Steagall Act like« ) »

      Citez vos sources, et les vraies ! il s’agit du GLASS-STEAGALL ACT tout court ! :)

      Etudiez donc ce que dit Jacques CHEMINADE depuis 1995 et battez-vous !

      Au passage, apprenez que les ressources ne sont pas limitées, ce sont les matières premières qui le sont. Vernadsky a mit le coup de grâce au malthusianisme en 1920. Tout le continent asiatique connaît Vernadsky, comme nous connaissons Kennedy.


      • Zevengeur Zevengeur 31 décembre 2010 11:52

        J’ai appelé cette mesure « Class Steagall Act like » car cette loi a été supprimé en 1999 sous l’administration Clinton suite à la pression des lobbies.
        Si une nouvelle réglementation similaire était remise en ligne, elle porterait sans doute un autre nom, d’où le « like » !

        Notons par ailleurs, qu’une telle réglementation ne résout en rien le problème de la main mise de la finance sur la planète, elle permettrait (permettait) seulement d’éviter d’impacter l’activité commerciale normale des banques en cas de crash spéculatif.


      • Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 14:55

        Vous dites : « Si une nouvelle réglementation similaire était remise en ligne, elle porterait sans doute un autre nom, d’où le »like«  ! »

        Permettez-moi de vous rétorquer le contraire. Aux Etats-Unis, lorsque le 10 mai 2010, Mme Marie Cantwell (démocrate) et M. John McCain (républicain) ont introduit un amendement rétablissant l’intégralité de la loi Glass-Steagall dans le passoire financière qui fut appelée la loi Dodd-Frank, dans les deux semaines qui ont suivi l’introduction de cet amendement jusqu’au vote de la loi qui n’intégra pas cet amendement, les médias, et notamment le vitrine internet des démocrates progressistes Huffington Post parlaient tous non pas tant de l’« amendement Cantwell-McCain » mais on pouvait lire sur les écrans de télévision : « Réintroduction du Glass-Steagal ».

        Et j’en viens à votre deuxième point. Vous dites :

        "Notons par ailleurs, qu’une telle réglementation ne résout en rien le problème de la main mise de la finance sur la planète, elle permettrait (permettait) seulement d’éviter d’impacter l’activité commerciale normale des banques en cas de crash spéculatif."

        C’est tout l’enjeu. Lorsque l’amendement Cantwell-McCain a menacé les intérêts de La City de Londres d’être réintroduit, le Foreign Office britannique a appelé le Département d’Etat Us pour signifier que si les Etats-Unis réintroduisaient le Glass-Steagall, ce serait considéré comme un Casus Belli par la Couronne britannique. Pourquoi ? Parce que, dans le cadre de l’Alliance des Quatre Puissances (Etats-Unis, Russie, Inde, Chine) ces trois derniers pays n’attendent qu’une chose : que le Glass-Steagall soit réintroduit aux Etats-Unis pour le mettre en place eux-même AU NIVEAU INTERNATIONAL.

        En clair, si les Etats-Unis réintroduisent le Glass-Steagall, ce sera dans le cadre d’un GLASS-STEAGALL GLOBAL. Il s’agira d’un standard bancaire international qui interdira au niveau mondial à la spéculation de mettre des Etats en faillite. Le tout est prévu d’être implanté dans le cadre d’un nouveau BRETTON WOODS (parités fixes) et de la mise en place dans les pays qui le souhaiteront du Crédit productif public.

        En un mot : si les Etats-Unis réimplantent le Glass-Steagall, c’en est fini du groupe bancaire britannique Inter-Alpha qui contrôle 70% du système financier et monétaire international. C’est pour cette raison que la Couronne britannique a menacé de représailles les Etats-Unis s’ils le réimplantaient. C’est pourtant la seule solution globale à la crise globale, et comme vous venez de le lire, il est loin de s’agir d’une simple mesure technique. Il s’agit d’un changement géopolitique international majeur.


      • Zevengeur Zevengeur 1er janvier 2011 21:08

        @ Ferdinand_Pecora

        La reprise ou pas du nom d’origine de cette loi importe peu en fait.

        Votre commentaire est intéressant en ce sens qu’il met un nom (à savoir le puissant groupe inter-alpha ) sur la finance qui reste un concept un peu général dans mon article.
        Ce groupe comme d’autres a donc intérêt à lutter bec et ongles contre la réintroduction du Class Steagal Act.

        Ceci dit, en effet la réintroduction de cette loi au niveau mondial pourrait faire office de barrière de protection pour éviter une nouvelle crise, idée que j’avais d’ailleurs défendue dans mon article « Crisis what crisis ».

        Mais qui dit protection en cas de nouvelle crise ne dit pas résolution de celle qui est en cours, car les actifs pourris sont loin d’être absorbés par le système même si des magouilles comptables tout à fait officielles ont permis d’en cacher une partie sous le tapis.
        De plus, d’autres actifs pourris vont se présenter comme par exemple l’immobilier de bureau américain.

        Et je ne parle pas de la dette privée ou publique qui d’après certains spécialistes (Encore Jorion !) serait impossible à résorber pour des raisons d’insolvabilité mondiale.

        Dit autrement, le système serait déjà cassé définitivement....


      • Ferdinand_Pecora 2 janvier 2011 00:27

        @Zevengeur.

        Très intéressant propos. Permettez que je vous reprenne.

        « La reprise ou pas du nom d’origine de cette loi importe peu en fait. »

        Tout au contraire. Un président américain qui réinstaurerait le Glass-Steagall, avec le caractère et l’intention politique d’un Roosevelt, ferait passer, diplomatiquement parlant, les fuites de Wikileaks pour une blague de collégien.

        Rappelez-vous les mots de Roosevelt à Churchill, rapportés dans le « As I Saw it » du fils de Roosevelt : « Churchill, quand la guerre sera finie, il n’y aura plus d’empire britannique sur cette Terre ». L’empire britannique d’alors est le système financier et monétaire international d’aujourd’hui. (Il n’est qu’à lire les réguliers propos d’Ambrose Evans-Pritchard dans le Financial Times pour finir s’en convaincre.) Le Glass-Steagall annula purement et simplement tous les avoirs spéculatifs fictifs de Wall Street, réétablissant l’émission de crédit productif public inscrit dans le Constitution des Etats-Unis.

        Un Glass-Steagall réintroduit aux USA, serait immédiatement suivi par son introduction en Russie et en Inde (la Chine le possède depuis fin 90) et ces 4 pays, de par leur poids démographique et diplomatique et l’application d’un Glass-Steagall Global, feraient disparaître, comme en 1933, l’ensemble des actifs pourris au niveau international. Comment ? Pourquoi ? Parce que, encore une fois, réinstaurer le Glass-Steagall n’est pas une mesure technique, mais le signal politique le plus dévastateur qui puisse être fait aujourd’hui envers le système financier et monétaire international. La tragédie, vous l’aurez deviné, c’est que cette prise de position est aussi inéluctable, qu’extraordinairement engageante politiquement. En clair, il faut les tripes qu’exige, parfois, l’Histoire.

        "Ceci dit, en effet la réintroduction de cette loi au niveau mondial pourrait faire office de barrière de protection pour éviter une nouvelle crise, idée que j’avais d’ailleurs défendue dans mon article "Crisis what crisis« . [...]

        Ce n’est pas ainsi que les choses sont prévues. L’instauration du Glass-Steagall ne se fera jamais SANS un nouveau Bretton Woods, qui instaurerait à son tour le crédit productif public dans les pays participant. Ces trois »éléments« sont un seul et unique acte politique, non des actes économiques techniques. A ce stade de l’Histoire, le Glass-Steagall n’est plus une quelconque »barrière« , c’est une bombe qui fait disparaître le monétarisme keynésien. A l’heure actuelle, hélas, les seuls documents francophones qui expliquent ce que sont en train de faire la Russie, la Chine et l’Inde avec les Etats-Unis sont ceux-là. Je dis »hélas" car on est en train de perdre beaucoup de temps.

        En espérant lire vos points de désaccords pour tenter d’y répondre.


      • rastapopulo rastapopulo 2 janvier 2011 14:41

        Je tiens aussi au terme « Glass Steagall » mais encore plus à son histoire !!!!!

        La Belgique est le premier pays hors-USA (merci Albert 1° mort « accidentellement » peu après) a l’avoir adopté en 1934 soit 10 ans avant la France !

        En fait, la belgique était très touché par la crise (avec l’Autriche) et c’était une nécessité première de laisser couler les banques en garantissant les actifs viables !

        La France avec les grandes familles sous influences anglosaxonne (or d’Espagne gardé chez eux donné à Franco en pleine guerre civil, refus de financer l’armé française,...) qui dirigeait la Banque de France n’en voyait certainement pas l’utilité...

        Et par qui a été abandonné le Glass steagall de nous ou des USA ? ouiouioui c’est l’UE en 84 !!!!!!!!! C’est donc nous qui avons créé les to big to fail. Les USA nous ont suivi sous la pression de la concurrence (argument officiellement utilisé) que 15 ans après !!!!!!!!!!

        Bref, LE Glass Steagall n’est pas une fin en soit mais c’est de la logique pure. Il est particulièrement risible de voir des libéraux exigés que les banques n’aient pas de procédure de mise en faillite spécifique.

        Quand à la fin en soit... c’est le crédit publique sans intérêt mais uniquement pour le productif (les crédits pour couvrir les dépenses de fonctionnement restant découragé par un intérêt pour garantir une cohésion international). Là les nations retrouveront le rôle dynamique que l’impérialisme financier anglo-saxon veut empêcher à tout prix par la privatisation et l’interdiction du crédit publique... même productif (alors que cela ne provoque pas d’inflation) !!!


      • Zevengeur Zevengeur 3 janvier 2011 12:50

        @ Ferdinand_Pecora

        J’admets ne pas voir de failles dans le discours de La Rouche.

        Par rapport à votre remarque, je suis d’accord sur le fait qu’au delà d’une mesure technique, la réintroduction du Glass Steagall serait un geste politique fort en direction de la finance, mais Obama avec Paul Volker a tout tenté pour en réintroduire une version allégée (la « Volker rule ») début 2010.

        Je cite Paul Jorion dans son post « Bérézina avancée » :
        « ...ce qui m’intéresse dans l’article du New Yorker, c’est une remarque faite au journaliste par Anthony Dowd, le bras droit de Volcker au comité qu’il préside, le President’s Economic Recovery Advisory Board – « whatever that means », comme on dit en américain. Cette remarque, la voici : « On a tous les deux le sentiment qu’on a été mis sur la touche au dernier moment. Mais avec un peu de recul, il y avait en face de nous cinquante-quatre lobbys et trois cents millions de dollars dépensés pour nous contrer. Alors, tout compte fait, on ne s’en est pas mal tirés ». Comme si Napoléon au retour de la retraite de Russie avait dit à un journaliste : « Mais vous savez : il faisait très froid ! » ... »

        Les lobbies semblent donc avoir été les plus forts dans cette bataille d’influence, on a donc d’un coté :
        - le président des USA
        - le congrès à majorité démocrate (c’était début 2010)
        - l’opinion publique

        De l’autre coté :
        - le poids des lobbies de la finance

        Et ces derniers ont gagné !

        Alors lorsqu’on parle de pouvoir totalitaire de la finance et de disparition de la démocratie, on voit bien que l’on commence à être proche de la réalité.

        Et dans la foulée, je reste relativement mesuré par rapport à Obama qui même s’il était le candidat de Wall Street en 2008 a cependant compris que l’on ne pouvait pas continuer ainsi. Sur son blog, il a d’ailleurs reconnu que les lobbies sont plus puissants que lui, c’était en mai 2010 je crois, il a déclaré que son mandat ne lui permettait pas de contrer efficacement la finance....


      • jaja jaja 31 décembre 2010 11:14

        « ..après tout, la finance combien de divisions ? »

        Et bien presque toutes les divisions existantes à travers ce monde sont à son service. La « mondialisation » n’étant qu’un vague concept masquant l’hégémonie de l’impérialisme et de l’armée US sur ce monde.

        Chaque tentative de se libérer de ce joug se solde par une intervention militaire ou par des manoeuvres visant à mettre au pas les récalcitrants.

        Les USA tiennent le Conseil de sécurité de l’ONU, le FMI, l’OMC et imposent leur volonté à tous les pays de cette planète, de gré ou de force... Jusqu’à quand ? C’est une autre question à laquelle Russes et surtout Chinois travaillent actuellement.

        La « gouvernance mondiale » de la « Finance » n’est qu’un leurre aujourd’hui, n’existe pas et n’est pas prête d’exister en raison même de ces rivalités entre les grandes puissances. Par contre la mondialisation capitaliste, sous hégémonie américaine, définit bien le camp occidental en lutte larvée, avant de devenir ouverte, contre les autres blocs à vocation impérialiste. C’est bien cet impérialisme US l’ennemi principal des peuples. Autant le savoir et surtout le dire et le dénoncer !

        On sait comment ces contradictions entre les Nations finissent. Par la guerre entre les requins de la finance des différents blocs rivaux qui ne se font aucun cadeau entre eux ! L’impérialisme des puissantes Nations et leur rivalité est loin d’être en voie de disparition.


        • Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 11:19

          "On sait comment ces contradictions entre les Nations finissent. Par la guerre entre les requins de la finance des différents blocs rivaux qui ne se font aucun cadeau entre eux ! L’impérialisme des puissantes Nations et leur rivalité est loin d’être en voie de disparition. "

          Vous déposez les armes en pleine bataille ?


        • Le péripate Le péripate 31 décembre 2010 11:26

          Moi aussi je le trouve mou du genou Jaja. J’espère qu’il ne couve pas un épisode de social-traîtrise, c’est contagieux.
          Vous devriez épurer rapidement Ferdinand, la révolution est en danger si on laisse les agents de l’ennemi nous corrompre.
          Les riches paieront.


        • jaja jaja 31 décembre 2010 11:26

          Je ne vois pas où est le dépôt des armes... D’autant plus que je soutiens ceux qui les prennent contre l’impérialisme et que je sais que les guerres de la bourgeoisie engendrent les Révolutions. Soyez plus explicite...


        • jaja jaja 31 décembre 2010 11:34

          Péripate vous avez réussi à me faire sourire.... Mon post n’avait comme but que de dire que la « mondialisation », ou le « mondialisme » (cher à Marine) ne sont que des notions creuses qui masquent la réalité de ce qu’est l’impérialisme US dominant d’aujourd’hui...
          Rien d’autre...
          Bonne année 2011 à vous...


        • Zevengeur Zevengeur 31 décembre 2010 12:02

          Ceci est exact, cependant il y a un facteur qui peut faire la différence lorsque des lois de régulation sont proposées par les députés : c’est l’opinion publique.

          C’est tout l’impact du travail de vulgarisation d’un Paul Jorion par exemple qui peut permettre d’aller dans ce sens et je tente d’y contribuer à mon humble niveau !


        • Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 12:05

          @Le Péripate

          Dommages que vous preniez mes propos au premier degré et que vous en fassiez fi d’un revers. Mais je vous invite à comprendre mon ironie, mordante je vous le concède.

          @jaja

          Vous dites : "On sait comment ces contradictions entre les Nations finissent. Par la guerre entre les requins de la finance des différents blocs rivaux qui ne se font aucun cadeau entre eux ! L’impérialisme des puissantes Nations et leur rivalité est loin d’être en voie de disparition. "

          Il y a de la fatalité dans votre conclusion, d’où ma réflexion dont je vous remercie de m’en demander un développement. Mon idée était effectivement d’être ironique. Cinglant peut-être aussi, vous m’en excuserez je n’en doute pas si notre dialogue nous élève tous deux.

          Le combat des empires contre les républiques est l’histoire de l’humanité depuis Platon. Mais il n’a rien d’éternel et peut s’arrêter dès demain matin. Je m’explique. En 1933, le pouvoir financier de Wall Street était tout puissant, puisqu’ils avaient causé la Grande Dépression. Or Wall Street est le bras, sur le sol américain, de la City de Londres qui est, historiquement l’empire britannique de Lord Parlmeston (qui n’est ni l’Angleterre, ni la Grande-Bretagne). Sachez que la Constitution des Etats-Unis a été rédigée en OPPOSITION à cet empire britannique qui s’est bâti sur la notion de libre-échange.

          C’est à cette mentalité d’empire (britannique) que les Etats-Unis, sous la plume d’Alexander Hamilton, a créé le véritable système d’économie politique américain : le crédit productif public. La Constitution des Etats-Unis est le seul document de la seule République au monde qui stipule que le mode de fonctionnement économique du pays N’EST PAS le libre-échange, mais le crédit productif public.

          En 1933, l’empire britannique avait (presque) réussi, en installant ses pions tories sur le sol américain, à tuer dans l’œuf son ennemi ontologique : la seule République au monde qui ne fonctionnât point sur le mode du libre-échange, mais du crédit productif public.

          A ce moment-là, qui eut pu croire qu’un pauvre italien de Sicile, issu de la première vague d’immigration vers les Etats-Unis, habitant les quartiers pauvres de New-York et né d’un modeste père cordonnier allait faire tomber, purement et simplement, cet empire ? Ce fut pourtant le cas. F.D.ROOSEVELT réalisa l’impossible : il missionna celui qui était devenu un petit procureur de New-York, Ferdinand Pecora, pour faire juger, en public et sous les yeux du monde entier, la fine fleur de Wall Street. Ce fut un tel « show », dirait-on aujourd’hui, que cet événement est désormais connu (sauf dans nos livres d’histoire) comme la Commission PECORA.

          Mais il faut bien savoir une chose : la veille où Wall Street tomba, où F. Pecora fit savoir au monde entier que Wall Street avait effectivement créé la crise de 29 et avait financé les régimes fascistes en Europe, la veille même de la mise en route de la Commission Pécora, personne n’imaginait cela possible.

          Aujourd’hui, nous en sommes au même point, sauf que cet empire britannique, qui a pris aujourd’hui la forme du groupe bancaire (11 banques) britannique Inter-Alpha fondé par François Garelli, est le plus gros empire financier de l’histoire de l’humanité. Et à problème mondial, solution mondiale : il faut des hommes qui risquent leur vie, leur réputation, leur honneur, leur carrière pour s’attaquer frontalement, ouvertement et publiquement aux plus gros intérêts financiers de tous les temps. En France, Jacques CHEMINADE a pris ce risque lors de la campagne présidentielle de 1995.

          Maintenant que vous connaissez ce modeste petit bout d’histoire, vous avez la possibilité d’étudier ce qu’implique une mentalité de crédit productif public… et de prendre les armes !

          En espérant approfondir ensemble cette discussion, telle, peut-être, la fameuse correspondance Leibniz-Clarke…


        • Le péripate Le péripate 31 décembre 2010 12:57

          Encore une histoire, oncle Ferdinand. S’il te plait.


        • 2102kcnarF 31 décembre 2010 15:10

          non non ca va .... c’est le réveillon, ferdinand, une autre histoire en 2011, s’il vous plait !

          Ce péripate quel pousse aux crimes, quand on y pense !


        • NEPNI NEPNI 31 décembre 2010 15:21

          impérialisme us et leurs amis infiltrés


        • simplesanstete 1er janvier 2011 20:57

          Essayez de parler à l’imposteur Jorion de l’esprit de Tel Aviv, voir plus bas mon poste, votre mémoire disparaitra de son blog, avatar virtuel d’Attali, très impressionnant la vitrine de cet enfoiré cool et séducteur.


        • rastapopulo rastapopulo 2 janvier 2011 14:52

          Le terme globalisation est du marketing anti-nation et du jeunisme. Le vrai terme est impérialisme anti-nation.

          Alors traiter de traître celui qui se reconnait dans la première république à battre l’impérialisme, c’est cocasse !

          Le plus cocasse étant de méconnaître que c’est l’UE qui a sabordé le Glass Steagall qui empêchait les to big to fail en premier !!! Les USA nous ont suivi... 15 ans après et en utilisant notre concurrence financière déloyal comme argument !!!

          Évidement si on exclue de l’histoire, l’opposition historique des USA à l’impérialisme avant d’être coulé par les anglosaxons... (tout ressemblance avec l’Europe n’est pas fortuite vu que nous sommes dans le même bloc transatlantique maintenant mais on a le choix, soit Blair soit sa bonniche à la diplomatie par exemple).


        • rastapopulo rastapopulo 2 janvier 2011 14:55

          Mais bon rejeter la faute d’avoir débridé la finance folle est tellement commode pour dire « c’est eux, c’est pas moi ! » nanana


        • ddacoudre ddacoudre 2 janvier 2011 21:02

          bonjour zevengeur

          toute proportion gardée, nous sommes dans la même structuration.
          je suis d’accord qu’il y a des groupements qui se pensent indispensable au monde, certain qui rêvent d’en être les organisateurs, d’autres qui imaginent des modèles systémiques, nous pouvons vérifier l’exactitude de cela, et en trouver hier comme aujourd’hui les traces dans notre histoire. nous en retrouvons les trace dans une espèce d’invariance d’échelle, inégalement réparti, et qui est une émanation directe de la permanente confrontation dominant dominé culturalisé par la sédentarisation.

          ce que je dis à peut paraitre compliqué, mais c’est d’une simplicité évidente.
          le fait que nous nous soyons regroupés dans des espaces plus ou moins restreint nous a contraint a édifier des structures déterministes, qui font toujours apparaître l’émergence d’un dominant.

          la problématique est que si l’un laisse la place libre, elle sera occupé par un autre.
          c’est ton exemple de 1938. être dominant n’est pas synonyme d’exploitation de l’autre.
          nous connaissons cela avec la bible qui est un dominant systémique qui voulait le bien de l’humanité par son universalisation du christianisme, mais qui n’a été écrite que par des hommes pour des hommes et donc posent pour régler leur différent des structurations déterministes qui seront toujours amendable, et qui détermine a sont tour des modèle dominant qui se désignent des individus, et nous passons ainsi à une représentation nominative, et le défaut consiste à penser qu’en suppriment l’individu ou les individus cooptés nous supprimerons les maux dont nous nous plaignons.

          ainsi ce n’est pas parce que nous supprimerions les personnes appartenant à tel ou tel groupement qui sont représentatif du dominant du moment que nous changerions les choses.

          la puissance de la finance, n’est pas le produit de quelques individus ou groupement mais d’une organisation strucurelle dont un maillon a faibli (à laissé une place vide) que la finance à occupé.

          en fait il y en a deux, l’espace abandonné par les politiques, et l’insuffisance de possibilité d’investissement pour les masses financières disponibles.
          c’est deux positions dominantes une en politique l’autre en économie ont été occupé par la finance.

          maintenant pour revenir à ton exemple de 1938, la place abandonné par les politique et les entrepreneurs, il faut aller la conquérir par la lutte et tout abandon comme nous le faisons aura les mêmes conséquences (sous d’autres aspects) que celle ou nous a conduit le dominant d’alors.

          il m’est toujours difficile de faire comprendre que l’on ne peut attribuer à Hitler tous les mots qui furent les nôtres, il n’a été que l’émergence d’un processus engagé bien avant lui dont les gens d’alors, le vivant, n’en pouvaient en retirer l’exemple historique, puisque la notion d’invariance d’échelle n’étaient pas connu. je ne dis pas que c’est mieux aujourd’hui, mais quand ’on comprend cela, l’on comprend qu’il ne suffit pas de changer d’hommes pour que les structurations en places se modifient.

          c’est structurations sont des modèles certes indispensables mais qi sont l’émanation de nos propres structures mentales organisés en dominants systémiques, et nous élisons donc les hommes qui correspondent à ces dominants.
          c’est en cela qu’il est important de ne pas se tromper d’adversaire ou savoir ce qu’il faut combattre.
          ddacoudre.over-blog.com .
          cordialement.


        • non666 non666 31 décembre 2010 13:03

          Je vous invite tous a lire et à relire les Protocoles des sages de sion qu’on trouve sur internet.

          Il faut ensuite se poser la question suivante :
          Ce qui est decrit ressemble t’il, oui ou non à un plan de bataille pour un controle du monde ?
          Ce qui est décrit est il en train de se produire sous nos yeux, en ce moment, oui ou non ?

          Apres on peut epiloguer, sur le fait que ce soit, les juifs, les francs-maçons, les interets financiers en général, les coteries politique qui soient derriere ou pas.
          On peut se poser la question de la genese des protocoles , du dialogue de machiavel aux enfers , des pastiches sur le cynisme du 18eme siecle.
          Vrai ?, faux ? , vrai faux ?, Faux vrai ? , mauvaise traduction enjolivée ou pas ?

          Mais Toutes les questions de l’auteur sur un pouvoir derriere les catastrophes y sont la.
          Deus ex machina ?

          Qu’Hitler ait utilisé et deformé ces textes ne signifie pas, qu’ils soient faux, au départ.
          En tous cas, ce n’est pas ce que dit le deuxieme jugement de Berne...

          Que pendant la révolution française, l’abbé Sieyes et quelques autres se soient posés des questions sur le messager foudroyé et le contenu de ses sacoches n’est pas vain.
          On n’a pas décapité Mirabeau pour rien, quoiqu’en pense les révisionistes de l’Histoire officielle.

          Relisez Gary Allen.


          Donc oui, il faut braquer le projecteur sur les cafards qui se cachent dans les méandres du système.
          Oui, il faut etaler au grand jour, les actions de la Trilatérale, du Groupe de Bilderberg, des Francs maçons , des lobbies ethniques , du CFR et de sa petite soeur l’IFRI, de la franco-americaine fondation et tous ces relais de pouvoirs occultes.
          Sans oublier le groupe de Bale qui decide , a notre place des « bonnes pratiques bancaires » sans que le bon peuple ne soit jamais informé de rien....sauf au moment de payer l’addition, cela va de soi.



          • Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 15:13

            Très bien, et au-delà du conspirationnisme, que PROPOSEZ-vous ? Voici peut-être de quoi inspirer l’action...


          • 2102kcnarF 31 décembre 2010 15:19

            Je ne les ai pas encore lu, mais maintenant que vous me le dites : Deuxième jugement de Berne, Gary Allen..je prends des notes.

            Alors Sieyes, Mirabeau , je vais peut-être pas remonter si loin .... d’autant que viens seulement d’apprendre qu’il avait été décapité...oups.. et moi qui pensait qu’il était mort dans son lit ! Décidement cette révolution, quelle période dangereuse !! Je me demande ce qui est pire ... une révolution ou une guerre civile....j’hésite, j’hésite ....

            ...et joyeuses fêtes à tous !


          • 2102kcnarF 31 décembre 2010 15:21

             smiley

            j’ai oublié le smiley  !


          • liberta 31 décembre 2010 15:29

            @ non 666

            merci à vous de rappeler souvent d’où viennent les coups

            Mais c’est tellement surréaliste que l’on a beaucoup de mal à faire admettre la véracité de l’existence de cette oligarchie occulte qui dirige le monde

            Actuellement il y en a un qui fait l’unanimité et qui est pourtant extrêment dangereux par ses idées d’eugénisme , c’est Bill Gates et il est très difficile de faire comprendre autour de soi les véritables intentions cachées sous le caritatif qui sont les siennes

            On finit au mieux par être considéré par un peu « dérangé » quand on ninsite pour informer sur la réalité

            De vous lire est pour moi un soutien dans mon combat contre l’inculture organisée avec l’aide des médias alignés

            http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/10/08/bill-gates-travaille-a-reduire-la-population-mondiale/ (le plus interessant est à la fin de la vidéo)

            http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/10/08/bill-gates-travaille-a-reduire-la-population-mondiale/


          • dup 1er janvier 2011 11:12

            les protocoles sont vrais . Leur histoire diffère un peu avec celle que l’on connait. Ils ont une origine très ancienne,mais leur exactitude sur ce que l’on observe est ahurissante. Ce sont de vraies prophéties. Et qui peut en faire sans recours au monde occulte ?. Le monde de la grande finance est le business de satan. Des gens que la loi Gayssot m’interdit de nommer ont affirmé que c’est des faux . Habile ,non ?


          • simplesanstete 1er janvier 2011 18:56

            Lisez l’original des protocoles, comparé côte à côte.Editions ALLIA.

            Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu Maurice Joly
            “Avec des sociétés nouvelles, il faut employer des procédés nouveaux : il ne s’agit pas aujourd’hui, pour gouverner, de commettre des iniquités violentes, de décapiter ses ennemis, de dépouiller ses sujets de leurs biens, de prodiguer les supplices ; non, la mort, la spoliation et les tourments physiques ne peuvent jouer qu’un rôle assez secondaire dans la politique intérieure des États modernes. Il s’agit moins aujourd’hui de violenter les hommes que de les désarmer, de comprimer leurs passions politiques que de les effacer, de combattre leurs instincts que de les tromper, de proscrire leurs idées que de leur donner le change en se les appropriant.”
            Maurice Joly expose dans le Dialogue aux enfers les procédés du despotisme moderne, qui se mettent en place à son époque et règnent encore aujourd’hui. Plutôt que par l’emploi brutal de la force contre l’opposition, l’État moderne doit créer lui-même son opposition, l’enfermer dans des formes convenables et y attirer les mécontents. Joly lui-même sera victime des mécanismes qu’il avait si bien analysés, son dialogue, falsifié, ayant servi à la fabrication des Protocoles des sages de Sion par la police tsariste.

          • non667 1er janvier 2011 22:56

            à ferdinand pecora
            merci à l’auteur et à vous pour le lien qui complète l’article
            Voici peut-être de quoi inspirer l’action...
            A VOIR ABSOLUMENT

            concernant le volet population de ce lien j’ajoute une hypothèse des manigances du N.O.M. qu’il faut voir venir ,dénoncer ,prévenir contrer avant qu’il ne soit trop tard
            voila ce que j’écrivais le 18/12/2010

            SI SI ils y songent mais l’élite mondialo-capitaliste veut résoudre le problème dans son seul intérêt et à l’insu /contre la populace .

            observation : ils savent qu’au contraire du pharaon qui avait besoin de millions d’esclaves pour assurer sa magnificence eux n’ont besoin que de quelques esclaves (bien bêtes pour éviter les révolutions ) et des millions de robots informatisés qu’ils possèdent déjà pour assurer la leur

            voila une réaction que j’ai du poster une dizaine de fois sur A V :( les chiffres sortis à la louche de ma tête ne sont pas si éloignés des vôtres )

            ils savent (l’élite )depuis longtemps que la terre ne peut nourrir de façon pérenne plus de 2 milliards d’habitants ! (les centaines de milliers d’années d’avant le progrès technique /médical le prouvent )
            le problème de cette élite ,de ce peuple élu est donc : comment supprimer 4,5 milliards d’habitants
            comment faire baisser la consommation /pollution des survivants afin de mieux leur en laisser(a l’élite ) et pour plus longtemps :
            en augmentant les prix pour la consommation .(ça vient )
            en mettant des taxes pour la pollution .(c’est parti taxe carbone !)

            pour les 4,5
            avortement ,préservatifs , destruction de la famille , hédonisme ..... en route pour l’occident
            mais ça n’irait pas assez

            vite alors il faut ajouter d’autres solutions !

            vous dites :"L’économie mondiale va s’effondrer, puis ce sera l’affrontement global. Les bons ingrédients sont déjà présents : Dissémination des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires"

            la bombe atomique ? impensable ça pêterait de tout les cotés , elle ne fait pas de détail , contamine trop longtemps le territoire , de plus le vent tourne et n’a que faire des frontières ! alors ?
            bombes à neutrons : pas assez ciblantes
            les armes chimiques, bactériologiques même problème

             euréka j’ai trouvé !
            et si on fabriquait un virus génétiquement modifié (genre sida + ) qui épargne seulement un type de population qui possède un génome particulier acquis (ogm ,« vaccins préventifs » ) ou inné (gène d’Abraham par exemple , les israëliens font des recherches dans ce sens ,vérifiez sur net )

            un comble :la recherche coute cher alors on peut la faire financer par des dons de la populace en organisant des génétons et en disant que c’est pour soigner des maladies héréditaires etc.....


          • Attilax Attilax 2 janvier 2011 22:26

            Deux informations flippantes qui me reviennent en lisant ces lignes : il y a deux semaines, Monsanto a acquis la société de mercenariat Blackwaters. Une sorte d’armée privée.
            Deux jours plus tard, je découvre que Bill Gates achetait 40% de Monsanto.
            Là il n’y a pas anguille sous roche mais cachalot sous dolmen.
            Je doute que Monsanto ait acheté Blackwaters pour assurer la sécurité de leurs locaux, comme je doute que Bill Gates ait acheté la moitié de Monsanto pour apporter bonheur et paix dans le monde.
            Que préparent-ils ?

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