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Accueil du site > Actualités > Economie > Le bébé français et la dette publique

Le bébé français et la dette publique

 Il n’est pas un commentateur de la presse officielle qui prenne un air grave pour nous expliquer que nous laissons une dette insupportable à nos enfants. Or, s’endetter est, depuis le début de l’ère industrielle, la base du développement. Tout dépend à quoi on dépense l’argent !

Selon le discours officiel - enfin, celui qui était tenu jusqu’au crack boursier et l’entrée définitive dans la récession - le bébé français trouve une dette de 20 000 euros dans son berceau, représentant la dette de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales, divisée par 63 millions de Français.

Bel effet oratoire mais qui ne veut rien dire car l’Etat ne meurt jamais : il n’y aura donc jamais de liquidation de la succession.

Rappelons quelques chiffres : le budget de l’Etat représente moins de 16% du PIB et est resté au même niveau depuis 1978, année où la France s’est durablement installée dans la pratique des budgets en déséquilibre. Chiffre tout à fait raisonnable, si l’on se souvient que la part du budget de l’Etat en Grande-Bretagne aux XVII° et XIX° siècles, contrairement aux comptes de fées de nos doctrinaires libéraux était de 20% du PIB et que c’est l’existence d’une dette publique assise sur un système fiscal intelligent et rigoureux qui a assuré l’essor de la Grande-Bretagne puis des États-Unis !

Le déficit est là, il est vrai qui s’accumule au fil des années. La France est-elle en faillite pour autant ? Non.

D’abord, contrairement à ce que l’on nous rabâche, la France n’est pas du tout le « mauvais élève de l’Europe » en la matière : les dettes de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Italie (106 % du PIB !) sont bien plus élevées, sans parler de la dette du Japon qui avec 160% du PIB d’endettement trouve toujours, et sans problèmes, des prêteurs considérant qu’il s’agit là d’un placement de père de famille.

Ensuite, l’Etat possède des actifs financiers, 742 milliards d’euros en 2006. De l’or, des dépôts ou encore des parts dans des entreprises publiques cotées. Car l’Etat français est un actionnaire, et un gros. Selon l’Agence des participations d’Etat, leur valorisation dépassait 162 milliards d’euros avant le krach. Dont 100 milliards rien que pour EDF. Selon les calculs de l’OFCE, l’endettement financier de l’Etat ne serait que de 38,2% du PIB en 2006, soit un niveau proche de 1995, alors que la dette au sens de Maastricht, elle, a augmenté.

Enfin, l’Etat possède de nombreux actifs financiers et de nombreux actifs physiques ou immobiliers. Des terrains, des bâtiments, des infrastructures, dont la valeur est tenue à jour par l’Insee et qui est estimée à 37,8% du PIB. Au total, le bilan est positif.

Contrairement à ce que dit la propagande, le bébé français ne trouve pas une dette mais une créance de 11 000 euros dans son berceau !

Au-delà de l’Etat, le bilan global de la France est positif si l’on intègre l’épargne des ménages, particulièrement abondante et qui peut financer et l’endettement public et celui des entreprises, alors qu’elle a complètement disparu et est même négative aux Etats-Unis.

Faut-il réduire la dette de l’Etat ? Seuls deux Etats se sont fixés un objectif de réduire leur endettement à zéro au XX° siècle : le dictateur Trujillo en République dominicaine et Ceausescu en Roumanie. Il n’y a pas de croissance sans endettement, le tout est de savoir à quoi on emploie l’argent.

Car la situation est loin d’être satisfaisante ! 
  Les mesures d’économies, si elles sont souhaitables lorsqu’elles sont pertinentes, soit lorsqu’elles représentent des économies de gestion liées à l’usage des technologies de l’information et à la suppression de services inutiles, ne résoudront jamais le problème de l’endettement. La Commission des finances de l’Assemblée Nationale calcule que, malgré les mesures prises aujourd’hui, l’endettement aura atteint plus de 140 % en 2040. Évidemment, lorsqu’on s’endette pour payer des dépenses courantes, on n’investit pas et on s’appauvrit ! 
  On peut s’amuser à faire de fausses « économies » en réduisant les services publics, mais on ne peut pas pour autant réduire la réalité : Le citoyen des États-Unis consacre 65% de son revenu à l’achat de services publics (éducation, santé, transports…) tandis que le citoyen suédois n’y consacre que 11%, le reste, un des revenus par habitants les plus élevés du monde avec un taux de prélèvements public supérieur à celui de la France, est consacré à l’activité productive et à la consommation et donc à la génération de revenus ! Et il faut y ajouter la disparition de la réduction des inégalités par le système fiscalo-social qui, en France, les réduit d’un tiers entre les 30% les plus pauvres et les 10% des plus riches. 
  On peut taper sur les fonctionnaires : le poids de la masse salariale est restée stable depuis 1978 (+0,6% du PIB), mais sans doute estime-t-on qu’il y a trop d’enseignants, trop de policiers, trop de greffiers… tout ce qui est public est toujours de trop !

La politique des « économies » a fait ses preuves dans bon nombre de pays : ce que l’on gagne à court terme d’une main on le perd à long terme de l’autre en impact des services et des politiques publiques sur la croissance.

Car c’est bien de cela dont il s’agit. L’endettement de la France en 1946 était de plus de 145% de son PIB : il a été complètement effacé par la croissance et une inflation de bon aloi qui représentait l’accroissement de la richesse du pays - et a permis à toute une génération de devenir propriétaire à des taux d’intérêt réels proches de zéro !

Le bébé français se fiche de savoir s’il trouve une dette dans son berceau, qui d’une part elle n’existe pas (aujourd’hui) et que de toutes façons il n’aura pas à payer. Mais il lui importe de savoir si le pays investit dans l’avenir, si une politique industrielle oriente l’investissement vers les actifs stratégiques de demain. Sans une politique active de la famille – qui est la cible du rapport Attali qui ne fait que traduire les objectifs de la Commission de Bruxelles – ce bébé ne serait sans doute pas né, car c’est grâce aux prestations familiales et à l’école maternelle que la France maintient une natalité au niveau du seuil de remplacement des générations, seule garantie de la pérennité du système de retraite par répartition.

Les politiques de renoncement et de désindustrialisation promues par la Commission de Bruxelles, la vision du rapport Attali d’une France de chauffeurs de taxis et de garçons coiffeurs (métiers par ailleurs forts utiles et très honorables) qui se contenterait d’accueillir les touristes chinois, sont une source de préoccupation autrement plus sérieuse pour notre bébé français.

Car la situation va s’aggraver si l’on poursuit les politiques actuelles. Une disposition inconnue des Français en est à l’origine : l’article 104 du Traité de Maastricht qui interdit aux Etats d’emprunter à leur banque centrale. Quand l’Etat investissait, il empruntait à la Banque de France sans intérêt. On disait qu’il faisait « tourner la planche à billet ». Cela créait un peu d’inflation, mais qui était compensée par de la création de richesse qui remboursait la Banque. Avec Maastricht, il doit emprunter aux banques privées. Cela a été jusqu’ici indolore avec la baisse de taux d’intérêt. Avec l’envolée des taux, la facture va être salée, avec autant de capacités d’investissement en moins.

Il est temps que le bébé français fasse entendre de la voix – et ses parents avec – contre un système qui mène la France vers son appauvrissement.


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159 réactions à cet article    


  • Gandalf Tzecoatl 26 novembre 2008 13:35

    Bonjour,

    J’avais peur que votre article ne soit qu’une énième diatribe contre un état trop dispensieux. Votre conclusion me prouve le contraire. Oui, si nous sommes trop endettés, c’est du fait d’un système monétaire qui génère plus de dettes que de monnaie, tout simplement.

    La communauté agoravoxienne étant très au fait de cela, il est temps de passer à un minimum d’action, comme le propose AJH :
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=45494

    Vous pouvez signer une pétition ici :
    http://www.public-debt.org/soutien.php?a=go


    • Claude Rochet Claude 26 novembre 2008 13:52

      Merci de cette contribution et de ce lien. Toutefois je crois que votre appel est confronté à un problème de logique : il y a une logique aux critères de Maastricht, à l’euro. Bien que tout se système se soit mis en place de manière très masquée et progressive, il s’agit d’un système rigide qui ne peut qu’être aménagé à la marge.
      C’est le syndrome du "socialisme à visage humain" : le communisme était un système rigide incapable d’évolution qui n’ a eu d’autre possibilité que de s’effondrer.
      Ainsi, une monnaie nationale parallèle à l’euro n’est pas possible : c’est le problème de la monnaie unique qui est en cause, lorsqu’elle regroupe des pays différents qui subissent les cycles économiques et les crises de manière différente (les fameux "chocs asymétriques"). Il ne pourrait y avoir d’euro que s’il y avait une Europe avec un Etat central, comme aux USA où les chocs asymétriques sont violents, mais où la population se déplace. C’est d’ailleurs la logique des européistes que de commencer par l’économie, puis de dire : "voyez, pour que çà marche il faut faire l’Europe politique, avec un fédéralisme fort". Mais dans le cas de l’Europe cela ne peut pas marcher car il n’ya pas de "peuple européen" ni de culture commune (surtout lorsqu’on lui retire la seule chose qui lui soit commune, la philosophie politique issue du christianisme comme fondement des institutions) smiley
      La réalité des Etats revient aujourd’hui dans la lumières de la réalité crue, et comme le disait le Général, "on ne fait de la politique que sur des réalités".


    • zelectron zelectron 26 novembre 2008 16:03

      Vous croyez que le pére Trichet est idiot au point de ne pas faire fonctionner la planche à billet symétriquement et avec autant d’hypocrisie envelloppée de papier de soie que la FED ?


    • Gandalf Tzecoatl 26 novembre 2008 16:50

      @ l’auteur :
      Effectivement, la théorie monétaire de M Allais (appelons là ainsi) ne part pas gagnante à Bruxelles. Quasiment aucun homme politique ne s’y hasarde à la défendre, tellement les réticences allemandes et les intérêts en jeu sont énormes. Cependant, on a vu des hommes politiques tel M Rocard considérer le système monétaire actuel comme trop malthusien. Le plus en verve si je puis dire est Yves Cochet puisqu’il récemment assez vivement critiqué le système monétaire actuel à l’assemblée nationale. Mais ça s’arrête là.

      Cependant, certaines monnaies alternatives sont tout de même à l’oeuvre en Europe, mais si elles sont très encadrées (SOL, une monnaie locale anglaise, etc).

      Aujourd’hui, l’on constate les limites d’un système monétaire créant trop d’endettement, mais la seule solution trouvée est de le "patcher" avec encore plus d’endettement public. La catastrophe annoncée par la logique même de ce système monétaire nous donnera forcément raison avec le temps, mais le prix que les décideurs politiques sont prêts à nous faire payer n’a d’égal que leur accointance avec le secteur financier. La critique ("moralisation du capitalisme financier", etc) qu’ils formulent n’est bien sûr qu’une facade.

      Pour finir, il n’est pas sûr que la base pourfendant le système monétaire actuel soit si solide et si cohérente que cela, car le système pyramidal monétaire actuel limite sérieusement la croissance (et est donc une forme de protection primitive de l’environnement).



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 novembre 2008 21:04

       @ Tzecoatl : Un plaisir de voir enfin la rationalité réintroduite dans ce débat.

      L’Article 104 marquant la soumission de ’Europe aux système financier international largement contrôlé par des intérêts non-Européens, j’ai depuis longtemps dit qu’il fallait l’abolir et remettre le pouvoir économique sous le controle démocratique des États. Une condition préalable indispensable a une Europe politique et à l’adhésion de la Russie, sans parler de la grande Bretagne qui, bien sur, n’est pas tombée dans ce piege grossier.

       Maintenant que l’argent ne vaut plus rien - puisque le FRB américain a promis des crédits illimités en dollars aux banques centrales suisse et européenne - il faudrait, tout en récupérant ce contrôle sur la monnaie et le crédit, rembourser simultanément les dettes publiques, ce qui n’exige qu’un jeu d’écriture.

       Facile, en effet, d’exiger un bilan des actifs des personnes physiques et morales et de leur imputer une part de la dette au prorata de leurs avoir, libre a chacun de l’acquitter ou de n’en payer que les intérêts tels qu’ils auront été fixés. La valeur de ces créances envers l’État équivalant par définition, ses engagements envers ses propres créanciers, on comprend que le résultat net est non seulement de faire disparaître la dette publique, mais aussi le paiement de l’iintérêt sur cette dette. 

       En pratique certains Francais qui ont des biens - puisqu’ils ont été cotisés selon ces biens - porteront le fardeau du remboursement de la dette de l’État envers ceux qui en ont encore davantage... Ce sont bien les regles du jeu capitaliste. Si on veut en changer, commençons par payer l’ardoise.
       
      Résultat : une liquidité accrue de la richesse, permettant le financement privé d’un dévéloppement économique rapide. Exactement ce que la crise actuelle exige que nous fassions. Si on ne le fait pas, je prédis que l’alternatuve sera bien plus plus dure pour tout le monde...

       Pierre JC Allard 

      http://nouvellesociete.org/706.html






    • Rage Rage 27 novembre 2008 00:12

      Bonsoir,

      Analyse intéressante, sans doute trop succinct, mais intéressante.

      Ce que vous présentez se résume à :
      S’endetter pour financer un investissement, qui lui même générera des richesses, oui cela a un sens.
      S’endetter pour financer du fonctionnement, ce que fait l’Etat, c’est signer la banqueroute de l’Etat à terme.

      L’Etat est réputé infaillible, certes.
      Mais si celui-ci vient à payer ce qu’il paie aujourd’hui, c’est à dire plus de 42G€ en intérêt sur la dette, soit plus que les rentes de l’impôt sur le revenu, il s’ampute des marges d’actions et finalement devient un parfait client pour ses créanciers qui eux s’enrichissent à son détriment.

      Pour simplifier, un individu qui gagne 2000€/mois et s’endette à 30% de son revenu sur 20 ans pour acheter une maison s’endette mais réalise un investissement solide qui génère des richesses (construction, promotion, assurance, prêt etc...). Il le fait dans un cadre où son endettement mensuel lui permet encore d’avoir de l’argent pour vivre tous les mois.

      L’Etat se comporte en équivalence comme un individu qui partirait avec un passif de 8 mois (66% du PIB soit 16 000€), payant chaque mois 15% de son revenu en intérêt sur cette dette et en plus engagerait tous les mois encore 15% de ses revenus pour un nouvel emprunt.
      Les 70% restant étant ventilés pour moitié en fonctionnement, pour l’autre moitié sur des "actions" dont elles mêmes viennent à être engagés à 80% pour du fonctionnement (éducation, armée etc...).
      En somme la part d’investissement est limité tout au plus à 10% du budget global de l’Etat.

      Avec ces 10%, une partie va à "l’aide économique" et aux politiques sectorielles (souvent à fond perdu), et l’autre à l’investissment "dur" sur des infras, des industries, des technologies etc...

      In fine, notre individu endetté, s’endette encore plus tous les mois pour n’avoir comme marge de manoeuvre réelle qu’un fragment infime. Pire, en essayant de compenser ses dettes, il tire sur les prix (les contribuables) en demandant plus pour un service équivalent voire moindre : les contribuables s’épuisent - entreprises également.

      En somme votre Etat court après ses erreurs et creuse sa tombe avec un compte en banque dans le rouge vif.

      Certes, l’Etat à des actifs... mais certains sont invendables sauf à se suicider (type liquidation) ou à se prostituer pour certains intérêts privés qui eux ne racheteront que les branches les plus juteuses (type autoroutes qui rapportent).

      Le bébé français part donc avec au moins 20 000€ de dette, avec certes des "infras" devant ses yeux (actifs), mais il part surtout avec une planète polluée, des règles inégales, une répartition des charges et ressources du même ordre, et surtout il voit sa situation s’aggraver.

      Le pire, c’est cette "tendance" au moins disant qui va le pénaliser, longtemps.

      Certes, il bénéficiera des innovations technologiques, de l’avancée du monde, mais il aura de plus en plus de mal à accèder à des choses simples sans avoir à payer le prix fort. Il verra donc une situation précédemment simple, devenir tendu puis difficile. Il verra, suivant son rang social, des écarts se creuser avec ses voisins et tendra à ne regarder comme seul indicateur son seul revenu. 

      Aura t’il progressé ? Aura t’il tenté d’aller au-delà de l’espace connu ?

      Quel projet de société lui aura t’on proposé et quelle sera sa marge pour faire des choix et propositions ?

      Le pire ce n’est pas de partir endetté, c’est plutôt de savoir qu’on devra en payer les intérêts toute sa vie quoiqu’on fasse... sauf à changer la donne.

      Bonne chance gamin, on ne t’aura pas aidé !


    • Romain Desbois 27 novembre 2008 04:52

      bonjour
      Nous venons d’apprendre que l’Union Européenne s’apprête à accepter que les Etats membres puissent s’asseoir sur le traité de maastrich, particulièrement sur les critères de convergence, les fameux 3% max de dette annuelle.
      Donc ils ne pourront plus nous dire que les traités les obligent à... !
      Bon nous savons que les règles du jeu sont constamment violées par ceux là même qui les ont édictées, le résultats des derniers référendums sur le traité de Lisbonne et plus en amont le traité constitutionnel en sont la preuve flagrante. Nos élus se fichent des lois ! C’est comme les sondages, ils y font référence que quand cale les arrange.


    • Romain Desbois 27 novembre 2008 04:56

      On oublie néanmoins que quand on parle de laisser la dette à nos enfants, cette dette a servi aussi à les soigner les éduquer pendant leur enfance. Ils profitent aussi des bienfaits de la société avant de payer des impôts, non ?


    • kolymine 1er décembre 2008 01:13

      @ Rage

      votre sophisme ne marche pas, car la particularité d’un Etat justement, c’est qu’il est eternel, il va pas mourir, et ses enfants auront pas à payer son passif.
      en outre, la richesse de la france, au final c’est le PIB. et la la dette elle fait rigoler.
      si on enleve les investissement de l’etat, là le bébé aura effectivement une dette des sa naissance, un peu comme au states ou les menages sont endettés à près de 100% en moyenne


    • Gandalf Tzecoatl 26 novembre 2008 13:51

      Concernant le traité de Maastricht qui entretient cette relation de servage de la sphère financière à la sphère productive et publique, le fait que les gouvernements ne peuvent tenir une dette annuelle de 3% /PIB comme cela est écrit dans le marbre de Maastricht doit entrainer irrévocablement la nullité de ce traité, et donc l’interdiction aux états d’emprunter auprès de la banque centrale.

      Mais le juridisme étant ce qu’il est...


      • JPC45 26 novembre 2008 13:58

        La planche à billet a prouvé que l’on ne peut pas faire confiance à l’état pour la gestion monétaire.

        De plus, c’est oublier que la dette est largement sous estimé en France, notamment la dette implicite qui de mémoire doit être comprise entre 3000 et 5000 milliards : alors les actifs par bébé ça diminue rapidement


        • Blackeagle 26 novembre 2008 14:22

          Et la crise actuelle n’est pas suffisante pour vous prouver qu’on ne peut pas faire confiance aux organisme indépendant ou privés pour gérer la politique monétaire ????????????

          Par ailleurs, pourquoi l’état devrait il emprunter avec interet alors qu’il pourrait trés bien s’octtroyer le pouvoir de création monétaire. Et emprunter sans intérêts ???????
          A qui celà profite il et pourquoi ?????

          Cet état de fait et le systéme monétaire actuel fait qu’il ne sera jamais possible de réduire la dette. Elle ne peut que s’accroitre. Il est possible que la dette de l’état soit réduite, mais seulement si ce sont les individus qui accroissent leur endettement.
          Il ne sera jamais possible de reduire la dette globale alors pourquoi vouloir réduire celle de l’état ? Il ne s’agirait en fait que d’un transfert de dette aux individus. Celà est il souhaitable ?


        • JPC45 26 novembre 2008 14:32

          Si vous considérez que l’état sait mieux gérer la crise que la BCE, pourquoi pas mais c’est une autre question que le pouvoir de création monétaire. ne mélangez pas tout

          les taux d’interet à 0% signifie déflation (si pas de création de richesse), soit la planche à billet. comme l’état investit très peu (l’essentiel est fait par les collectivités locales), cela se traduira pas l’inflation.

          L’état actuellement s’endette car il gère mal, l’allemagne et d’autres pays (comme le canada) sont à l’équilibre soit avec des excédents : sommes nous plus bètes que les autres ?


        • Claude Rochet Claude 26 novembre 2008 15:43

           A qui faire confiance alors ? C’est avec ce type de raisonnement que l’on a défendu le principe de l’autonomie des banques centrales, aujourd’hui reconnu comme étant obsolète.
          Il n’y a pas d’expansion économique sans création monétaire - sous diverses formes. Or, l’on a ixé à la BCE un seul objectifs : l’absence d’inflation. Le but d’une politique monétaire est d’accompagner et de favoriser la croissance économique en répondant au besoin de monnaie qui peut s’exprimer sur les différents types de crédit, court terme (consommation), moyen terme et long terme. On a tout confondu et torpillé la croissance et rationnant l’investissement, et ce en liaison avec un autre dogme, celui de la valeur pour l’actionnaire.

          Quant à la supposée bonne gestion du Canada, c’est totalement fantaisiste : l’Etat fédéral a réduit son budget en découvrant dans une disposition de la Constitution que des lignes budgétaires pouvait être transférées aux provinces, ce qui fut fait. En outre, le Canada bénéficie d’une rente, celle des schistes bitumineux de l’Alberta.

          L’Etat n’est pas signe en lui-même de bonne gestion : il ne faut pas lui attribuer de vertus thaumathurges comme les libéraux l’ont fait pour le marché, le marché financier en particulier. Ce qui compte c’est que les taux d’intérêts REELS soient négatifs. smiley



        • JPC45 26 novembre 2008 16:13

          Je préfère de loin une BCE indépendante qui applique les règles assignées plutôt qu’un état qui préfère utiliser l’emprunt (qui à créer de la déflation) au lieu d’appliquer des règles de bonne gestion. Ce que l’on critique aujourd’hui ce n’est pas la BCE en soi mais les règles qu’elles soit appliquer (maitriser l’inflation).

          Une régle de bonne gestion est d’emprunter pour des investissements et non pour des frais de fonctionnement : d’ailleurs votre graphique rappelle que le poids de l’investissement est ridicule !

          Pour le canada peut e^tre avez vous raison mais n’empeche que d’autres vont meiux que nous.

          La dette en soi n’est pas un pb si c’est pour de l’investissement, voir pour aider à passer une crise : hors ce n’est pas le cas.


        • JPC45 26 novembre 2008 16:16

          Désolé Léon d erevenir avec ma dette implicite...il n’y a que’en France ou l’on a du mal à comprendre ce principe


        • Gilles Gilles 26 novembre 2008 16:24

          JPC45

          "La planche à billet a prouvé que l’on ne peut pas faire confiance à l’état pour la gestion monétaire."

          Tient, il me semblait que ça faisait quelques millénaire que les Etats émettaient et géraient leur monnaie. Apparement ça n’a pas empêché la France de progresser à grand pas, malgré quelques faux pas

          Alors que se sont moins bon ou meilleur d’ôter aux Etats ce droit, libre à vous de le penser, mais arrêter d’anonner que c’est une hérésie comme si ça coulait de source

          Encore un dogmatique...


        • JPC45 26 novembre 2008 16:41

          des millénaires !!! dois je vraiement répondre à cela ?

          dogmatique peut être mais au moins regardez ce qu’on fait les états avant


        • Gilles Gilles 26 novembre 2008 17:58

          Le droit de battre monnaie a quasiment toujours était l’apanage du roi, seigneur ou du gouvernement sous la république. Et se fût un droit considéré comme absolument primordial

          Y a t-il des exemples concluants, disons sur le dernier siècle, où la planche à billet à désorganisé durablement le pays ?


        • appoline appoline 26 novembre 2008 20:07

          Moi je pense qu’il va falloir botter le cul de la petite souris ; cette faignasse depuis des lustres dépose une unique piècette sous l’oreiller de nos bambins maintenant il faudrait qu’elle revoit ses finances à la hausse.


        • JPC45 26 novembre 2008 21:01

          Léon, vous en savez pas ce qu’est une provision alors savoir ce qu’est une dette implicite !


        • JPC45 27 novembre 2008 05:30

          oui Léon, vous ne savez pas ce qu’est une provision et en particluier une provision mathématique car votre exemple de nourriture ne veut rien dire et si vous saviez ce que c’est vous n’auriez rien à provissionner pour la nourriture. ce n’est pas grave


        • kolymine 1er décembre 2008 01:18

          @ JPC 45

          vous ovulez provisionner quoi ? les salaire de la fonction publique jusqu’à la mort de l’etat ?
          pour les 10 20 100 1000 100 .000 prochaines année ?
          c’est stupide. ous nous parlez d’eco gestion (microeconomie) pour un probleme d’economie (macro economie), vous ne pouvez qu’aboutir a des situation absurde, l’etat n’est pas, n’as jamais été, et ne sera jamais une entreprise !
          vous voulez qu’on parle de gestion ?
          l’Etat à le pouvoir d’augmenter la fiscalité jusqu’à 100%, donc de recuperer tout ou partie des création de richesse en france, à partir de la 3% du PIB c’est tout simplement ridicule..


        • Blackeagle 26 novembre 2008 14:44

          Je ne vois pas ou je mélange quoi que ce soit.............
          La politique monétaire et la masse d’argent en circulation est bien influencé par les taux directeur de BCE, non ?
          Par ailleurs, pourquoi un emprunt sans intérêts serai il créateur de moins de richesse qu’un emprunt avec intérêt ?
          Ensuite, état est condamné à s’endetter d’avantage pour rembourser des intéret toujours plus grands. A moins que cette dette ne soit transférer. Celà a tout à voir avec la création monétaire qui aujourd’hui n’est plus possible sans intérets !!!!

          Etudiez les evolutions de la dette publique et on voit clairement l’inflexion provoquée par les decision faite en 1974 qui elle même ne faisait que suivre la décision de Nixon.


          • kolymine 1er décembre 2008 01:20

            En fait, notre ami à qu vous reponder dis des absurdité
            si un emprunt à taux zero provoque de la deflation, l’utilisation de la planche à billet, provoque elel de l’inflation...

            - et + a derniere nouvelle ... ca s’equilibre plus ou moins.
            C’est juste une facond e retirer à l’Etat les pouvoir qu’il font qu’ile s un Etat, in fine ces gens là voudrais que l’Etat soit le syndicat de la classe bourgeoise. ce qu’il est déjà.. le serpent se mords la queue...
            pendant ce temps Marx ri.


          • lululu 26 novembre 2008 15:25

            La dette, ? elle est dû aux banques que je sache ? Hors ,il se fait que l’on reprête de l’argent aux banques en faillite ( leur seule et entière responsabilité !!)....quelle incohérence dans la "bush" des financiers !! les états prêtent de l’argent aux banques qu’ils leur doivent... smiley voyez un peu l’arnaque !!! c’est trop fort de café,et il reste encore des gens pour venir attiser les consciences en leur parlant de dettes !!
             QUELLE DETTE ??????? IL N’Y A PAS DE DETTE,L’ARGENT DE LA DETTE N’EXISTE PAS !! C’EST UN MOYEN DE PRESSION CONTRE LES PEUPLES ET LES ETATS,C’EST TOUT !!!!! ÇA PORTE UN NOM ....ESCROQUERIE !!


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 novembre 2008 15:36

              Bonjour,

              La planche à billet, c’est ce qu’a choisi Lincoln pour financer la guerre de Secession, Lincoln qui avait compris qu’il n’était pas raisonnable de céder aux chantage des banquiers prêtant à des taux exhorbitants.

              En 2008, il est possible et même nécessaire de faire pareil, voir mon propre plan contre la crise

              Quant à l’endettement, il est une solution trop facile, qu’emploient aussi les collectivités locales, voir notamment le désacord entre Ségolène Royal qui opta pour l’endettement contre l’avis d’un vice président préférant de monter les impôts. Mais au fait, cette pléthore de dépense des collectivités, est-ce bien nécessaire ?

              Fuck le consumérisme des gens et des collectivités ! La dette, c’est l’asservissement !


              • JPC45 26 novembre 2008 15:40

                Si Lincoln l’a fait alors...

                Les collectivités locales ne peuvent pas emprunter comme elles le souhaitent : uniquement pour de l’investissement. ce concept d’ailleurs serait à transposer pour l’état, pas capable q’équilibrer ses comptes et qui préfère emprunter au lieu de réformer car plus populaire.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 novembre 2008 16:25

                Paul et Jean sont nés en 2008
                ils doivent 20 000 euros
                ils vont étudier, travailler,

                Paul est fils de cadre, à 55 ans, il héritera de l’assurance vie de ses parents, 200 000 euros, dont une bonne moitié servis comme intérêts de la dette
                Jean est fils de prolos, il héritera des 10 000 euros du livret A. Grâce à son travail, il aura financé les intérêts de la dette que l’Etat verse sur le compte des parents de Paul

                Alors dette ou pas dette, les pauvres s’appauvrissent et travaillent pour que les riches s’enrichissent


              • JPC45 26 novembre 2008 16:37

                et d’après vous qui paie le plus d’impot : le riche ou le pauvre dans votre exemple ?


              • sisyphe sisyphe 26 novembre 2008 18:09

                Etant donné que 50% de l’impot, en France, provient de la TVA, il est absolument indéniable que les pauvres paient beaucoup plus que les riches. 
                Par ailleurs, comme ils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup plus nombreux, c’est un autre facteur qui fait que l’argent de l’impot provient essentiellement des pauvres. 

                D’autres questions ? 
                 smiley


              • titi 26 novembre 2008 20:14

                50 % dites vous ?

                Pourriez vous citer vos sources SVP ?

                fr.wikipedia.org/wiki/Image:Pr%C3%A9l%C3%A8vements_obligatoires,_France_2007.png


              • sisyphe sisyphe 26 novembre 2008 20:59

                Voici mes sources :

                Quels sont les différents impôts perçus par l’État ? 		 		voir animation 		 		 		 		

                En 2006, les recettes fiscales nettes, c’est-à-dire après les dégrèvements et remboursements d’impôts, du budget général de l’État, s’élevaient à 267,89 milliards d’euros. En brut, elles représentaient 340,13 milliards d’euros et se répartissaient comme suit :

                Impôts indirects (60,7 %), dont :

                – la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (48,9 %) ;

                – taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) (5,5 %) ;

                – autres : notamment les droits de succession (6,3 %).

                Impôts directs (39,3 %), dont :

                – impôt sur le revenu (IR) (17,2 %) ;

                – impôt sur les sociétés (IS) (17,1 %) ;

                – autres : notamment la taxe sur les salaires et l’impôt de solidarité sur la fortune (5 %).


                De rien. 
                 smiley


              • JPC45 26 novembre 2008 21:03

                50 % de 60% ça ne fait pas 50% ! les chiffres c’est difficile quand on a pas l’habitude


              • JPC45 26 novembre 2008 21:12

                Mon commentaire précédent est erroné mais dans la liste des impots il manque les impots comme la CSG, CRDS ; ou sont ils ?


              • sisyphe sisyphe 26 novembre 2008 21:15

                 smiley smiley smiley

                Très fort !
                Il s’agit de la REPARTITION des 60% ; dont 48,9 de TVA !

                On reprend, pour ceux qui ont du mal  :

                Impôts indirects (60,7 %)
                , dont :

                – la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (48,9 %) ; 

                – taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) (5,5 %) ;

                – autres : notamment les droits de succession (6,3 %).

                soit : 48,9 + 5,5 + 6,3 =  60,7  
                Ca y est ?  smiley

                Comme tu dis, savoir lire les chiffres, c’est pas donné à tout le monde !
                 smiley smiley


              • sisyphe sisyphe 26 novembre 2008 21:21

                							par JPC45 							 														 (IP:xxx.x35.8.126) le 26 novembre 2008 à 21H12 							 							
                							

                															
                							
                								Mon commentaire précédent est erroné mais dans la liste des impots il manque les impots comme la CSG, CRDS ; ou sont ils ?

                Il faut lire aussi les liens, mon gars :

                L’impôt sur le revenu ne représente qu’une part faible des ressources du budget de l’État. Compte tenu des multiples exonérations, abattements ou crédits d’impôts, le produit de l’impôt sur le revenu ne s’élevait qu’à 58,62 milliards d’euros en 2006, soit 17,2 % des recettes fiscales brutes de l’État. Il est évalué à 56,76 milliards d’euros pour 2007 et à 60,49 milliards d’euros pour 2008. En 2006, le produit de l’impôt sur le revenu était donc inférieur aux 76,3 milliards d’euros rapporté par la contribution sociale généralisée (CSG), créée en 1991 au profit de la sécurité sociale et qui taxe l’ensemble des revenus au taux de 7,5 %.

                Tu as autant de mal avec les lettres qu’avec les chiffres ? 

                 smiley

                							

              • JPC45 26 novembre 2008 21:23

                Sisyphe : il manque une partie des impots dont la CSG ou CRDS par exemple donc le 50% n’est pas juste ? est tu arrives à comprendre cela ? (50% d’une partie ne fait pas 50% de la totalité)


              • JPC45 26 novembre 2008 21:25

                Sisyphe qui as tu mal avec les chiffres : tu donnes les impots affectés à l’état hors il manque une grande partie des impots (comme les impots locaux et la CSG CRDS, CMU etc) donc 50% d’une partie ne fait pas 50% de la totalité. !

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Claude Rochet

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