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Accueil du site > Actualités > Europe > La France peut-elle quitter l’Union Européenne ?

La France peut-elle quitter l’Union Européenne ?

Mécontents de n’avoir pu exprimer leur volonté par la voie du référendum, beaucoup de citoyens aphones souhaitent que la France quitte l’Union Européenne. Certains qui ne craignent aucune torture, ils votèrent Sarkozy et peuvent en supporter plus que d’autres, ont pris connaissance du traité de Lisbonne. Ils assurent, sans trop savoir, qu’il suffit d’appliquer l’article 50 de ce document portugais et l’affaire est dans le sac ! La France est sauvée.
 
Ouf enfin libres ! La France redevient prospère. Les « affaires » ne croisent plus à l’Horizon politique et la justice indépendante dynamite les réseaux de corruption occultes, une maladie, entre furoncles et hémorroïdes, qui parasite sièges parlementaires et portefeuilles ministériels.  
 
Déjà, le pôle emploi se désertifie. Les sans-abri investissent les pullmans à la bonne étoile. Les retraités doublent leur épargne sur le tapis vert des banques agricoles qui financent les patates bios. Nos bidasses, épinglés par les médailles, libèrent les Afghans de leur présence héroïque et l’Otan déplore notre départ. Renault et quelques autres réintègrent le clapier natal. Mon petit Liré, complice, ne parle plus de rien et ma chaumine savoure la douceur angevine revenue des vapeurs bruxelloises de léonard Misonne. Bref la France profonde retrouve l’âme que l’apprenti boucher lui avait confisquée.
 
Alors la fin du cauchemar est proche n’est-ce-pas ? Tac ! D’un coup d’ongle on décolle l’article 50 "post it" et le place sur le formulaire de sortie où il adhère à l’endroit adéquat. On le valide d’un coup de tampon administratif tricolore et la France dégage un budget de plus de 19 milliards pour faire brouter les vaches, multiplier les alevins de l’aquaculture et essaimer l’huitre japonaise au large d’Oléron. Le bonheur ! Le Bordeaux coule à flots au ministère de la Défense, les barriques de sang de retour de Kaboul classées secret défense rejoignent le recyclage.
 
Imaginez nos frontières qui réinstallent leurs barrières, nos douaniers qui retrouvent fouilles et déclarations, nos contrebandiers qui ne sont plus contraints de trafiquer du narcotique et du sans papiers pour faire plaisir aux Calabrais de Silvio. La république retrouve ses valeurs sans les Villepin, Chirac, Jospin, DSK, Aubry, Dupont Aignan, Cohn Bendit, j’en oublie… les meilleurs sans doute.
 
Nous voici, entre nous, avec nos idoles préférées, Olivier Cabanel, Papybom, Imhotep, Le Chat, Christian, nos lettrés de prédilection, Ariane Walter, Paul Villach, Amaury Wautremez, nos politiciens chéris, Boutin, Lepage, Asselinneau, Dume, notre sage bien elevé, Fergus. Enfin notre univers Agoravox aux senteurs de terroir d’Allain Jules préservé des ingérences et des diffamations comme si la liberté d’expression souveraine était revenue vierge de pollution.
 
Mais voilà ! A interroger les augures, les choses ne sont peut-être pas aussi simples . Voyons du côté du contrat estremadurien... L’article 50 que dit-il ?
 
« 1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
 
2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
 
3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.
 
4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent… »
 
Le Conseil européen, qui rassemble les chefs d’état et de Gouvernement, ne se réunit pas tous les quinze jours. Il est prévu deux réunions par semestre à l’initiative du président (Van Rompuy). Toutefois ce dernier peut convoquer une réunion extraordinaire si nécessaire.
 
Les alinéas 2 et 3 limitent la liberté de mise en application de la décision de l’état sortant, ouvrant la porte à tous les accords possibles pour autant qu’en vertu de l’alinéa 3 de l’article 218 : « La Commission, ou le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité lorsque l’accord envisagé porte exclusivement ou principalement sur la politique étrangère et de sécurité commune, présente des recommandations au Conseil, qui adopte une décision autorisant l’ouverture des négociations et désignant, en fonction de la matière de l’accord envisagé, le négociateur ou le chef de l’équipe de négociation de l’Union. »
 
C’est en effet dans le cadre du Conseil (des ministres) et non du Conseil européen (chefs d’état et de gouvernement) que sera entériné l’accord et les conditions de retrait négocié. Toutefois l’état sortant ne participe ni aux débats ni aux décisions au sujet de l’accord de retrait.
 
Ceci présente l’avantage de disqualifier les députés européens de l’état sortant dont on peut craindre l’opposition unanime à tout accord négocié de retrait puisque leur carrière européenne est définitivement compromise si l’accord est adopté.
 
Un tel accord, en vertu des dispositions de l’alinéa 3 de l’article 218, est l’objet d’une négociation avec la Commission de l’Union Européenne ou le haut représentant de celle-ci, si l’accord envisagé porte principalement sur la sécurité commune. Toutes les formules de coopération sont envisageables. Il est donc bien délicat sans connaître les vœux du peuple de l’état sortant de supputer s’il faut, par exemple, tenter de conserver l’Euro, comme le Vatican et Monaco, ou réintroduire le franc pour devise, accepter la libre circulation des populations comme la Suisse, les accords concernant la Sécurité Sociale et la retraite, la coopération judiciaire, etc.
 
Un retrait total et immédiat de l’Union n’est donc pas envisageable, c’est un processus qui, fonction de l’accord final négocié, nécessite au bas mot un an voire beaucoup plus comme l’envisage l’alinéa 3 de l’article 50 du traité portugais.
 
Cette situation de «  régularisation  » intermédiaire, ne soustrait nullement l’état sortant à ses obligations financières et légales vis-à-vis de l’Union. Il continue à participer aux institutions et décisions de l’U.E. à l’exception des séances concernant l’accord de retrait. Il peut alors tomber sous le coup de toutes les sanctions en vigueur en cas de non respect de lois règlements et directives de l’Union (pacte de stabilité, application des actes législatifs, valeurs de l’Union, etc…). Sur ce point particulier il y a gros à parier qu’un état sortant ne remplissant pas les obligations du pacte de stabilité (déficit annuel maximum de 3% du PIB et dette globale maximum de 60% du même PIB) n’aurait guère de possibilité d’obtenir la clémence ou des délais pour parvenir à corriger le tir avant l’amende salée. D’autant que la France, n’a pas à attendre de compassion des autres états membres.
 
Notre Président bien aimé et son bluff maladif ont soutenu la politique de sévérité prônée par l’Allemagne pour faire croire à notre bonne gestion en truquant d’une manière ou d’une autre le bilan de l’état établi selon les normes U.E. Ne l’a-t-il pas fait, notamment, avec le « Grand Emprunt » de 35 milliards en 2010 prévu pour la recherche bouchant ainsi pour près de 2% de PIB de trou, tandis que notre dette globale (norme UE) dépasse déjà 60% du PIB ?
 
Le retrait risque donc du fait de notre lamentable situation économique de coûter beaucoup d’argent. A moins qu’il n’achève l’état en le mettant en faillite du fait de la perte de confiance des marchés financiers. Souvenons-nous qu’aujourd’hui plus de 70 % des Obligations assimilables (OAT) et de Bons du Trésor (BTAN et BTF) sont détenus par des non-résidents. Si ceux-ci voient leur placement en danger, ils en exigeront le rachat. Vous prévoyez la conséquence d’une telle décision. je ne m’y étends pas.
 
Voilà, succinctement, pour le volet européen du retrait, mais avant même de considérer celui-ci, il est un autre volet qui doit être réglé : la mise à jour de la Constitution, dont le titre 15 consacré à l’U.E doit être abrogé pour faire acte de retrait.
Ceci nécessite une révision constitutionnelle autant dire un référendum ou un Congrès pour décider de l’opportunité de sortir ou non de l’Union européenne. Sans cette modification constitutionnelle aucune notification d’intention ne saurait être légitime et prise en considération par l’Union Européenne.
 
En supplément, si un miracle se produit et que la France parvient, très rapidement, à retrouver sa souveraineté pleine et entière : il restera à modifier certains codes parmi lesquels ceux de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’électoral, celui de procédure pénale, du travail et de la Sécurité Sociale. Ces modifications peuvent faire l’objet d’une seule et même grande loi en fonction des accords avec l’Union Européenne. Il suffira d’appliquer les différents articles au code respectif auquel ils se rapportent.
 
Vous le comprenez ceux qui prônent aujourd’hui, à corps et à cris la sortie de l’Union européenne, voire de la monnaie européenne tel Monsieur Dupont Aignan, habitué de ce forum, choisissent très mal leur moment. Dans la conjoncture une telle décision précipiterait la catastrophe qui nous pend au nez du fait de la politique suicidaire et dispendieuse de M Sarkozy. 
 
Si le peuple souhaite franchir ce pas pour retrouver sa souveraineté, il lui faut attendre un moment plus propice et dans l’intervalle mieux choisir ses élus. Je ne pense pas ici, uniquement, à l’élection présidentielle, où le peuple doit élir un homme digne de confiance et indépendant des partis, sa mission n’étant pas de conduire la politique ou de réformer l’état. Non ! Je songe aux députés dont l’immense majorité issue des prétendus grands partis rassemble des personnes corrompues par le pouvoir qui ne remplissent pas leur mission et vivent aux crochets de la nation en profitant et magouillant tous azimuts. Le peuple doit choisir des représentants dignes et intègres quelle que soit leur activité professionnelle.
 
Afin de corriger les erreurs électorales, il semble nécessaire de réduire à 3 ans la durée de la législature. Il paraît aussi capital de déterminer, par le suffrage universel, les justes rémunérations et frais d’une telle mission législative. Il est aberrant que les Parlementaires et le Gouvernement décident eux-mêmes de leurs gages. Celui qui entre en fonction dans une entreprise définit son salaire en accord avec son patron, de la même manière le mandataire s’accorde sur ses émoluments avec son mandant, il n’en décide pas seul. Pourquoi en serait-il différemment des représentants du peuple ? 
 
Quant au traité de Lisbonne il suffirait peut-être de le renégocier pour faire de cette Union celle des peuples et non des chefs et des banques. Après tout n’est-ce pas parce que les banques francaises représentaient le plus gros créancier de la Grèce que dame Lagarde des finances à tout soudain fait découvrir la solidarité européenne à Sarlkozy ! 
 

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121 réactions à cet article    


  • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 10:06

    Cher Emile,
    Je n’ai même pas eu le temps de le lire dans le ventre des articles qui mijotent avant de naître !
    Merci, merci !
    Je vais chercher une amie à la gare et je revines le déguster !!!
    merci encore !


    • emile wolf 26 novembre 2010 10:15

      Bonjour à tous

      Erratum ! Erratum !

      Le ver est dans le fruit...Je répète : le ver est dans le fruit....

      le verbe élire a perdu son « e » en fin de parcours... dans le 3ème paragraphe avant le point final : Si le peuple.....

      Sarkozy ne s’écrit pas Sarlkozy. Mon « majeur » est resté très puéril....Mon majeur est resté très puéril . Il a mouché son nez et présente ses excuses à l’ami des pédophiles.. Je répète il présente ses excuses à l’ami des pédophiles.

      Ces deux erreurs seraient le résultat d’une goutte de beurre fondu, le clavier ayant goûté les escargots de bourgogne à la « Montebourg » servis par le Chef. Quand le majeur patine la frappe décline.

      Bonne journée à tous ! 
       

       


      • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 10:19

        Chouette !!


      • Imhotep Imhotep 26 novembre 2010 12:14

        Je pensais que le SARL-kozy était une volonté, pas mal trouvé, quoi que ce serait plus une SA-ko-zy 


      • kéké02360 26 novembre 2010 12:20

        A la lueur de l’actualité la S.A.R.L.kozy devrait avec assurance engranger des profits smiley


      • Defrance Defrance 26 novembre 2010 12:29

        @Emile,

         Écrire « Sarl kosy », sans le faire exprès , il fallait le faire, le doigt a du passer par Lourdes  ?

         On pourrait même écrire SARTL (tres limité) ?


      • Rounga Roungalashinga 26 novembre 2010 10:17

        Ce ne serait pas plus simple d’annuler directement ce traité  ?


        • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 10:20

          Mais peut-on le faire ? Comment ? Il faut le savoir !


        • kemilein 26 novembre 2010 21:11

          je sais pas...et si on leur faisait un beau geste bien honorifique ?

          que feront il ? nous envoyer l’armer ? laquelle ? l’UE n’en a pas.
          quoi les deutch nous vendrons plus de bagnole BMW Mercedes... ca emmerde qui ? (à part les quelques uns qui ont des choses à compenser)
          on a des champs, on peut manger
          on a des ingénieurs et du savoir faire, des usines doit bien rester.

          de toutes façons y’a rien attendre de l’Humanité, 4000 années glorieuses d’esclavage et d’aliénation, 4000 ans, qu’au lieu de célébré l’imbécilité de la richesse la fortune et toutes ces conneries de propriétés privées, on avait inventé véritablement ce qui nous premettrait d’être des Hommes.

          vous savez ce trucs avec deux guiboles et un gros cerveaux, un machin qu’il n’utilise que pour massacrer ses congénères ou les mettre aux travaux forcés. Vous savez ce flan vautré dans la paresse (capitale) et la luxure immonde illégitime.
          tant que personne ne comprendra le véritable potentiel de l’homme nous resterons esclave de notre « culture » tutelle-itaire totalitaire.

          le revenu minimum est une blague le maximum aussi, le « revenu unique universel » (qu’importe sa forme, l’idée compte), la suppression de la propriété privé, et l’enseignement de l’unique Humanité.
          t’être alors on sera de Vrais Hommes.
          prenons juste la france : 60 million de personnes qui au lieu d’être enchainées a leur condition et leur travail, aurait l’esprit « libre » de se consacrer pour une bonne part a d’autre choses autrement plus intelligente.
          la faim, y’en aurait plus, la culture tout le monde y aurait accès car elle appartient a tous, la science ferait des bons gigantesque avec.. même juste 500 milles scientifiques.

          l’Humanité passe a conté de son Destin, celui qu’elle pourrait prendre. Au lieu de ça elle reste bestiale et débile.

          Europe ou pas, l’humanité est condamnée (sauf si elle change radicalement)

          -l’utopie, ou le réalisme impossible jusqu’à y parvenir-


        • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 10:18

          Je viens de le lire.
          C’est bien ce que j’avais cru comprendre.
          je suis catastrophée. D’autant plus catastrophée que ceux qui m’inspiraient de la tendresse en criant « quittons l’Europe » ! me paraissent soudain des rigolos car , comme d’habitude , en hommes politiques que nous ne connaissons que trop , ils ne sont pas ancrés dans la réalité des choses.

          Jamais eu autant l’impression d’être un rat dans un piège à rat.
          Mais à qui couper la tête ?
          Un cauchemar...
          Merci cher Emile pour cette étude ,hélas bien morose !

          Et merci encore plus pour un début plein d’humour avant d’aborder la partie tragique de l’histoire...
          Si quelqu’un a une solution ?
          Sommes-nous vraiment morts à notre liberté ?


          • paOptiMiste 26 novembre 2010 18:35

            Madame Walter

            au risque d’ajouter à votre désarroi, je vous conseille d’écouter la conférence de Monsieur Asselineau sur l’arnaque de l’union européenne.

            Elle s’intitule « Qui gouverne la France » et vous la trouverez aisément sur le net.

            Vous parlez de tragique... le mot est bien choisi.

            Bonne écoute et à bientôt j’espère pour vos commentaires sur la conférence.


          • stephanie stephanie 27 novembre 2010 05:06



            Et pourtant, l’UPR travaille à la sortie de l’europe et de la zone UE :

            http://www.facebook.com/?ref=home# !/notes/francois-asselineau-union-populaire-republicaine/-a-diffuser-sans-moderation-tract-sur-la-sortie-de-leuro-mode-demploi-/465207127037

            Pour les copieurs d’idées, bien lire l’article !!!!!!

            Ils sont pas beaux nos futurs prochains billets en FRANC ?






          • JL JL 26 novembre 2010 10:29
            Bonjour,

            je suis dubitatif à la lecture de votre analyse : je me demande quelle en est l’idée.

            Vous dites « ...ceux qui prônent aujourd’hui, à corps et à cris la sortie de l’Union européenne, voire de la monnaie européenne ... ».

            Est-ce que ce n’est pas dans l’autre sens qu’il coinviendrait d’écrire cela ? Par exemple :
            « ceux qui prônent aujourd’hui, à corps et à cris la sortie de l’euro, voire de l’Union européenne ... » ?

            Sur cette question de l’euro, je vous conseille cet article :

            Ce n’est pas la Grèce qu’il faut exclure, c’est l’Allemagne ! lundi 29 mars 2010, par Frédéric Lordon  : « Que la psyché collective allemande ait été marquée au fer rouge par l’épisode de l’hyperinflation, que sa pensée de politique économique en conserve la trace sous l’espèce de l’idée fixe anti-inflationniste, la chose est en soi parfaitement compréhensible. Toute la question est de savoir si les autres membres de l’Union sont décidés à vivre sous les obsessions d’un seul. Telle est bien pourtant la situation présente de l’Union qui vit selon les manies de l’Allemagne au motif que c’était là la seule façon de l’y faire entrer. La question subsidiaire demande alors jusqu’à quel point les partenaires de l’Allemagne devront souffrir les conséquences des normes qu’elle est parvenue à imposer à tous d’après ses seules inclinations normalisatrices. Or l’état de crise a pour propriété de rendre ces conséquences plus visibles et plus pénibles que jamais – et de rapprocher de ce point. Il suffit pour en juger de considérer l’extrême mauvaise volonté allemande à d’abord simplement envisager l’idée d’une aide collective à la Grèce, puis, s’y rendant du plus mauvais gré possible, son obstination à la soumettre aux pires conditions – intervention en cas seulement de fermeture de l’accès de l’État grec aux marchés, c’est-à-dire à un point de dégradation qui rendra tout solution beaucoup plus coûteuse, refus absolu de toute bonification de taux au nom des saines douleurs de la rédemption et de l’exemplarité –, enfin son insistance jusqu’au dernier moment à impliquer le FMI sans considération pour l’image d’impotence de l’Union renvoyée à la face du monde. »


            • emile wolf 26 novembre 2010 14:53

              Bonjour JL

              Je respecte votre opinion et constate ou je n’ai pas compris que vous êtes plus pour blanc bonnet que bonnet blanc.. Simple question de syntaxe. Vous avez sans doute raison.

              Pour le reste chacun son opinion sur le leadership allemand et sa manière de défendre ses intérêts. Je note cependant un point dans l’analyse que vous présentez à propos de la Grèce.
              Demandez l’opinion de Madame Lagarde. Laquelle Ministre des finances constatant que les banques de notre beau pays étant le principal créancier de l’état grec, réussit à convaincre notre distingué président qu’aider les Grecs c’était s’aider soi-même. Lequel à son tour sut convaincre nos cousins germains qu’il serait plus économique de voler au secours d’Athènes que de soutenir la déconfiture de Paris.

              Vous critiquez l’attitude de l’Allemagne, libre à vous ! Grâce à son potentiel de production, elle profite énormément du marché européen, c’est vrai ! Elle doit ainsi beaucoup à l’Europe . Je constate pour ma part que sa contribution à l’Union Européenne est nettement plus élevée que la nôtre et que, sans elle, l’Union ne vaudrait pas cher.

              En supplément, j’observe que si la fiscalité allemande sur les entreprises est plus juste que la nôtre elle reste tout aussi lourde. Quant au charges sociales il est très difficile de les comparer. Toutefois sans entrer dans le détail ces charges pourraient bien, en fin d’analyse, être, aujourd’hui, plus élevées que dans notre pays où les niches sociales s’èlèveront en 2011 à plus de 62 milliards un manque à percevoir de 22% pour l’ensemble des recettes de la Sécurité Sociale.

              Renseignez-vous bien à ce sujet ! Sylvain Reboul, un des membres d’Agoravox qui dirige un entreprise à Hildesheim (Basse Saxe), vous le confirmera, s’il prend part à ce débat.

              Les handicaps sont donc sensiblement équivalents dans les deux pays, pourtant les entreprises allemandes délocalisent moins que les nôtres, même si elles n’hésitent pas à multiplier les filiales à l’étranger ou à absorber des entreprises étrangères pour développer leur part de marché. 

              L’Allemagne qui possède l’Euro n’en est pas moins un des deux leaders mondiaux de l’exportation en valeur absolue, voire le premier depuis le 3ème trimestre 2010. L’euro n’est donc pas un véritable handicap, contrairement à ce qui se raconte ici. C’est très certainement la manière de s’en servir et d’en profiter qui diffère.

              Quant à la dette gobale de l’Allemagne Fédérale elle est aussi importante que la nôtre mais le PIB étant trés supérieur et le nombre de foyers fiscaux aussi, elle pèse moins lourd sur chaque contribuable et ne fait ni trembler les marchés financiers ni perdre la confiance des porteurs d’obligations et bons du trésor.

              L’impotence de l’Union renvoyée à la face du monde est une bien jolie phrase, analysée dans le contexte économique international c’est, sauf votre respect, une élégante ineptie. Allez demander aux USA de couvrir la dette grecque ou d’un quelconque état de l’Amérique latine et rendez-nous compte du fruit de votre démarche !
              Songez aussi à l’impotence de la France. J’ai du mal à suivre un tel concept métaphorique. 
              Un peu de réalisme, de recul et la confrontation d’informations d’origine complémentaire permettent quelquefois de mieux appréhender une situation avant de subir les influences et données unilatérales qui génèrent souvent les préjugés. 

              Charité bien ordonnée commence par soi-même. Ceci est un proverbe local, pas allemand ou patagon. Le traitement réservé aux Roms dans notre pays est bien différent de celui que ceux du Kosovo ont recu pendant 12 ans en République Fédérale et recoivent encore puisque leur état d’origine refuse de reconnaître la plupart d’entre eux comme ressortissants et qu’ils sont sur le point de devenir apatrides, c’est à dire définitivement sur les bras de l’état fédéral. Environ 14.000 personnes sont concernées. Ceci constitue une preuve de solidarité indiscutable, le Kosovo n’étant pas membre de l’Union.

              Si vous m’autorisez à conclure :

              Je ne pense pas qu’il soit utile dans le cadre d’une question de droit et de bon sens : La France peut-elle quitter l’Union Européenne ? de faire le procès des comportements des uns et des autres.Mais libre à vous d’attirer l’attention sur cet aspect. En revanche, ceci me semble un excellent sujet d’un article que je vous encourage à écrire. Vous pourrez y développer à loisir avec votre talent et votre perfection lttéraire vos idées et vos arguments. Il sera, pour nous tous, d’un grand enseignement et je le lirai avec un grand intérêt et une grande attention.
               
              A bientôt et merci de votre intervention.


            • JL JL 26 novembre 2010 15:44

              @ emile wollf, deux choses :

              - Je ne crois pas que les deux propositions : « ...ceux qui prônent aujourd’hui, à corps et à cris la sortie de l’Union européenne, voire de la monnaie européenne ... ».

              et : « ceux qui prônent aujourd’hui, à corps et à cris la sortie de l’euro, voire de l’Union européenne ... » ?

              Soient équivalentes : sauf erreur, je ne vois pas comment on pourrait sortir de l’UE et garder l’euro.


              - La deuxième chose : il me semble que vous avez perdu de vue le fait que ce n’est pas moi qui ai écrit ce texte dont vous faites l’éloge pour la forme et la critique pour le fond.

              Je ne suis pas compétent pour répondre à la place de Frédéric Lordon. Cependant, je voudrais réagir à ceci que vous écrivez : "

              « Grâce à son potentiel de production, (l’Allemagne) profite énormément du marché européen, c’est vrai ! Elle doit ainsi beaucoup à l’Europe. Je constate pour ma part que sa contribution à l’Union Européenne est nettement plus élevée que la nôtre et que, sans elle, l’Union ne vaudrait pas cher. »

              Un tel point de vue me parait très fataliste et si je traduis, ça donne : « hors de l’UE, point de salut, et l’Allemagne y est incontournable ».


              - Vous ajoutez : « L’impotence de l’Union renvoyée à la face du monde est une bien jolie phrase, analysée dans le contexte économique international c’est, sauf votre respect, une élégante ineptie ».

              J’enfoncerai le clou en disant que cette impotence est due au fait, entre autres, que les Allemands « ne jouent pas collectif ». Et c’est un euphémisme. Voilà pour l’élégante ineptie.


            • JL JL 26 novembre 2010 15:57

              Juste un détail : il va de soi que, AMHA, quitter l’euro, voire l’UE n’aurait de sens que si la France était capable d’avoir la maîtrise de sa monnaie,et j’irai même jusqu’à dire, si les banques étaient nationalisées.

              La monnaie c’est avant tout de la confiance. En quelle monnaie un peuple peut-il avoir meilleure confiance sinon en celle qui lui appartient ? Je ne parle pas des capitalistes mais du peuple, tant il est vrai que les premiers ont une tendance facheusement récurrente à faire passer leurs avant ceux de la nation.

              Ce midi, il se disait sur France Culture que les propriétaires haïtiens n’exploitent pas leurs immenses propriétés agricoles parce qu’ils font de meilleurs profits en important les denrées. Peut-on trouver meilleure illustration de ce que les marchés ont de nocif ?


            • JL JL 26 novembre 2010 16:03

              Et un copié collé pour en rajouter une couche :

              J’ai encore en mémoire, pendant la campagne du TCE, les paroles de l’un des abrutis qui en faisaient l’apologie sur tous les médias. Répondant à une question de l’un des dirigeants de PME convoqués à la messe médiatique il lui disait : « vous vous demandez si les entreprises implantées là où les salaires sont plus bas ne vous feront pas concurrence ? Dans peu de temps, tous les salaires de l’UE auront convergé ».

              Le qualificatif d’abruti est un euphémisme.

              Je crois qu’il est opportun de citer ici « Le théorème de Guetta » : « Toute réussite s’explique par l’Europe ; tout échec est imputable au manque d’Europe ; toute réussite et tout échec appellent davantage d’Europe. » [1] Voir Le Monde Diplomatique, (nov 2008)

              Le déni, c’est notamment le tandem DSK-Aubry née Delors : il n’est rien de plus dangereux qu’un prédateur orgueilleux humilé.


            • JL JL 26 novembre 2010 16:11

              La social démocratie a vendu l’UE aux classes moyennes et les droites néolibérales et populistes ont détruit les classes moyennes.

              C’est ce que j’ai appelé « le pas du patineur » tel que le pratique l’oligarchie qui en France s’incarne dans l’UMPS : un coup à droite, un coup à gauche, et ça finit par « rentrer ».


            • Defrance Defrance 26 novembre 2010 17:50

              @ Emile Wolf

              L’Allemagne qui possède l’Euro n’en est pas moins un des deux leaders mondiaux de l’exportation en valeur absolue, voire le premier depuis le 3ème trimestre 2010. L’euro n’est donc pas un véritable handicap, contrairement à ce qui se raconte ici. C’est très certainement la manière de s’en servir et d’en profiter qui diffère.

               Attention , l’Allemagne avec cette idée de transparence et de respect des lois « enfume le Monde » depuis déjà pas mal de temps ?

               J’ai par exemple le cas d’emballages de canards prêts a cuire, élevés et abattus en Allemagne, qui étaient envoyés au Vietnam dans les années 90 et revenaient avec des canards vietnamiens a 10 ou 20 centimes de marks par conteneurs entiers dans un port de la Baltique.

               Il y aussi beaucoup de machines outils, voire d’armes plus récemment, fabriquées en Tchéquie et Tchécoslovaquie auparavant bien marquées Made in Germany ? 

               En France il y a probablement un peu de cela, mais a très petite échelle ?

               Par contre on ne se sent pas fliqué en Allemagne comme on peut l’être en France, on peut rentrer dans un magasin sans faire vérifier son sac par un vigile !

               De plus une bombe sociale couve en Allemagne avec les lois du Dr Hartz, la pauvreté gagne du terrain chaque jour ! 
               
               
               


            • emile wolf 26 novembre 2010 19:03

              Rebonsoir JL

              Pour ce qui concerne l’euro et l’union je comprends maintenant votre réaction. Tout est enviageable dans le domaine de la devise. Vous le savez le Vatican et Monaco qui ne sont pas des états membres de l’Union usent de cette devise en vertu d’accord , rien n’empêche d’envisager une sortie de l’Union et l’utilisation de la monnaire européenne.  

              A propos de l’Allemagne : un constat n’est pas une fatalité n’interprêtez pas mal mon propos pour moi c’est une « Herausforderung » c’est-à-dire un défi. Une remise en place de la réalité.

              Pouvez-vous me dire qui joue collectif ? Les Anglais, les Grecs, Les Irlandais, les Espagnols ? Les francais qui truquent leur bilan ? Soyons sérieux et ne nous voilons pas la face : notre responsabilité n’est pas à rejeter sur les autres.

              Vous avez mille fois raison quand vous parlez de la monnaie mais ce n’est pas seulement de la confiance, depuis Bretton Woods il faut aussi des résultats économiques et là : le bât blesse ! C’est aussi ce qui fait la différence entre les Allemands et nous.

              Je ne sais plus quel grand personnage disait que la France avait la droite la plus bête du Monde j’y ajoute volontiers, nos syndicats qu’ils soient du patronat ou des salariés et pour ne pas faire de jaloux nos Gouvernements et nos Parlementaires avec en prime la gauche et nous-mêmes.
              C’est ni du fatalisme ni de la capitulation, c’est encore un constat qui me peine. J’avais comme tout un chacun une certaine opinion de moi pas la meilleure mais pas la pire...

              Ah ! Cher JL les choses sont bien compliquées et nous n’y comprenons hélas rien ou pas grand-chose !

              Bonne soirée !
               


            • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 22:21

              Cher Emile, merci de ces très clairs éclaicissements.


            • stephanie stephanie 27 novembre 2010 05:12

              je cite :

              « Ah ! Cher JL les choses sont bien compliquées et nous n’y comprenons hélas rien ou pas grand-chose ! »


              Dans ce cas, il ne faut pas écrire d’article, et laisser ça à des personnes compétantes !


            • LE CHAT LE CHAT 26 novembre 2010 10:35

              bien sûr ! la Slovénie a bien quitté la yougoslavie et l’Estonie a quitté l’URSS ! 
              Si le peuple l’exige , just do it !


              • Catherine Segurane Catherine Segurane 26 novembre 2010 10:37

                La France est un pays souverain, et il ne tient qu’à elle de dire qu’elle est en droit de se retirer de tout traité.

                Surtout du traité de Lisbonne, qui est parfaitement illégal puisque le peuple avait voté non au référendum, et que la nomenklatura a passé outre son vote.


                • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 10:59

                  Si la France est un pays souverain et qu’il ne tient qu’à elle, comme à tout autre pays, je suppose, de se retirer de tout traité, comment se fait-il que le traité de Lisbonne (on sait ce qu’il vaut mais il existe.) précise les règles et les délais pour quitter l’Europe ? Quelle perte de temps, vraiment.

                  il y a une contradiction dans votre réponse.
                  D’un côté vous dites que la France est un pays souverain et de l’aure côté vous rappelez que ce pays souverain s’est fait baiser, après avoir dit « non », par une nomenklatura qui a imposé le « oui ».
                  Si la France quitte l’Europe, la nomenklatura leur dira : « Bravo ! Vous avez raison ! Allez-y ! Cela change un peu nos projets ,mais ce n’est pas grave ! »
                  J’en doute.
                  mais j’aimerais tellement que vous ayez raison. vous vous en doutez aussi.


                • emile wolf 26 novembre 2010 12:53

                  Bonjour Catherine Segurane

                  Vous me surprenez . Votre affirmation frise l’inexactitude le peuple qui dispose de la souveraineté nationale l’exerce dans le cadre de sa Constitution. Sans vous conseiller, vous devriez lire l’article 55, le titre 15 de la constitution et les décisions du conseil constitutionnel par exemple celle-ci : http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/1992/92308dc.htm. Vous saurez quels pans entiers de la souveraineté nationale ont été transférés à l’Union Européenne.

                  Les prétendus cavaliers seuls qui sont exposés dans certaines interventions de nos gentils participants ne sont pas l’exemple serein de la responsabilité politique de leur auteur respectif. Il convient sur une telle question d’être adulte, calme et de respecter, qu’ils nous plaisent ou non, les accords ou traités apparemment régulièrement passés par nos représentants. La fuite de cette responsabilité est tout aussi honteuse que la médiocrité ou l’hypocrisie des dirigeants qui ont conduit à l’adoption du traité de Lisbonne.

                  Décidément ce mépris de la loi semble la caractéristique d’un grand nombre d’entre nous. Voilà une révélation bien décevante. Un peuple irresponsable qui viole ses engagements est un peuple qui s’exclut de la communauté internationale. A vous lire, le peuple aurait les dirigeants nuls qu’il mérite, ce dont personnelllement je ne suis pas convaincu du tout.

                  Faites parler vos sentiments, mais respectez votre pays et ne le déshonorez pas davantage, par des conclusions sentimentales hâtives qui obèrent la réflexion.

                  La Nomenklatura UMPS comme le dîtes a été élue par le peuple et l’a trompé certes. Ceci n’est pas du ressort des partenaires à un traité. C’est une question interne et constitutionnelle. En laissant agir des Mitterrand, Chirac et Sarkozy à leur guise, avec la Constitution et la séparation des pouvoirs, le peuple et ses représentants parlementaires ont conduit la France dans l’état où elle se trouve. Aujourd’hui il lui faut enfin réaliser dans quel pétrin cette inconséquence populaire le place et en accepter les effets en tentant calmement d’y remédier.

                  Ce que vous proposez est une révolution. Je ne peux vous suivre. Les conditions ne sont pas celles de 1789. La bourgeoisie est aujourd’hui aux commandes de l’état et le ruine. La France n’a pas la capacité intrinsèque de vivre mieux par le biais d’une révolution .
                  Il est de loin plus efficace et rapide de corriger cette situation par les urnes dans à peine 18 mois. Balayons le système des partis et imposons une réforme sérieuse de la Constitution. Quand la situation économique et sociale sera meilleure il sera temps d’imposer la réforme du concept peu démocratique de l’Union européenne ou d’en sortir honorablement et sans trop de dommages.

                  L’hystérie collective ne mène à rien qu’à changer de profiteurs sans améliorer la condition des citoyens. Réflechissons !

                  Bonne journée     
                         


                • Defrance Defrance 26 novembre 2010 13:02

                  Le traité, est anti-constitutionnel :
                   Seul un referendum pouvait lier les Français a une « constitution Européenne » en regard a la constitution de la V éme
                   Le President a été elu sur ces bases et la modifications voté a une Lang pres, pas deux ne pouvait rentrer en vigueur qu’apres de nouvelles élections comme l’a été par exemple la modification du septennat au quinquennat !
                   Or le Président et le gouvernement ont instaurés de nouvelles prérogatives et les ont utilisées immédiatement sans repasser par la case élections, ce qui est parfaitement anti-démocratique ?
                   Imaginez un assureur qui vous informe que des maintenant c’est votre voisin qui devra faire les déclarations a votre place, serait ce acceptable sans proposer une résiliation du contrat en cours ?
                   


                • kéké02360 26 novembre 2010 13:08

                  cet article à saper le moral ( une manie de la SARLkozy de jouer avec la peur et l’insécurité ), a au moins le mérite de rappeler que la sortie de l’euro et de l’europe ne sera pas une partie de plaisir ,mais aussi de mettre en exergue le côté versatile des citoyen(ne)s ....

                  Faut être assez gonfler ou inconséquent pour oser écrire que c’est pas le moment de quitter le radeau !!!!!!!

                  Quand aux sanctions, laissez moi rire tout çà est virtuel ( les intérêts sur la dette de la dette ,du papier cul oui !!! ) Pourquoi appliqueraient ils les textes pour une fois !?? 

                   L’europe est moribonde et si les français ont les corones pour la faire cette révolution cela ne fera que précipiter un peu la dissolution de l’europe ( d’autres pays à coup sûr suivront parceque çà n’est plus tenable cela a déjà été expliqué ....... ) Il n’y aura donc pas de sanctions mais une capitulation à l’ << amiable >> !

                  Il n’y a donc pas à avoir d’état d’âme sur les dégats colatéraux financiers occasionnés aux banques et spéculateurs ... Quand on a de la merde jusqu’en haut des bottes on attend pas qu’elle rentre dedans, on se casse .................. :->

                  P.S. Si vous êtes ( entre autres ) au débit agricole , barrez vous !!!  smiley




                • Cogno2 26 novembre 2010 15:52

                  Décidément ce mépris de la loi semble la caractéristique d’un grand nombre d’entre nous.

                  Ca n’a rien à voir, mais il faut être sot et soumis pour continuer à respecter des lois que non seulement vous n’avez pas demandé, mais qui en plus vous tuent à petit feu.
                  Vous donnez un caractère sacré à la loi, un caractère inviolable, intemporel qui frise le religieux.
                  Si les gens avaient toujours respecté les lois, rien n’aurait été fait, rien n’aurai jamais évolué.

                  Ce n’est pas la loi qui est importante, c’est l’idée qui est derrière, des lois sont enfreintes tous les jours, certaines sont abrogées, d’autres entrent en applications.

                  Enfin la dernière personne à qui l’on rends des compte, ce n’est pas l’autorité, ce n’est pas notre chef de tribu ou notre président, c’est à nous même, et il n’est pire juge que soi même.


                • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 11:05

                  @ Popu

                  Pourquoi être discourtois ? Dans la catastrophe annoncée, du moins, entre nous, restons polis.


                • Popu 26 novembre 2010 14:49

                  Si catastrophe il y a, elle changera rien de fait à la dialectique du tartufe :
                  -tartufe d’un jour, tartufe toujours.

                  Nulle solidarité en cette affaire, juste les temps qui changent, et, en cette évolution temporelle, en ce cirque chronologique, la même proportion de clowns qui sévissent, sous des masques différents.

                  De surcroît, donner sincérement son avis n’implique pas que l’on soit courtois, le consensus ne faisant pas encore totalement loi.

                  Etre dur, certes : si l’on est juste !... et je le suis !


                • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 15:24

                  @ Popu
                  Donner son avis d’une manière courtoise est le propre de la civilisation opposée à la rustrerie.

                  Votre avis est juste ? Sa justesse se suffit à elle-même.

                  Quant aux vertus d’une franchise exacerbée, elle ne peut qu’exciter les esprits en un temps où il faut rester calme.

                  Nous ne partageons pas le même avis mais du moins nous en parlons.

                  Pour conclure, je suis le conseil : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse à toi-même. » Et j’avoue que quand j’ai passé un bon moment à faire un article, même si publier est s’offrir à l’avis des autres et l’accepter, je n’aime pas que l’on me dise : « Oh ! la !la ! Vous m’avez gonflé ma bonne dame avec votre prose à deux balles ! Vous vous prenez pour Balzac, vous en êtes loin ! » (On me l’a déjà écrit dans un fil sur « Ikéa ».)
                  Quel intérêt ?

                  Avant de vouloir révolutionner l’Europe et le Monde, « révolutionnons » la conduite de nos vies privées.
                  La critique, oui. Le crachat, non.


                • emile wolf 26 novembre 2010 19:14

                  Bonsoir Popu
                   
                  A ce stade c’est irréversible l’aspirine ne vous soulagera hélas pas ! 

                  Essayez le vermifuge ou le laxatif cela est plus efficace que tout vomitif , même littéraire, vous vous sentirez mieux !
                  Surtout laissez-moi votre carte de visite. Je vous envoie par retour facture et papier de sécu pour vous essuyer.

                  Bonne toilette.


                • Popu 26 novembre 2010 20:11

                  Réponse de pitre que celle-là !

                  Infantile, sans portée aucune, ne reposant que sur le seul contentement de celui l’énonçant.

                  Satisfaction que l’on pourra dès lors définir comme telle :
                  -le contentement d’un enfant tout-puissant !

                  Alors, faisons le point :
                  -d’un côté, une petite dame mollassonne, quelque bigote écrivassière se payant de bons mots -car, verbe doucereux, mielleux, empreint de bien-pensance et destiné à emplir des pages blanches-, et de l’autre, un immature graphomaniaque, graphorrhéique.

                  Pas à dire !... l’on me gâte ce jour d’hui !



                • emile wolf 26 novembre 2010 22:17

                  Bonsoir Popu

                  Ma recette avait du bon. Vous voici soulagé ! Je savais que l’odeur de vos propos vous ferait le plus grand bien ! Après tout c’est beaucoup de vous-même n’est-ce pas ?

                  Je vous suggère maintenant d’exposer vos nobles qualités dans un article, un vrai ! Une envolée spirituelle remplie de mots choisis, colligeant les vertus de la prose à l’intérêt du sujet et la beauté du style. Vous qui avez des idées et débordez de culture nous serons ravis de pouvoir les partager.

                  Hélas ! A consulter votre pédigree pas le moindre quatrain rédigé de votre blanche main à se mettre sous la dent. Dommage ! Nous aurions pourtant été heureux d’apposer notre plante gauche sur l’ouvrage prétendu tiré à 8.000 exemplaires du grand romancier que vous êtes. Oh bien sûr ! Juste pour voir si votre prose si délicate et parfumée porte bonheur ou non. 

                  Mais voilà, frustré vous êtes aussi frustrant !

                  En somme votre radicalisme n’a dégal que l’élévation de votre pensée, à lire vos pauvres commentaires sans finesse, il atteint les sommets de la platitude. Vos parents peuvent être fiers de vous. Vous les représentez dignement. 
                   
                  Quelle est donc votre difficulté ? Vos succès littéraires qui, peuplés de goujateries fétides, vous contraignent à travailler de nuit et finissent au pilon ? 

                  De quel complexe intellectuel souffrez-vous que vous n’exprimiez que haine travestie en mépris pour camoufler votre misère ?
                  Votre solitude et votre introversion maladive aiguisent votre agressivité et révèlent une jalousie grottesque. Soyez vous-même, supportez-vous. Ceci vous évitera sans doute d’être insupportable et médiocre.

                  Certes vous n’avez ni la plume facile ni le vocabulaire émancipé, mais est-ce une raison pour vous en prendre à votre machine, à votre logiciel ou à Ariane ? Vous ne l’égalerez jamais ? Vous ne possédez ni son talent ni sa facilité et encore moins sa pratique, en un mot son métier. Son esprit est plus vif, plus brillant et, sans doute, plus fou que le vôtre. Elle possède ce charme exquis que vous n’atteindrez jamais et moi non plus. Il faut vous y résigner. En plus, au risque de vous faire de la peine, je vous trouve assez lâche puisque , votre dernier commentaire le prouve, c’est elle que, à travers mon article, vous visiez en réalité. 

                  Epargnez-nous, de grâce, ce style ampoulé et vaniteux, il vous convient mal et souligne votre médiocrité. Comment voulez-vous, avec de tels échantillons et un soupcon de vantardise, nous faire croire que vous êtes un professionnel du crayon ? Un amateur montre plus de sincérité, de naturel et de respect dans ses billets et interventions. 
                  N’étalez donc pas ainsi votre rancoeur, elle vous nuit.
                   
                  Enfin soyez convaincu que personne ne vous veut du mal ni n’écorche vive votre personnalité. Elle est insignifiante et ne dérange personne.
                  Le centre du monde vous ne l’êtes, comme tout un chacun, que pour vous seul. Ne le fuyez plus vous devez faire toute votre vie avec. Suivez cette suggestion vous verrez... vous vous sentirez beaucoup mieux. 

                  Respectez ceux qui vous amusent et ignorez ceux qui vous ennuient. Quand on veut blesser autrui, il faut viser juste et non se déconsidérer en tentant de rabaisser et de salir, sans le plus perceptible talent.
                  Défoulez-vous avec grâce et légèreté voire humour, ce qui, j’en conviens, ne semble pas votre spécialité, mais en avez-vous une ?
                    


                • Ariane Walter Ariane Walter 26 novembre 2010 22:45

                  @ Popu

                  J’ai lu ce que tu avais écrit à un petit jeune dont c’était le premier article.
                  Lamentable.
                  J’ai alors compris à qui j’avais affaire.
                  Plus de temps à perdre.


                • Popu 27 novembre 2010 10:35

                  Je ne vous ai pas lu -je connais par avance vos réponses, si classiques et si sottes-, mais constate que vous avez réagi !

                  Mon verdict, donc : « touchés », mes deux gaillards !

                  Mon but ici : débusquer le tartufe, le faire sortir hors de ses gonds... et je réussis à merveille !

                  Un de mes ardents désirs : parvenir à me faire virer de ces forums si citoyens qu’ils en sont proprement écoeurants de bêtises, de consensus, de bien-pensance rebattue. 

                  Je m’applique à cela, et espère y parvenir... en attendant, je m’amuse, attaque, me délectant de vos contradictions -servies sur un plateau !

                • Alpo47 Alpo47 26 novembre 2010 10:50

                  Cet effort de rhétorique, ou de « masturbation intellectuelle », certes brillant, me parait inutile et déjà dépassé, dans la mesure où l’europe en tant qu’entité politique et économique n’existera plus dans quelques jours.. semaines.. ou mois. Tout est en train de s’accélérer.
                  Dans la débandade provoquée par l’effondrement économique qui s’en vient, ce sera, et c’est déjà le cas, du « chacun pour soi ». Alors ...

                  De plus, si je veux quitter mon activité, couple, famille ... je peux négocier pour arrondir les angles en respectant règles et civilité ou ... prendre mes chaussettes en « faisant un bras d’honneur » et vivre ma vie, libéré de ces entraves. Dans le deuxième cas, je me fiche bien de récriminations de l’autre partie.


                  • Defrance Defrance 26 novembre 2010 13:10

                    Vous avez raison, l’esclavage etant interdit de maniere constitutionnelle, on est libre de faire ce que l’on veut quand on veut !

                     L’idée de l’Europe était en soi une belle chose, mais comme je le dit depuis des années, il faut y mettre le temps et le faire avec TOUS LES CITOYENS" , mais pas avec les marionnettes que l’on a l’impression d’élire pour nous représenter ?
                     
                     Une révolution Synchronisée en Grèce, Irlande, Portugal, Espagne , France peut mettre l’Europe des technocrates de Bruxelles a genou, très rapidement ?
                     


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 26 novembre 2010 10:51

                    yep , le bonjour , et alors mr E Wolf on vous découvre raisonnable « raisonneur ? » mais nonobstant Amicus curiae témoignant de l’impossibilité de couper la tete de l’hydre bruxelloise.Que d’arguties juridiques que de preceptes économiques sensés raisonnables vous nous dispensez.Et il nous faudrait attendre des temps plus propices
                    les calendes grecques par exemple ?.Vous nous renvoyez vers l’urne nous préssant de faire des choix plus judicieux.Mon cher qu avons nous donc à perdre ? nous ne sommes rien nos voix compte pour rien . Nous les peuples d’europe, immense majorité invisible
                    inaudible sur son sol.Les états censés nous servir de boucliers ont étés démembrés vendu à l’encant par des affairistes elus et cooptés ne procédants d’aucunes souverainetés nationnales.Le vote ? serait il juste et pensé qu’il ne compterait pour rien , vienne des temps « c’est mon voeux » ou les peuples d’europe décideront que le vote n’est pas l ultime épée et ou dans une immense jacquerie se teintant d’identitaire nous reverront les mercantis affairistes boutiquiers et leurs classes collaboratrices aux « tinettes » de l histoire.

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