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Accueil du site > Actualités > Environnement > Fukushima, le début de la fin

Fukushima, le début de la fin

Au moment où l’on apprend que 8% du territoire Japonais, soit 30 000 km2, est perdu pour des dizaines d’années, et que les scientifiques profitent de l’opportunité offerte, pour découvrir ce qui va arriver avec le corium, le directeur de la centrale de Fukushima, malade, se refuse à imaginer que la catastrophe y soit pour quelque chose.

En effet, Masao Yoshida âgé de 46 ans, a dû quitter son poste le 28 novembre 2011 pour être hospitalisé ; TEPCO refuse de confirmer la cause exacte de sa maladie, mais comme il est présent sur le site depuis le 11 mars, il est facile d’en comprendre la raison.

3 ouvriers sont déjà morts depuis l’accident, et là aussi TEPCO se refuse à l’imputer à l’exposition aux radiations. lien

Mais, pour la première fois, le 12 novembre 2011, des journalistes ont été autorisés à visiter les ruines de Fukushima Daiichi, et David Guttenfelder en a profité pour prendre des photos pour le compte de la prestigieuse revue « National Geographic ».

La tache ne lui a pas été rendue facile car les journalistes n’étaient pas autorisés à quitter le bus, et tout ce qu’il a pu photographier, ça a été des débris, des véhicules renversés, des bassins d’eau stagnante, et du coté des réacteurs, aucun signe de vie.

Le compteur Geiger tenu par un travailleur affichait gaillardement ses 300 microsievertslien

Au sujet du corium, il est difficile d’établir le tableau de sa décroissance radioactive, puisque sachant que le centre de sa masse se trouve en principe aux environs de 3000 °C, il n’est guère possible de connaitre la température du reste.

Quant au risque d’explosion, il n’est pas inutile de rappeler les explications que donnait le Professeur V. Nesterenko, ce physicien nucléaire, membre de l’académie des sciences du Belarus, docteur ès sciences techniques, en charge des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

Il affirmait que si la masse de corium de Tchernobyl qui avait déjà percé la cuve du réacteur, rencontrait les masses d’eau contenues dans les sous sols du réacteur, le mélange des 1400 kg composé d’uranium-graphite aurait été susceptible de provoquer une explosion atomique 50 à 80 fois plus puissante que celle d’Hiroshima. lien

Pour Uehara Haruo, concepteur de la centrale japonaise, interviewé le 20 novembre dernier, l’explosion hydro-volcanique est inévitable. vidéo

Le 30 novembre 2011, TEPCO a rendu public les analyses concernant le corium, déclarant que, dans le pire des cas, toutes les barres de combustible du réacteur n°1 pourraient avoir fondu et se retrouver au fond de l’enceinte de confinement, laquelle est recouverte d’une plaque d’acier qui pourrait avoir été érodée a une profondeur de 65 cm, (vidéo) et il ne resterait que 37 cm à traverser pour atteindre la « feuille de métal ». lien (Rappelons qu’à Tchernobyl, la dalle de béton avait 1 mètre d’épaisseur. lien)

Ensuite, que va-t-il se passer ? bien malin qui pourrait le dire, mais il est probable qu’il sera difficile de donner de bonnes nouvelles.

Si, comme à Tchernobyl, un serpentin de refroidissement avait été installé sous la plaque de béton du réacteur, au mépris du danger couru par les milliers de mineurs au travail, lesquels avaient creusé un tunnel pour permettre la pose de ce serpentin, il est possible qu’une partie du danger aurait pu être évitée, mais ce n’est pas le cas, et le pire est logiquement devant nous.

D’après l’association « Union de Tchernobyl » 10 ans après la catastrophe, plus des 20 000 hommes de 30 à 40 ans ayant participé au chantier après l’accident, étaient morts de l’exposition aux radiations.

Sur les 400 kg de plutonium qui étaient dans le réacteur de Tchernobyl, on estime que près de 100 kg ont été rejetés dans l’environnement, et l’on sait qu’un microgramme de plutonium est une dose mortelle pour un homme pesant 70 kg. lien (à Fukushima, il y a 68 tonnes de combustible nucléaire dans le réacteur n°1).

Mais revenons à Fukushima : dans cette vidéo, le détail des explosions des premiers jours.

Rappelons qu’aucun français n’a été invité le samedi 12 novembre à Fukushima, et que la seule présence française consistait en un drapeau qui flottait non loin de l’installation de « décontamination de l’eau » qui est loin d’être probante, alors qu’elle devait être terminée avant la fin de l’année.

D’après Tetsuya Terasawa, porte parole de TEPCO, il y a encore 40 000 tonnes d’eau au fond du bâtiment du réacteur (photo), et 90 000 tonnes d’eau, nettoyées d’après TEPCO, sont stockées dans de grands réservoirs de 12 mètres de hauteur. lien

Il nous faudra donc nous contenter de l’article écrit par le journaliste du « New York Times », Martin Falker, en se souvenant que les conditions de « visite » étaient particulièrement surveillées.

Celui-ci rappelait que le Ministre Goshi Hosono chargé de la catastrophe, avait confirmé que le chantier allait se poursuivre pendant encore 30 ans, espérant un « arrêt à froid » en fin d’année, (lien) sans expliquer pour autant comment il pourrait parvenir à l'arrêt à froid du corium ?

Depuis les mensonges à répétition des exploitants de la centrale, leur crédibilité est largement entamée et aux dernières nouvelles, on apprenait le 1er décembre 2011 qu’un incendie se serait déclaré dans le bâtiment n°3. lien

En France, jamais à l’abri d’une outrance, Eric Besson, Ministre de l’industrie à accumulé les contre vérités lors du débat qui l’a confronté à la candidate écologiste présidentielle le 29 novembre 2011 sur l’antenne d’Europe 1. vidéo

Arlette Chabot et Michael Darmon qui animaient le débat, n’ont pas bougé le moindre petit doigt pour rectifier la vérité : il aurait suffit qu’ils potassent un peu le sujet avant de recevoir les belligérants, car laisser dire sans broncher qu’en France on paye l’électricité le double de celle des allemands relève de la faute professionnelle.

Heureusement, mais trop tard, d’autres journalistes ont donné des informations plus sérieuses, rappelant que la différence n’était pas du double mais seulement du quart. lien

Cette différence ne va pas durer trop longtemps puisqu’il va bien falloir approvisionner les caisses en vue du démantèlement des centrales nucléaires françaises.

Rappelons que celui de « super » Phénix était estimé à 900 millions et qu’il coutera au moins 10, voire 20 fois plus. lien

Le démantèlement des autres étant estimé à 260 millions, et si la même approximation est faite, on comprend aisément qu’il faudra bien plus approvisionner et que le tarif du prix de l’électricité s’en ressentira.

Et puis, il faudra bien payer pour la gestion des déchets, et si pour l’instant 35 milliards d’euros ont été engloutis pour le site d’enfouissement de Bure, il n’y a, à ce jour, aucune solution acceptable, si l’on veut bien respecter les générations futures. lien

On se souvient aussi qu’en mars 2011 le même Eric Besson avait démenti toute hausse prochaine des tarifs (lien) ; Quelques mois après l’électricité augmentait de 3,4%, et d’après Pierre Gadonneix, l’ex patron d’EDF, il faudrait augmenter le prix d’au moins 20%.

D’ailleurs, l’autocrate présidentiel reconnaissait le 25 novembre 2011 que l’on ne payait pas l’électricité nucléaire à son prix réel. lien

Jamais à l’abri d’un dérapage, Besson se flattait de l’investissement français dans les énergies propres, oubliant étrangement les milliers d’emplois sacrifiés par l’Etat dans le domaine photovoltaïque, suite au gel récent des projets. lien

Le cocorico de Besson n’était pas non plus justifié sur le dossier éolien offshore, puisque l’on sait que notre pays est le cancre européen en la matière, comme on peut le découvrir sur ce lien.

Seule Eva Joly a dégainé quelques vérités, comme par exemple lorsqu’elle a expliqué que rester dans le nucléaire couterait plus cher que d’en sortir, et que tourner la page nucléaire serait créateur de milliers d’emplois. lien

Le seul développement de l’éolien off-shore sera, selon le rapport de l’EWEA, créateur de près de 170 000 emplois d’ici 2020, et 300 000 emplois d’ici 2030. lien

Le démantèlement des 48 réacteurs sera aussi créateur d’emplois, puisqu’on sait déjà qu’a Malville, « Superphénix » le démantèlement procure depuis 14 ans du travail à  500 travailleurs, et il y a encore du boulot pour au moins 10 ans, (lien) ce qui signifie que le démantèlement des 19 centrales pourrait employer près de 10 000 travailleurs.

Quand aux projets présidentiels, qu’ils soient de l’EPR ou d’ITER, ils posent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent.

L’EPR finlandais connait déjà un dépassement de près de 4 milliards d’euros, (lien) à la charge de l’Etat français, et pose aussi des problèmes de sécurité. lien

De toute façon, celle des français est déjà menacée, et si l’on ouvre ce lien, on découvre quel est le danger qui menace chacun de nous.

Au sujet d’Iter, s’il faut en croire le physicien Jean Pierre Petit, accompagné de Michèle Rivasi, des phénomènes inquiétants pourraient se produire à l’intérieur du plasma où la fusion devrait s’opérer, genre « coups de foudre » de 15 millions d’ampères, avec les conséquences que l’on imagine : dissémination catastrophique de tritium, de plomb, de bérylliumvidéo

Ce projet dangereux qui vient de passer de 5 à 15 milliards fait plutôt mauvais genre dans une Europe couverte de dettes (lien) mais comme dit mon vieil ami africain : « la Terre est ronde mais les fous sont dans les coins  ».

L’image illustrant l’article provient de « yugiohtheabridgedseries.com »

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Fuck The Nuke - yugiohtheabridgedseries.com

Merci à Corinne Py et à tous les internautes qui par leurs informations, ont permis l’écriture de cet article.

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423 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 2 décembre 2011 09:43

    Le problème n’est pas seulement de sortir ou non du nucléaire, mais de savoir quel « carburant » est-il possible d’utiliser. L’Uranium n’est pas le seul « carburant » possible. Le nucléaire basé sur le Thorium est une solution nettement moins dangereuse, qui fonctionne à basse température et qui ne s’emballe pas en cas de problème d’alimentation électrique.Mais, il faut surtout que production et distribution d’énergie soient réunies dans un pôle public, ensuite la décision du « quoi faire, avec quoi » sera un choix collectif....
    http://2ccr.unblog.fr/2011/12/02/le-thorium-peut-il-remplacer-l%E2%80%99uranium/


    • Robert GIL ROBERT GIL 2 décembre 2011 10:07

      merci Orion pour toutes ces precisions, si tu a le temps, poste ce commentaire sur mon blog a l’adresse de l’article, que les lecteurs soient informé et se fassent une idée......


    • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:08

      Robert Gil

      au sujet du thorium, j’ai commencé un article, qui avance lentement...
      mais j’avais envoyé un brouillon à la physicienne Monique Senné, qui m’ a confirmé que cette solution qui semblait apparemment intéressante, posait aussi beaucoup de problèmes,
      donc, choisissons les énergies propres et renouvelables, et abandonnons les énergies fossiles et dangereuses, d’autant que, comme je l’ai prouvé dans un article récent, on peut tout a fait s’en sortir comme çà.
      merci de votre commentaire

    • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:10

      dede,

      quelques pro nucléaires ont déjà réagis sur des articles sur le sujet, mais ils s’étaient limités à comparer la radioactivité des bancs de granit bretons, ou de l’eau minérale d’auvergne, largement plus dangereuse, selon eux, que les rejets de tchernobyl ou fukushima,
      nous voila donc maintenant avec « la cigarette au polonium »
      amusant.
       smiley

    • Robert GIL ROBERT GIL 2 décembre 2011 11:32

      salut Olivier,
      comme je ne maitrise pas le sujet, qui est complexe pour un néophyte, je precise dans mon article :
       »Alors quelle que soit la décision à propos du Thorium, il faut surtout que production et distribution d’énergie soient réunies dans un pôle public, ensuite la décision du « quoi faire, avec quoi » sera un choix collectif. ">i>
      Mais je pense qu’il est bien d’en parler...


    • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:57

      robert Gil

      un extrait de mon article en préparation, et pardon pour les fautes...ce n’est qu’un brouillon :

      C’est justement ce Thorium que les marchands de nucléaire proposent pour un nouveau type de centrale soi-disant propre et sans danger.

      Nous devons cette technique à Carlo Rubbia, ancien directeur du CERN.

      Il a appelé son concept « Rubbiatron  » sur le principe de produire suffisamment d’énergie pour approvisionner l’accélérateur de particules, ainsi qu’une plus-value énergétique. lien

      Alors la Chine a décidé de se lancer dans cette technologie nucléaire d’un genre nouveau. lien

      Il s’agit d’utiliser ce Thorium, plus abondant que l’uranium sur notre planète, pour en faire de l’Uranium 233.

      C’est l’un des problèmes, car cet uranium à une période (ou demi-vie) de 159 000 ans. lien

      Et puis en fin de cycle, cette installation produit aussi de l’uranium 233, lequel a une demie-vie plus courte (70 ans quand même) mais qui est de loin plus toxique que le plutonium. lien

      Le thorium 232 est très radiotoxique, à preuve la limite fixée par inhalation (90 Bq/an) alors que le plutonium, dont la période est de 24 400 ans voit sa limite annuelle par inhalation repoussée à 300 Bq/an.

      Pourtant sur le papier, çà semble « très joli ».

      Kirk Sorensen, expert en Thorium, affirme que les centrales au Thorium, une explosion à l’hydrogène, telle celles qui se sont produites à Fukushima, ne peut arriver, puisque ce type d’installation « fonctionne à la pression atmosphérique, et qu’il n’y aurait eu dans ce cas aucune fuite de radioactivité » lien

      Mais il oublie au passage qu’une explosion d’hydrogène peut avoir lieu, qu’il y ait, ou pas, une pression atmosphérique.

      Si une réaction chimique se produit, il y aura impossibilité de fuite de cet hydrogène et au-delà d’une concentration de plus de 5%, le mélange explose.

      Le professeur Robert Cywinksi, de l’université d’Huddersfield affirme « le thorium peut être bombardé de neutrons pour produire une fission, mais sans que cela crée une réaction en chaîne. La fission cesse dès que l’on arrête le rayon de photons ».

      Sur le principe, on comprend donc que la réaction devrait s’arrêter d’elle-même en cas d’accident.

      Des physiciens se sont penchés sur la filière Thorium, et ils démontrent toute la complexité de cette technologie, pour laquelle ils dénoncent un manque d’expérience.

      Si dans les années 70, le Canada et l’Inde, qui avaient adopté la filière eau lourde/uranium naturel, ont étudié le remplacement de l’uranium par le Thorium dans leurs réacteurs « Candu », ils ont vite abandonné cette piste, en évoquant que les « temps de doublement » ont été jugés trops longs en comparaison avec ceux des réacteurs rapides.

      Il y a bien eu, à Oak Ridge en 1965 un prototype mis en œuvre, mais ces physiciens pensent que le cycle Thorium manque cruellement  des « quelques 5 décennies de recherche et de développement dont à bénéficié le cycle uranium ». Lien


    • Gabriel Gabriel 2 décembre 2011 10:08

      Tsss, tsss Olivier, vous allez être encore traité de cassandre, allons allons, tous nos amis pro nucléaire vous dirons que cette catastrophe n’a aucune conséquence sur l’environnement et les populations. Bizarrement, le Japon pays absolument pro nucléaire avant ce désastre a décidé comme par enchantement d’arrêter tous les réacteurs de toutes ses centrales ! Il y en aura toujours pour nier l’évidence, en attendant les japonais tout comme les ukrainiens payent un lourd tribu à cette énergie assassine. Mais, soyons cynique, le principal c’est que cela soit financièrement juteux pour la petite clique dirigeante soutenant contre vents et marées ces industriels qui n’ont que foutre des conséquences. Cordialement.


      • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:11

        Gabriel

        je sais ça d’avance, mais ce n’est pas grave, voire amusant.
        sauf que les choses sont en train de tourner court au Japon, et je me demande quels arguments ils seront encore capable de brandir pour nous faire croire à l’illusion nucléaire ?
        merci de votre commentaire.
         smiley

      • Rudolph 2 décembre 2011 12:26

        Les Ukrainiens appellent au progrès en matière de nucléaire, pas à l’abandonner. Ils savent très bien que le moulin à vent n’est pas une solution digne du troisième millénaire. Il ne faut pas fuir le défi technologique. Vous ne proposez qu’un monde figé aux générations futures (ou on tenterait de rendre durable un monde que l’on fait tou pour rendre fini sans mettre en valeur de nouvelles ressources denses énergétiquement).
        Les antinuk proposent de la merde aux générations futures.

        En 3012, l’Humanité fêtera vos moulins à vent très certainement.
        Et il faut être une sacré couille molle pour reposser le défi technologique à une soi-disante science fiction dont il incombera à nos descendants de rendre réelle.
        Car excuser moi, dans 1000 ans, on fera du nucléraire, et pas que de la fission rassurez vous.
        Avec le moulin à vent, nous aurons déjà disparu avec toutes les conséquences d’un monde pauvre et malthusien.


      • joelim joelim 2 décembre 2011 14:52

        Digne ? C’est votre critère ? Je comprends pourquoi on est dans la m....  smiley 


        Car excuser moi, dans 1000 ans, on fera du nucléraire

        Vous vous prenez pour une Pythie ?

      • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 18:36

        Rudolph

        votre commentaire « visionnaire » est transmis aux millions de japonais qui soufrent dans leurs corps chaque jour un peu plus, et aux 985 000 morts des suites de la catastrophe de Tchernobyl comptabilisés par des experts américains.
        à moins que vous n’ayez voulu faire de l’humour, lequel serait, vous l’admettrez, plutot déplacé.

      • sto sto 2 décembre 2011 20:10

        >> Car excuser moi, dans 1000 ans, on fera du nucléraire, et pas que de la fission rassurez vous.

        Oui, oui...

        Le 3eme Reich devait durer 1000 ans lui aussi.


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 décembre 2011 16:07

        Selena

        c’est marrant, ils n’arrêtent pas de dire que tout va bien, et chaque fois qu’on leur propose d’aller donner un coup de main sur le site de fukushima, ils ne répondent pas.
        lecture sélective ?
         smiley
        merci de ton commentaire

      • Marco07 3 décembre 2011 16:11

        Merci Rudolph pour avoir exprimé votre opinion très intéressante.


        Mais je vois quand même un intérêt dans les éoliennes qu’il ne faut pas négliger, avec ces hachoirs à volatiles on peut réguler le surplus de population aviaire, limiter les flux etc.

        C’est un outil terriblement efficace.

      • raymond 2 décembre 2011 10:18

        Merci Olivier de ces nouvelles. Ce qui ressort de manière éclatante, c’est que le milieu scientifique associé à cela maitrise excellement la fiction et le mensonge, une véritable ecole smiley


        • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:12

          raymond

          je ne sais pas si je suis plus scandalisé par les mensonges de Besson, que par le silence des journalistes qui animaient le débat,
          mais ce qui est sur, c’est que je suis scandalisé,
          et je vois que je ne suis pas le seul.
          merci de votre commentaire.

        • epapel epapel 3 décembre 2011 23:41

          Vous n’avez plus qu’à fonder un nouveau mouvement : « les scandalisés ».

          Ca ne sert à rien mais ça soulage.


        • olivier cabanel olivier cabanel 4 décembre 2011 14:00

          epapel

          au sujet du mouvement auquel vous faites manifestement partie, je ne m’étendrais pas.
          je laisse ce soin à vos membres.
           smiley

        • devphil30 devphil30 2 décembre 2011 10:25

          Oui il faut sortir progressivement du nucléaire en France , arrêtons les centrales trop ancienne cela prendra assez de temps pour réhabiliter les sites.


          Il faut toutefois penser aux énergies renouvelables pour la substitution au nucléaire.
          Lançons une grand programme de fabrication EN FRANCE de panneaux photovoltaïques avec des mesures incitatives pour les entreprises , couvront nos centres commerciaux , maisons de ces panneaux au lieu de continuer le chantier EPR de Flamanville ( construction par bouygues un grand copain de sarko au passage ) 

          Philippe 

          • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:16

            devphil

            bien sur les centrales anciennes pour commencer, mais pourquoi ne pas les arrêter toutes, tant qu’il est encore temps, puisque nous avons déjà les moyens de nous en passer ?
            les énergies renouvelables ne se limitent pas au photovoltaique,
            la biomasse, la géothermie de grande profondeur, les hydroliennes, les éoliennes off shore, etc etc, et puis n’oublions pas qu’une gestion différente de l’énergie, avec consommation sur place de l’énergie produite permettrait théoriquement de diminuer quasi par 2 la production énergétique.
            ajoutons qu’une isolation thermique des entreprises, et pas seulement des habitations, permettrait de consommer beaucoup moins d’énergie,
            c’est un immense chantier qui s’ouvre à ce monde qui veut changer.
            merci de votre commentaire. 

          • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:17

            orion,

            oui, j’ai beaucoup apprécié cette magnifique formule d’Alévèque !
            merci de l’avoir rappelé.
             smiley

          • leguminator 2 décembre 2011 10:36

            « Si, comme à Tchernobyl, un serpentin de refroidissement avait été installé sous la plaque de béton du réacteur »

            Il n’y a jamais eu de serpentin installé à Tchernobyl : finalement c’est une énorme dalle de béton qui a été coulée pour éviter que le corium ne continue sa descente. Avec quel succès ? l’avenir le dira...


            • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:19

              léguminator

              c’est ce que j’ai cru longtemps, mais c’est le contraire de ce qu’affirme Nesterenko...
              il faudrait fouiller un peu plus pour savoir réellement ce qui a été fait.
              peut etre les deux ?
              un serpentin de refroidissement, puis le béton ?
              et comme vous le dites fort justement, combien de temps cela tiendra-t-il ?
              merci de votre commentaire.

            • Ni naïf Ni Crédule dede 2 décembre 2011 10:47

              Les éoliennes ont une incidence sur la sécurité des centrales nucléaires


              • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:21

                dede

                c’est extrèmement manipulateur comme affirmation.
                d’abord parce que ça relève plus de la boutade que d’une explication scientifique,
                mais surtout parce que dans le projet énergétique idéal, il n’y aura plus la moindre centrale nucléaire,
                alors pourquoi s’inquiéter ?
                on nous avait déjà raconté la fable des éoliennes tueuses d’oiseau...
                faudrait peut-etre arrêter ?!
                 smiley

              • al.terre.natif 2 décembre 2011 11:36

                Très enthousiasmant !!!


                • Politeia 2 décembre 2011 11:39

                  Petite précision. A Tchernobyl, le système de refroidissement n’a jamais été mis en place dans la salle creusée à cet effet. Ils ont finalement noyés cette salle de béton pour are ter le Corium.

                  Cordialement.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:50

                    Politéia,

                    si vous aviez un lien pour confirmer afin d’éclaircir définitivement le sujet ?
                    j’ai encore quelques doutes, car Nesterenko était aux premières loges...
                    merci d’avance.

                  • krolik krolik 2 décembre 2011 15:58

                    Mais Nesterenko a raconté tellement de bêtises !

                    Il a même écrit qu’entre 1986 et 2008 (date de son décès) il y avait eu 20 millions de morts sur la zone des 3 républuiques concernées.. Plus personne ne serait mort de mort naturelle.

                    Son fils a même trouvé que ce chiffre était ridicule et par un tour de passe-passe qui relève de la technique du « doigt mouill » il est arrivé à 1 million de morts dans un papier publié par l’académie des sciences de New York.

                    Nesterenko était un spécialiste de la conception des mini centrales mobiles pour faire démarrer les missiles.. Alors sa connaissance de la radioprotection ???!!

                    @+


                  • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 18:46

                    Politeia

                    vous savez comme moi que Wikipédia est une encyclopédie interactive, puisque tout le monde peut y apporter sa graine, et je constate déjà que le nombre de mineurs évoqués dans wikipédia ne correspond pas à la réalité (wiki annonce 400 mineurs, et il y en avait bien plus)
                    On s’attendait à ce que l’explosion puisse avoir lieu les 8 ou 9 mai 1986. C’est pourquoi toutes les mesures possibles furent prises pour éteindre avant cette date le graphite qui brûlait dans le réacteur. On amena d’urgence à Tchernobyl des dizaines de milliers de mineurs des mines des environs de Moscou et du Donbass pour qu’ils creusent un tunnel sous le réacteur et installent un serpentin de refroidissement pour refroidir la dalle de béton du réacteur et exclure toute possibilité de formation de fentes dans cette plaque. Les mineurs durent travailler dans des conditions infernales (haute température et haut niveau de radiation) pour sauver la plaque de béton de la ruine [le débit de dose à la sortie du tunnel était d’environ 200 R/h]. Il est impossible de surestimer ce que ces hommes pleins d’abnégation ont fait pour prévenir une éventuelle explosion nucléaire. La plupart de ces jeunes gens sont devenus invalides, nombre d’entre eux sont morts à l’âge de 30-40 ans.

                  • Politeia 9 décembre 2011 12:44

                    Bonjour Olivier,

                    Des dizaines de milliers de mineurs ? Soit ils ont creusés des centaines de tunnel soit c’est impossible ! Allez simplement sur un gros chantier urbain, stade de foot, hopital ou autre. Quand il y a aura 200 ou 300 gars qui travaille dessus vous vous rendrez compte que ça en fait du monde et qu’ils ont pas beaucoup de place alors excusez moi mais je vois pas comment vous faites physiquement pour faire rentrer des miliers de mineurs pour creuser un tunnel.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 9 décembre 2011 13:24

                    Politeia

                    ecoutez, je ne fait que reprendre les informations dont je dispose, et comme j’ai eu un certain nombre de celles ci qui donnaient les memes informations, à priori, je pense qu’elles sont bonnes, 
                    allons plus loin,
                    je n’ai jamais prétendu qu’ils étaient des dizaines de milliers de mineurs, ensemble, au meme moment, présents sur le site à creuser des galeries,
                    vu la dose de radiation, on peut imaginer que les gestionnaires du chantier aient décidé de faire des rotations.
                    ça vous va comme explication ?
                     smiley

                  • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 11:52

                    de la hauteur,

                    oui, cet aspect est intéressant, et mériterait peut-être un article à lui tout seul...
                    merci de l’avoir signalé.
                    perso, je ne donnerais pas ma voix à un candidat qui ne sera pas ferme et précis sans langue de bois, sur la question nucléaire,
                    quitte à voter blanc...
                     smiley

                  • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 13:07

                    de la hauteur

                    pour l’instant, je crois que les choix idéaux se porteront vers un citoyen indigné, 
                    tant pas s’il n’est pas vert, ou autre,
                    a ce sujet, la postulante des verts dans ma région, répondant a une question précise sur le projet lyon turin pour lequel elle est favorable, alors que ce projet est nul a chier, qu’il va engager 25 milliards d’euros, et pourrait être remplacé par un projet TER alternatif, m’a donné un élément de réponse, et je lui ai affirmé que j’allais encourager tous les membres de nos collectifs régionaux a ne pas lui apporter notre voix.
                    après tout, c’est à eux de voir.
                    il est temps de changer de système pour faire revivre la démocratie.
                    je vais me pencher sur Asselineau, mais n’hésitez pas à me donner des éléments de réflexion.
                    cordialement
                     smiley

                    • laorda 2 décembre 2011 11:52

                      et à regarder ce soir pour ceux qui ont la télé

                      Le sort de deux otages français devient l’enjeu d’une négociation sur le prix de l’uranium au Niger. Un thriller économico-politique sans concession qui interroge la raison d’État, avec Natacha Régnier et Laurent Lucas.
                      sur Arté
                      http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1286459,day=7,week=48,year=2011.html


                      • AntoineR 2 décembre 2011 11:53

                        Le vrai problème dans tout ça, c’est que l’énergie n’est pas gérée démocratiquement.
                        L’avis des populations est méprisé et les populations sont mal informées voire désinformées.

                        Nos dirigeants n’écoutent que les lobbies.

                        La France est vraiment dans la m.... Car en plus dêtre dans une situation difficile de sortie du nucléaire (car il produit 80% de l’électricité actuelle). Son faible coût (en partie artificiel) a fait que nous n’avons pas une structure efficiente et que nous avons des comportements débiles vis à vis de l’énergie.

                        Je vois plein de gens autour de moi qui critique le nucléaire mais qui gachent l’électricité d’une manière phénoménale. Frigo américain, ordinateur allumé 24 sur 24, ...

                        Malheureusement, le nucléaire est très cohérent avec le style de vie de la plupart des Français : gachis, déchêts, insouciance et surconsommation.

                        Si les comportements changent, les centrales fermeront toutes seules. Je suis persuadé qu’avec des comportements adequates (et un tarif progressif pour les encourager), avec un investissement dans l’efficience énergétique et des recherches sur le sockage, les énergies renouvelables peuvent être suffisantes. Il ne faut pas oublier que l’hydroelectricité est capable de fournir 20% de nos besoins actuels. Regardé la part de l’électricité réellement utile chez vous ou dans votre entreprise (je suis sûr que c’est bien inférieur à 20%).

                        Il faut moins travailler sur les énergies de substitution et plus travailler sur l’efficience mais ça les lobbies n’en veulent pas. Mais comme tous les débats sont orientés sur le pour ou contre le nucléaire.... pendant ce temps 45% des nouveaux bâtiments sont construits avec des chauffages électriques. Plus on avance et moins on pourra sortir du nucléaire.


                        • olivier cabanel olivier cabanel 2 décembre 2011 13:09

                          Antoine,

                          oui, la France nucléaire est dans la merde,
                          n’ayons pas peur des mots,
                          mais est-ce une raison pour persister ?
                          car persister nous enfoncerait encore un peu plus.
                          non ?
                           smiley

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