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Accueil du site > Actualités > Europe > La fausse taxe Tobin européenne

La fausse taxe Tobin européenne

Transmis à tous ceux qui espèrent encore que l’UE peut nous apporter quoi que ce soit de bon : le projet de taxe Tobin européen, après de longues négociations sous l’influence des lobbys financiers aboutit à la mise en place d’un simple impôt de bourse, ni nouveau, ni important.

La mort d’une belle idée
 
Depuis le début du blog, j’ai toujours plaidé pour la mise en place d’une taxe Tobin. Dans son livre de 2001, Joseph Stiglitz plaidait en faveur de son instauration d’une manière particulièrement convaincante, en soulignant qu’elle n’aurait pas uniquement pour bénéfice de pénaliser la spéculation, mais également de permettre une plus grande contribution du monde de la finance à la collectivité, argument qui a pris du poids depuis la dernière crise et les nombreuses plans de sauvetage des banques… Un projet a donc émergé dans le magma européen. Mais comme le note Oxfam, les 34 milliards de recettes fiscales de sa première version (0,1% sur les actions et les obligations et 0,01% sur les dérivés) se sont transformés en un bien maigre 5 à 6 milliards, au fur et à mesure des compromis…
 
En effet, aujourd’hui, le projet ne concerne plus que 11 pays. Il est largement restreint aux actions, et n’est donc pas une nouveauté puisque cela existe depuis longtemps. La Grande Bretagne a depuis longtemps un impôt de bourse et la France en a instauré un en 2012, qui a rapporté un peu plus de 700 millions d’euros. Les acteurs du secteur ont lutté contre ce projet, en affirmant que cela risquait de faire fuir les capitaux (une conséquence logique de la libre-circulation), personne ne semblant s’être dit que cela montrait justement l’intérêt de réglementer leur circulation pour pouvoir ensuite les taxer. De nombreux échos indiquent que la position de la France était loin d’être entousiaste sur ce dossier.
 
Pour une vraie taxe Tobin

Bien évidemment, les ministres des finances européens ont présenté leur minuscule et dérisoire impôt de bourse comme un beau succès. La palme revient sans doute à Michel Sapin, qui a parlé de « pas décisif  » alors même que la France a tout fait pour réduire la portée du projet, que Pierre Moscovici jugeait excessif l’an dernier… Mais en pratique, le projet est dérisoire. Il faut savoir que les transactions financières pèsent 50 à 70 fois le PIB. Du coup, le rendement de 5 milliards d’euros, pour un PIB de 10 000 milliards d’euros environ, est assez dérisoire, environ 0,001% des transactions financières dans la zone du fait de la limitation aux seules actions et l’oubli de la majorité des produits financiers.

Il faut alors se souvenir de ce que disait Joseph Stiglitz en 2001 : « puisque les flux accélérés de capitaux, entrants ou sortants, causent de gros problèmes, qu’ils (…) engendrent de lourds effets sur les citoyens ordinaires qui n’ont rien à voir avec ces flux de capitaux, en raison des perturbations massives que ceux-ci provoquent dans l’ensemble de l’économie, l’Etat a le droit et le devoir de prendre des mesures pour y faire face  ». La taxe Tobin a le pouvoir d’affaiblir fortement la spéculation et d’introduire une contribution forte de la finance à la collectivité, mais à condition de s’appliquer à tous les produits financiers et de passer 0,1% minimum, voir jusqu’à 1% à chaque transaction.

Comme d’habitude, l’UE, du fait de sa perméabilité aux lobbys et de son inconscient néolibéral, a tué cette belle idée qui aurait pu domestiquer la finance, que les circonstances de la crise de 2008-2009 auraient du imposer. Mais il faudra continuer à se battre pour la taxe Tobin.


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39 réactions à cet article    


  • Gandalf Claude Simon 10 mai 2014 08:32

    De toute façon, un impôt de l’ordre de 50% sur les banques centrales qui n’impriment que pour enrichir le secteur financier serait certainement une meilleure solution.


    • claude-michel claude-michel 10 mai 2014 09:05

      Hélas..les peuples sont serviles et obéissants...Ils avalent les couleuvres et en redemandent encore plus.. !


      • Tall 10 mai 2014 09:11

        Pourtant, le spéculateur est un parasite absolu de l’économie réelle, puisqu’il prend en quelque sorte sa « com » sur des achats/ventes sans y ajouter aucune plus-value personnelle. Il se contente de les pronostiquer, et ça lui suffit pour gagner son fric aux dépens des acheteurs/vendeurs réels.


        Et quand on voit comment on taxe le vrai travail, on nage donc dans l’immoralité la + cynique ici.

        Mais tout cela passe inaperçu dans l’opinion publique, car le bon peuple ignore les réalités de la spéculation et leur impact sur l’économie réelle. Et ce parce que les mécanismes spéculatifs ( pourtant assez simples dans leurs principes ) sont bien occultés par les gros écrans de fumée que nous balancent de pseudo-experts en économie via les médias vaselineux.

        Exemple : qui sait que même l’argent de nos virements quotidiens est utilisé pour la spéculation ?

        Et comment ça ?

        Grâce au délai de minimum 24h entre le débit d’un compte et le crédit de l’autre qui permet aux banques d’avoir une « réserve » permanente de milliards d’euros à disposition. Cela fonctionne un peu comme un barrage d’eau qui permet de créer un lac artificiel sans empêcher la rivière de couler en aval.

        Tous les virements pourraient être faits en quelques secondes. Pourquoi ont-ils donc conservé les mêmes délais qu’il y a 50 ans ?

        • Spartacus Spartacus 10 mai 2014 10:07

          Tobin a la veille de sa mort avouait que sa « taxe » ne fonctionnerait pas. 

          Il s’éloigna progressivement mais sûrement de cette idée, jugeant de plus en plus mal que son nom soit associé à ce qui se révèlera indubitablement une mauvaise idée. Les effets désirables étant contrebalancés par des effets indésirables bien pire et préjudiciables à l’économie.

          Instaurée en 2013 les effets pervers se montrent déja !
          Déja en 2014 selon l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), non seulement la taxe n’a pas rapporté ce qu’elle aurait dû, mais en plus a-t-elle eu le mauvais goût de faire baisser le volume de transactions.

          Mais comme les démago jouent sur la jalousie perverse qu’ils entretienne auprès de gens qui ignorent comment fonctionnent les marché, au bout de deux ans, le verdict est sans appel. La taxe Tobin est une erreur.
          1-Les opérateurs, découragés d’acheter des actions (la transaction étant taxée) se tournent vers les produits dérivés, qui, eux, ne sont pas soumis à la fameuse taxe.

          2- Parce que sur des marchés financiers ouverts, il est relativement simple de déplacer des transactions vers les marchés non-taxés.

          3-Définir une transaction « taxable » universelle est juridiquement et matériellement complexe et irréaliste.

          • foufouille foufouille 10 mai 2014 11:23

            dans un monde libéral, on achéve les crassus victime d’accidents au bord des routes
             smiley


          • Gandalf Claude Simon 10 mai 2014 14:18

            @Spartacus :


            Quoiqu’il en soit, soit c’est la taxe publique type Tobin, soit c’est la taxe privée du trading à haute fréquence.
            Les spéculateurs ont juste le choix du type de taxe, en choisissant d’opérer sous tel ou tel ciel.

          • Abdu Abdu 10 mai 2014 18:03

            Trop fort ce Spartacus.

            « au bout de deux ans, le verdict est sans appel. La taxe Tobin est une erreur. »

            Ils sont où les 2 ans ?
            Pour le moment, on palabre sur un vague projet sans intension de l’appliquer pour noyer le poisson.

            Donc si erreur il y a, c’est de ne pas l’avoir mise en place il y a deux ans !


          • Spartacus Spartacus 10 mai 2014 18:49

            @abdu

            Pour votre info :
            http://www.atlantico.fr/decryptage/premier-bilan-amf-taxe-tobin-est-nefaste-vite-appliquons-partout-1043960.html
            Depuis août 2012, elle prélève 0,2 % des échanges d’actions des groupes pesant plus d’un milliard d’euros. 

            Le résultat ? 
            80% en dessous des prévisions annoncées et tous les grand groupent dégagent de la bourse Française ou se vendent a des investisseurs hors hexagone.
            La nouvelle taxe achèvera le reste.

          • G.L. Geoffroy Laville 11 mai 2014 10:10

            Spartacus a entièrement raison !

            C’est en apparence une très bonne idée que cette Taxe de 0.1% mais en quelques mots, elle est trop facilement contournable.

            Les « méchants spéculateurs », les gros requins de la finance iront vers d’autres marchés financiers. Rien de plus facile.

            La Taxe Tobin taxe les Actions (qui ne sont en rien nuisibles sauf pour les néomarxistes) mais épargne les produits dérivées (véritable plaie d’un Capitalisme traditionnel libéral).

            Ce seront les petits épargnants (PEA, Assurance-Vie) comme vous et moi (à moins de nous ranger dans le camp des méchants, nous aussi) qui paieraient (certes pas grand chose).

            Mais bon, taxer semble être la solution simple et punitive préconisé par tous. Parce qu’elle nous empêche de réfléchir au fond du problème, à ce qu’il faudrait changer structurellement


          • zygzornifle zygzornifle 10 mai 2014 11:09

            Tobin des bois .....lol on détrousse les pauvres pour donner aux lobbys ....


            • Ecométa Ecométa 10 mai 2014 11:19

              Un inconscient néolibéral de l’ U.E ; non, l’ U. E. est savamment, délibérément et culturellement néolibérale... , même en plus, avec le comment sans le pourquoi, elle est rationalo-positivo-technoscientiste !

              Si l’institution européenne mettait autant d’énergie à lutter contre la spéculation qu’elle en met à lutter contre l’inflation... les choses s’amélioreraient sans aucun doute !


              • Ecométa Ecométa 10 mai 2014 12:39

                En économie, les différentes sphères économiques, les différents sous-systèmes, celui de la production, de la consommation, de la répartition, des échanges nationaux comme internationaux, de la finance, une finance à différencier de la monnaie, et donc la monnaie… ; tout ceci est logiquement comme système, et même écosystème, en interaction et interdépendances complexes et dynamiques : tout ceci est économiquement concentrique !
                Sauf que dans le cas de l’économie financière, qui en réalité n’est pas une économie à proprement parler, mais que les « tenants » de ces pratiques n’hésitent pas à qualifier de la sorte, quand ce n’est qu’un sous-système auquel toute la finance, et même l’économie, se trouve réduite ; sauf que dans ce cas il n’y a plus cette relation entre les différents sphères ; il n’y a plus cette concentricité « Economique » avec un grand « E » !
                Quelle est le rapport entre une économie réelle et une économie financière, totalement virtuelle, qui lui est plus de 50 fois supérieures ? Tout ce « petit monde » se regarde « algorithmiquement » nombril… donc peu importe ce qui peut leur arriver ce ne sera que bénéfique à l’économie réelle !
                Ouvert ne doit pas pour autant dire permissif !
                Ne taxons alors que les dérivés qui sont d’une nocivité incroyable… visiblement ont fait le contraire et on taxe ce qui est le plus réglementé ! Seul façon de limiter un risque systémique qui serait préjudiciable à tout le système financier international, il faut créer, par Nation, des « chambres de compensation » pour les produits dérivés, ce qui faciliterait la collecte de la taxe Tobin.
                La dernière crise des subprimes (2008) est postérieure au décès de James TOBIN (2002), on peut donc considérer qu’il aurait certainement un autre avis. Il ne s’était pas déclaré contre, mais toujours favorable à cette taxe, qu’il était d’abord partisan du libre-échange et considérait le produit de la taxe comme seulement secondaire et qu’il ne pouvait donc pas soutenir le mouvement altermondialiste.


                • Gandalf Claude Simon 10 mai 2014 22:46

                  Et va taxer la finance dérégulée (shadow banking), qui, à priori, peut imprimer tout ce qu’elle veut en catimini en alignant des zeros et des uns (mais surtout des zeros).


                  Moralité : A priori, on peut encore s’asseoir sur la prochaine crise pour quelques années.




                • Gauche Normale Gauche Normale 10 mai 2014 13:01

                  J’ai toujours été contre une taxe sur les transactions financières tout simplement parce que ça revient à les cautionner. Surtout que celles-ci se font dans le plus grand secret.

                  C’est un peu comme si, en rentrant chez vous, vous prenez sur le fait un cambrioleur qui vous prend votre écran plat, votre ordi, vos bijoux, votre vase. Allez-vous lui taxer 0,001% de ce qu’il vous a pris alors que c’est du vol ? 
                  De plus, une éventuelle taxation signifie, pour les partis et associations dits de « gauche » qui les proposent, qu’ils n’ont pas du tout l’intention de renverser le système.

                  • izarn 11 mai 2014 13:13

                    Surtout que taxer des billets de Monopoly, je ne vois pas ce que cela change sur le fond.
                    Le BDI est revenu à son niveau le plus bas de 2008....L’économie n’a pas bougée depuis 5 ans. D’ou vient cette pseudo richesse ? De la planche à billet : Fed, BoE, BoJ, BCE...

                    Ce genre de taxe c’est du passé, la situation est bien pire...


                  • franck milo franck milo 10 mai 2014 15:07

                    Vous êtes trop cool, moi je pense que pour le spéculateur financier la sanction est :
                    une balle dans la nuque (facturée à la famille)


                    • Gandalf Claude Simon 10 mai 2014 17:04

                      Conclusion : un spéculateur est quelqu’un d’assez fou pour soigner un autre fou de sa folie.


                    • Spartacus Spartacus 10 mai 2014 18:02

                      Avec les débiles gauchistes à quand le port de l’étoile jaune pour les spéculateurs ? Savent ils qu’ils doivent aussi la porter ?

                      Tout le monde est spéculateurLa spéculation est donc partout. Chaque acte est spéculatif. 

                      Étymologiquement, spéculer vient du latin « speculare », qui signifie initialement « observer au loin » pour évoquer une projection dans l’avenir.

                      -Un couple qui se marie ou se paxe, spécule sur la solidité de son couple à terme, c’est un acte spéculatif.....
                      Certains sont jaloux d’un couple comme les gauchistes jaloux des traders, mais parfois le divorce...
                      -Une compagnie d’assurance qui assure votre voiture estimer les risques parfois extrêmes d’indemnité en cas de sinistre en vous proposant une assurance qui vous couvre, fait un acte spéculatif.
                      Certains sont frustrés de payer pour ne rien à avoir en retour, comme les gauchistes frustrés des gains des traders, mais parfois le sinistre arrive...

                      La spéculation pour les nuls :
                      La spéculation n’est rien d’autre qu’une mise d’argent sur l’anticipation du futur.
                      L’argent de la spéculation se dirige toujours vers le choix du profit espéré dans l’avenir. 
                      En fait la spéculation favorise les marchés porteurs d’avenir et l’emploi vers les secteurs d’avenir. 
                      La spéculation anticipe la demande réelle porteuse d’avenir.
                      Si il y a faillite, l’argent engagé n’est pas celui de la collectivité (l’état), et les pertes sont pour le spéculateur. 
                      La spéculation favorise l’innovation, l’entreprise pleine d’avenir. 
                      Les pays de l’Est communiste sans spéculation n’ont produit dans leurs usines que des merdes là ou les entreprises de l’Ouest ont produit avec la spéculation des produits de qualité et vendables. 
                      Traban versus Wolksvagen.
                      Taxer la spéculation revient a dérouter l’argent destiné aux emplois futurs qui ont un avenir vers l’état qui le dépensera au profit des groupes de pressions pour se faire réélire.
                      Taxer la spéculation c’est ne pas créer de futurs emplois qui répondent aux besoins. Comme ces emplois ne sont pas encore crées, les futurs salariés ne peuvent se plaindre. 
                      Les démagos gauchistes peuvent continuer a créer le chômage de masse.

                    • Gandalf Claude Simon 10 mai 2014 18:19

                      La spéculation intellectuelle étant un exercice indispensable d’anticipation de modèle de société, de science, etc, il va de soi que la spéculation entre autres financière y participe.


                    • jmdest62 jmdest62 10 mai 2014 19:04

                      @ starcapus

                      Votre définition <étymologique> du terme spéculation est exacte ....mais je crois que vous faites semblant de ne pas comprendre que derrière ce mot se cachent toutes les techniques de manipulation des cours de bourse que seul les + fortunés (et donc les mieux informés) ont à leur disposition.

                      De plus quand on spécule , on peut gagner mais on peut aussi perdre .....sauf que quand une banque spécule et gagne c’est tant mieux pour elle ..quand elle spécule et perd c’est tant pis pour nous  smiley
                      Quel beau métier que celui de banquier !

                      @+


                    • Gandalf Claude Simon 10 mai 2014 22:39

                      Sauf que, mon ami, un banquier n’aime pas le risque (il se blinde, il extorque, il escroque). C’est le boulot du spéculateur.


                    • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 11 mai 2014 01:08

                      Cher Spartacus,

                      La spéculation n’est rien d’autre qu’une mise d’argent sur l’anticipation du futur.
                      L’argent de la spéculation se dirige toujours vers le choix du profit espéré dans l’avenir. 
                      C’est miser sur de très gros bénéfices à très court terme. Le long terme n’intéresse pas du tout un spaculateur.

                      En fait la spéculation favorise les marchés porteurs d’avenir et l’emploi vers les secteurs d’avenir.
                      La spéculation anticipe la demande réelle porteuse d’avenir.
                      Un spéculateur est intéressé par des profits à court terme. L’arme favorite du spéculateur est la manipulation des besoins réels afin de créer un besoin sur un produit inutile ou identique à celui des concurrents mais permettant de gagner énormément d’argent. Steve Jobs l’avait bien compris, et il a lancé le « Mac » et toutes les iconneries en manipulant les esprits pour que ses trucs inutiles et plus chers que les produits des concurrents soient adulés par les gogos abrutis.

                      Si il y a faillite, l’argent engagé n’est pas celui de la collectivité (l’état), et les pertes sont pour le spéculateur.

                      Le spéculateur vampirise l’entreprise sur laquelle il a jeté son dévolu jusqu’à sa destruction totale. L’objectif peut être un enrichissement rapide. Bernard Tapie est un très bel exemple, il s’est enrichi à l’aide d’aides de la collectivité pour « renflouer ces entreprises en difficulté » et les coûts de ses faillites ont touts été payés par la collectivité.
                      L’objectif d’un spéculateur peut aussi consister à couler une entreprise pour consolider sa position de monopole (cf Mittal avec Arcelor). Aides de l’état (toujours pour renflouer), puis c’est encore la collectivité qui paye pour les salariés au chômage.
                      Cas de la Société Générale : Jérôme Kerviel leur a fait gagner des sommes considérables et il n’a pas pu aller au grand casino de Wall Street et à celui de la City sans que ses supérieurs ne le sachent. Quand vous avez 2€ de découvert ils vous envoient un courrier et vous facturent 100€ de « frais » et ils n’ont pas vu le trou de 4 M€ ? Il faut arrêter de prendre les gens pour des cons.
                      Concernant la socialisation des pertes de la SG, qui a prêté à 0% à le SG pour la renflouer ? Et bien sûr la SG n’a pas payé d’impôts pendant 2 ans, ce qui lui a permis de rétablir l’équilibre de ses comptes. En fait, les pertes de la SG ont bien été intégralement payées par la collectivité car un simple calcul montre que le montant des impôts qui auraient dû être payés correspond au montant du prêt consenti par l’état !!!

                      Les bénéfices son toujours privés et les pertes sont toujours socialisées.

                      La spéculation favorise l’innovation, l’entreprise pleine d’avenir.
                      Non : La spéculation favorise des profits à court terme, et après moi le déluge !!!

                      Les pays de l’Est communiste sans spéculation n’ont produit dans leurs usines que des merdes là ou les entreprises de l’Ouest ont produit avec la spéculation des produits de qualité et vendables.

                      Les anciens pays de l’est étaient sous la coupe d’une oligarchie qui vampirisait toutes les ressources économiques de ces pays. Bref, c’est comme si la Société Générale prenait le contrôle exclusif de la France et vampirise toutes les entreprises. Les oligarques US étaient partagés entre une admiration sans bornes de ce système ploutocratique et une haine à l’encontre de ces concurrents qu’ils ne pouvaient dominer.

                      Traban versus Wolksvagen.
                      Une Traban est certes « rustique », « spartiate », sans vitres électriques ni gadget « indispensable », mais c’est une voiture très solide, endurante et très économique. En Hongrie, il y a de très nombreuses Traban qui ont été abandonnées par les Allemands de l’est lors de l’ouverture des frontières entre la Hongrie et l’Autriche aux non hongrois.
                      Les Allemands de l’est ont dû les abandonner pour des raisons de « Normes européennes ».
                      Il y a de nombreuses Traban (qui ont largement plus 30 ans) qui circulent encore en Hongrie et leurs propriétaires apprécient leur rusticité, leur fiabilité et leur entretien très réduit qui peut être fait sans connaissance particulière. D’ailleurs la cote d’occasion des Traban en Hongrie monte sans cesse car cette voiture a un coût au km très très bas.
                      J’en avais essayé une et elle m’avait rappelé la vielle Fiat 500 de ma mère, en plus confortable, plus spacieux et moins bruyant.
                      Entre une voiture économique et fiable et une voiture « moderne », pleine de gadgets inutiles mais soumise à la loi de l’obsolescence programmé je n’hésite pas un seul instant. J’avais d’ailleurs souhaité en ramener une en France (j’avais trouvé une Traban break à moteur 4 temps pour une somme modique) mais elle n’aurait jamais pu être homologuée en France.

                      Taxer la spéculation revient a dérouter l’argent destiné aux emplois futurs qui ont un avenir vers l’état qui le dépensera au profit des groupes de pressions pour se faire réélire.
                      Taxer la spéculation c’est ne pas créer de futurs emplois qui répondent aux besoins. Comme ces emplois ne sont pas encore crées, les futurs salariés ne peuvent se plaindre.
                      Erreur
                      Ne pas taxer la spéculation entraîne des gains plus importants qui facilitent la corruption.
                      Ne pas taxer la spéculation entraîne de plus gros bénéfices qui servent ensuite à racheter d’autres secteurs, ce qui permet de les délocaliser afin de maximiser les profits. La taxation servirait à compenser les coûts sociaux et les effets néfastes de la spéculation.
                      Les Chinois ont tout compris : Des joint-ventures détenues à 51% par des capitaux Chinois (capitaux qui ne peuvent pas sortir de Chine), des taxes à l’importation de 300% sur les produits manufacturés ou transformés (pas sur les matières premières brutes, seuls les produits à valeur ajoutée sont taxés)... Bref, si on veut vendre sur le marché Chinois, il faut fabriquer en Chine.
                      Les pays occidentaux devraient appliquer la même politique. Elle permet de garantir l’emploi et d’attirer les investisseurs (pas les spéculateurs) qui souhaitent vendre leurs produits dans nos pays.
                      Malheureusement, c’est bien le contraire qui se produit et nos « gouvernements démocratiques » n’œuvrent pas dans l’intérêt des peuples mais dans l’intérêt de spéculateurs qui les corrompent avec de l’argent facile gagné avec des dés pipés. Napoléon disait « la main qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne ».

                      Les démagos gauchistes peuvent continuer a créer le chômage de masse.
                      Ce ne sont pas les démagos gauchistes qui créent le chômage de masse mais ce sont bel et bien les spéculateurs, les vampires qui se servent mais ne donnent rien en échange.
                      Si vous considérez le PS comme des « gauchistes » vous vous trompez lourdement. Ce parti est sous la coupe des financiers et des spéculateurs. Sa politique est strictement identique à celle de Sarközy mais en bien plus insidieuse car masquée derrière des discours « progressistes » qui permettent d’appliquer des mesures qui auraient entraîné des émeutes sous l’ancien gouvernement.
                      Il suffit de regarder les faits : l’ANI, « l’accord avec les banques » (banques qui sont les plus gros spéculateurs, et qui utilisent notre fric déposé sur nos comptes pour spéculer contre nous !!!)...
                      Pour résumer, Sarközy en a rêvé, le PS l’a fait... Et sans vagues.
                      Et les autres « gauchistes » ne représentent aucun danger : Ils sont juste là pour faire de la figuration afin de foutre la trouille aux « classes moyennes » frileuses et les inciter à rentrer dans le rang.
                      L’intérêt des petits partis « extrémistes » n’est pas d’arriver au pouvoir, c’est de permettre à leurs « dirigeants charismatiques » de gagner du fric en spéculant sur des effets de manches qui leur permettent de vivre grassement sur le dos des abrutis qui les croient.
                      Spéculation, quant tu nous tient !!!

                    • Yaltanne 11 mai 2014 11:20

                      —> Pierre-Joseph Proudhon

                      un petit clic sur « plus » était insuffisant, je plusse donc une seconde fois !
                      _o_


                    • Spartacus Spartacus 11 mai 2014 12:33

                      @Pierre-Joseph Proudhon

                      La majorité des gros investisseurs sont des investisseurs de long terme, des fonds de pension, vous vivez dans un fantasme. 
                      Le 2eme problème c’est votre état d’esprit « petit » et votre rapport étriqué à l’argent, qui voudrait condamner celui qui gagne de l’argent par ses choix opportunistes. Gagner à court ou long terme n’entraîne aucun préjudice pour l’entreprise, éventuellement pour l’acheteur, mais in finé personne n’oblige l’acheteur à acheter.
                      Le 3eme problème c’est que la taxe est l’élément qui oblige à ce que vous condamnez. La vente à court terme. La taxe étant faite au possesseur de l’action à minuit, la taxe a entraîne la revente ultra rapide avant minuit pour éviter la taxe....La taxe est le facteur principal de la vente ultra rapide.

                      Tapis a repris des entreprises que personne ne voulait en liquidations judiciaire...
                      SG est une banque de capitalisme de connivence, toutes les banques Françaises sont dirigées par les mêmes potes de l’ENA. Comme libéral, je suis contre l’interventionnisme de l’état pour les sauver.

                      Dans un monde socialiste ou Keynésien (socialisme de droite) votre phrase est vraie, « Les bénéfices son toujours privés et les pertes sont toujours socialisées. » dans un monde libéral, la banque est privée et l’état n’intervient pas pour la sauver. 

                      Pour la Traban, on est dans la mauvaise foix caricaturale de gauchiste.
                      Quand au social, en France ce n’est qu’une supercherie abjecte gauchiste qui socialise les profits sociaux pour ne les redonner qu’aux fonctionnaires et assimilés.

                    • hellpast 12 mai 2014 13:24

                      A Spartacus

                      Ce matin, dans la salle d’attente d’un médecin, je lisais tes commentaires sur mon tèl mais ne pouvait répondre. La seule réponse à ton argutie insidieuse et malhonnête est digne d’un bon trollage. Remarques que je ne m’attaque pas à ta personne mais à tes propos. Tu balances ta casuistique digne d’un trader véreux cherchant à justifier son activité. Il m’est inutile de développer un contre argumentaire à tes fadaises car tout le monde ici s’en charge.

                      Bonne journée spartacus (change de pseudo car le vrai Spartacus était animé par une volonté d’émancipation ce qui est loin d’être ton cas).


                    • hellpast 12 mai 2014 13:31

                      A Spartacus

                      Avec les débiles gauchistes à quand le port de l’étoile jaune pour les spéculateurs ? Savent ils qu’ils doivent aussi la porter ?

                       je te cites. Là je crois que tu aurais mieux fais de t’abstenir plutôt que de nous renseigner sur toi et tes motivations. personne ici dans aucun des commentaires ne mentionne de telles absurdités, mais toi tu le fais. Moi je dirais pour compléter ta pensée qu’il y a d’un côté les débiles gauchistes et de l’autre comme tu le suggères, des débiles sionistes. Parce que c’est ça le message.


                    • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 11 mai 2014 00:04

                      Spartacus tu crois peut-être nous impressionner avec tes c.......de spéculation pour les nuls . T’inquiète, les français ont eu le temps de se familiariser avec ces sujets. Le problème n’est pas dans le principe de la spéculation : un pari sur le futur, comportant un risque et méritant par conséquent d’être rémunéré. Soit. Note que rien dans ce principe n’empêche qu’on taxe cette activité. Sur une table de poker, l’organisateur taxe les gains du vainqueur et même les mises ( spéculatives ) des joueurs perdants. Je suppose qu’ en bon libéral tu ne trouves rien à redire à cela. Non, le problème tient aux méthodes employées, aux outils utilisés et aux risques que la spéculation fait encourir à la collectivité.
                      - les méthodes employées : ce que tu fais semblant d’ignorer mais qu’on sait tous, c’est que les spéculateurs utilisent le délit d’initié, la falsification, l’enfumage dans la plupart de leurs « anticipations ». La spéculation, c’est par ex Goldman Sachs falsifiant les comptes de la Grèce avant de parier sur sa chute. Sur une table de poker, un joueur ne connait pas les cartes de son adversaire avant de « spéculer ».
                      -les outils utilisés : De nombreux outils de la finance sont absolument hallucinants. Un des plus ahurissant est le Credit Default Swap ( CDS ). Pour résumer c’est une assurance contre le non remboursement d’un emprunt, mais qui peut être contractée par n’importe qui. Spartacus, que dirais-tu si ton voisin prenait une assurance contre l’incendie sur ta propre maison. Est-ce que tu dormirais bien ? Tu n’aurais pas peur qu’il s’achète un briquet pour toucher la prime ? Tu ne voudrais pas qu’on arrête ce « spéculateur » ?
                      - les risques pour la collectivité : les spéculateurs ont coûté sous le seul quinquennat de Sarko plus de 600 milliards aux français pour renflouer les banques. Et ça ne mériterait pas une petite taxounnette ?
                      Bon je ne te convaincrais pas et je m’en fous complètement. Ce n’est pas à toi que ce message s’adresse mais à tous les gens qui ont compris la nécessité de remettre de l’ordre, de la règlementation dans cette anarchie de la finance. Première étape : restaurer la souveraineté nationale pour pouvoir légiférer efficacement. Pour cela il faut tout d’abord sortir de l’UE. Affronter la finance en étant entravé par les traités européens c’est monter sur un ring avec les mains attachées dans le dos. L’UPR propose pour cela d’utiliser la voie juridique offerte par l’art. 50 du TUE qui permet à tout état membre de sortir légalement de l’UE. Le 25 mai l’UPR présente une liste dans chacune des 8 régions aux européennes. C’est la seule possibilité pour contrer la finance et montrer à tous ces charognards qu’on n’est pas des nuls. www.upr.fr


                      • Spartacus Spartacus 11 mai 2014 10:50

                        @RIFF

                        Comme démontré la spéculation c’est l’investissement. Pour créer des emplois il faut de l’investissement. Taxer la spéculation revient a supprimer les emplois qui n’existent pas encore. C’est l’inverse de ce que vous dites. C’est privilégier le court terme (la taxe rapporte à l’état immédiatement) et détruire immediatement les emplois du futur (long terme.

                        Taxer les gens sous prétexte qu’il pourrait avoir délit d’initié, falsification, c’est dogmatique plus que factuel.

                        Le spéculateur n’est pas responsable des règles. Par ailleurs c’est trop de règles qui font la fuite des capitaux.

                        Le CDS et l’image utilisée. Le CDS est en économie un excellent moyen de percevoir l’anticipation des risques. Beaucoup d’argent sur un CDS est le signe de mauvaise gestion ou d’entreprises à risque.

                        Le CDS comme toute spéculation est un pari sur l’avenir. Si mon voisin prenait une assurance sur l’incendie de maison, je me poserait la question pourquoi l’anticipe t-il ? Peut être a t-il vu volcan à coté ou la maison près d’une foret dont il anticipe qu’elle prenne feu ? Bref son assurance est le signal d’une anticipation d’un danger, et m’informe de m’interroger.

                        Les risques pour la collectivité : On se rejoint mais par le même point de vue. Comme libéral, j’ai été contre et le suis toujours pour qu’on aide une banque. C’est de l’interventionnisme étatiste (socialisme) socialisme de droite. Le fait est que les dirigeants des banques Françaises sortent des mêmes tonneaux de l’ENA, et plutôt que de vendre leurs actifs, ils ont préféré le socialo-capitalisme. Pour moi, les banques sont le premier agent immobilier de France et le vente de leurs actifs comme toute entreprise privée aurait engendré la vente des biens et un boom économique. Mais l’état s’en est mélé. 


                      • colere48 colere48 11 mai 2014 09:04

                        Plus de 13.6 milliards de DM en circulation en Allemagne
                        L’Allemagne est le seul pays en Europe de l’Euro qui n’a jamais verrouillé son ancienne monnaie. Elle n’en fabrique plus mais n’a pas mis une date de fermeture de l’utilisation. Le DM circule légalement.

                        Bel exemple de « confiance » en l’euro !!!

                        Nos couisins germain sont de vrais escrocs !!!!


                        • Le printemps arrive Le printemps arrive 11 mai 2014 12:11

                          des références s’il vous plaît !


                        • Le printemps arrive Le printemps arrive 22 mai 2014 16:44

                          Merci, colere48, pour ces excellentes références.


                        • G.L. Geoffroy Laville 11 mai 2014 10:28

                          @Spartacus, votre intervention sur l’étymologie « Spéculation » est très pertinente.

                          Avant de débattre d’un mot, il est important de savoir ce qu’entend un mot.

                          @riff_r@ff.93 a raison aussi de préciser que le principe en lui même n’a pas à être remis en question.

                          Si la spéculation était un « pari », du « gambling » pleinement assumé sans triche ni fraude, sans manipulation, dans le respect des droits naturels de l’individu nous n’en débatterions pas.

                          La spéculation n’est pas le problème. Le problème est la violation des droits naturels de l’individu que ce soit par l’entremise de l’Etat ou simplement par autrui et son organisation.


                          • izarn 11 mai 2014 13:07

                            Faire une taxe sur la planche à billet, avec un « credit illimité » pour les banques selon Draghi, ça rime à quoi ? A faire de la planche à billet pour autre chose que la spéculation ?

                            De toute façon si on fait de la planche à billet pour soutenir les marchés, la finance (D’ou un CAC délirant à 4500 avec une économie par terre qui n’a pas bougée depuis fin 2008...) c’est pour des raisons qui veulent rester obscure, à savoir que le krak de 2008 n’est pas enconre épongé...Sinon, pourquoi faire de la planche à billet, hein ??
                            Pourquoi baisser des taux à des valeur ridicules, plus bas que l’inflation ?
                            Les banques ont des liquidité, refait leur « trésorerie »...Ah ouais ?
                            Avec des taux de pret à 0,25% ?

                            Etablir des réforme sur des arnaques, de mensonges colportés ne sert à rien...
                            2001 n’est pas 2014...


                            • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 11 mai 2014 13:13

                              Spartacus

                              Vos arguments sont des plus étonnants et très facilement réfutables :

                              • Je passe rapidement sur les CDS qui sont tout sauf de bons outils de prédiction. Ce sont bien des armes aux effets pervers et auto-réalisateurs : Il suffit qu’un groupe de spéculateurs s’entende pour acheter massivement des CDS sur la dette italienne par ex. pour que mécaniquement, par effet d’alerte, les taux d’intérêt sur l’emprunt italien grimpent automatiquement. C’est ce que vous illustrez en disant : « Si mon voisin prenait une assurance sur l’incendie de ma maison, je me poserait ( poserais ) la question pourquoi l’anticipe t-il ? » Les traders se prennent pour des petits génies mais en réalité ils réagissent machinalement comme des bans de sardines. Résultat des courses : les CDS prennent de la valeur. Les spéculateurs ont gagné ( sans prendre de risques pour le coup ) et les italiens sont dans la merde. CQFD.

                              • Pour vous, la spéculation c’est l’investissement. Faux. Les investissements se font dans l’économie réelle, pour générer de la croissance. Un investisseur sérieux ne peut pas attendre 10% d’intérêt à tous les coups. C’est l’abus de cocaïne dans les salles de marchés qui fait croire que de telles rentabilités sont possibles à chaque fois. Un exemple m’avait frappé à l’époque. Alors que la raffinerie Petroplus avait besoin d’investisseurs pour se moderniser et s’adapter au marché français majoritairement diesel, aucun candidat sur les rangs. Trop peu de rentabilité envisageable par rapport à ce que peuvent offrir les tripatouillages de produits dérivés. Résultat pour la collectivité : chômage et déficit commercial ( on continue à importer massivement notre gasoil ). La spéculation telle que vous l’entendez c’est le contraire de l’investissement porteur d’avenir !

                              • Vous dites que les spéculateurs ne font pas les règles. Quelle erreur ! Depuis les années 80 se sont les financiers qui sont au pouvoir et ils ont détruit toutes les limites légales qui cantonnaient leurs activités à un petit cercle de joueurs de casino. Les anciens de Goldman Sachs sont, ou ont été partout au moment opportun : Robert Rubin qui a piloté l’abrogation du Glass Steagall Act aux USA ( abrogation de la séparation des banques de dépôt et d’investissement ) ce qui a généré la crise des subprimes. Henri Paulson toujours aux USA, ancien directeur de Goldman sachs qui, secrétaire d’état au Trésor US a organisé le rachat massif par les contribuables US des actifs toxiques dont les bargeots de la finance s’étaient gavés. Au passage je crois que c’est cela que vous appelez le socialo-capitalisme, c’est bien ça ? Le socialo-capitalisme initié par Goldman Sachs. Informez-vous un peu avant de dire de telles contre-vérités ! Mario Draghi à la BCE. La liste est interminable de ces financiers qui ont détourné le pouvoir politique à leur profit. Je m’arrête là car j’ai déjà été plus long que prévu mais je suis sûr que d’autres contributeurs pourront prendre le relais.


                              • Spartacus Spartacus 11 mai 2014 16:13
                                CDS
                                Les CDS monétaires, mesurent le risque de faillite estimé, pour la France, cela devient un record. Cela ne l’empêche pas d’emprunter moins cher que l’Italie.
                                Comme quoi votre règle n’est pas une vérité, mais une analyse mal informée.

                                Petroplus et investissement :
                                Petroplus était une raffinerie polluante, chère à fonctionner, locataire dans une municipalité qui a fait exploser les charges foncières. Ne vous inquiétez pas s’il y avait eu la simple possibilité d’un avenir, les investisseurs s’y seraient jetés. 

                                Subprimes :
                                Les Subprimes sont les conséquences de l’état interventionniste (socialisme). 
                                Le socialiste Clinton a ordonné a 2 banques liées à l’état (Fannie Mae et Freddie Mac) de prêter à n’importe quel prix pour s’acheter la clientèle électorale de ceux qui n’avaient pas les moyens de se payer une maison.

                                Comme vous les politiciens n’ont rien compris et préfèrent dire que se sont « les banques ». Vous allez revoir le remake des subprimes bientôt
                                Le socialiste OBama fait actuellement la même chose, les prêts ne sont plus garantis par Freddie Mac et Fannie Mae mais par leur grande sœur, la Federal Housing Administration, c’est-à-dire par les contribuables américain....
                                Subprimes will be back ! Sure !

                              • Gandalf Claude Simon 11 mai 2014 17:50

                                Le meilleur argument de l’euro, c’est qu’il nous protège de la spéculation entre monnaies souveraines. Sauf que l’euro est un échec.

                                L’intérêt d’un taux de change flottant, est qu’une économie faible voit également sa monnaie affaiblie (par les opérateurs et spéculateurs), et donc peut retrouver sa compétitivité sur le marché international.
                                Si les banques centrales jouent le jeu par une politique de taux adéquate, les spéculateurs gagnent de l’argent en étouffant les économies riches et en tendant la main aux économies pauvres.
                                L’euro est un échec car les parités sont fixes et car la banque centrale européenne est trop libérale (et même plutôt rentière) pour une culture comme la France (mi-libérale, mi-étatiste), puisqu’elle ne prête qu’au secteur privé. Les banques centrales d’Angleterre, du Canada et des Etats-Unis prêtent directement aux états, et ceux sont des pays dit ultra-libéraux (hum).
                                De là à dire que la spéculation est souhaitable, tirez vos propres conclusions à ce sujet.

                                Il aurait été préférable d’en rester à une monnaie commune type SME.

                                • Gandalf Claude Simon 11 mai 2014 21:19

                                  Soros propose que la BCE achète du dollar pour baisser la valeur de l’euro. Ca ne serait que temporaire. (source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/interview/0203489488057-george-soros-la-france-est-l-homme-malade-de-l-europe-669922.php)

                                  Ce serait une grossière erreur d’affaiblir les bilans de la BCE comparativement à ceux des autres banques centrales.

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